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Groupe de pages, Lagon :

Le lagon - La vie du lagon - Les coraux - Documentation - Coquillages Les requins


Les nautiles - Les poissons sont extraordinaires - Etoiles de mer, oursins, éponges - Pollution marine - le serpent de mer - Pêche à la Tahitienne - Récifs et courants (histoires vécues).

Nautile : il subsiste seulement deux variétés de nautiles et six espèces, mollusques qui ont pour ancêtres les Ammonites fossiles. C'est un mollusque "céphalopode", c'est à dire que ses pieds sont sur sa tête. Sa bouche aussi avec un bec de perroquet placé au centre. Ses pieds, les tentacules, sont au nombre de 90 : ils sont spécialisés pour le toucher (tactile) et la préhension (attraper, bras), l'olfactif (nez) ou la sexualité.
Ses mystérieuses incursions quotidiennes dans les grands fonds, soit 400 à 500 mètres et plus au-dessous de la surface de la mer qu'il retrouve chaque nuit. Pour cela, il vide ou remplit ses ballasts que sont les compartiments abandonnés par l'animal au fur et à mesure de sa croissance ; car l'animal n'est installé que dans le dernier compartiment construit, qu'il fait croître d'une strie chaque jour.

La construction calcaire du nautile est une pure merveille et c'est en partie ce qui le rend commercialement si attractif ; il construit ses compartiments selon une courbe logarithmique exacte de toute beauté.  Cette courbe fait qu'une règle posée sur la surface extérieure (tangente) fait toujours le même angle (ici 78°) avec le rayon issu du point de départ central, passant par le point de contact de la règle.

Le premier constat établit une corrélation entre le nombre de jours et celui des stries, puis entre le nombre de mois et celui des cellules ; le nombre de stries est de l'ordre de 29 à 30 entre chaque cellule et celui des cellules est au maximum à 31. C'est ce nombre de 29 à 30 qui intrigua deux chercheurs (allemand et américain) car ce nombre pouvait être celui du cycle lunaire et non solaire comme on le pensait.  

De fait, la descente et la remontée des Nautiles seraient liés aux marées. Les deux chercheurs fouillèrent alors les fossiles pour y découvrir qu'en remontant le temps, le nombre de stries par compartiment diminuait jusqu'à la limite de 9 stries seulement il y a 420 millions d'années !

Interprétation : la lune était très basse à ce moment là, seulement 150.000 kilomètres soit la moitié de la distance actuelle et tournait trois fois plus vite autour de la terre.

 Lancelot Herrisman, Science & Vie (extrait)

Etoile de mer : la plus grande étoile de mer du monde est la sunflower star, dans l'Atlantique nord (île de Vancouver) ; adulte,elle possède 20 à 24 bras articulés et son diamètre peut atteindre 90 cm.

Les oursins sont apparentés aux étoiles de mer (Echinodermes) et se nourrissent surtout d'algues ; ils peuvent être nécrophages et déchiquettent les proies mortes à l'aide de leurs cinq dents très puissantes. Pour se mouvoir, ils possèdent "des pieds ambulacraires" qui s'allongent entre les piquants jusqu'au contact avec la surface sur laquelle ils reposent.

Eponges : ce sont des animaux "sans véritables organes"..., qui pompent l'eau par de nombreux pores microscopiques afin de se nourrir de particules organiques en suspension dans l'eau, les déchets étant rejetés par un orifice béant, l'oscule.

 

Les êtres marins sont extraordinaires

On retrouve chez eux les mêmes caractéristiques que chez les autres animaux, avec peut-être en plus des fonctions liées à l'électricité. Ils s'associent, se camouflent, feintent, simulent, sont capables d'exploits insoupçonnables, ont des sensibilités incroyables et des comportements parfois si surprenants !
Mon feu-poisson rouge, Jojo, qui avait terrorisé et finalement tué tous ses congénères, me guettait au coin du couloir et dès qu'il me voyait apparaître, faisait de forts bruits de claquement avec sa bouche et l'eau !! (il avait bien sûr toujours faim).

Depuis le plus petit qui fait 5 millimètres de long (pandaka pygmea, Philippines), au requin baleine de 18 mètres qui peut peser plus de 40 tonnes, les poissons par la variété de leurs formes ou leurs comportements.  

Le thon bleu peut nager à la vitesse de 70 Km heure et l’espadon à 90 Km/heure.  Dans le film "un jour sur terre", On dit jusqu'à 110 Km/h. C'est le jaguar des mers.

La raie manta atteint 6 mètres de long et pèse 1500 kg

Le poisson unicorn lance un nuage d’encre comme le calamar ou le poulpe pour disparaître.

L’hippocampe mâle (cheval de mer) incube ses oeufs dans un sac ventral comme le kangourou, dans laquelle il couve ses oeufs et garde les têtards après l’éclosion.

Le filapia garde les oeufs dans sa bouche et ne mange plus.

Le poisson "demoiselle" jardine.. repéré dans divers lieux du Pacifique intertropical, il enlève "les mauvaises herbes" des champs d'algues dont il se nourrit.

Le poisson Periophtalmus (sauteur de boue, Amazonie) sort de l’eau de la mangrove et grimpe dans les branches des arbres ; il voit partout car ses yeux protubérants tournent dans tous les sens et de manière indépendante l'un de l'autre !

Le poisson grimpeur utilise sa bouche comme une ventouse pour grimper le long des parois verticales des cascades.

Un poisson marche sur le fond (ses "nageoires" sont quatre pattes ! ). 

Poisson volant  ; ils volent au-dessus de l'eau grâce à leurs nageoires particulières. D'autres se contentent d'effectuer de simples sauts hors de l'eau ; attrapent-t- ils des insectes ? sans doute, et sûrement pas des oiseaux dans les branches, comme ce crocodile de sept mètres qui se propulse hors de l'eau à deux mètres de haut par la propulsion de sa queue !


Le poisson archer
attrape des insectes en projetant une goutte d’eau qui les assomme, hors de l'eau, à 1,5 mètres ! il possède en plus l’étonnante capacité de prévoir la trajectoire de sa victime pour anticiper son départ afin de ne pas se la faire voler par d’autres (étude allemande) .

Le poisson velours (Polynésie) : il semble ne pas avoir d'écailles tant son corps est doux; peut-être sont-elles si petites qu'on ne les sent pas ? je n'ai pas d'autre information.

Le labre nettoie les poissons qui se présentent à sa station service ! une gestuelle permet de se mettre d'accord. Il n'est pas le seul et 45 espèces y participeraient, non seulement pour nettoyer mais aussi soigner (parasites enlevés, peut-être même cautérisation). Certaines espèces entrent dans la bouche, les ouïes etc. En Californie, les requins font la queue pour aller se faire ainsi nettoyer l'un après l'autre. Certaines crevettes sont également spécialisées dans cette fonction, qui leur permet de se nourrir.

Il y a bien entendu les parasites, qui profitent des autres, mais il y aussi des associations, justifiées par un échange de services rendus : par exemple, protection d'un côté, nettoyage de l'autre.

Le poisson coffre qui, en cas de danger, avale de l’eau et triple son volume, se transformant en une boule hérissée d’épines pour ne plus pouvoir être mangé.

Le fugu, tant apprécié des Japonais, flotte le ventre en l'air pour tromper l'ennemi. Parmi les poissons les plus dangereux, le fugu occupe, si l'on peut dire, une place de choix. Il n'est en effet mortel que dans les assiettes des japonais, lesquels en raffolent.

Les poissons peuvent être sensibles à des courants électriques infimes, non mesurables par l'homme, mais également au champ magnétique terrestre. Seuls quelques exemples sont connus, dont évidemment le très médiatique requin (voir "requins"). Ce fait semble confirmé par les marques laissées par leurs dents dans des coques de bateaux près de parties métalliques, ainsi que sur les câbles téléphoniques transocéaniques ; comme pour les cachalots retrouvés morts emprisonnés dans ces câbles, on peut en déduire la profondeur auxquelles ils descendent (au moins 400 m pour ces derniers).

D'autres, dont certaine anguilles, peuvent envoyer de très violentes décharges électriques (même pour l'homme).

Dans les grands fonds, 80 % des espèces fabriquent de la lumière (bioluminescence), elles pêche même au "lamparo (*)", suspendu devant la bouche, éclairent les proies aux infrarouges pour qu'elles ne s'en aperçoivent pas !  des méduses clignotent et d'autres lâchent des "nuages de lumière" qui mettent en péril ceux qui s'en trouvent éclairés !
(*) Pour produire cette lueur chimique, les poissons "élèvent" des bactéries bioluminescentes (cas du "lamparo").
Dans les profondeurs, un poisson produit une lumière rouge grosse comme un ballon de football.

La seiche se méfie de son ombre. Voici une observation des plus étranges: dans les eaux limpides du récif hawaïen, une petite seiche, enfouie toute la journée, ne sort que la nuit pour chasser. Ses prédateurs parviennent à la repérer grâce à son ombre, projetée sur le fond par la lueur de la lune. Elle s'est donc associée à une bactérie photo luminescente qui émet exactement la lumière nécessaire pour éliminer l'ombre !  "Sciences et Avenir".

Le dauphin qui ne dort que d'un cerveau.  Les dauphins respirent dans l'air mais ne peuvent y demeurer sans que leur peau ne soit constamment mouillée. Pour dormir, ils leur faut bouger constamment pour maintenir ces deux obligations vitales, se mouiller et respirer.

Le cachalot, le calamar géant, mais aussi d'autres poissons des grands fonds, détectent la lumière à plus de 1000 mètres de profondeur, là ou la nuit totale règne pour l'homme. Et le manchot empereur peut plonger jusqu'à 600 mètres de profondeur !

Leur odorat peut être extrêmement sensible ; c’est à son odeur particulière que le saumon retrouve sa rivière natale ( ? ?)  et un requin perçoit l’odeur du sang à plusieurs centaines de mètres.

La ligne latérale : Bien des questions se posent lorsqu'on observe les animaux marins, dont celle-ci  : comment les poissons en banc peuvent-ils tous changer brusquement de direction, en particulier lorsqu'ils sont attaqués, dessinant des volumes complexes et mouvants du plus bel effet réglés comme un ballet ? ce serait en observant le reflet des autres, en particulier sur cette "bande latérale" que possèdent bien des poissons.
Cette bande latérale serait un multi détecteur ; on croit en effet qu'elle leur permettrait de détecter bien d'autres évènements (variations électriques ou électromagnétiques, vibrations etc. ).

Quelques poissons "plats" , carrelets, turbots, limandes etc. reposent sur le fond où ils se nourrissent. Leurs deux yeux sont sur le dessus mais en y regardant bien, ils ne sont pas symétriques et la bouche elle même  à l'air un peu de travers ; à la naissance, ils sont tout à fait normaux, avec un oeil de chaque côté. Par la suite, cette partie de la tête se déforme et un oeil passe de l'autre côté !

Les poissons parcourent parfois des milliers de kilomètres pour rechercher leur nourriture, des eaux plus chaudes ou pour se reproduire les saumons remontent une rivière qu’ils n’ont jamais connue, les anguilles quittent leur rivière et accomplissent un voyage de 5000 kilomètres pour aller pondre et mourir dans la mer des sargasses, les jeunes entreprenant le voyage inverse !

Bien d’autre espèces effectuent une migration saisonnière pour des raisons que nous ne comprenons pas encore.

 On a trouvé plus de 25 millions d’oeufs dans le ventre d’une morue

Le langage gestuel et sonore de tous les animaux, homme inclus, est bien codifié pour chaque espèce, le cheval ayant été sans doute le plus étudié. Poissons, oiseaux, insectes, ont le leur, le plus bel exemple étant celui de cet oiseau africain qui entraîne l'homme dans la forêt jusqu'au nid d'abeilles, en espérant avoir quelques restes de miel qu'il ne peut aller prélever lui-même. N'oublions pas que le langage gestuel, même pour l'humain, prime sur le culturel. Impossible de s'exprimer sans gestes ni mouvements divers de tout le corps, qui sont soigneusement observés et analysés par l'interlocuteur.

Personnellement, j'ai capté au caméscope l'ordre de départ de mouettes, un soir pendant des congés à la Grande Motte (point Zéro).  Les mouettes voletaient en grand nombre au soleil couchant et nous avons entendu soudainement trois cris puissants (enregistrés au caméscope) : immédiatement, un colonne s'est formée et la majeure partie du groupe est partie.

Les animaux nous imitent. Les animaux imitent les sons de leur environnement. On a eu la surprise - mais ne sommes nous pas régulièrement surpris par les animaux - de constater que des éléphants imitaient le bruit des voitures ou des camions qui passaient !   Les scientifiques et des militaires pensent que les bélougas imiteraient le bruit des sous-marins. Ils auraient même failli être torpillés en tant que tels, mais le comportement sans doute étrange et la « signature » du bruit les aurait sauvé in extremis.
Qu'est-ce qui les pousse à nous imiter ? cherchent-t-ils à montrer qu'ils ont identifié les intrus, qu'ils savent qu'ils sont là, peut-être aussi est-ce une tentative de communication pour voir si ça répond ? À moins que ce ne soit un avertissement. Peu importe, laissons les tranquilles au lieu de les harceler et ..imitons les !

Nous pensons que les animaux crient ou chantent. C'est une interprétation un peu limitée. D'abord ils s'identifient et se reconnaissent, les manchots au milieu de milliers d'individus qui crient, les vers luisants en "codant"  le nombre des éclats, comme pour notre code Morse !   Ensuite, leurs messages ne sont sûrement pas que des appels à la femelle comme on veut bien nous le présenter, car ils n'ont pas connu Freud. Dans notre jardin, nous avons entendu un jour deux oiseaux "se parler". Ils ont gazouillé longtemps, chacun à leur tour par périodes de quelques secondes. Les sons étaient d'une très grande richesse, jamais les mêmes. Je ne prétends pas qu'il s'agit d'un langage tel que nous le concevons, mais il y avait quelque chose de magique dans ce que j'appelle à coup sûr, un échange.

Les animaux nous observent et nous étudient (ou l'arroseur arrosé). M. Wade, Nouvelle Zélande, célèbre pour ses photos, films et livres dans le monde entier, s'était adapté à la nage des dauphins, avec un simulacre de vêtement "dauphin" pour s'intégrer dans un groupe ; il a finit par comprendre qu'ils le testaient lui-même en le poussant peu à peu à accomplir certaines choses !  c'étaient eux les maîtres avoue-t-il. On voit bien que les animaux nous observent et en tirent les conclusions qui s'imposent, à la fois pour leur survie et leur intérêt. Cette dualité fait qu'ils se font parfois piéger, tout comme nous.

Communication des baleines, bélougas, dauphins.
La communication serait possible sur de très très grandes distances, d'un bout à l'autre d'un océan peut-être, en utilisant des sortes de couloirs, les couches d'eau de différentes températures ou salinité (donc de densité) qui canaliseraient les ondes. D'autre part,
le son se propage dans l'eau à la vitesse de 1500 mètres seconde contre seulement 340 dans l'air. Les vocalises des baleines couvrent 8 octaves, contre 2 à trois pour l'homme. Leurs basses sont inaudibles. Portée estimée de leurs "chants" ? jusqu'à 10.000 Km !

Le tube de l'été chez les baleines à bosses. 2011 : après 11 ans d'enregistrements, une équipe internationale de chercheurs - dont ceux basés en Nouvelle Calédonie - a démontré que les chants de baleines à bosses qui apparaissaient tout d'abord à l'est de l'Australie, étaient repris par d'autres populations de baleines génétiquement différentes, jusqu'à Tahiti, à 6.000 km ! et toujours dans le même sens, ces chants étant renouvelés environ tous les deux ans.

Sonar. Tous les cétacés et le narval émettent des ultrasons (une trentaine répertoriés). Ils leur permettent de former une image, laquelle pourrait être plus performante que celle de la vision elle-même ; sa caractéristique est de pouvoir "traverser" les corps de sorte qu'ils verraient les organes fonctionner comme avec une radiographie. Ils pourraient servir à communiquer mais aussi à paralyser et même tuer, à très courte distance, de l'ordre de dizaine(s ?) de centimètres, un poisson convoité. Le dauphin d'Amazonie semble bien assommer ses victimes avec cette "onde de choc ultra sonique", le poisson ne réagissant plus lorsqu'il s'approche pour le happer. Une sorte de cri du judoka en somme, qui paralyse l'adversaire.

Les ondes électromagnétiques utilisées sous l'eau auraient perturbé ces animaux et certaines, abandonnées par les militaires américains ont été remises aux mains des scientifiques. Radio Monte-Carlo, 28 06 05.

Communication des calmars et méduses. Ou supposée telle. Les calamars sourds communiqueraient par variations de couleurs et par postures (35 dénombrées). Des points lumineux constellant leur peau leur permettent d'émettent des variations très complexes de couleurs. Les méduses s'illuminent d'impulsions  rythmées de lumière “électronique" de discothèque, partant en vagues et en couronnes vers les extrémités.

Aux Bermudes, les Syllidiens femelles remontent des profondeurs et lâchent deux produits qui, en se mélangeant, produisent des filets bleutés qui se déroulent en arabesques avant de s'étaler rapidement en tâches. Bêtes malignes, elles le font seulement que si la lune laisse une période d’obscurité avant de se lever.

Dans les profondeurs, un poisson produit une lumière rouge grosse comme un ballon de football.

Communication entre un dauphin et deux baleines.  Mai 2008. Une baleine et son petit s'échouent sur une plage de Nouvelle Zélande, ce qui est assez fréquent en ce lieu. Des volontaires y veillent toujours, et les animaux sont renfloués. mais ils reviennent s'échouer et l'on ne sait plus que faire. Arrive alors un dauphin habitué des lieux et qui aime bien folâtrer au milieu des enfants et des hommes. Il s'approche des baleines, siffle et caquette à loisir, et l'on entend alors les baleines, comme si elles y répondaient. Et l'incroyable se produit, au bout d'un moment, les baleines se dégagent et le suivent au large.

Une palourde de 410 ans a été trouvée. Son grand âge est certifié par le nombre de stries de sa coquille, comme bien des coquillages, stries comparables aux cercles (couches) des arbres. Voir aussi ci-dessus "le nautile et la lune".
Les scientifiques ont "regretté" que l'animal n'ai pas survécu à leurs investigations.. sans doute cherchaient ils le secret de la longévité pour en tirer profit. Sans commentaire, mais je me retiens.

Pollution marine. Les effets de la pollution des mers, étudiés par des scientifique canadiens sur les baleines belugas (blanches), montrent que ces animaux sont imbibés de toxines qui pourraient bien être à l'origine de l'augmentation constatée des cancers chez ces animaux. Sur certains cadavres, le taux est tel qu'ils pourraient être classés comme dangereux !  la présence de toxines est constatée chez tous les animaux marins, quand les spécialistes compétent déclarent :"la dilution est telle qu'aucun effet n'est à craindre"  Il y a en fait un effet d'accumulation qui se produit à la longue chez ces animaux, qui vivent pour la plupart près des côtes, où la concentration est la plus forte.

L'étude de la toxicité se pratique aujourd'hui sur chaque produit pris isolément. Ces chercheurs explorent une autre approche de la pollution, celle qui provient de l'ensemble des produits chimiques, des produits dérivés par combinaison ou transformation.   Le résultat est étudié au bout de la chaîne car il est actuellement inimaginable d'étudier quelque 80.000 produits chimiques, leurs interactions, leurs transformations dans un monde vivant !
Exemple : les bactéries transforment le mercure en méthyle mercure et les poissons concentrant ce poison.
Aux USA, il a été constaté que des dérivés du chlore avaient un impact sur la reproduction humaine, touchant femmes et hommes.

La recherche s'oriente aussi vers des plantes dont les racines auraient la capacité d'absorber certains produits chimiques, qui pourraient ainsi traiter l'eau avant son déversement dans les rivières et la mer .TV "Arte", 17 08 05.

Etoile de mer dévoreuse de coraux et canne à sucre.

Depuis 1960, une étoile de mer qui dévore les coraux se reproduit anormalement. En Australie, une chercheuse vient d'établir un lien entre l'action des fertilisants rejetés dans la mer, dont l'azote, et la prolifération des acanthasters. Cette étoile de mer, dite "buisson épineux", observée au ralenti, dévore les coraux comme un rouleau de lavage brosse une voiture. Elle a constaté qu'elles proliféraient justement dans les zones ou les rejets étaient les plus forts ; les tempêtes, en les ramenant au rivage, peuvent accélérer le phénomène. Ces lieux correspondent en particulier à l'exploitation intensive de la canne à sucre, avec destruction de la végétation "inutile" qui freinait le ruissellement jusqu'aux rivières puis la mer (arbres, bocages, buissons, mares..). On acceptera peut-être un jour de perdre une partie des surface cultivées.
 

 

Les serpents marins katuali  ;  les colubrina et autres katuali sont de la sous-famille des lapicauda  ; ils sont répandus dans tout le Pacifique. Source documentaire : émission TV de janvier 2004 sur ARTE. Les photos ont été prises en plongée aux îles Midway par une équipe américaine qui teste des antidotes, car il n'y en a aucun pour ce serpent.  Quelques précisions ont été trouvées sur le site http://www.zoro.co.uk. 

Ces serpents ovipariens (pondent des oeufs) sont bien adaptés aux différences de pression (jusqu'à un trentaine de mètres), mais doivent remonter régulièrement à la surface pour prendre une bouffée d'oxygène dans leur poumon atrophié, vestige de leur ancienne vie terrestre ; ils seraient originaire d'Australie;  (selon le site zoro.ko.uk, "ils remontent à la surface environ toutes les 15 minutes pour une profondeur de 12 mètres").

Laticauda katuali (photo partielle du site zoro.ko.uk) ; ce serpent annelé gris-noir de 50 cm à plus d'un mètre, a un museau jaunâtre ; on peut le voir nager nonchalamment à la surface de l'eau, ou bien installé sur des rochers coralliens ou au bord de l'eau, sur le sable des îles et îlots.
Il est fort heureusement très paisible,  car son venin est plus venimeux que celui du cobra royal. ; on dit partout de lui qu'il ne peut mordre l'homme qu'entre les doigts car sa bouche serait trop petite ; mieux vaut ne pas trop y croire car ses dents sont très acérées et assez longues pour mordre une anguille ; de plus, comme tout serpent, il peut distendre sa mâchoire.

La vérité est qu'il n'attaque pas l'homme. Attention tout de même aux enfants et ne vous risquez pas à lui marcher dessus ou à l'attraper !!

Expérience personnelle (hibis): "J'en ai vu une dizaine en Nouvelle Calédonie sur le sable d'un îlot, au bord de l'eau, comme endormis ; mon arrivée n'a provoqué aucune réaction ; le passage était étroit à cet endroit et je ne souhaitais pas mettre les pieds dans la végétation ; les voyant toujours sans réaction,  je me suis décidé à passer en posant un pied entre eux, pas très rassuré tout de même ;  aucun d'eux n'a esquissé le moindre mouvement, comme s'ils n'avaient rien vu".

 

Paisibles

Le serpent passe entre les jambes du plongeur sans aucun problème
;
Ecailles

Ces serpents ont des écailles ventrales permettant de grimper sur les rochers.
Vie sociale

Bien que solitaires, ils aiment se regrouper dans des cavernes pour quelques raisons inconnues, peut-être imagine-t-on pour trouver un partenaire ou se protéger.

 

aucun décès humain ne lui est imputable à ce jour.  Cependant, il peut  produire 10 à15 mg de venin pour une dose fatale dix fois moindre ! 
le venin affecte à la fois le système nerveux et les muscles de ses proies.

Leur langue fourchue est animée de larges mouvements de haut en bas. La photo de droite montre les deux positions extrêmes superposées (montage personnel).
Ils se guident surtout avec leur odorat, plus que par la vue, en palpant et goûtant de la langue les particules odorantes, sous l'eau et hors de l'eau.  Ils perçoivent aussi les légers mouvements d'eau dus aux déplacement des poissons.
Ils de propulsent en godillant, grâce à l'extrémité de leur queue, plate comme une palme.

Leur nourriture : Ils se dirigent droit sur leur proie, petit poisson, anguille ou petite murène au fond d'une cavité. 
Le poisson est immobilisé par enroulement, puis mordu. (Télévision).
Leurs prédateurs : 1- Les requins et quelques autres gros poissons, qui semblent immunisés contre leur venin les pourchassent à l'occasion. Leur pire ennemi serait la (grosse) murène, susceptible de les couper en morceaux si elle se sent menacée, lorsqu'ils passent trop près de son repaire. Le crabe enfin, à l'affût, les frappe à la vitesse de l'éclair et les tue lentement en les maintenant entre ses pinces.

La pêche
 

Des palmes de cocotier sont assemblées pour constituer une sorte de très long filet (je ne connais pas le nom polynésien).

Un groupe d'hommes le tire dans l'eau peu profonde du lagon selon un grand cercle.
D'autres groupes sont parfois chargés de frapper l'eau pour rabattre le poisson.

Des plongeurs interviennent dans le processus.
Le poisson pris sous les feuilles se réfugie vers le centre où il est piégé et harponné.

 

 - A gauche, technique de pêche au caillou. Avait cours à Tahaa, où elle aurait été inventée. Il s'agit d'effrayer le poisson que l'on pousse ainsi vers les filets. Se pratique aussi à bord de pirogues. C'est également ainsi que l'on a refoulé des requins lors d'une compétition de natation en Australie ; le bruit des moteurs n'ayant pas suffit, l'on fit appel en dernier ressort - et de justesse - aux hélicoptères. Les nageurs, loin de la côte, n'ont rien soupçonné du danger et ne l'ont appris qu'à leur retour. Cette technique est très répandue, encore de nos jours - j'ai vu des pêcheurs la pratiquer - non à la pierre bien sûr, mais à la rame. Ailleurs, on frappe avec ce dont on dispose, branches etc.

 - L'approche du mahi mahi (réputé méfiant) ;  "Je vis croiser le lendemain un mahi mahi. Je le repérai de loin à son sillage fluorescent bleu-vert. Peut-être m'avait-il aperçu le premier et en ce cas je devais faire en sorte qu'il m'oublie ; il n'approchait pas, lui aussi se cachait. Alors j'eus la certitude qu'il m'avait vu". Extrait du livre "Si loin du monde" de Tavae, pêcheur Tahitien de Faa'a, Papeete,  perdu en mer pendant 118 jours (parti de Papeete le 15 mars 2002, il est tombé en panne de moteur) 

- Les pirogues .  "Les pirogues que nous fabriquâmes étaient faites de planches cousues entre elles et calfatées avec de la bourre de coco mélangées avec de la sève d'arbre à pain. Elles étaient moins résistantes que les pirogues creusées dans des troncs d'arbre à pain, mais plus rapides à construire et plus légères". Récit de Tavae dans son livre "si loin du monde"

Pour leurs embarcations, les esquimaux et les amérindiens cousaient des peaux sur une structure.

 Le récif, le courant et les passes

Il y a passe et passe : les grandes passes sont larges et profondes : elles correspondent à l'écoulement de l'eau d'une rivière importante ; souvent, les gros bateaux peuvent y passer. Il y a tout le long du récif une multitude de petites passes qui ne sont que des entailles peu profondes, ou seulement les petits bateaux peuvent parfois s'aventurer. Il y a souvent deux courants opposés dans les passes, hors marée (qui renforce ces échanges) ; ils sont superposés et de sens contraire ; l'un vide et l'autre remplit. l'eau du lagon se renouvelle ainsi, sauf dans certains atolls, trop fermés ou surélevés, qui n'ont plus d'échange, et où l'eau est en conséquence très salée et sans vie.

Dans le cas qui suit, il s'agit d'un passage sur le récif lui-même mais la difficulté de revenir montre bien les risques encourus partout sur le récif, passe ou non. Ici, la vague entrante une fois passée, déposait littéralement les nageurs dans un courant de reflux, comme au bord de la plage avec le retrait de l'eau. Situation très périlleuse.

Passage du récif : le récit de Dédé

"Nous étions sur l'Ilot RONHUA au large sud de la grande Ile HUGON. Le temps était extraordinaire, avec une mer d'un calme rare. Nous allions plonger au Grand Récif entre les deux passes de UITOE et SAINT VINCENT et nous avions trouvé à l'intérieur du récif un joli trou d'eau dans lequel nous avons pêché quelques poissons. L'envie nous prend alors de passer sur le tombant extérieur du récif , pour chercher quelques langouste car la mer ne déferlait pas sur le récif comme d'habitude. Le grand récif à cet endroit, d'une centaine de mètres de large, est alors recouvert par un mètre cinquante d'eau. Le paysage de ce récif vivant était une vraie splendeur pour nos yeux de Zoreilles (Français métropolitain). Nous traversons ce récif avec une grande facilité, et nous débouchons d'un seul coup sur le grand Bleu. Le Bleu Violet, de plus en plus foncé lorsque l'on regarde vers le bas car le récif est quasi vertical à perte de vue et ne descend pas comme un flanc de montagne ; une sorte d'angoisse prend à l'idée que quelque chose pourrait surgir du néant.. "En bas", il sort quelque chose, un poisson, on dirait qu'il est gros, puis d'autres plus petits, ça sort de cette gigantesque muraille de corail qui s'étire jusqu'à perte de vue, ça y retourne. la terre est là dans notre dos et je remarque que chacun d'entre nous se retourne fréquemment vers le Bleu (le Large) pour vérifier que rien ne se présente d'inattendu.

Il est temps de rentrer et nous nous engageons sur le récif en sens inverse de l'aller. Mais des ondes venant du large balaient la surface de l'eau sur une assez grande distance. Nous nous dirigeons vers le bateau qui est une centaine de mètres. Une vague de houle, qui avance sur le récif, nous dépasse et nous descendons d'un mètre vers les cailloux sous notre ventre. Là, un fort courant en sens inverse nous ramène en quelques secondes à notre point de départ dans le Bleu. Le retour n'était pas gagné.

Nous nous déplaçons d'une cinquantaine de mètres espérant trouver un meilleur passage, mais cette fois, nous attendons une vague plus haute et recommençons ; arrivés en fin de poussée, nous plongeons sous l'eau pour nous agripper au corail, en pensant lutter ainsi contre ce courant de retour. Nous attendons donc au fond d'un mètre d'eau furieuse, mais l'air nous manque et nous remontons pour reprendre souffle et, lâchant prise, nous voila repartis vers notre point de départ !! C’est à ce moment là que la houle nous rattrape. Il nous faut trouver un moyen de nous accrocher et de continuer à respirer en surface. Je pense au fusil sous-marin, et à la pointe de harpon au bout de la flèche. Cet engin peut nous servir d'ancre. Je remonte à l'assaut du récif , bien sur porté par une haute vague mais cette fois-ci en palmant furieusement pour essayer de gagner un maximum de terrain".

 A l'aide de la flèche, nous réussissons à nous accrocher tous les trois cote à cote. Lorsque la vague nous dépasse et renvoyés dans le courant en retour nous constatons que nous sommes assez près de le surface pour respirer tant bien que mal par nos tubas, et nous pouvons attendre le retour de la vague suivante pour repartir à l'assaut des cinq mètres d'avancée suivants ; nous gagnons ainsi du terrain vers notre bateau. Nous nous battons ainsi pendant près de trois quart d'heure pour réussir à vaincre ces cent et quelques mètres de courant. Nous sommes complètement épuisés.

Avant le départ nous étions persuadés que notre voyage aller et retour se ferait pendant ce que l'on appelle l'étale de marée. Nous ne savions pas que selon les lieux où l 'on se situe dans le lagon Calédonien il peut y avoir des différences de plusieurs heures entre les heures de marée diffusées par les médias et qui concernent NOUMEA et les heures de marée des lieux où l'on se trouve. Il existe un annuaire des marées très précis donnant ces informations pour l'année qu'il faut toujours avoir avec soi dans un bateau". 

Dédé en a gardé un sacré souvenir, bien perceptible dans l'intensité du récit. Si je n'ai pas vécu pareille aventure, il s'en est fallu de peu un jour où, m'approchant d'une passe sans me préoccuper du courant (j'étais débutant), je me suis rendu compte soudainement que je commençais à avancer un peu trop vite et que j'allais "y passer". J'étais vigoureux mais il m'a fallu beaucoup de chance pour m'en sortir. Le récif que je longeais, sur ma droite, avant la passe que je voyais très bien, n'étais fort heureusement recouvert que par très peu d'eau. Je me suis donc approché en vitesse et je m'y suis accroché de mon mieux - en m'écorchant c'est inévitable. Après avoir repris mon souffle, j'ai lâché le récif et je me suis mis à nager comme un fou en sens inverse. J'étais très vigoureux et bon nageur mais je peinais à remonter deux ou trois mètres ! je m'accrochais donc à nouveau au récif pour reprendre haleine et ainsi de suite. j'ai pu m'éloigner peu à peu du fort courant, épuisé mais heureux. C'est pourquoi j'insiste tant sur les passes, avertissement qui est régulièrement diffusé à la radio de Tahiti. 

l'autre récit de Dédé

"Cela se passait à Unia en 1982. J'étais parti plonger un jour de grande marée basse avec trois copains plus expérimentés que moi, à l'extérieur du récif frangeant au sud de Touhaourou, entre Yaté et Goro. Là, le récif étant collé à la plage, nous l'avions traversé à pied pour nous mettre à l'eau directement dans les rouleaux qui déferlaient au bord du tombant.

En ce lieu le tombant est moins impressionnant qu'entre les passes précédentes car il descend en pente, comme une colline de rochers. Après notre nage-promenade tout le long du bord, la mer avait monté et les vagues du large brisaient sur le bord.

Dans l'eau et derrière le rouleau on ne voit pas du tout le récif sauf de l'intérieur de l'eau,par dessous la surface. Il nous faut rentrer maintenant et donc attendre une vague favorable ; les rouleaux déferlant se présentent par séries de trois en général deux gros et un plus petit. Pour éviter de se faire rouler sur les obstacles par la vague il faut choisir la vague la moins haute, si possible non déferlante et se lancer alors sur elle au bon moment, à hauteur maximale, puis palmer fort pour rester dessus en regardant bien devant soi.

En effet le courant de ta vague haute te crache littéralement à au moins 20 km/h et à 50 cm au-dessus du récif dont on ne peut pas dire qu'il est lisse. Heureusement que les palmes sont là. Elles permettent de très bien contrôler ses mouvements à l'intérieur du courant : mais il faut rester DEDANS et c'est lui qui évite les obstacles. C'est la même chose qu'en rivière et c'est tout aussi impressionnant".

"Une autre fois nous avons vu un jeune militaire imprudent qui s'était lancé comme nous, mais en se croyant sur une plage, sans masque ni tuba. Il s'est fait rouler par les vagues sur un tas de coraux arborescents et il est sorti de là couvert de plaies et de sang ; heureusement, il a été rapidement évacué à l'hôpital, ce qui n'est toujours évident dans ce pays".

  Coquillages 1 (extraordinaire collection et geisha de coquillages)

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