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  Des mots  du pays

English

LANGUES
1/ Polynésien
: parlé dans un triangle défini par la Nouvelle Zélande, Hawaii et l'île de Pâques.

A retenir : le U se prononce "ou" ; le E se prononce "é" (Papeete = Pa-pé-é-té) ; le R, très rrrrroulé semble être parfois être un LL ; les H sont très fortement aspirés, bien plus que ne le font les anglais (moi, je dis expirés) ; il y a beaucoup de voyelles dans un mot (la langue ne comporte que 10 consonnes, y compris un son de fond de gorge très spécial). Toutes mes excuses auprès des spécialistes pour mon ignorance.

Le tahitien tutoie très facilement mais ce n'est plus systématique : tout dépendra du moment et de la nature de la conversation (affaire, discussion amicale..). Il faut sentir le moment si l'interlocuteur ne commence pas lui-même, mais il m'est arrivé de tutoyer.

Complément : extrait du site de Cyril Grouin.(voir autres sites pour le Polynésien) : "Le maori est la langue polynésienne la plus importante numériquement ; elle est parlée par la population aborigène de Nouvelle-Zélande, soit environ 300 000 personnes. Elle est assez proche du tahitien (parlé en Polynésie Française) et du samoan (parlé aux îles Samoa, ainsi qu'à Wallis-et-Futuna). Le maori ne comporte que 9 consonnes : (p, t, k) 3 nasales correspondantes (m, n, ng), ainsi que le (r), une glottale (h) et la semi-voyelle (w), et 5 voyelles : a, e [é], i, o, u [ou], mais il distingue très nettement les voyelles brèves des voyelles longues (rendues par un doublement de ladite voyelle : aa, ee, ii, oo, uu). Quelques mots d'origine indoeuropéenne ont été introduits en maori par l'intermédiaire de l'anglais : papier=pepa (paper), table=tepu (table), lettre=reta (letter), couteau=naihi (knife), cuillère=pune (spoon), assiette=pereti (plate), bateau=poti (boat), sucre=huka (sugar), porc=poaka (pork), semaine=wiki (week) etc... Inversement, le français a emprunté au maori des mots comme kiwi ! "

Les mots les plus importants !! : MA'A TAHITI (cuisine tahitienne) ; CHEVRETTES (crevette d'eau douce) ; MAHI MAHI (daurade) ; PUNU (boite de conserve, si tu n'aimes la ma'a Tahiti ! ou URU (fruit de l'arbre à pain si tu as très faim) ; mais tu peux encore aller au MATETE (marché) ; et si tout va mal, fais la TAMA'ARAA (fête : important ici où le 14 juillet dure tout Juillet !) ; tu seras un peu FIU (fatigué, pas en forme, après la fête) alors E ARA (fais attention) ; ORI TAHITI, UPA UPA, TAMOURE (catégories de danse)
HOE (un), PITI (deux), TORU (trois) ; MAHA (quatre), PAE (cinq), ONO (six), HITU (sept), VAU (huit) ; IVA, (neuf), AHURU (dix), HANERE (cent), TAUATINI (mille) ; ATIRA (assez ; E MEA RAHI (beaucoup))

politesse : IA ORA NA (bonjour) ; MAEVA ; MANAVA (salut) ; NANA (au-revoir) ; MAURURU (merci) ; MAEVA (bienvenue).
autres : E (oui) ; AITA (non) ; AFEA (quand) ; ANANAHI (demain) ; INANAHI (hier) ; I TEIE NEI (maintenant) ; EHIA (combien) ; NUI (grand) ; ITI (petit) rappelez vous, "Tahiti Nui" et "Tahiti Iti" (la grande île et la petite) ; ANI (demander) ; E MEA (ça fait : exemple, E MEA RAHI (-ça fait- beaucoup), E MEA HAAMA ça fait honte) TAPU (interdit)
PAREU (paréo) ; MORE (jupe en fibres d'arbre) ; FARE (maison, maintenant en parpaings et toit de tôle..) ; TRUCK (origine USA, ici car , bus). MANUREVA (avion, "l'oiseau du voyage")
MARAE (lieu ancestral de cérémonie religieuse comprenant à l'origine une esplanade entourée partiellement de murets de pierre et une partie bâtie plus haute constituant un autel. Ce sont parfois maintenant des lieux touristiques..
Les Polynésiens ont également pour habitude de construire les tombes devant leur maison et bien souvent, carrément dans l'allée de l'entrée, presque devant la porte ; on s'y assoit, les enfants y jouent ; les morts vivent avec eux (constaté à Bora Bora, même devant des maisons récentes).

A éviter !!: NAONAO (moustiques ; est-ce les nonos ?) ; TAOTE (docteur) ; MA'I (hôpital). Mais le pire serait de rencontrer un TUPAPAU (revenants qui hantent certains lieux le soir, souvent les mêmes et on les connait, à la pleine lune et les quelques jours suivants : évitez de sortir et laissez une lumière allumée chez vous ; ne bravez pas les TUPAPAU c'est (presque) sérieux ..)

MAOHIS TANE (homme) ; VAHINE (femme) ; PEPE (eh oui, bébé et non pépé) ; RUAU (vieux) ; FARANI (français)
FENUA (la terre, le terroir, le pays ; également sens de mère nourricière, ancestrale, car on trouve ce terme sur des CD ou des spectacles et chants. MOANA (océan) ; MOTU ("motou", îlot corallien) ; MOUA (montagne) ; APE (plante) ; PAPE (eau) ; MATAI (vent) ; ANAVAI (rivière) ; AO (jour) ; RA (soleil, analogie avec RÂ égyptien ?) ; AHIAHI (soir, coucher de soleil) ; PO (nuit) ; POIPOI (matin). Traduction de mots Polynésiens : 1 / voir "Autres sites", 2 / me demander (j'ai une autre liste avec quelques phrases) .

2 / Calédonien et Kanak :
En ce qui concerne les européens (et assimilés) de souche, ils ont conservé bon nombre de mots américains du temps de la deuxième guerre mondiale, alors que
La Nouvelle Calédonie était la deuxième base du Pacifique .
CA VA ou QUOI ? (bonjour); TATA, (au revoir ) de l'Australien "ta-ta", ou encore babaille (bye bye) et OK baille ; AWA ! (marque l'étonnement, de négation ; non, rien) ; CASSE PAS LA TETE (faut-il traduire ?); ASTIQUER (faire vite) ; UN COUP (comme chez nous) , un coup d'pêche, d'chasse ou coup d'gueule et même "on va claquer un coup d'fête à Noêl" ; quand il est colère (ou fin colère), il claque un coup d'gueule ; STOCKMAN (stock : bétail ; origine Australie : gauchos) ; STATION (ferme) ; POKEN (nom donné aux anglo-saxons ; origine : english spoken) ; STORE (de l'anglais, magasin, boutique) ; TOPETTE (canette de bière) ; BOUTEILLE CARREE (de whisky) ; BABY-CAR (petit bus) ; MOP (anglais : serpillière) ; COALTAR (asphalte : route coaltarée) ;
CREEK (de l'anglais, cours d'eau, petite rivière) ; KAKANE (indonésien), BAYOU (indonésienne) : MANOU (pagne mélanésien)

Kanak ; je n'aborderai pas les langues Kanak car il y en aurait une trentaine, auxquelles s'ajoutent un nombre encore plus grand de dialectes : on ne se comprend pas d'une vallée à l'autre et le français est indispensable !! KANAK signifie "homme" ; POPINEE (femme kanak et aussi grande langouste, peut-être à cause de la couleur?) ; PILOU (danse guerrière kanak, voir PILOU PILOU). Parmi les langues Kanak, celle de Lifou, le DEHU, semble émerger et se répandre ; c'est la seule à être quelque peu écrite. bozu ("bozou" ; bonjour) et iahni (au revoir), sont un encouragement, car il n'y aurait pas encore de dictionnaire.
 


3 / VOCABULAIRE GENERAL

AHIMA'A (four Polynésien et aliments cuits à cette occasion, comme le Bougna Mélanésien, voir bougna)
ALVERO DE MENDANA
(découvre les Marquises en 1595)

ARBRE A CANETTES
(Nouvelle Calédonie : les kanaks ont l'habitude de marquer leur passage partout, et un peu comme chez nous, ils sculptent les arbres dans la nature. Mais ils mettent parfois dans les arbres, le long des routes, des boites de bière fichées dans les branches, d'où l'appellation)
ARBRE A HACHE
(ce terme est pure invention de ma part, mais en voici l'explication : selon l'écrivain Paul Bloc, l'emmanchage des haches en pierre polie étaient ainsi réalisé : on choisissait dans la forêt un bois spécial ; on le fendait et on y fixait la hache (pierre); le bois en poussant l'épousait intimement et le serrait à force. En temps voulu, la branche était coupée, taillée et fixée encore par des liens en poil de roussette (voir ci-dessous)
ARBRE A PAIN  (voir ci-dessous URU)

BAGUES COCOTIERS (tôle ceinturant les cocotiers pour empêcher les rats de monter)
BANANIER
(on le croit des mers tropicales et il provient de l'Inde ; ce n'est pas un arbre mais une plante - "herbacée" -)
BANCOULE
(arbre bien connu pour ses vers lorsqu'il est mort (sous son écorce). Les gros vers blancs , de 6 à 7 cm de longueur pour 1.5 cm de diamètre, sont très appréciés des mélanésiens comme des polynésiens, grillés ou même crus. Les survivants deviendront insecte)
BAYOU
(indonésienne), KAKANE (indonésien)

BICHES DE MER
(HOLOTHURIES) (sorte de gros boudin noir pas très ragoûtant quand il faut choisir un endroit libre pour mettre son pied en entrant dans l'eau de certains lagons) ; pas dangereux du tout, c'est un tube digestif) ; les chinois les mangent, mais peut-être pas seulement eux en cas de nécessité
BAMI (plat indonésien à base de vermicelle fin de soja, haricots verts, oignons, crevettes, poulet (un régal pour moi)
BANIAN (figuier des Indes ; arbre qui laisse pendre ses racines jusqu'au sol à partir des branches. En fait, il s'agit d'une plante parasite qui s'appuyant sur un arbre, pousse "à l'envers", vers le bas ; ses racines pendantes forment de multiples troncs qui se soudent peu à peu entre eux ; l'aire couverte peut être très importante on signale deux cas extraordinaires (émission RMC 19 11 2002) : au Sri lanka, un banian couvre 3.000 mètres carrés, mais à Calcutta, un autre couvre 15.000 mètres carrés !
BENGAÏOU
(Etui pelvien en peau de banian multicolore qui traîne jusqu'à terre. Paul Bloc, écrivain)
BLIGH William
(commandant du vaisseau La Bounty : voir "Bounty" ; Capitaine BLIGH est également très connu à Papeete car c'est un cabaret-spectacle-aquarium)
BOIS DE FER
(voir FILAO)
BOUGNA
  (Four de pierres: plat de fête à base d'ignames, tarots, papayes, banane à cuire, poulet, ou poisson, ou chair de bénitier, le tout arrosé de lait de coco et placé dans des feuilles de bananier. Le pliage des feuilles est tout un art. Le paquet est refermé et lié et mis cuire au four de pierres
recouvertes d'autre pierres, de vieilles nattes en feuille de coco puis de terre. La cuisson dure deux heures. C'est un gros travail car il faut tout d'abord couper du bois, creuser la terre, faire el feu pour chauffer les pierres qui doivent être brûlantes ; on commence généralement la veille. Succulent quand il est préparé dans les règles ; les aliments sont bien distincts et juteux. Ce n'est pas un ragoût comme on voit parfois écrit, à moins que l'on ne parle du bougna cocotte ou pire du bougna micro-ondes !! que l'on peut taxer d'acceptable pour les touristes qui ne connaîtront rien d'autre).


BOUGAINVILLE
(Louis Antoine de ; premier capitaine français à avoir effectué le tour du monde. Parti de Brest en décembre 1766 avec la frégate La Boudeuse pour céder officiellement les Malouines aux espagnols, afin de garder la face vis à vis des anglais qui avaient envahi l'archipel alors qu'on projetait de les coloniser, il assiste à l'expulsion des jésuites en Uruguay, puis pénètre dans le détroit de Magellan en décembre 1767 et entreprend la traversée de "la mer du sud" (52 jours de navigation)Rencontre avec les habitants de l'archipel des navigateurs (îles Samoa) ; on tire au fusil. Noter le feu que les polynésiens entretiennent à l'avant du bateau. Le 5 avril 1768, il atteint Tahiti, "la nouvelle Cythère" où il restera 10 jours. Excellemment accueilli à Tahiti, peut-être en raison du mauvais souvenir des canons de Samuel Wallis, il décrivit le pays comme un paradis malgré quelques déboires (rixes, dont trois tahitiens tués, vols), ce qui était attendu des lecteurs de Rousseau qui discourait alors sur "les bons sauvages" ; il aurait embarqué le premier polynésien pour la France. Il retrouve St Malo en mars 1769 après une traversée difficile ; textes encyclopédie Larousse)
BOUNTY "les révoltés de la Bounty", 1789 ; vaisseau commandé par le capitaine BLIGH, dont l'équipage s'était mutiné parce que, dit-on, certains ne voulaient pas quitter les "saveurs" des îles. devait ramener l'arbre à pain aux Antilles mais fût retardé par le mauvais temps, fit demi-tour et attendit encore la bonne saison pour l'arbre, soit près d'un an de retard. Les marins eurent le temps d'apprécier le pays.. "Ils repartirent (difficilement) mais se mutinèrent pas très loin sur le chemin du retour ; fut débarqué par son second sur une chaloupe avec quelques fidèles compagnons et des vivres. Il finit par rejoindre les Indes, ce qui est miraculeux ; l'équipage du bateau chercha une île pour s'installer mais revînt finalement à Tahiti pour en débarquer une autre partie, qui eût une certaine influence dans les conflits locaux. Le bateau repartit avec le reste et des Tahitiens-Tahitiennes et s'installa sur une île ; leur paradis ne dura guère et "le second" fut tué. Ceux de Tahiti furent ramenés par les britanniques) Entre temps, revînt chercher l'arbre à pain et c'est ainsi qu'on le trouve aux Antilles (vu à la Martinique) ; REMARQUE ; Il y a plusieurs versions de cette histoire et j'en ai fait un "digest", pas nécessairement plus crédible)
BOURAO
(petit arbre tortueux du bord de mer, aux fleurs jaunes)
BROUSSE
(par opposition à la ville de Nouméa, tout "l'intérieur" de la grande terre de Nouvelle Calédonie : on va "en brousse").

CAILLOU (nom donné à l'île principale de Nouvelle Calédonie)
CAGOU
(oiseau emblématique de Nouvelle Calédonie qui ne vole pas et aboie comme un roquet ! en voie de disparition depuis longtemps, il est maintenant l'objet d'un programme de reproduction et de réintégration dans son milieu naturel (article dans Sciences et Avenir janvier 2004 - Jean-Claude Briault (membre de l'assemblée de la province Sud de Nouvelle Calédonie). Les espèces protégées se retrouvent également à la CAVEX, Conservatoire des Animaux en Voie d'EXinction, Paris. L'animal ne pond qu'un oeuf par an, et ça ne marche pas à tous les coups.
"La province Sud de Nouvelle-Calédonie gère un programme de conservation fondé sur trois trois axes:
 1• l'élevage en captivité, au parc zoologique et forestier, programme qui est maintenant l'objet d'une coopération internationale (zoos de Yokohama, au Japon, de San Diego en Californie, de Walsrode en Allemagne) et locale (trois éleveurs privés associés au programme, plus de 120 oiseaux produits).2 • le repeuplement du milieu naturel et la lutte contre Ies prédateurs ; cette action a permis au parc provincial de la Rivière Bleue de voir sa population évoluer de 60 individus en 1978 à près de 500 en 1999. Il est rare de visiter ce parc sans y voir au moins un cagou ;
3 • les recherches, tant dans le milieu naturel qu'en captivité. Elles ont permis de mieux connaître la biologie de l'espèce (la. prédation par les rats, son contrôle, la variabilité génétique au sein des sous-populations de cagous et entre elles.
Elles sont également l'objet d'une coopération internationale dense. A l'échelle de l'île tout entière, aucun recensement véritable n'a été conduit mais les chiffres couramment évoqués (population totale de 700 oiseaux en 1992) sont manifestement pessimistes. L'espèce est totalement protégée (chasse, capture et détention interdites par la règlementation mise en œuvre par les provinces. Depuis plusieurs années, les cagous réapparaissent en de nombreux points de la Grande-Terre. Cette évolution favorable dément les thèses alarmistes trop souvent avancées (et qui, d'ailleurs, le sont sans investigation objective".
CALDOCHE (nom donné aux Calédoniens par opposition aux Kanak, mais pas très apprécié tout de même ; préférer Calédonien. La réalité est qu'ils sont Français mais qu'on ne peut pas dire qu'ils le sont vraiment pour ne pas les confondre avec les métro !)
CARPORT
(emplacement couvert pour un véhicule)
CASUARINA
(voir FILAO)
CHAO MEIN
(plat chinois très répandu à Tahiti, surtout "aux roulottes" sur les quais le soir : un peu long à préparer malgré la dextérité du cuisinier, mais bon et copieux : surtout à base de légumes) ; CHIEN BLEU (d'un chien Australien gris ardoise : chien de bétail)
COCOTIER
(on le croit des mers tropicales et il vient d'Asie)
CIGUATERA
(voir "gratte", ci-dessous)
COLS
(en principe, passage dans la chaîne montagneuse mais par extension dans le pays, en retenant le fait qu'on monte et redescend, on désigne un peu toute dénivellation par col, entre deux vallées par exemple
COOK James (génial et infatigable navigateur anglais ; lors de son deuxième périple passant par la Nouvelle Zélande, avec l'Adventure et la Resolution il découvre, le 5 septembre 1774, la Nouvelle Calédonie par le nord-est et trouve la passe de Ballade. Débarqué, il s'étonne de voir le soin avec lequel les indigènes préparent la terre pour les ignames. On a dit qu'il avait aussi assisté aussi à un sacrifice humain). Il descend le long de la côte est jusqu'à l'île des Pins ; donne le nom de Nouvelle Calédonie ; visite les îles de la Société au cours de ses trois expéditions ; oeuvre extraordinaire de découverte mais aussi de cartographie, botanique, ethnographie, etc. La Pérouse disait de lui : " il a tant fait qu'il ne m'a rien laissé à faire que d'admirer ses oeuvres") ; il devait malheureusement finir à Hawaii pour ne pas avoir respecté les traditions d'une fête religieuse
COPRAH
(pulpe de noix de coco séchée et broyée qui sert à la fabrication de l'huile du même nom)
COUTUME
(Nouvelle Calédonie : rituel kanak de politesse et de négociation pratiqué dans les tribus et reposant sur l'échange de menus cadeaux (boissons, cigarettes, étoffes, petits billets de banque ou je ne sais trop quoi ; se renseigner localement pour toute visite. Par extension, en apportant un cadeau lors d'une invitation (entre "non kanaks), on dit qu'on fait la "coutume" !) ; CRABE DE COCOTIER (il vit dans des galeries qu'il quitte la nuit pour dévorer les noix de coco. Il atteint 3 kgs et 40 cm et avec ses puissantes pinces, il les épluche et les brise en choisissant de préférence celles qui sont au sol (il peut aller facilement les chercher en haut. Son corps n'est pas rond mais a plutôt la forme d'un gros insecte)
CRABE MOU
(apprécié également dans l'assiette, il est maintenant interdit car l'animal était pris au moment de la mue)
CREEK
(origine USA : rivière)
CRICKET (jeu anglais pratiqué par les femmes kanak)
CURIOS
(magasins d'objets pour touristes) ;

DENGUE (maladie transmise par un moustique, porteur du virus : en principe sans grand danger, ce n'est pas le paludisme, elle serait plutôt proche de la fièvre jaune. Les symptômes s'apparentent à la grippe, avec une forte fièvre. Il y a plusieurs variétés et l'on serait immunisé après l'avoir eue, pour la seule variété infectante ; c'est hélas une maladie dite "émergente", c'est à dire en progression ; ces dix dernières années (à la date de 2000), il y a des épidémies avec parfois quelques morts. Il est rassurant d'apprendre qu'il faudrait "une accumulation de piqûres" pour développer la maladie, ce qui met en principe hors de danger les touristes et les habitants des zones protégées ; mais elle évolue. Pour en savoir plus : Institut Malardé) ; D'ENTRECASTEAUX, navigateur parti à la recherche de La Pérouse sur décision de l'Assemblée constituante, sans succès. Il passa par hasard près de Vanikoro sans s'y arrêter ; explora la côte est du côté de Balade en 1792/93 et découvrit plusieurs îles proches de la Nouvelle Calédonie)
DUMONT D'URVILLE
(navigateur parti à la recherche de La Pérouse en avril 1826, au départ de Toulon ; il visite la Nouvelle Zélande, les îles Loyauté, la côte nord de la Nouvelle Guinée qu'il cartographie et retrouve enfin des débris d'épaves à Vanikoro le 26 février 1828. On lui doit aussi d'avoir planté le drapeau français en Terre Adélie, prénom de son épouse, le 21 janvier 1840. textes encyclopédie Larousse ).

FILAO (appelé bois de fer pour sa présence sur les terres contenant du fer, et pour sa dureté. Son nom latin est casuarina en raison de son feuillage rappelant les plumes du casoar).  Arbre du littoral remarqué pour son feuillage constitué d'aiguilles fines qui pendent et se balancent mollement au vent ; bois très résistant et léger, feuillage très fin et peu dense ; procure une bonne ombre si il est assez grand ; à ne pas confondre avec le pin caraïbe qui est assez répandu car utilisé en repeuplement des forêts)
FLAMBOYANT (arbre de Madagascar qui se couvre entièrement de fleurs rouges l'été)
FORÊT PRIMAIRE
(se dit d'une forêt ancienne non entretenue qui est restée à l'état naturel, dans un environnement humide, souvent en pente. Ce type de forêt est caractérisé par son impénétrabilité car les arbres et arbustes poussent sur les bois morts couchés dans un enchevêtrement de troncs, branches et buissons à moitié recouverts d'éléments décomposés. I l n'y a pratiquement pas de sol ferme pour l'enracinement des arbres et la couche sur laquelle ils poussent peut atteindre plusieurs mètres d'épaisseur, avec tous les trous que l'on imagine. Glisser sur un tronc humide dans ces conditions peut être fatal. L'une des plus extraordinaires serait en Patagonie, dans le dangereux labyrinthe de la terre de Feu, au niveau des îles Falkland, là où personne n'était jusqu'alors descendu)
FLÊCHE FAITIERE (Nouvelle Calédonie : sculpture terminant le sommet de la case)
FORÊT GALERIE (forêt dense et humide qui est installée le long des rivières ; peut constituer une forêt primaire)

FOUGERES ARBORESCENTES ( pour établir l'échelle, la photo obtenue en cliquant nous montre cerclés en blanc, en bas à droite ; les fougères sont à gauche sur presque toute la hauteur ; fougères de beau développement puisque elles atteignent couramment 15 mètres de haut, avec une très large couronne de branches ; deux espèces de Nouvelle Calédonie détiennent le record du monde avec 25 mètres de hauteur ! avec leur tronc nu et leur couronne de branches au sommet, on pourrait les confondre avec des palmiers si l'on n'y prête pas trop attention)
FOURMI ELECTRIQUE
(Nouvelle Calédonie. je ne sais pas pour Tahiti ; nom local donné à une minuscule fourmi, dite encore fourmi miel
pour sa couleur, dont les morsures sont douloureuses et persistantes ; cette fourmi semble avoir proliféré un peu partout, dans les jardins où elle tombe des branches que l'on frôle ou secoue, dans "la brousse" en général. La culture des caféiers aurait été abandonnée par les kanaks en partie à cause de ce petit fléau. La Polynésie est atteinte et sa progression suivie. On lâche des appâts empoisonnés par avion.

GAMELLE (Nouvelle Calédonie : service de "traiteur", à prendre ou livré dans une gamelle à compartiments, comprenant entrée, plat et dessert pour un prix modique (dans les 50/60 FF) ; GOYAVIER (arbrisseau aux fruits ronds et jaunes)
 
GRATTE (ou ciguatera : maladie transmise par certains poissons ; de rares cas très graves ; les symptômes peuvent être fièvre, démangeaisons mais aussi une hyper sensibilité à l'eau. En principe en forte régression par l'interdiction de certains poissons, l'hygiène, peut-être aussi les frigos etc. Au cours d'un même repas, une seule personne peut être touchée. Selon l'institut Malardié (Tahiti), résultats de 2005, il apparaît que le nombre de cas de ciguatera au cours de ces 10 dernières années est relativement stable en Polynésie française" même si "le territoire reste au premier rang mondial avec une moyenne annuelle de 800 cas".
"Le volet clinique de cette recherche a révélé que certaines manifestations neurologiques de cette intoxication alimentaire pouvaient perdurer dans le temps. En effet, les chercheurs ont observé la persistance de symptômes neurologiques deux mois après l'intoxication chez près de 60% des patients participant à l'étude", précise le communiqué de l'Institut Louis Malardé.
Concernant la prévention, il apparaît, au vu des ces recherches, qu'il "faut éviter de consommer la tête et les organes des poissons au risque de contracter une ciguatera plus sévère". De même, l'étude montre qu'il "n'y a pas d'espèces lagonaires exemptes de la ciguatera" et qu'il "n'existe pas de saisonnalité" dans l'émergence de la maladie.Pour en savoir plus :
Institut Malardé)

HOLOTHURIE (voir "biche de mer")
HOUP (Nouvelle Calédonie ; grand arbre de la forêt qui atteint 30 mètres de haut ; était utilisé pour sa qualité d'imputrescibilité, en particulier pour le poteau central de la grande case ; devenu rare) ;
Huahine (polynésien : le sexe de la femme)
IA OTA (voir poisson cru : Polynésie)

KAKANE (indonésien), BAYOU (indonésienne)
KAORI (Nouvelle Calédonie, devenu rare : bel arbre assez tendre utilisé anciennement pour la construction de pirogues, en concurrence avec le "bois bleu" : "Le kaori était abattu au moyen du feu conduit savamment au pied du tronc. L'arbre, à terre, était ébranché, creusé puis traîné par de fortes lianes auxquelles s'attelait toute la tribu. On suivait les lignes de crête sur un itinéraire qui allait toujours en descendant. Le sorcier, assis sur le tronc encourageait les hommes, et leur racontait l'histoire du kaori. Le transport pouvait durer plusieurs jours, quelquefois plusieurs semaines ; on chassait, on pêchait, le travail était une fête" ; d'après "Le colon Brossard", roman de Paul Bloc)
KAVA (breuvage de plantes qui apporte détente et rêverie (en principe de Vanuatu, mais des récits anciens en rapportent déjà la présence aux Marquises). Le breuvage "accrocherait un peu au passage et certains recommandent de le boire d'un seul coup (autre avis : "l'amertume infecte de cette décoction de racines vous monte à la gorge"). Plusieurs "prises" seraient plus efficaces selon l'effet recherché. La mode a touché la Nouvelle Calédonie et on peut en trouver le soir près des zones de squat, au fond du lotissement Veyret notamment, route de l'Anse Vata. Il y en a maintenant dans le commerce, en boites, mais a-t-il ces propriétés ?).

LANTANA (buissons de la brousse (sur les coteaux) : plante et fleurs connues en métropole : feuille triangulaire et petites fleurs aux tons en camaïeu d'orange ou de rose)
LA PEROUSE
(J. François de Galaup, comte de ; navigateur français qui s'illustra contre les anglais dans la baie d'Hudson, reconnût les rivages septentrionaux des rivages américains et asiatiques, accompagné de savants, naturalistes et botanistes avec le matériel technique dernier cri ; selon la mission décidée par Louis XVI pour parachever l'oeuvre de Cook, les deux frégates neuves La Boussole et L'Astrolabe quittent Brest le 1er Août 1785 et passent le cap Horn en février après des escales aux Canaries et sud Brésil. Parvenu aux îles Sandwich (Hawaii), La Pérouse remet à jour des positions d'îles ou en supprime des cartes ; au nord, il étudie les cartes de l'Alaska, mais ce sont hélas les premières victimes d'un chavirage de canot. Il repart de la Californie et rectifie la position des Mariannes en décembre. Les côtes de la Corée et du Japon sont cartographiées d'un point de vue maritime ; il gagne le Kamtchatka et repart pour le sud en octobre. Nouveau drame aux Samoa (accrochage avec les indigènes et plusieurs morts) et il atteint Botany Bay (près de Sydney). En février 1788, il annonce son départ pour les Tonga et la Nouvelle Calédonie où il est censé vérifier le passage entre l'île des Pins et la grande terre. Sa disparition est annoncée ensuite et les recherches entreprises échouent (D'Entrecasteaux). Bien plus tard, en 1826, des objets français sont remarqués en provenance de Vanikoro. Dumont d'Urville recueille des débris d'épave en 1828. En 1958, la plongée permet de récupérer une ancre et quelques autres pièces, puis trois canons, toujours de l'Astrolabe (Haroun Tazieff) ; Reece Discombe, néo-zélandais, découvre enfin l'épave de La Boussole, dans une faille du récif barrière. Les récits recueillis confirmeraient le naufrage des bateaux et le fait que des survivants soient parvenus à terre, vraisemblablement seulement ceux de l'Astrolabe ; une partie à été massacrée mais d'autres en seraient repartis plus tard sur un bateau de fortune. Textes encyclopédie Larousse)
LAPICAUDA KATUALI
, serpent de mer (voir plus bas "tricot rayé")

MAGELLAN (le navigateur portugais qui ouvrît la voie des grandes expéditions maritimes du Pacifique en 1521 : fît une escale inhospitalière à Puka Puka)
MANGROVE
(mot anglais d'origine malaise : Végétation particulière des pays chauds et humides qui se développe en bordure des côtes marécageuses aux eaux calmes, soumises aux marées de faible amplitude. Le palétuvier y est roi ; ses racines multiples et enchevêtrées plongent dans l'eau salée dont elles filtrent l'eau douce.    La mangrove est un milieu étrange, sombre et hostile par la difficulté que l'on peut avoir à la pénétrer, mais saisissant. Bien des légendes y sont attachées, attention aux dugongs dévoreurs d'hommes !. Les mangroves, considérées comme inutiles sinon malsaines, nids à moustique, sont en forte régression dans le monde. Voir en complément
Nouvelle Calédonie 2
MANOU
(pagne mélanésien)

MARAAMU
(en Polynésie ; vent du sud rafraîchissant qui souffle lors de l'hiver austral)
MARAE
(Polynésie : lieu ancestral de cérémonie religieuse comprenant à l'origine une esplanade entourée partiellement de murets de pierre et une partie bâtie plus haute constituant un autel. Ce sont parfois maintenant des lieux touristiques
MONNAIE INDIGENE
(présente sous différentes formes en Nouvelle Calédonie : sur la grande terre, coquillages percés et enfilés sur des fils en poils de roussette ; dans les îles, rouleau de tissu végétal enserrant des plantes)
MONOI
(mélange d'huile de noix de coco, parfums de fleurs, mais aussi des
"bernards l'hermtie" écrasés. La fleur de tiare est la plus utilisée, mais il y a d'autre parfums. Les polynésiens s'enduisent de ce produit pour se protéger du soleil mais aussi des moustiques, surtout la nuit.
MOOREA (polynésien : le serpent/ lézard jaune, du nom d'un chef de clan)
MOTU (Polynésie : îlot corallien).

NIAOULI (arbre typique de la savane herbeuse sur la côte ouest de la Grande terre de Nouvelle Calédonie ; arbre fournissant le goménol (huile goménolée, parfums, alcools) ; cet arbre très vivace a envahi toutes les terres jusqu'à 500 mètre de hauteur ou plus, car il résiste aux incendies  ; grâce à ses multiples couches d'écorce formant une peau blanche qui l'isole partiellement. Nom que s'attribuent les calédoniens)
NOCTILUQUE (micro-organismes (protozoaire) ; algue flagellée globuleuse de 1 mm de diamètre, munie d'un appendice en forme de queue de pêche, qui émettent une luminescence à certaines périodes dans les mouvements d'eau (ressac par exemple, barre en Afrique). Au bord des îlots, on fait apparaître des milliers de points lumineux quand on remue l'eau avec le pied au bord de la plage, à la nuit tombée).
NONO
noir ou nono blanc, à ne pas confondre avec nao nao, moustique en polynésien ; le nono est un moucheron minuscule qui n'est porteur d’aucun agent pathogène pour l’homme. Il se nourrit de sang (homme et animaux à sang chaud). Sa taille, jusqu'à 3 mm pour le noir et 1,5 mm max pour le blanc, le rend pratiquement invisible. Dans les régions infestées où ils pullulent, ils peuvent infliger quotidiennement plusieurs milliers de piqûres douloureuses à un même individu, ce qui occasionne des réactions sévères (démangeaisons pouvant être accompagnées de fièvre). Les nono noirs des rivières sont localisés dans deux îles des Marquises, Nuku Hiva et Eiao où ils pullulent. Les nono blancs des plages, des marécages et des bananeraies sont répertoriés en Polynésie. Inféodés aux plages, ils sont largement répartis dans les régions tropicales et tempérées chaudes du globe. Activité diurne. Pour en savoir plus : Institut Malardé). Il existe un insecte comparable en Russie, cercle polaire, dont voici un récit (Mike Horn): "les moskos, qu'on appelle en anglais no see hims (qu'on voit pas). Ces bestioles microscopiques ne sucent pas le sang mais arrachent des parcelles de peau ; les démangeaisons qui en résultent sont encore pire que les piqûres. Les moskos entrent dans mes yeux, dans mes narines et s'insinuent dans mes manches, me déclanchant un urticaire insoutenable. Serguei m'a donné un flacon de samagon (alcool maison) dont il suffit de se frotter aux endroits sensibles pour éloigner les moskos. Et ça marche". Au cas ou vous pourriez vous en procurer ..
PAEPAE
(En polynésie, soubassement de pierre sur lequel était élevée la case)
PANDANUS (arbre du littoral utilisé pour ses feuilles qui sont tressées ou cousues pour confectionner couvertures de toits (FARE), nattes et décors (panneaux), vannerie, sacs etc. Est en concurrence avec le cocotier (palmes) ; est caractérisé par ses bouquets de feuilles et par ses racines, qui sortent de terre pour porter le tronc en l'air (on pourrait penser au palétuvier à première vue, mais il n'est pas dans l'eau)
PAREU
(paréo : était à l'origine en "TAPA", mais les cotonnades ont fait un malheur dès leur introduction)
PASSE (ouverture dans la barrière corallienne par laquelle l'eau s'échange entre lagon et mer ; il y a normalement un courant de surface et un de fond de sens opposé. Les courants peuvent y être très dangereux . Les bateaux peuvent parfois y passer)
PETROGLYPHES (gravures sur pierre ; les motifs sont généralement géométriques, dont des ondulations, cercles ou spirales assez curieux ; il y a des pétroglyphes sur différentes îles du Pacifique. Leur datation au carbone 14 n'est pas possible car il n'y a pas de matière organique et on ne sait rien d'autre, tout comme ceux des dolmens bretons, ils appartiendraient à une civilisation inconnue, qui n'aurait aucun lien avec les habitants d'aujourd'hui, mélanésiens ou polynésiens. D'autres les rattachent aux premiers flux de population connues. Aucun des "premiers occupants actuels" ne s'en souvient, comme du reste pour les tumulus)
PILON (ustensile de base du polynésien historique, ces pilons de basalte sont maintenant très appréciés par les touristes et la fabrication est relancée. Pour vous permettre de juger, en voici un authentiquement ancien, dont le manche est en forme de phallus, mais ils sont produits également avec une sorte de poignée en T ou autre forme)
PILOU PILOU
  fête mélanésienne organisée à l'occasion d'un grand événement tel que le décès d'un grand Chef et la prise de pouvoir de son successeur, ou chaque année pour célébrer la saison de l'igname. Extrait d'un roman de Paul Bloc : "pendant des mois, on prépare la fête. Les hommes construisent des cases pour les hôtes futurs ; les femmes tressent des nattes en pandanus et les ornements des guerriers : plumes, dentelles ou fibres de bourao ; quartier des hommes, quartier des femmes ; Au milieu d'un vaste terrain plat, on fixe une grande branche de gaïac tourmenté formant échelle, où grimperont les orateurs, les sorciers de chaque tribu, dont chaque période sera scandée de "houm" d'approbation de l'assistance. Chaque tribu apporte ses présents, nattes, vivres, monnaie indigène et surtout ces merveilleuses haches en serpentine aux reflets vert-bleu qui ont été polies pendant des mois sur des pierres spéciales et percées de trous qui servent à fixer le manche. Les cadeaux présentés et admirés, on faisait place pour les danses, de grande harmonie et synchronisées ; ils se lancent, simulent des combats, courent, virevoltent dans une harmonie parfaite ; on n'entend qu'un seul choc de talons et le bruit porte très loin. Le mouvement s'arrête brusquement. La nuit, des musiciens tapent sur des tambours en peau de banian et des bois creux ; d'autres dansent encore jusqu'au jour mais c'est monotone. Les fêtes durent jusqu'à épuisement des provisions, et avant l'arrivée des blancs, ces grands pilous étaient à l'origine de famines et de guerres, faute de réserves, la chair humaine était bien tentante.. et l'on se battait)
PIROGUES   
Les Polynésiens ont conquis le Pacifique, comme personne ne pouvait le concevoir dans nos sociétés "évoluées", à bord de pirogues qui pouvaient être très grandes, à double coque (voir  Océanie). Bien d'autres types de pirogues ont été construites, mais les plus étonnantes sont certainement celles à coques cousues,  "Les pirogues que nous fabriquâmes étaient étaient faites de planches cousues entre elles et calfatées avec de de la bourre de coco mélangées avec de la sève d'arbre à pain. Elles étaient moins résistantes que les pirogues creusées dans des troncs d'arbre à pain, mais plus rapides à construire et plus légères". Récit de Tavae dans son livre "si loin du monde" ;   PK (point kilométrique : seule référence permettant bien souvent de situer un lieu, à Tahiti sur la route circulaire qui en fait le tour, à Nouméa où l'on parle davantage du Kilomètre 4 ou 6, ou partout ailleurs. Attention à la direction du Pk  est, ouest..)
POISSON CRU "ia ota" (on ajoute en France : à la tahitienne, mais pas là-bas)
salade composée de poisson et de légumes marinés dans le citron et le lait de coco - recette base "AIR CALEDONIE" et variantes - pour 4 personnes, couper 1 kg de thon (variante : daurade) en petits dés (ça réduit le temps de marinade), rincer à l'eau salée, ajouter 1 gousse d'ail écrasé (ou "recette maison", petits morceaux d'oignon blancs), laisser tremper 1/2 heure au frigo dans un peu d'eau salée (on peut s'en dispenser). Egoutter le poisson et laisser mariner 5 à 10 mn dans le jus de 8 citrons verts. Jeter le jus de citron restant ; râper 2 carottes, ajouter 2 tomates, 1 petit concombre (ou "recette maison", ciboulette au lieu de tomates et concombre) et ajoutez les avec le lait d'une noix de coco râpée. Salez, poivrez (poivre blanc), mélangez et servir frais.
Pour le jus de coco, râper avec une râpe à main, ajouter au maximum 5 dl d'eau (chaude si l'on veut) par 500g de pulpe ; laisser reposer pendant 20 mn, mettre dans un linge et tordre).

 
Recettes ancestrales (livre de Tavae, "si loin du monde" : Poisson cru des îles Touamotus : "on pile le poisson pour en attendrir la chair, sans retirer la peau qui fait office de sac, puis on arrache la tête et l'arrête qui se détache alors facilement. Ensuite on replonge alors le poisson dans l'eau de mer, dans son enveloppe de peau, pour que le sel cuise un peu la chair et enfin, on la mélange avec du coco écrasé". "Un poisson crû est meilleur avec un peu de vinaigre".

Le poisson chirurgien (Touamotu) ; "les pêcheurs de nacre le faisaient griller d'un côté et de l'autre sur un feu de bois, puis ils retiraient la peau, une peau épaisse qui avait pris la constance d'une croûte avec le feu. A ce moment-là, ils déposaient sur la chair de fines lamelles du foie qu'ils avaient conservé, avant de recouvrir le poisson de sa peau, de sorte qu'en fondant, le foie, qui est très gras, imprégnait alors profondément la chair ; on disait alors que la poisson était "monamona", ce qui revient à dire aussi délicieux qu'une friandise dégoulinante de sucre". Pensez vous que ces recettes anciennes seront vraiment "monamona ?)

POPA'A
(nom donné aux européens par les Polynésiens)
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POPALE
(nom donné aux européens par les kanaks)
PALETUVIER
arbre de bordure de mer dont les racines multiples et enchevêtrées plongent dans l'eau salée, dont elles filtrent l'eau douce. Constitue essentiellement les mangroves (voir ci-dessus)

RADIER (fond de ciment permettant de passer un cours d'eau )
Ratui
(jus d'ananas de Polynésie)
RAYON VERT
(lumière que l'on espère voir au moment où le soleil disparaît derrière l'horizon; ce phénomène, connu des scientifiques, provient de la diffraction des rayons lumineux lorsque l'atmosphère possède une certaine composition (humidité..). En fait, à Nouméa ou partout ailleurs, il s'agit d'un tout petit point vert ! et non d'une illumibation. Il y aurait aussi un rayon bleu; selon la théorie, le rayon vert ne peut apparaître qu'avec un fond de ciel jaune. Aucune chance paraît-il si le fond est rouge, ce qui est de loin, le cas le plus fréquent. Pourtant, en Bretagne, nous avons vu non ce tout petit point vert avec un soleil très rouge ainsi que le fond, à trois personnes. A revérifier à l'occasion, mais un soleil rouge sur fond jaune me paraît improbable. Dans son livre "le rayon vert Jules Verne, citant l'Evening Post, évoque le ciel pur (donc bleu ?) je cite "l'avez vous vu au moment où la partie supérieure de son disque  effleurant la ligne d'eau, il va disparaître ? à l'instant précis où l'astre radieux lance son dernier rayon et si le ciel dégagé de brume est d'une limpidité parfaite". Si vous n'avez jamais eu cette chance, tentez la toujours car l'agrément, sinon la magie, demeurent
ROBE MISSION (Nouvelle Calédonie : robe ample à fleurs toujours portée par les femmes kanak depuis que les missionnaires protestants ont habillé les indigènes)
ROUSSETTE (grosse chauve souris, la Flying-Fox arboricole / fructivore qui se nourrit de fruits et de fleurs dont elle recrache la pulpe. Elle est répandue dans la plupart des îles du Pacifique ; très appréciée dans une assiette (odeur assez forte d'où l'expression (délicate) des caldoches en parlant d'un kanak : "tu pues la roussette") ; le goût est lui aussi très prononcé, mais c'est bon)
ROUTE A HORAIRES
(Nouvelle Calédonie : Canala-Thio, col de Petchécara : le sens de circulation est régi par un tableau indiquant les heures car on ne peut pas se doubler : âmes sensibles, éviter)
TENUE COCOTIER (on est un peu moins formaliste pour l'habillement qu'en métropole, bien que l'on aperçoive parfois, à la saison fraîche, des jeunes femmes en bottes et même manteau de fourrure ! on appelle tenue cocotier, un pantalon léger et chemisette pour l'homme et pantalon ou robe simple pour la femme pour se rendre à une invitation ; c'est la tenue décontractée, mais pas de short ou bermuda) ; Tifaifai (Polynésie : beaux couvre-lit de patchwork)
TRIBU (Nouvelle Calédonie : propriété kanak délimitée par l'état français à l'origine pour attribuer les terres après la prise de possession du territoire
TAPA (tissu ; origine : écorces d'arbre écrasées jusqu'à obtenir une pâte qui, étalée et séchée, permettra de faire vêtements ou décors
TINITO
(nom donné aux chinois en Polynésie)
TRICOT RAYE (petit serpent de mer (ça n'est pas le monstre du Lochness !!); on peut en voir en bateau ou sur les îlots, se chauffant en groupe sur le sable, au bord de l'eau : enjambez les et ils ne bougeront même pas ; leur morsure est très mauvaise mais leur minuscule mâchoire limite grandement les risques : n'allez pas les chatouiller tout de même et faites très attention aux enfants)
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UKULELE (sorte de guitare-mandoline des Polynésiens, d'origine portugaise. Ceux de Tahiti sont différents de ceux de Hawaii : la caisse de résonnance est constituée d'une demi noix de coco) ; Gallimard)
URU
en tahitien, c'est le fruit de l'arbre à pain qui une fois cuit donne un aliment un peu farineux, comme les tubercules ignames et autres, mais très acceptable pour nous, européens, accompagné de viande (poulet..) et de sauce. L'arbre lui-même est utilisé entre autres pour sa sève (colle, laque) et son écorce (confection du "TAPA"). Récit de voyage d'un explorateur "deux ou trois fruits de l'arbre à pain sont rôtis à la braise puis, encore tout chauds, battus au pilon de pierre. La pate ainsi obtenue est ensuite mélangée à du lait de coco tiède et donne un plat succulent, le kaaku qui reste avec le popoi le plat de tout l'archipel". L'arbre à pain est fondamental dans la vie des polynésiens car il était à la base de toute nourriture, avec les cocos et le poisson. Arbre d'origine Indo-Malaise pou les uns, du pacifique pour d'autres)

WALLIS Samuel (découvre Tahiti le 17 juin 1767 ; les tahitiens font connaissance avec les canons après avoir attaqué le bateau (le Dolphin) au bout d'une semaine et se soumettent).

ZOREILLE (un(e) métropolitain(e))

   Le marché (Nouméa)

C'est la vie (du vécu) Des mots (vocabulaire local) Le marché (Nouméa) - Curios - Prix- Economie et politique - sommaire hibis Iles et lagons ci-dessous
 

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