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    Le lagon

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Surface de l'eau ?  non, surface de l'air ; vous êtes en plongée ici et regardez vers le haut.

Lagon de Nouvelle Calédonie. Le lagon couvre 23.000 Km carrés pour un pourtour de 1600 km de long, en continu ; on y dénombre 350 variétés de coraux et 2700 espèces de poissons. Le récif est partiellement classé au patrimoine de l'humanité (UNESCO), en date du 7 juin 2008 (réunion du Québec). Six groupes marins représentant la diversité principale des récifs coralliens et des écosystèmes associés à l'archipel français de  sont concernées : le récif d'Entrecasteaux, le grand lagon nord, suivi d'une zone côtière nord-est, Ouvéa, une petite zone côtière ouest et le grand lagon sud. Des "zones tampon" (non classées), ont été également dessinées. Elles complètent la protection des zones classées.

Les lagons de Polynésie. Les plus importants sont ceux des atolls de l'archipel des Tuamotu, qui n'ont pratiquement plus de terre au milieu. Il y a bien sûr Rangiroa, mais d'autres lieux sont côtés pour la plongée, comme Fakareva. Comme en Nouvelle Calédonie, on y dénombre 350 espèces de coraux.

La Grande Barrière australienne couvre une surface discontinue de 350.000 Km carrés sur 2000 Km de long (3000 récifs, plus de 2000 îles) ; on y dénombre 500 variétés de coraux).

La vie viendrait de la mer, et nous aussi (voir "hibiscustour, physique quotidienne, masse et densité"), il y a peut-être 2.5 milliards d'années ou plus, quand ces molécules "grasses" qui s'étaient formées comme dit-on, les "yeux sur la soupe", se sont animées. Bien plus tard n'existaient encore que des algues et des invertébrés microscopiques, mais devenant de plus en plus grands.

Vinrent ensuite (-600 millions d'années), éponges, vers, trilobites, escargots de mer, crinoïdes puis, vers -500 millions d'années, coraux primitifs, nautiles et premiers vertébrés.

A -450/500 millions d'années, les récifs coralliens se développent à grande échelle, les plantes apparaissent sur terre. Vers -400 millions d'années, ce sont les ancêtres des poissons actuels et requins : c'est "l'âge des poissons".
Sur terre, certains invertébrés marins commencent à s'adapter à la vie terrestre, ayant des plantes pour se nourrir (et de l'oxygène). La terre commence a devenir verdoyante et les premiers reptiles vont arriver. Mais il n'y aurait encore qu'un seul continent sur la terre, le gwondana (théorie Allemande de 1900), regroupant toutes les terres actuelles. Il ne se disloquera qu'à -200 millions d'années pour former nos continents flottant sur le magma, leurs " plaques" pouvant atteindre une épaisseur de 150 km, le reste étant constitué de plaques océaniques, bien moins épaisses. Voir "complément, (haut de page)" sur l'évolution des glaces et niveaux de la mer.

En Australie (grande barrière de corail), en Nouvelle Calédonie, et dans une moindre mesure, la Polynésie,  les coraux sont - presque - intacts, mais on est inquiet. Ils sont assez dégradés à détruits sur de grandes surfaces, dans l'océan Indien (j'y ai vu des plongeurs désespérés), en Asie, en Afrique, dans les Antilles et nord Caraïbes à quelques exceptions près (voir "les coraux", carte)

Laissez vous tenter par une promenade en bateau vers un îlot, même tout proche.
Si les couleurs des lagons de Polynésie et leurs bancs de sable sont comme nulle part ailleurs, la Nouvelle Calédonie est sans doute la mieux placée pour les coraux. Son récif est en général assez éloigné de la côte et il y a des îlots bordés de récifs ou des "patates" au beau milieu d'un très grand lagon. 

On peut observer de mini formations coralliennes dans un mètre d'eau et moins.
Cela à Nouméa, Bora Bora ou ailleurs (voir page d'accueil d'hibiscustour). 
Debout dans l'eau, on peut apercevoir de mini coraux essaimés, avec poisson(s) associé(s), et parfois plus, dans un petit mètre d'eau de la plage publique. Avec de simples  lunettes de natation, ce sera mieux.
Des Excursions marines et sous-marines sont proposées, si vous avez un peu de temps et quelque argent.
Bateaux à voile et à moteur, planche à voile, surf à aile, ski nautique
 Plongée, sentier sous-marin (îlot Nouméa), bateaux à fond de verre et même, envisagé, un sous-marin.  Je ne parlerai pas des "bains nourrissoirs" ou fish feeding". Un court survol ravit aussi les yeux (petit avion, hélicoptère).

Formation des lagons
Les îles de Polynésie proviennent d'un "point chaud" de la terre qui lors de ses éruptions, a crée les volcans, faisant ainsi remonter localement le fond de l'océan. Certains ne sont pas remontés jusqu'à la surface. Le déplacement de la plaque océanique vers le nord-ouest fait qu'un même "point chaud" crée toute une ligne de volcans (archipel).  Les îles Hawaii "se déplacent" aussi pour la même raison.

Au cours des millénaires, les récifs qui bordent l'île (dits frangeant), deviennent des récifs barrière (ils "poussent" au fur et à mesure que l'île s'enfonce). Le lagon s'élargit en même temps.  L'île devient atoll lorsque lorsque le cône du volcan disparaît au centre.

La croissance des coraux
(la "pousse")
a donc compensé l'enfoncement de l'île
, mais aussi la montée des eaux due à la fonte des glaciers.
Remarque : l'enfoncement des îles (dite par subduction), s'exprime en millions d'années alors que la remontée des eaux due à la fonte des grands glaciers se compte en milliers d'années. La fonte des glaciers au cours des derniers 15000/11000 ans pourrait être prépondérante dans "l'enfoncement" des massifs coralliens.


En Nouvelle Calédonie, dont à Nouméa, les îlots sont dans le lagon ;
certains sont vraiment très proches tels que l'îlot Maître (voir Nouméa); ne vous en privez pas (bien que ça puisse sauter un peu en bateau). "Le ponton" est une belle excursion, mais le phare Amédée est à privilégier ; dans ces deux cas, vous serez proche du grand récif et la journée "tout compris" sera un excellent souvenir.
l'îlot de Polynésie est très différent, c'est le motu. Les alignements circulaires de motus, coupés d'un peu d'eau, ferment le récif. Ma courte expérience ne me permet pas d'en dire plus et il faut voir localement.  Les plus beaux sont en général "occupés" (propriété privée ou hôtel). De là, contrairement à la Nouvelle Calédonie, vous verrez le tombant assez proche (extérieur du lagon, mer profonde), où les coraux sont les mieux établis. il y a des récifs frangeant en bordure des côtes ou des îlots. L'intérieur du lagon polynésien est enchanteur par ses teintes, mais n'a bien souvent qu'une vie très restreinte sinon nulle.

Ce n'est pas la peine de mettre votre chapeau en lisant ce texte, mais une fois sur place, pensez y, car ce serait une douloureuse négligence.  Ajoutez y quelques autres protections du corps. voir "renseignements, risques et dangers".

Le récif enferme un lagon dont la partie non exposée au vent (dite "sous le vent") est plus grande que l'autre (dite "au vent"). Du côté abrité (sous le vent car le vent doit traverser l'île), les pentes sont plus douces mais l'oxygénation de la mer y est moins importante.
            

Lagon de Raiatea, ici la partie du lagon qui unit les restes de deux îles. Le récif de toutes les îles de Polynésie s'est formé sur les pentes d'un ancien volcan (voir "hibiscustour, Polynésie"). C'est également le cas pour les îles de Mélanésie (Vanuatu - ex Nouvelles Hébrides), d'Hawaii ou encore de l'océan Indien.

La Nouvelle Calédonie possède, en continuité, le plus long lagon du monde, mais la Grande Barrière Australienne est classée devant.
La Nouvelle Calédonie
,non volcanique, est liée à l'Australie. Un ancienne terre, la Tasmantia, est maintenant sous les eaux.

Les trous bleus. Le plus profond atteindrait les 200 mètres. C'est une petite ouverture ronde au fond de l'eau peu profonde du lagon. Il en existe dans le Pacifique, dont dans le lagon de l'ile française Clipperton décrite par le dicteur Etienne dans son livre: l'un de ces trous bleus y a été très difficilement exploré en raison de la présence, sous quelques mètres de profondeur, d'une couche hétérogène assez épaisse, chimiquement agressive, opaque et dangereuse, bloquant toute possibilité d'aller plus profond. Il s'agirait de végétaux en décomposition. Pendant longtemps, songeant à un dépôt, on a pensé avoir atteint le fond. Mais ne fois l'inexplicable nappe traversée, avec équipements adéquats, l'existence d'un véritable réseau de grottes sous marines reliées horizontalement a été découvert, susceptible pense-t-on, de rejoindre l'ile. A Clipperton, possible reste d'une cheminée du volcan disparu. En général, auraient été creusés par l'eau de ruissellement lorsque la mer était plus basse.Ouvéa, Nouvelle Calédonie, s'enorgueillit de son trou bleu, en zone tribale, mais c'est plus une mini cenote mexicaine car il n'est pas dans le lagon, mais à proximité, dans le sol. Voir Ouvéa

Le lagon s'étend entre l'île proprement dite et la ceinture de calcaire bâtie par les coraux, qui vivent encore près de la surface ( généralement dans quelques mètres d'eau).

L'épaisseur de cette ceinture de calcaire peut atteindre plusieurs centaines de mètres (voir "les Coraux"). Elle s'éclate et s'étale en éboulis avec les tempêtes et le temps sous l'effet de l'érosion. Le récif enferme un lagon plus grand du côté "sous le vent" de l'île (à l'abri du vent, qui traverse donc l'île). De ce côté, les pentes sont plus douces mais l'oxygénation y est moins importante.

clic : détail de motus  (Bora Bora mais ils sont tous semblables en Polynesia)

Lagon de Bora-Bora, avec ses îlots (motu). Comme toutes les îles de Polynésie, le récif s'est formé sur les pentes d'un ancien volcan. Voir "Polynésie, "formation"). C'est également le cas pour les îles de Mélanésie (Vanuatu - ex Nouvelles Hébrides), d'Hawaii ou encore de l'océan Indien.

La Nouvelle Calédonie, qui possède le plus grand lagon du monde (à ne pas confondre avec la grande barrière Australienne, tout aussi célèbre), était liée à l'Australie, non volcanique, par une ancienne terre qui les liait, la Tasmantia, maintenant sous les eaux.

Il ne fait pas toujours soleil et le lagon n'est pas toujours un lac tranquille Ca peut même secouer et "mouiller" pas mal si le vent se lève, même avec un gros bateau. Ayez toujours à l'esprit que les courants peuvent être dangereux, surtout près de ces jolies passes. Consultez la table des marées et le bulletin météo (voir "risques et dangers" ci-dessous et fondoc (histoires vraies). Les marées peuvent avoir leur importance. Voir "autres sites" pour les marées.

 

Nouméa. Ce jour était absolument magnifique, et au récif - ici vu du "ponton" - on pouvait nager et aller sur les "patates" (hauts-fonds de récif isolés) les plus proches ou se contenter de regarder tranquillement la passe de loin. Voir aussi "le corail" (lien au bas).  photo hibis

Partant de Nouméa et voguant vers le récif, le lagon n'est pas très profond : quelques mètres à quelque dizaines de mètres ; il y a des bancs de sable et des massifs coralliens isolés et l'on peut passer brutalement de 23 mètres à 10 ou 2 mètres.

Du côté extérieur, "au tombant", la pente est raide et la profondeur s'accroît très rapidement jusqu'au fond de l'océan (de 2000 jusqu'à 4000 mètres au très grand large).

Le récif de corail témoigne de la taille originelle d'une île, ce qui, pour la Nouvelle Calédonie, double ou triple ses anciennes dimensions !    Au sud de la Nouvelle Calédonie, le récif barrière ferme le lagon à plus de 60 Km de la côte.  Voir ses coraux (lien "Le corail" - de Nouvelle Calédonie - )

Les récifs dits "frangeant" sont établis en bordure de côte (frange), donc accolés à l'île. Récifs frangeant et barrière coexistent fréquemment. Ile des Pins. Photo NC Tourisme.

En fait, les récifs sont au départ tous en prolongement de la côte, dans une eau peu profonde ; ce n'est qu'avec l'enfoncement progressif de l'île que pour survivre, le corail bâtit en hauteur (exemple, 3 cm l'an).  NC tourisme

Le récif et la passe Boulari, à 20 Km au large de Nouméa. Les passes sont dues à l'écoulement des eaux des rivières, les coraux ne pouvant pas vivre dans le courant de ces eaux adoucies et plus froides, chargées d'impuretés (limons). Ces passes peuvent être dangereuses, en fonction de la marée.


récif-barrière de Nouvelle Calédonie.  éditions Pétroglyphes

Au milieu des coraux ou en pleine eau, la vie animale du lagon est extrêmement variée.

Fait incroyable quand on plonge, tous les poissons disparaissent soudainement et on se demande où ils ont bien pu passer ; moins dans les fonds protégés et surtout les "nourrissoirs à poissons" pour touristes (qui n'intéressent que les espèces voraces).

Pas "d'herbiers" au fond des lagons ; les algues du récif, côté océan, sont bien souvent calcifiées et dures comme des coraux. Il n'y a pas de varech non plus sur les côtes ou les plages du Pacifique, mais au contraire des algues bien vivantes, bizarres ou minuscules : elles sont rampantes sur le sable des îlots, donc à terre et gonflent leurs ballonnets flétris dès que l'eau arrive. Des algues courtes recouvrent cependant les coraux morts, comme une sorte de mousse sombre. Ici, l'algue calcifiée Euchema qui pousse sur les coraux dans quelques zones et les tue (Karibati, Ohau)

Motus en Polynésie, îlots, îlots en Nouvelle Calédonie ; (voir: îles et îlots de  Nouvelle Calédonie) ; ils ne sont pas comparables mais ressentirez le même  sentiment de profond bonheur ; je vous recommande d'y aller, même si c'est tout près et très touristique. Ne manquez pas ça !  Bien sûr, c'est mieux de pouvoir aller sur le motu du regretté Paul Emile Victor à Bora, ou en bateau particulier sur un îlot de Nouvelle Calédonie pas trop fréquenté en semaine,  mais faites comme vous le pouvez.


Magie d'un débarquement sur un îlot , surtout lorsqu'il n'y avait personne d'autre (c'est bien fini !)

Plage de l'îlot et ses algues rampantes qui n'attendent qu'un peu d'eau pour gonfler leurs sortes de vessies.
En grattant le sable près de l'eau, on peut y récolter de délicieuses "grisettes" (coques).

Marée basse : affleurement de coraux sur le "platier".

 

Végétation basse sur un îlot ; ici, pas de cocotiers pour faire de l'ombre.

   La vie du lagon 1 (poissons et êtres vivants du récif)

Le lagon (origine et formation, types de récifs, passes, îlots/motus) La vie du lagon 1 (poissons et êtres vivants du récif) La vie du lagon 2 (poissons et êtres vivants du récif) La vie du lagon 3 (poissons et êtres vivants à risque)

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