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la réalité

hibis   Iles et Lagons, Vie du Pacifique ///
  •  sommaire par thème
    • Océanie - continent, possessions (terres et mers), origine des peuples
    • Iles et lagons - découverte des pays, paysages, urbanisation.. :  Nouvelle Calédonie et    Polynésie (partie)
    • Vie locale - les peuples, culture, fêtes - faits divers, témoignage - tribus..
      - dossier "évènements" (Nv.Calédonie, connaître le contexte)
    • Vie pratique - renseignements, risques et dangers
      - faits divers, économie, gouvernement, politique - des mots (vocabulaire, compléments..)
    • Le lagon - formation, espace marin, passes, dangers..
      - vie du lagon (coraux, poissons et autres..)
    • Surprenante vie océanique - d'extraordinaires aptitudes, sinon étranges.
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  Polynésie, suite culture.


LES SITES ARCHEOLOGIQUES DES CIVILISATIONS DISPARUES http://secretebase.free.fr/civilisations/ruines/pacifique/pacifique.htm

Il y a des vestiges d'anciennes civilisations dans les îles du Pacifique (Micronésie, Polynésie..), parfois engloutis, parfois connus d'un passé "civilisé", mais rasés depuis. Des restes de murs, de gradins, de monuments, témoignent de l'activité de l'homme, quelques millénaires passés. Un des plus extraordinaires "monument", par sa conception, est peut-être celui d'une île des Tonga, sorte de dolmen taillé, avec une pierre transversale encastrée dans la découpe de chacun de ses deux piliers. Le Tiki marquisien aux gros yeux ronds, qui peut atteindre 3 mètres de haut, est parfois présenté comme étant un mégalithe (de "megas", "megalos", grand).

le "marae" (me'ae) est un site ancestral religieux sacré et tapu (tabou), désormais touristique... ; ce sont de grandes constructions en pierre sèches faisant office de sanctuaire en plein air. Les marae étaient principalement réservés au culte des Dieux, mais d'autres événements important pouvaient s'y dérouler, tels que le couronnement d'un roi, la célébration d'une victoire, un mariage ou encore la préparation d'un voyage.

photo agenda
On y pratiquait aussi quelques sacrifices humains.. 

Selon le site source rappelé ci-dessus, je cite : "des plateformes tronquées et pyramidales, les marae existent dans l'ensemble des îles de la société, des pierres megalithiques, soigneusement formées et adaptées. La plus grande de toutes les structures en pierre polynésiennes étant le Marae Mahaiatea à Tahiti. Aujourd'hui détruite, son aspect global était une pyramide possèdant un large toit plat.
Il a mesuré 21.6 par 81.4 m à la base, et s'est levé en 11 étapes de marches à une taille de plus de 13 m de haut. Faits de blocs de corail, et de pierres volcaniques carrées. Visible durant la visite du capitaine Cook's en 1769, l'édifice a été démoli après 1897. - Le Marae Taputapuatea de Raiatea est long de 7.3 m, et jusqu'à 3.7 m de haut. Il a été construit au-dessus d'une plateforme plus ancienne. Il est l'une des plus grandes et meilleures plateformes préservées dans toute la Polynesie et l'un des sites les plus sacré.
Comme ceux de Raiatea, les marae de Huahine et Bora Bora sont construits avec de grandes galettes de corail, tandis que les structures comparables sur Tahiti et Moorea sont faites de pierres rondes de basalte".

Religion ancestrale.
La représentation des dieux est assez arrangeante, avec des dieux principaux, mais révocables à l'occasion, et des dieux pour les besoins de la vie courante. Le Dieu créateur est Hiro (qui fendit en deux Raiatea et Huahine avec sa pirogue). Un dieu reconnu presque partout est né à Raiatea, appelée par la suite "Raiatea la Sacrée" pour cette raison ; il s'agitn d'ORO, dieu de la fertilité et de laguerre (guide Gallimard). polynésiens etmélanésiens avaient ou ont encore une représentation de l'origine du monde. La réincarnation fait ou faisait partie de la croyance, notamment en requin, et les polynésiens avaient autrefois des considérations privilégiées pour ces bêtes. Aujourd'hui, quelques pêcheurs Polynésiens n'hésitent plus à leur couper les ailerons et la queue pour les revendre, quand d'autres se contenent de le faire pour une bête blessée et condamnée (de 300 euros le kilo à Paris (2007) à 600 dollars la livre à Los Angeles)

De nos jours, les protestants forment la concession la plus importante, suivis des catholiques, des mormons, des adventistes du Septième jour et autres.

Collectivité solidaire
La communauté demeure très soudée (par exemple, l'un d'eux me disait que la mafia avait tenté de s'installer : "on s'en est occupé et ils ne sont pas revenus".
Les enfants.
Le modèle a été poussé jusqu'à l'éducation des enfants qui étaient ou sont encore parfois "donnés" par leurs parents et pris en charge par la communauté. Donnés mais pas abandonnés ; cet aspect a souvent fait dire aux européens que les enfants allaient et venaient et étaient cédés sans souci ; c'est encore un préjugé car l'enfant est au contraire très protégé et toujours pris en charge.
Le modèle s'essouffle d'autant que le mode de vie est profondément modifié et que les enfants eux-mêmes veulent vivre avec leurs parents, même si les parents ne les cajolent que lorsqu'ils sont bébés et ont très peu de contact après. Retrouve-t-on là un point de vue asiatique, ou la marque des sociétés où le rejeton doit s'assumer très vite par nécessité ?
Devant les problèmes levés par l'urbanisation et les pertes de repères sociaux, le gouvernement aurait entrepris l'éducation des familles qui ne savent plus élever leurs enfants (mais est-ce seulement en Polynésie ?). Exemple de perte de solidarité, une fille mère ne reçoit plus, de nos jours, la même compréhension ni le soutien d'autrefois.



Société Polynésienne. © 2001 Hachette Multimédia

Je cite "La royauté foncière de Polynésie. En Polynésie, le contrôle de l'accès à la terre sert de levier à l'édification des hiérarchies politiques. Le pouvoir repose sur le cumul de droits fonciers, lui -même légitimé par des arguments généalogiques. Chaque unité familiale est liée à des terres cultivables correspondant à des ancêtres et à des parents. Le jeu des alliances, la distribution des droits entre les membres d'une vaste parentèle et la mémoire savante des liens généalogiques sont au centre de stratégies par lesquelles chaque groupe peut étendre son emprise sur le sol et, par là, progresser socialement et économiquement".

"La régulation des affrontements passe par de grandes assemblées qui, périodiquement, entérinent les nouveaux équilibres. Le roi ou le chef se rattache à l'ancêtre, aîné de la société, et coiffe l'ensemble du système foncier. Mais ce pouvoir est compensé par celui des prêtres et autres «maîtres de la terre », qui garantissent, grâce à des rituels dont ils ont le monopole, la fertilité du sol. Le droit d'aînesse et le cumul des parcelles cultivables soutiennent les hiérarchies les plus accentuées du Pacifique, les royaumes polynésiens".




Tapa de nouvelle Calédonie Sous différentes formes, le "tapa" est commun à  bien des civilisations tribales du monde. C'est une feuille végétale suffisamment souple pour être roulée, à la texture de carton fin, qui est obtenue à partir d'écorces, de feuilles ou fibres d'origines diverses. C'est comparable aux parchemins rustiques. Les végétaux constitutifs sont frappés, sans être transformés en pâte, jusqu'à l'obtention d'une cohésion et d'un amincissement suffisants, puis séchés. Le tapa est utilisé comme panneaux d'obturation des parois de cases, ornés de traits et dessins symboliques, dont les pétroglyphes font partie. Il était également utilisé pour réaliser des parures et vêtements, toutefois très raides et peu élégants, très vite abandonnés après l'introduction du tissu ccidental. En écrasant et malaxant davantage des cocos, cactus etc, on en sépare les fibres qui, mêlées, confectionneront des cordes. De nos jours, les suggestives jupettes polynésiennes portées lors de danses traditionnelles, telles que la danse d'aguichantes célibataires, ont une raideur très artistique qui ne doit rien au tapa. Je pense d'ailleurs qu'ici, elles portent plutôt des feuilles de bananier artificielles

RECETTES TYPIQUES, Le fafaru. Le fafaru est un met ancré dans la vie polynésienne depuis des générations. C'est une préparation de poissons crus fermentés dans de l'eau de « fafaru » (macération de chevrettes ou de poissons dans de l'eau de mer). Alors qu'autrefois tous Polynésiens mangeaient le « fafaru » et utilisaient son eau comme assaisonnement pour leur nourriture, aujourd'hui, les Polynésiens sont très partagés à propos de ce met. En effet, son odeur influence beaucoup l'opinion de la population qui soit en raffole ou soit n'en mange pas du tout. Malgré cela, venir en Polynésie française et ne pas goûter le « fafaru » serait comme aller en France et ne pas manger d'escargot !
Le fafaru se prépare en deux temps. Dans un bocal rempli d'eau de mer, mettre quelques chevrettes et laisser macérer deux jours. Passé ce délais, filtrer la préparation. Découper en dés le poisson frais et laisser mariner dans la préparation 2 ou 3 h, jusqu'à 8 h si vous le préférez fort. Cela épend des goûts de chacun, les anciens peuvent laisser macérer le poisson jusqu'à l'apparition de quelques vers.



Recettes ancestrales (livre de Tavae, "si loin du monde"
Poisson cru des îles Touamotus : "on pile le poisson pour en attendrir la chair, sans retirer la peau qui fait office de sac, puis on arrache la tête et l'arrête qui se détache alors facilement. Ensuite on replonge alors le poisson dans l'eau de mer, dans son enveloppe de peau, pour que le sel cuise un peu la chair et enfin, on la mélange avec du coco écrasé". "Un poisson crû est meilleur avec un peu de vinaigre".

Le poisson chirurgien (Touamotu) ; "les pêcheurs de nacre le faisaient griller d'un côté et de l'autre sur un feu de bois, puis ils retiraient la peau, une peau épaisse qui avait pris la constance d'une croûte avec le feu. A ce moment-là, ils déposaient sur la chair de fines lamelles du foie qu'ils avaient conservé, avant de recouvrir le poisson de sa peau, de sorte qu'en fondant, le foie, qui est très gras, imprégnait alors profondément la chair ; on disait alors que la poisson était "monamona", ce qui revient à dire aussi délicieux qu'une friandise dégoulinante de sucre". Pensez vous que ces recettes anciennes seront vraiment "monamona ?).


Le four ancestral polynésien est assez semblable au four des kanaks de Nouvelle Calédonie : C'est un four de pierres enterrées, et préalablement chauffées au bois. C'est un gros travail ; coupe du bois, creusement d'un large trou dans le sol, préparation du feu qui doit rendre les pierres brûlantes, protection des aliments dans des paquets.  On commence généralement la veille. Succulent quand il est préparé dans les règles ; les aliments sont bien distincts et juteux.
Des tribus nomades du désert marocain pratiquent une cuisson approchante, sans pierres, en enfermant le bois brûlant.

La cuisson à l'air libre sur pierres chauffées était très répandue et elle est encore pratiquée dans certaines contrées du monde, comme ci-contre en Irian Jaya. Les pierres chaudes évitent aux aliments de brûler et de se dessécher.
Petit clin d'oeil au passé, cette cuisson est désormais revenue en "modernie occidentale " sous la forme de belles plaques de pierre rectangulaires chauffées à l'électricité, et sur lesquelles on fait soi-même cuire viandes et crustacés !
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Nature
Ecosystèmes, le petit couplet écologique.   La nature (les écosystèmes) y est mise à mal par le fait de l'homme, sans que ses archipels ne figurent pour autant parmi les pires exemples en ce domaine. (voir risques et dangers", "coraux"). Peut-on parler, en Polynésie, d'urbanisation sauvage, ravageant le milieu naturel ? non, sans doute car, toutes proportions gardées, la progression démographique, ou l'envahissement par des peuples voisins n'est pas encore véritablement d'actualité. C'est peut-être bien amorcé, mais on n'en est pas à Acapulco, Cancun, ou Honolulu pour le tourisme à l'américaine, ni aux Comores, La Réunion, La Guyane ou même nos Antilles pour l'envahissement par les voisins. Cependant la construction gagne peu à peu, le déboisement et les cultures également. Inlassablement, inexorablement, par l'expansion de l'homme, la surpopulation, le tourisme, la nature régresse et souffre.

Les espèces "exotiques" (= de l'extérieure) envahissantes, importées volontairement ou non, contribuent à l'extinction des espèces endémiques (du pays). certaines d'entre elles son particulièrement redoutables comme la petite fourmi de feu, en provenance de Nouvelle Calédonie,  qui fait fuir ou tue tous les autres animaux. Des plantations, dont des bananeraies, des ruches, ont été abandonnées à cause d'elle. 400 hectares sont touchés à Tahiti; Le miconia, un arbuste ornemental introduit en 1937 dans un jardin, est ici une plante aux immenses feuilles vertes à revers pourpre, qui peut atteindre 10 mètres de haut ; elle couvre actuellement les 2/3 de Tahiti, banalisant les paysages. La plante poursuit sa progression vers les autres îles, Moorea, Raiatea, Tahaa, les marquises. Un champignon pathogène est censé les combattre. Bien d'autres espèces pourraient être citées, dont le lantana, Le tulipier du Gabon.              photo "le miconia à Tahaa", revue "Terres Sauvages", déc. 2007.
Dans le lagon, les coraux et coquillages, voire poissons tropicaux ou requins ont bien souffert d'un massacre dévoué au commerce, mais de nombreuses aires et espèces sont désormais protégées.

En 1968, un escargot africain (achatine) a été introduit a des fins alimentaires en raison de sa taille généreuse (30 cm..). Mais il s'est mis à tout bouloter ; en1974, loin d'être découragés par l'expérience, "ils" ont fait appel à un autre "prédateur" de la même espèce, l'escargot anglandine, plus petit, lequel ne s'est pas attaqué comme espéré à son confrère, mais à des plus petits que lui, exotiques et désormais en voie de disparition. Il n'y a pas si longtemps, les micro guêpes californienne se sont occupées, avec succès semble-t-il, des "mouches pisseuses" de Tahiti. Espérons que l'espèce n'évoluera pas si les mouches venaient à manquer. D'autres petits fléaux sont incriminés sur nos îles lointaines, comme le lapin ou les chats. Peu à peu, tout y arrive. On attend les guêpes tueuses et les serpents pour transformer les Paradis en Enfer. Partie de ce texte selon selon le magasine "Terres Sauvages" de déc. 2007.

A la pollution marine des hydrocarbures qui flottent en couche mince dans les lagons, s'ajoute désormais une pollution sonore, qui perturbent les communications des animaux, mammifères marins surtout, plus proches de nous et qui sont plus facilement observables. Voir à ce sujet "fondoc" , lien , ainsi que "risques et dangers", "coraux").
L'envahissement par des espèces "exotiques" (venant de l'extérieur), se produit naturellement, lentement mais inexorablement. Ce qui nous effraie, c'est l'aspect désormais artificiel de ce phénomène et son accélération débridée. Car l'homme s'est mis à recenser, à diffuser en d'autres lieux ce qui lui plait, transportant un peu de tout, partout, avec frénésie. Transport volontaire, mais aussi inconscient, avec ses bagages, ses effets. Ajoutons qu'il a su faire pousser ce qui n'aurait peut-être pas poussé naturellement.
Le terme endémique s'applique aux espèces recensées ou dont on a relevé les traces, et que l'on ne retrouve pas ailleurs. Sont-elles apparues là ?  pas nécessairement car il peut aussi s'agir de variantes correspondant à une évolution locale.




Côté mer.  Le massacre des requins ; on trouve des ailerons à 300 euros le kilo à Paris (2007) et 600 dollars la livre à Los Angeles !  mais ce sont surtout les étrangers qui pèchent dans les eaux internationales et viennent débarquer leurs balles d'ailerons à Papeete !  La Polynésie va faire aboutir une loi en interdisant le transbordement, l'importation et l'exportation. A Morea, en vint ans, la taille des poissons s'est considérablement réduite. Des zones y sont désormais "mises en jachère" et donc protégées. Des espèces sont autorisées ou interdites à la pêche selon les périodes, les tailles et quotas étant définis (langoustes, cigales de mer, crabes verts, bénitiers.. Les zones touristiques sont sous surveillance. Tout le Pacifique est en réalité concerné.




géologie.

Les îles de Polynésie, excepté Makatea, proviennent d'un "point chaud" de la terre qui lors de ses éruptions, a crée les volcans, faisant ainsi remonter localement le fond de l'océan. Certains ne sont pas remontés jusqu'à la surface.

Le déplacement de la plaque océanique vers le nord-ouest fait qu'un même "point chaud" crée toute une ligne de volcans (archipel).  Les îles Hawaii "se déplacent" pour la même raison.



  Tahiti, présentation découverte


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