Groupe "hibis" et ses trois sites 

accès au sommaire de "hibiscustour Iles et Lagons", Vie du Pacifique ///

fin     hibis, seulement la réalité       email       mise à jour         

 
Cette page
,
 
C'est la vie..
English

 

On est au pays des Maoris, de la  claquette ou des pieds nus !  les polynésiens forment une communauté forte et soudée. Généralement simples, le tutoiement chez eux, est  naturel. Une modeste commerçante polynésienne m'a ainsi directement tutoyé, mais je suppose que ce n'est pas la même chose avec des touristes de passage, ou dans des boutiques plus sélect.

  Voir aussi, "tribus", "économie" lien hibis, iles et lagons

Bien que dépendante de la métropole, la Polynésie des Ma'hoïs jouit d'une autonomie prononcée (langue, culture, gouvernement territorial). Le polynésien est parlé de la Nouvelle Zélande à Hawaï en passant par l'île de Pâques.

Cependant, il y a un fort courant indépendantiste.

"les français arrivant de plus en plus commencent à poser problème" il y a il est vrai, un problème d'emplois qui s'ajoute aux autres.
Le fait que bon nombre de vahinés, souvent attrayantes par leur comportement ou leur féminité, se retournent vers les "métros" et s'installent - même provisoirement - avec eux, n'arrange certainement pas les choses.

Gentilles moqueries
Ce que certains tahitiens considèrent comme de "gentilles blagues" ne sont pas forcément appréciées comme tel par les touristes. Un accompagnateur nous disait :

"Ca n'est pas méchant, on est pour les français, les Américains eux, nous mettraient derrière des grillages pour nous exhiber !!"

J'ai tout de même reçu des éclaboussures de ciment alors que je m'intéressais à des travaux et bavardais gentiment avec un ouvrier tahitien. Par la même occasion, ce dernier a reçu aussi du ciment dans l'oeil.
Tous les ouvriers me faisaient ensuite de grands sourires en passant à côté, ravis sans doute de leur bonne farce.

A Bora, en passant près d'un groupe de jeunes assis près de la plage, nous avons suscité des rires "gentils" de leur part : ils racontent quelque bonne histoire sur vous en Tahitien, sachant qu'on ne comprend pas. Ca n'est pas méchant, comme disait l'accompagnateur.

"Y a pas d'citrron"
Dans une jolie paillote de Bora Bora, où la vie coule paisiblement, nous commandons du poisson à la Tahitienne ; réponse paisible de la gérante : "y a pas d'citrron" : Comment y a pas d'citron, il vient d'où le citron ? réponse : "de Tahiti" (*). Voilà le pays et ses problèmes, mais aussi son charme si l'on accepte de ne pas vivre dans une "machinerie aseptisée à touristes".
(*) On m'a expliqué ensuite que ce n'était peut-être pas la saison du citron Polynésien.

Les nouvelles  : Travail ; à compétence équivalente, un emploi est attribué en priorité à un polynésien ;  Seuls ceux qui possèdent une spécialité recherchée ou qui s'installent à leur compte peuvent espérer travailler si ils viennent sans contrat de travail.
Précisions sur quelques particularités du Pacifique français; ce n'est pas vraiment nouveau, mais je suppose que ça a empiré depuis cette loi que l'on qualifierait en France de "scélérate". Sous certaines conditions, les fonctionnaires français peuvent s'installer en Polynésie avec une retraite pratiquement doublée (75 % de majoration en réalité). J'ai connu un temps ou il suffisait d'y résider 6 mois, et certains passaient ainsi leur temps en alternance entre la France et Le Pacifique français. En théorie, les fonctionnaires polynésiens ont strictement le même droit, mais comme leur pension diminue de moitié, ils sont assez peu tentés. Je ne sais pas si la restriction adoptée en nouvelle Calédonie est applicable à la Polynésie, mais en voici le texte:
"depuis 1996 le fonctionnaire retraité a une obligation de durée de résidence minimum de 2 ans pour percevoir la majoration de 75% de sa pension. Certes il commence à percevoir cette majoration, avec rappel, à l'issue du 7ème mois de résidence, mais s'il quitte définitivement la Nouvelle Calédonie avant le terme des deux ans de résidence minimum exigés, il doit rembourser l'ensemble des majorations perçues à la trésorerie".

Extraits de remarques échangées entre résidents français et d'autres qui ont envie de ce "paradis" décrit par Bougainville.

"Bonjour , La polynésie est un paradis , mais pour pouvoir y habiter, tous est possible si on a beaucoup d'argent parce que la vie ici est trés chère ; pour travailler en se moment il n'y a pas trop d'enbôche .Je vous souhaite une bonne journée la polynésie est ouverte a tous , bienvenue.

Coté travail , pas facile maintenant . Place réservées aux polynésiens.

Le bas de l'échelle est très prisé; difficile de trouver un job peu qualifié pour un français, et les salaires du privé très proches du SMIG, soit 100 000 FCP, ce qui est très peu pour vivre et se loger, et puis peu motivant aussi...

"J'ai voulu monter une enteprise ici et ça n'a pas marché ; c'est pire qu'en France; avec les aides, les syndicats etc, ils ne veulent plus travailler ; Je repars à Bordeaux sans regret"

Vous faites une erreur monumentale , d'ici quelques mois , le projet de loi concernant la décentratlisation élargie va être votée ,cf . la Dépêche d'aujourd'hui que je vous invite à lire.

Extraits de remarques échangées entre résidents français et d'autres (suite).

" Quand je me revois au bord de "mon" lagon turquoise à 28° je continue de me dire que je suis nul d'être encore en France et pourtant je suis dans le Sud-Ouest où il fait bon vivre.

"à Papeete, on parlé des embouteillages et des prix exorbitants des choses que nous avons l'habitude de consommer ici et aissi des problèmes qui peuvent exister ...."

"La vie est encore peu stressante mais de là à écrire "On est vraiment en recherche desérénité, de soleil, de gens accueillants qui prennent le temps de vivre...".

"Attention vous risquez d'être déçu rapidement ; maintenant c'est reveil aux aurores,embouteillage, boulot, embouteillage.

"Certes la vie est belle et douce à Tahiti mais il vaut mieux avoir bien préparé son installation quand on arrive de France."

"C'est vrai que dès qu'il y a détente , il y a la mer a portée de main".

 "La vie est très spéciale ici et c'est difficile de s'y habituer" (référence au mode de vie des polynésiens, dont je cite quelques annecdotes dans cette partie ou dans "tribus". Peut-être forcent-ils un peu la done avec les Métros. Le mieux est d'essayer de s'en rapprocher, si l'on peut et si le travail ne pèse pas sur l'ambiance. Voir encore "vécu"

Les "raerae" ou les "mahu".
On dit qu'en Polynésie, par manque de naissances de filles, des hommes sont élevés "comme telles" par les familles.
Une autre interprétation veut qu'il y a "des cas" comme partout mais qu"ils étaient tolérés sans problème.
Le "raerae" est une sophistication urbaine et tapageuse (habillement occidental) du "maru", apparue dans les années 50. Les maru, ruraux si l'on peut dire, se distinguaient dans les îles par le port de leur paréo au-dessous des seins (d'homme, naturellement). Précisions recueillies lors d'une émission radio en novembre 2006, sur place).

Il y a effectivement des hommes très efféminés : nous avons vu un groupe de belles jeunes femmes, un peu bizarres tout de même, à un coin de rue du centre de Papeete, qui vendaient leurs charmes ;  c'était donc des raerae !

Gentilles moqueries

Histoire (ancienne) du chinois : "Chou en li (nom fictif) va au marché en bicyclette, tout content des bonnes affaires qu'il va faire ce jour là en vendant ses produits. Il rencontre en chemin un groupe de tahitiens qui l'arrêtent et qui, après l'avoir mis tout nu, lui attachent les mains sur le guidon et les pieds sur les pédales". Notre infortuné chinois, obligé de pédaler pour ne pas tomber, ne peut que continuer son chemin.

Arrivé au marché, en fît dit-on plusieurs fois le tour avant que quelques marchands, pris de pitié, ne l'aident à descendre de son vélo piégé !!

Des points de vue intéressants (extraits d'un groupe de discussion)

"Partir à 20 000 Km de chez soi n'est pas chose facile. Ici vous allez vous retrouver face à vous même et pas moyen d'y échapper; à moins peut-être de reproduire le même mode de vie qu'en France (note : ce qui sera difficile car on ne peut se couper de la vie quotidienne locale, ne serait-ce que pour les démarches, courses, renseignements etc), car tout est un peu spécial pour nous. Il est fréquent que les couples se séparent car chacun se rend compte qu'il n'est pas celui que l'autre aime ou aimait en France. Pour ce qui est des embouteillages et des prix élevés on s'en accommode généralement très bien si on a cette capacité d'adaptation qu'apporte la motivation (note : donc si l'on partage au minimum le mode de vie). Ici la vie est douce c'est certain, (la guerre n'est par exemple pas un sujet de discussion quotidien), mais le mal être que l'on peut ressentir par moment est plus profond, et tous les gens qui arrivent y passent. La Polynésie est un endroit merveilleux, surtout quand on a les moyens de voyager pour s'évader un peu car un métropolitain bosse souvent énormément et se donne à 200 % (en tout cas au début) ; une voiture coûte au minimum 400 000 FCP (plus de 20 000 FF), en dessous n'y pense même pas... et c'est absolument vital" (note : on pourrait se contenter du scooter, roi de Polynésie, mais...). "Quant au boulot, il ne faut pas se planter, ça peut t'user le moral. Partir en test 1 an c'est très bien, mais si tu t'y plais et que tu ne peux pas rester, alors tu sera malheureux toute ta vie d'avoir connu tant de bonheur et de ne pas avoir pu le garder. Un dernier mot sur les polynésiens qui sont des gens formidables, des forces de la nature avec un grand coeur et surtout de grands enfants avec tout le naturel des contacts qui va avec.

faitoito (bon courage) pour la suite et suivez votre coeur.

Chômage ; le taux est de 18 % ; à qualification égale, la main d'oeuvre locale est prioritaire.

Le point de vue d'Hibiscustour.

Lorsque nous sommes revenus de Nouvelle Calédonie, moins enchanteresse que la Polynésie mais offrant d'autres possibilités, et bien qu'en ayant assez pour un temps de cette promiscuité où tout le monde se connaît, se surveille, regarde les plaques minéralogiques (on est vu partout), sans pouvoir y échapper ni partir pour des congés locaux, comme on va en Bretagne ou à la montagne en France, on a eu beaucoup de peine à se réhabituer en France et nous ne sommes plus allé sur les plages de la côte, pourtant mon pays, parce qu'on les trouvait laides !

Je partage donc les commentaires cités à gauche, car si l'on est "coincé" là-bas sans trop d'argent ni espoir de pouvoir faire un petit retour de temps en temps, ça peut devenir très difficile à vivre, à moins que l'on se soit fait "emboucané". Mais il s'agit surtout des hommes et il faut bien reconnaître que les femmes ne voient pas les choses de la même manière ; peu s'y plaisent car le risque est important, non que les filles du pays soient toutes jolies, c'est un mythe, mais elles sont très féminines comme disent certains, nonchalantes et l'on rejoint un peu le cas des français et américains qui vivent avec des asiatiques ou mexicaines, douces et paisibles.

D'autres ne se plaisent pas du tout, homme ou femme, et n'ont qu'une envie, rentrer au plus tôt ! j'ai connu plusieurs cas comme cela ; pour les autres, c'est un déchirement ; quelques uns, bien installés, ont fait revenir leurs enfants après les études en France, et même leurs parents !

En conclusion, il vaut mieux être bien préparé, sûr de soi, et assez fort psychologiquement, surtout pour les couples ; de toutes façons, vous ne l'oublierez jamais, ne serait-ce que parce que l'on y vit avec quelques billets dans la poche de la chemisette et que tout paraît plus simple et sans soucis. A moins que la pauvreté ne vous saisisse ou que l'indépendance tant revendiquée ne devienne insupportable : il y a du malheur au soleil.

Ce paradis ne l'est pas pour tous;  chômage, boisson et drogues gâchent la vie de bien des gens, et l'insécurité peut être inquiétante ici aussi, à Papeete surtout, mais pas seulement. Les halles si touristiques sont environnées de malheureux. Les gendarmes connaissent aussi des scènes de ménage que l'on ne soupçonnerait pas, et tout ce que l'on peut rencontrer en métropole.

L'herbe pakalolo (marijuana), pousse ici comme du chiendent et des plantations locales sont découvertures et détruites ici ou là, bien cachées parfois dans la forêt de montagne.

LA PRESSE LOCALE
Le journal "Tahiti Pacifique" (indépendant ?) ; les autres "sous l'égide du groupe Hersant".



LA PRESSE FRANÇAISE

juillet 2000 - "Le Canard enchaîné" : "le tourisme ne décolle pas, car pour les français et les américains, Tahiti est hors de prix, peu accueillante, avec ses rares plages publiques, son franc pacifique artificiel, son inflation d'hôtels de luxe sur pilotis qui, comme à Bora Bora, tuent le lagon". Sans reproduire le fond de l'article, plus politique, on ne peut qu'approuver, certains points.

Il y a souvent confusion entre Tahiti, qui administre l'ensemble de la Polynésie et les îles. Tahiti n'est pas Bora Bora, ni Huahine, ni Moorea etc.

"Arrêtez de jeter vos bouteilles de bière dans mon jardin.."


(vu à Bora-Bora)

BOISSON : il faut seulement être prudent et ne pas dramatiser ; certains guides invitent d'ailleurs à la prudence le soir, surtout en fin de semaine (en raison aussi du chômage).

Nous ne sommes pas restés suffisamment en Polynésie pour relever de nombreux faits dans les journaux ou dans la vie courante. J'exprime simplement ce que j'ai pu ressentir ou voir.

En seulement deux journées passées à Papeete, nous avons vu un homme ivre, dont il a fallu s'écarter, et une misérable femme, énorme et d'une saleté repoussante qui passait devant "le Rétro", bar agréable de Papeete.


Chansons françaises
On entend de vielles chansons françaises et américaines à la radio, comme si on revenait en arrière dans le temps : "que sera sera"(266 ko ; "dans le berceau d'un vieux château, une promesse vient d'arriver, une princesse.."), le chant du gardian de Camargue (225 ko), etc ; dans un grand hôtel, alors que la pluie commençait à tomber, la réceptionniste s'est mise à fredonner : "il pleut, il pleut bergère.." et la suite ! charmant.

Gros et gras
Selon la tradition, les Polynésiens aimeraient être "bien en chair"
et pour nous carrément gras. S'il y en a de fins, on trouve aussi des hommes et des femmes que l'on peut qualifier d'obèses.

Dans certains cas, la nourriture "à l'américaine" peut également jouer un rôle, tout comme en France où l'on s'alarme de voir maintenant des jeunes "en surcharge pondérale".

Paréo et fleurs à l'oreille
Le paréo (pareu) est parfois porté mais l'habillement est généralement standardisé : On voit quelques jeunes femmes avec une fleur dans les cheveux, ou à l'oreille, le plus souvent à la réception des hôtels, agences etc ; parfois aussi dans la rue et comme je demandais à une vendeuse si il y avait une signification dans le port de la fleur, elle me répondit : "'c'est fini ça, c'était nos "grrands mèrres".

Efficacité et sérieux
la décontraction apparente nous a fait craindre le pire parfois. Si l'on excepte un malentendu dû à l'organisation de notre voyage personnalisé, avec un avion pour Nouméa, tout a été très bien organisé et suivi. Il y a des fois des bizarreries, comme à l'arrivée à Bora, où le chauffeur de notre bus n'avait pas notre nom sur sa liste mais savait qu'il nous prenait !!

On ne vit pas comme en France ici et on y vient aussi un peu pour ça, vivre différemment.

Revue Géo, janvier 2003 : "La plupart des Micronésiens et Polynésiens participent à la mise en place d'un réseau migratoire, à destination de l'Australie, la Nouvelle Zélande, les villes de la côte "Pacifique" nord Américaine, la Nouvelle Calédonie et la France pour les ressortissants français.

En 2002, 340 000 Polynésiens résidaient sur la côte californienne (Los Angeles) et 150 000 en Australie (surtout Sydney)".

"Au total, 540 000 Polynésiens vivent dans leur île d'origine, 770000 forment des minorités autochtones à Hawaii et en Nouvelle Zélande (230 000), 850 000 circulent à présent dans et autour du Pacifique". Commentaire. les itinérants pourraient être déjà partiellement dénombrés dans les minorités autochtones ??

"Tous ne reviennent pas dans leur île, mais leurs revenus aident les familles sédentaires à se procurer les biens d'équipement modernes."

 C'est la vie (du vécu) - Des mots (vocabulaire local) - Prix - Economie et politique
 

hibis Iles et lagons           sommaire et pages similaires 

 

 

hibis curiosités culturelles   Architecture, arts, techniques -  Drôle et bizarre - Amours de toilettes -  Physique quotidienne - Le monde et la vie - Electricité,  magnétisme - Ecologie..

 

hibis Idées-solutions quotidiennes   Cuisine (lieu) - Electroménager - Hygiène, soins -  Bricolage (collage, peinture, réparations, électricité) - Jardin - Audio-vidéo, PC - Anglais-français..