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Cette page: Surprenante vie océanique    êtres marins, pêche, pirogues ancestrales..
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Les nautiles - poissons et mammifères marins extraordinaires - Etoiles de mer, oursins, éponges - Pollution marine - le serpent de mer - Pêche à la Tahitienne.


Cette page répertorie quelques facultés extraordinaires des êtres qui peuplent les mers et océans de ma connaissance, sans recherche exhaustive.
Seules les facultés sont présentées, donc sans photos (regrets..), et non les étrangetés physiques de ces êtres.
La vie marine et plus encore sa diversité biologique sont concentrées le long des côtes des continents, iles ou récifs - davantage sur les coralliens - voire autour des épaves, nouveaux viviers. Comme nous, tout ce qui vit recherche un réfuge et des habitudes qui assurent la survie.
Les eaux froides sont - ou étaient (?)- réputées les plus poissonneuses, tout au moins pour les espèces comestibles les plus appréciées. Les filets géants, dérivants ou pas, les lignes géantes (palangres) ont eu raison de tout. L'unité du "géant d'aujourd'hui" étant la dizaine de kilomètres.. si ce n'est pas la centaine comme j'ai cru lire un jour avec la pêche japonaise.

Dès qu'il a su pêcher, l'humain a donc occupé les côtes, où étaient le poisson et assimilé, les crustacés, les coquillages.. Le large (le "pélagique") est parcouru par des êtres marins grands voyageurs, dévoreurs de plancton ou pas, qui bien souvent suivent un itinéraire déterminé. Selon un cinéaste qui recherchait désespérément un banc de poissons, le large n'est qu'un vaste désert..


Nautile : il subsiste seulement deux variétés de nautiles et six espèces, mollusques qui ont pour ancêtres les Ammonites fossiles. C'est un mollusque "céphalopode", c'est à dire que ses pieds sont sur sa tête. Sa bouche aussi avec un bec de perroquet placé au centre. Ses pieds, les tentacules, sont au nombre de 90 : ils sont spécialisés pour le toucher (tactile) et la préhension (attraper, bras), l'olfactif (nez) ou la sexualité.
Ses mystérieuses incursions quotidiennes dans les grands fonds, soit 400 à 500 mètres et plus au-dessous de la surface de la mer qu'il retrouve chaque nuit. Pour cela, il vide ou remplit ses ballasts que sont les compartiments abandonnés par l'animal au fur et à mesure de sa croissance ; car l'animal n'est installé que dans le dernier compartiment construit, qu'il fait croître d'une strie chaque jour.

La construction calcaire du nautile est une pure merveille et c'est en partie ce qui le rend commercialement si attractif ; il construit ses compartiments selon une courbe logarithmique exacte de toute beauté.  Cette courbe fait qu'une règle posée sur la surface extérieure (tangente) fait toujours le même angle (ici 78°) avec le rayon issu du point de départ central, passant par le point de contact de la règle.

Le premier constat établit une corrélation entre le nombre de jours et celui des stries, puis entre le nombre de mois et celui des cellules ; le nombre de stries est de l'ordre de 29 à 30 entre chaque cellule et celui des cellules est au maximum à 31. C'est ce nombre de 29 à 30 qui intrigua deux chercheurs (allemand et américain) car ce nombre pouvait être celui du cycle lunaire et non solaire comme on le pensait.  

De fait, la descente et la remontée des Nautiles seraient liés aux marées. Les deux chercheurs fouillèrent alors les fossiles pour y découvrir qu'en remontant le temps, le nombre de stries par compartiment diminuait jusqu'à la limite de 9 stries seulement il y a 420 millions d'années !

Interprétation : la lune était très basse à ce moment là, seulement 150.000 kilomètres soit la moitié de la distance actuelle et tournait trois fois plus vite autour de la terre.

Lancelot Herrisman, Science & Vie (extrait)



Etoile de mer. Les espèces tropicales ne ressembles pas aux notres. elles sont plus épaisses, raides et colorées ; la plus grande étoile de mer du monde est la sunflower star, dans l'Atlantique nord (île de Vancouver) ; adulte,elle possède 20 à 24 bras articulés et son diamètre peut atteindre 90 cm.

Les oursins sont apparentés aux étoiles de mer (Echinodermes) et se nourrissent surtout d'algues ; ils peuvent être nécrophages et déchiquettent les proies mortes à l'aide de leurs cinq dents très puissantes. Pour se mouvoir, ils possèdent "des pieds ambulacraires" qui s'allongent entre les piquants jusqu'au contact avec la surface sur laquelle ils reposent.

Eponges : ce sont des animaux "sans véritables organes"..., qui pompent l'eau par de nombreux pores microscopiques afin de se nourrir de particules organiques en suspension dans l'eau, les déchets étant rejetés par un orifice béant, l'oscule.

 

Les êtres marins sont extraordinaires On retrouve chez eux les mêmes caractéristiques que chez les autres animaux, avec peut-être en plus des fonctions liées à l'électricité. Ils s'associent, se camouflent, feintent, simulent, sont capables d'exploits insoupçonnables, ont des sensibilités incroyables et des comportements parfois si surprenants !
Mon feu-poisson rouge, Jojo, qui avait terrorisé et finalement tué tous ses congénères, me guettait au coin du couloir et dès qu'il me voyait apparaître, faisait de forts bruits de claquement avec sa bouche et l'eau !! (il avait bien sûr toujours faim).
Depuis le plus petit qui fait 5 millimètres de long (pandaka pygmea, Philippines), au requin baleine de 18 mètres qui peut peser plus de 40 tonnes, les êtres marins par la variété de leurs formes ou leurs comportements. 

Le thon bleu peut nager à la vitesse de 70 Km heure et l’espadon à 90 Km/heure.  Dans le film "un jour sur terre", On dit jusqu'à 110 Km/h. C'est le jaguar des mers.

La raie "manta" atteint 6 mètres de long et pèse 1500 kg.

Le poisson unicorn lance un nuage d’encre comme le calamar ou le poulpe pour disparaître.

L’hippocampe mâle (cheval de mer) incube ses oeufs dans un sac ventral comme le kangourou, dans laquelle il couve ses oeufs et garde les têtards après l’éclosion.

Le filapia garde les oeufs dans sa bouche et ne mange plus.

Le poisson "demoiselle" jardine.. repéré dans divers lieux du Pacifique intertropical, il enlève "les mauvaises herbes" des champs d'algues dont il se nourrit.

Le poisson Periophtalmus (sauteur de boue, Amazonie) sort de l’eau de la mangrove et grimpe dans les branches des arbres ; il voit partout car ses yeux protubérants tournent dans tous les sens et de manière indépendante l'un de l'autre !

Le poisson grimpeur utilise sa bouche comme une ventouse pour grimper le long des parois verticales des cascades.

Un poisson marche sur le fond (ses "nageoires" sont quatre pattes ! ). 

Poisson volant  ; ils volent au-dessus de l'eau grâce à leurs nageoires particulières. D'autres se contentent d'effectuer de simples sauts hors de l'eau ; attrapent-t- ils des insectes ? sans doute, et sûrement pas des oiseaux dans les branches, comme ce crocodile de sept mètres qui se propulse hors de l'eau à deux mètres de haut par la propulsion de sa queue !


Le poisson archer attrape des insectes en, projetant une goutte d’eau qui les assomme, hors de l'eau, à 1,5 mètres ! il possède en plus l’étonnante capacité de prévoir la trajectoire de sa victime pour anticiper son départ afin de ne pas se la faire voler par d’autres (étude allemande).

Le poisson velours (Polynésie) : il semble ne pas avoir d'écailles tant son corps est doux; peut-être sont-elles si petites qu'on ne les sent pas ? je n'ai pas d'autre information.

Le labre nettoie les poissons qui se présentent à sa station service ! une gestuelle permet de se mettre d'accord. Il n'est pas le seul et 45 espèces y participeraient, non seulement pour nettoyer mais aussi soigner (parasites enlevés, peut-être même cautérisation). Certaines espèces entrent dans la bouche, les ouïes etc. En Californie, les requins font la queue pour aller se faire ainsi nettoyer l'un après l'autre. Certaines crevettes sont également spécialisées dans cette fonction, qui leur permet de se nourrir.
Il y a bien entendu les parasites, qui profitent des autres, mais il y aussi des associations, justifiées par un échange de services rendus : par exemple, protection d'un côté, nettoyage de l'autre.

Le poisson coffre qui, en cas de danger, avale de l’eau et triple son volume, se transformant en une boule hérissée d’épines pour ne plus pouvoir être mangé.

Le fugu, tant apprécié des Japonais, flotte le ventre en l'air pour tromper l'ennemi. Réputé pour son poison des plus dangereux, le fugu occupe, si l'on peut dire, une place de choix. Il n'est en effet mortel que dans les assiettes des japonais, lesquels en raffolent.

La seiche se méfie de son ombre. Voici une observation des plus étranges: dans les eaux limpides du récif hawaïen, une petite seiche, enfouie toute la journée, ne sort que la nuit pour chasser. Ses prédateurs parviennent à la repérer grâce à son ombre, projetée sur le fond par la lueur de la lune. Elle s'est donc associée à une bactérie photo luminescente qui émet exactement la lumière nécessaire pour éliminer l'ombre !  "Sciences et Avenir".

Le dauphin qui ne dort que d'un cerveau.  Les dauphins respirent dans l'air mais ne peuvent y demeurer sans que leur peau ne soit constamment mouillée. Pour dormir, ils leur faut bouger constamment pour maintenir ces deux obligations vitales, se mouiller et respirer.

Leur odorat peut être extrêmement sensible; c’est à son odeur particulière que le saumon retrouve sa rivière natale (?) et un requin perçoit l’odeur du sang à plusieurs centaines de mètres.

Profondeur
Le manchot empereur peut plonger jusqu'à 600 mètres de profondeur !
Le cachalot, le calamar, ainsi que d'autres poissons des grands fonds, détectent la lumière à plus de 1000 mètres de profondeur , là ou la nuit totale règne pour l'homme. Pour les cachalots, on retrouve sur eux la trace de ventouses géantes appartenant aux calamars des profondeurs qu'ils vont chasser. Et l'on en a retrouvés morts à moins 400 m, emprisonnés dans les câbles téléphoniques sous-marins.


Champ électrique, électricité
Les poissons peuvent être sensibles à des courants électriques infimes, non mesurables par l'homme, ainsi qu'au champ magnétique terrestre. Seuls quelques exemples sont connus, dont évidemment le très médiatique requin.

Les requins possèdent de minuscules pores, appelés ampoules de Lorinzini (Italien, 1678), disposés sous la peau, principalement sur leur tête. Ces pores détectent non seulement le champs électrique terrestre, mais les champs électriques très faibles - 1 or 2 microvolt/cm - émis par les autres animaux, notamment lorsqu'ils sont blessés. .
Ce fait semble confirmé par les marques laissées par leurs dents dans des coques de bateaux près de parties métalliques, ainsi que sur les câbles téléphoniques transocéaniques.

Certaines anguilles peuvent envoyer de très violentes décharges électriques (même pour l'homme).

Bioluminescence
Dans les grands fonds, 80 % des espèces fabriquent de la lumière (bioluminescence). On y pêche au "lamparo", suspendu devant la bouche, on y éclaire les proies aux infrarouges pour qu'elles ne s'en aperçoivent pas !
Pour produire ces lueurs chimiques, les êtres des profondeurs "élèvent" des bactéries bioluminescentes. Sur terre, nos "lucioles" font de même. (suite haut colonne de droite)
Bioluminescence (suite)
Dans les profondeurs, un poisson produit une lumière rouge grosse comme un ballon de football.
Les méduses y seraient les plus actives et j'ai vu un reportage TV absolument extraordinaire à ce sujet, hélas impossible à retrouver : des méduses clignotent, d'autres pulsent répétitivement ou selon des variations, des vagues de couleurs émises d'un même point, ou encore lâchent des "nuages" de lumière. Un éclairage dont profitent d'autres espèces à l'affût, qui peuvent ainsi apercvoir leurs éventuelles proies.. misent en grand danger.

L'hypothèse d'une possible communication est émise, y compris entre bactéries (voir, "pourlascience.fr"). Ces lumières correspondraient aux périodes de reproduction.

La ligne latérale : Comment les poissons en banc peuvent-ils tous changer brusquement de direction, en particulier lorsqu'ils sont attaqués, dessinant des volumes complexes et mouvants du plus bel effet réglés comme un ballet ? ce serait en observant le reflet des autres, en particulier sur cette "bande latérale" que possèdent bien des poissons.
Cette bande latérale serait un multi détecteur ; on croit en effet qu'elle leur permettrait de détecter bien d'autres évènements (variations électriques ou électromagnétiques, vibrations etc. ).

Quelques poissons "plats", carrelets, turbots, limandes etc. reposent sur le fond où ils se nourrissent. Leurs deux yeux sont sur le dessus mais en y regardant bien, ils ne sont pas symétriques et la bouche elle même  à l'air un peu de travers ; à la naissance, ils sont tout à fait normaux, avec un oeil de chaque côté. Par la suite, cette partie de la tête se déforme et un oeil passe de l'autre côté !

Les poissons parcourent parfois des milliers de kilomètres pour rechercher leur nourriture, des eaux plus chaudes ou pour se reproduire les saumons remontent une rivière qu’ils n’ont jamais connue, les anguilles quittent leur rivière et accomplissent un voyage de 5000 kilomètres pour aller pondre et mourir dans la mer des sargasses, les jeunes entreprenant le voyage inverse !
Bien d’autre espèces effectuent une migration saisonnière pour des raisons que nous ne comprenons pas encore.
 On a trouvé plus de 25 millions d’oeufs dans le ventre d’une morue

Le langage gestuel et sonore de tous les animaux, homme inclus, est bien codifié pour chaque espèce, le cheval ayant été sans doute le plus étudié. Poissons, oiseaux, insectes, ont le leur, le plus bel exemple étant celui de cet oiseau africain qui entraîne l'homme dans la forêt jusqu'au nid d'abeilles, en espérant avoir quelques restes de miel qu'il ne peut aller prélever lui-même. N'oublions pas que le langage gestuel, même pour l'humain, prime sur le culturel. Impossible de s'exprimer sans gestes ni mouvements divers de tout le corps, qui sont soigneusement observés et analysés par l'interlocuteur.
J'ai eu la chance de capter au caméscope l'ordre de départ de mouettes, un soir à la Grande Motte (point Zéro).  Les mouettes voletaient en grand nombre au soleil couchant et nous avons entendu soudainement trois cris puissants (enregistrés au caméscope) : immédiatement, un colonne s'est formée et la majeure partie du groupe est partie.


Les animaux nous étudient et nous imitent !!. Les animaux imitent les sons de leur environnement. On a eu la surprise - mais ne sommes nous pas régulièrement surpris par les animaux - de constater que des éléphants imitaient le bruit des voitures ou des camions qui passaient !   Les scientifiques et des militaires pensent que les bélougas imiteraient le bruit des sous-marins. Ils auraient même failli être torpillés en tant que tels, mais le comportement sans doute étrange et la « signature » du bruit les aurait sauvé in extremis.
Qu'est-ce qui les pousse à nous imiter ? cherchent-t-ils à montrer qu'ils ont identifié les intrus, qu'ils savent qu'ils sont là, peut-être aussi est-ce une tentative de communication pour voir si ça répond ? À moins que ce ne soit un avertissement. Peu importe, laissons les tranquilles au lieu de les harceler et.. imitons les !

Nous pensons que les animaux crient ou chantent. C'est une interprétation un peu limitée. D'abord ils s'identifient et se reconnaissent, les manchots au milieu de milliers d'individus qui crient, les vers luisants en "codant"  le nombre des éclats, comme pour notre code Morse !   Ensuite, leurs messages ne sont sûrement pas que des appels à la femelle comme on veut bien nous le présenter, car ils n'ont pas connu Freud. Dans notre jardin, nous avons entendu un jour deux oiseaux "se parler". Ils ont gazouillé longtemps, chacun à leur tour par périodes de quelques secondes. Les sons étaient d'une très grande richesse, jamais les mêmes. Je ne prétends pas qu'il s'agit d'un langage tel que nous le concevons, mais il y avait quelque chose de magique dans ce que j'appelle à coup sûr, un échange.

Les animaux nous observent et nous étudient (ou l'arroseur arrosé). M. Wade, Nouvelle Zélande, célèbre pour ses photos, films et livres dans le monde entier, s'était adapté à la nage des dauphins, avec un simulacre de vêtement "dauphin" pour s'intégrer dans un groupe ; il a finit par comprendre qu'ils le testaient lui-même en le poussant peu à peu à accomplir certaines choses !  c'étaient eux les maîtres avoue-t-il. On voit bien que les animaux nous observent et en tirent les conclusions qui s'imposent, à la fois pour leur survie et leur intérêt. Cette dualité fait qu'ils se font parfois piéger, tout comme nous.

Communication des baleines, bélougas, dauphins.
La communication serait possible sur de très très grandes distances, d'un bout à l'autre d'un océan peut-être, en utilisant des sortes de couloirs, les couches d'eau de différentes températures ou salinité (donc de densité) qui canaliseraient les ondes. D'autre part, le son se propage dans l'eau à la vitesse de 1500 mètres seconde contre seulement 340 dans l'air. Les vocalises des baleines couvrent 8 octaves, contre 2 à trois pour l'homme. Leurs basses sont inaudibles. Portée estimée de leurs "chants" ? jusqu'à 10.000 Km !

Le "tube de l'été" chez les baleines à bosses. 2011 : après 11 ans d'enregistrements, une équipe internationale de chercheurs - dont ceux basés en Nouvelle Calédonie - a démontré que les chants de baleines à bosses qui apparaissaient tout d'abord à l'est de l'Australie, étaient repris par d'autres populations de baleines génétiquement différentes, jusqu'à Tahiti, à 6.000 km ! et toujours dans le même sens, ces chants étant renouvelés environ tous les deux ans.

Sonar. Tous les cétacés et le narval émettent des ultrasons (une trentaine répertoriés). Ils leur permettent de former une image, laquelle pourrait être plus performante que celle de la vision elle-même ; sa caractéristique est de pouvoir "traverser" les corps de sorte qu'ils verraient les organes fonctionner comme avec une radiographie. Ils pourraient servir à communiquer mais aussi à paralyser et même tuer, à très courte distance, de l'ordre de dizaine(s ?) de centimètres, un poisson convoité. Le dauphin d'Amazonie semble bien assommer ses victimes avec cette "onde de choc ultra sonique", le poisson ne réagissant plus lorsqu'il s'approche pour le happer. Une sorte de cri du judoka en somme, qui paralyse l'adversaire.

Les ondes électromagnétiques utilisées sous l'eau auraient perturbé ces animaux et certaines, abandonnées par les militaires américains ont été remises aux mains des scientifiques. Radio Monte-Carlo, 28 06 05.

Communication des calmars et méduses. Ou supposée telle. Les calamars sourds communiqueraient par variations de couleurs et par postures (35 dénombrées). Des points lumineux constellant leur peau leur permettent d'émettent des variations très complexes de couleurs. Les méduses s'illuminent d'impulsions  rythmées de lumière “électronique" de discothèque, partant en vagues et en couronnes vers les extrémités. Aux Bermudes, les Syllidiens femelles remontent des profondeurs et lâchent deux produits qui, en se mélangeant, produisent des filets bleutés qui se déroulent en arabesques avant de s'étaler rapidement en tâches. Bêtes malignes, elles le font seulement que si la lune laisse une période d’obscurité avant de se lever. Dans les profondeurs, un poisson produit une lumière rouge grosse comme un ballon de football.


Communication entre un dauphin et deux baleines.  Mai 2008. Une baleine et son petit s'échouent sur une plage de Nouvelle Zélande, ce qui est assez fréquent en ce lieu. Des volontaires y veillent toujours, et les animaux sont renfloués. mais ils reviennent s'échouer et l'on ne sait plus que faire. Arrive alors un dauphin habitué des lieux et qui aime bien folâtrer au milieu des enfants et des hommes. Il s'approche des baleines, siffle et caquette à loisir, et l'on entend alors les baleines, comme si elles y répondaient. Et l'incroyable se produit, au bout d'un moment, les baleines se dégagent et le suivent au large.

Une palourde de 410 ans a été trouvée. Son grand âge est certifié par le nombre de stries de sa coquille, comme bien des coquillages, stries comparables aux cercles (couches) des arbres. Voir aussi ci-dessus "le nautile et la lune".
Les scientifiques ont "regretté" que l'animal n'ai pas survécu à leurs investigations.. sans doute cherchaient ils le secret de la longévité pour en tirer profit. Sans commentaire, mais je me retiens.



Pollution marine.
Les effets de la pollution des mers, étudiés par des scientifique canadiens sur les baleines belugas (blanches), montrent que ces animaux sont imbibés de toxines qui pourraient bien être à l'origine de l'augmentation constatée des cancers chez ces animaux. Sur certains cadavres, le taux est tel qu'ils pourraient être classés comme dangereux !  la présence de toxines est constatée chez tous les animaux marins, quand les spécialistes compétent déclarent :"la dilution est telle qu'aucun effet n'est à craindre" Il y a en fait un effet d'accumulation qui se produit à la longue chez ces animaux, qui vivent pour la plupart près des côtes, où la concentration est la plus forte.

L'étude de la toxicité se pratique aujourd'hui sur chaque produit pris isolément. Ces chercheurs explorent une autre approche de la pollution, celle qui provient de l'ensemble des produits chimiques, des produits dérivés par combinaison ou transformation.   Le résultat est étudié au bout de la chaîne car il est actuellement inimaginable d'étudier quelque 80.000 produits chimiques, leurs interactions, leurs transformations dans un monde vivant !
Exemple : les bactéries transforment le mercure en méthyle mercure et les poissons concentrant ce poison.
Aux USA, il a été constaté que des dérivés du chlore avaient un impact sur la reproduction humaine, touchant femmes et hommes.

La recherche s'oriente aussi vers des plantes dont les racines auraient la capacité d'absorber certains produits chimiques, qui pourraient ainsi traiter l'eau avant son déversement dans les rivières et la mer .TV "Arte", 17 08 05.

Etoile de mer dévoreuse de coraux et canne à sucre.
Depuis 1960, une étoile de mer qui dévore les coraux se reproduit anormalement. En Australie, une chercheuse vient d'établir un lien entre l'action des fertilisants rejetés dans la mer, dont l'azote, et la prolifération des acanthasters. Cette étoile de mer, dite "buisson épineux", observée au ralenti, dévore les coraux comme un rouleau de lavage brosse une voiture. Elle a constaté qu'elles proliféraient justement dans les zones ou les rejets étaient les plus forts ; les tempêtes, en les ramenant au rivage, peuvent accélérer le phénomène. Ces lieux correspondent en particulier à l'exploitation intensive de la canne à sucre, avec destruction de la végétation "inutile" qui freinait le ruissellement jusqu'aux rivières puis la mer (arbres, bocages, buissons, mares..). On acceptera peut-être un jour de perdre une partie des surface cultivées.
 



Les serpents marins katuali ; colubrina et autres sont de la sous-famille des lapicauda Quelques précisions ont été trouvées sur le site http://www.zoro.co.uk.  Ces serpents ovipariens (pondent des oeufs) sont bien adaptés aux différences de pression (jusqu'à un trentaine de mètres), mais doivent remonter régulièrement à la surface pour prendre une bouffée d'oxygène dans leur poumon atrophié, vestige de leur ancienne vie terrestre ; ils seraient originaire d'Australie;  (selon le site zoro.ko.uk, "ils remontent à la surface environ toutes les 15 minutes pour une profondeur de 12 mètres"). Laticauda katuali(photo partielle du site zoro.ko.uk) ; ce serpent annelé gris-noir de 50 cm à plus d'un mètre, a un museau jaunâtre ; on peut le voir nager nonchalamment à la surface de l'eau, ou bien installé sur des rochers coralliens ou au bord de l'eau, sur le sable des îles et îlots.
Il est fort heureusement très paisible,  car son venin est plus venimeux que celui du cobra royal. ; on dit partout de lui qu'il ne peut mordre l'homme qu'entre les doigts car sa bouche serait trop petite ; mieux vaut ne pas trop y croire car ses dents sont très acérées et assez longues pour mordre une anguille ; de plus, comme tout serpent, il peut distendre sa mâchoire.

La vérité est qu'il n'attaque pas l'homme. Attention tout de même aux enfants et ne vous risquez pas à lui marcher dessus ou à l'attraper !!

Expérience personnelle hibis: "J'en ai vu une dizaine en Nouvelle Calédonie sur le sable d'un îlot, au bord de l'eau, comme endormis ; mon arrivée n'a provoqué aucune réaction ; le passage était étroit à cet endroit et je ne souhaitais pas mettre les pieds dans la végétation ; les voyant toujours sans réaction,  je me suis décidé à passer en posant un pied entre eux, pas très rassuré tout de même ;  aucun d'eux n'a esquissé le moindre mouvement, comme s'ils n'avaient rien vu".


Paisibles

Le serpent passe entre les jambes du plongeur sans aucun problème;
Ecailles

Ces serpents ont des écailles ventrales permettant de grimper sur les rochers.
Vie sociale

Bien que solitaires, ils aiment se regrouper dans des cavernes pour quelques raisons inconnues, peut-être imagine-t-on pour trouver un partenaire ou se protéger.

 


aucun décès humain ne lui est imputable à ce jour.  Cependant, il peut  produire 10 à15 mg de venin pour une dose fatale dix fois moindre ! 
le venin affecte à la fois le système nerveux et les muscles de ses proies.



Leur langue fourchue est animée de larges mouvements de haut en bas. La photo de droite montre les deux positions extrêmes superposées (montage personnel).
Ils se guident surtout avec leur odorat, plus que par la vue, en palpant et goûtant de la langue les particules odorantes, sous l'eau et hors de l'eau.  Ils perçoivent aussi les légers mouvements d'eau dus aux déplacement des poissons.
Ils de propulsent en godillant, grâce à l'extrémité de leur queue, plate comme une palme.

Leur nourriture : Ils se dirigent droit sur leur proie, petit poisson, anguille ou petite murène au fond d'une cavité. Le poisson est immobilisé par enroulement, puis mordu. (Télévision).


Leurs prédateurs : 1- Les requins et quelques autres gros poissons, qui semblent immunisés contre leur venin les pourchassent à l'occasion. Leur pire ennemi serait la (grosse) murène, susceptible de les couper en morceaux si elle se sent menacée, lorsqu'ils passent trop près de son repaire. Le crabe enfin, à l'affût, les frappe à la vitesse de l'éclair et les tue lentement en les maintenant entre ses pinces.

La pêche

Des palmes de cocotier sont assemblées pour constituer une sorte de très long filet (je ne connais pas le nom polynésien).

Un groupe d'hommes le tire dans l'eau peu profonde du lagon selon un grand cercle.
D'autres groupes sont parfois chargés de frapper l'eau pour rabattre le poisson.

Des plongeurs interviennent dans le processus.
Le poisson pris sous les feuilles se réfugie vers le centre où il est piégé et harponné.



 - A gauche, technique de pêche au caillou. Avait cours à Tahaa, où elle aurait été inventée. Il s'agit d'effrayer le poisson que l'on pousse ainsi vers les filets. Se pratique aussi à bord de pirogues. C'est également ainsi que l'on a refoulé des requins lors d'une compétition de natation en Australie ; le bruit des moteurs n'ayant pas suffit, l'on fit appel en dernier ressort - et de justesse - aux hélicoptères. Les nageurs, loin de la côte, n'ont rien soupçonné du danger et ne l'ont appris qu'à leur retour. Cette technique est très répandue, encore de nos jours - j'ai vu des pêcheurs la pratiquer - non à la pierre bien sûr, mais à la rame. Ailleurs, on frappe avec ce dont on dispose, branches etc.

 - L'approche du mahi mahi (réputé méfiant) ;  "Je vis croiser le lendemain un mahi mahi. Je le repérai de loin à son sillage fluorescent bleu-vert. Peut-être m'avait-il aperçu le premier et en ce cas je devais faire en sorte qu'il m'oublie ; il n'approchait pas, lui aussi se cachait. Alors j'eus la certitude qu'il m'avait vu". Extrait du livre "Si loin du monde" de Tavae, pêcheur Tahitien de Faa'a, Papeete,  perdu en mer pendant 118 jours (parti de Papeete le 15 mars 2002, il est tombé en panne de moteur) 

- Les pirogues .  "Les pirogues que nous fabriquâmes étaient faites de planches cousues entre elles et calfatées avec de la bourre de coco mélangées avec de la sève d'arbre à pain. Elles étaient moins résistantes que les pirogues creusées dans des troncs d'arbre à pain, mais plus rapides à construire et plus légères". Récit de Tavae dans son livre "si loin du monde"

Pour leurs embarcations, les esquimaux et les amérindiens cousaient des peaux sur une structure de bois.



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