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la réalité

hibis   Iles et Lagons, Vie du Pacifique ///
  •  sommaire par thème
    • Océanie - continent, possessions (terres et mers), origine des peuples
    • Iles et lagons - découverte des pays, paysages, urbanisation.. :  Nouvelle Calédonie et    Polynésie (partie)
    • Vie locale - les peuples, culture, fêtes - faits divers, témoignage - tribus..
      - dossier "évènements" (Nv.Calédonie, connaître le contexte)
    • Vie pratique - renseignements, risques et dangers
      - faits divers, économie, gouvernement, politique - des mots (vocabulaire, compléments..)
    • Le lagon - formation, espace marin, passes, dangers..
      - vie du lagon (coraux, poissons et autres..)
    • Surprenante vie océanique - d'extraordinaires aptitudes, sinon étranges.
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Cette page: - Océanie française    vagues de peuplemnt,
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Le continent "Océanie".
l'Océanie est un des cinq continents de notre planète dont il en occupe le tiers. Ce continent, qui regroupe la géante Australie et toutes les iles du Pacifique, est surtout constitué d'eau, ce qui est assez surprenant si l'on en croit la définition de "continent".
- Quatre entités le composent : l'Australasie (*), la Micronésie, la Mélanésie et la Polynésie.
Ces entités sont censé correspondre à des vagues de peuplement et donc à des caractères ethniques ou sociaux. Linguitiques aussi peut-être, s'il y a une unité dans la myriade de dialectes mélanésiens où l'on ne se comprend pas entre tribus voisines (Nouvelle Calédonie).
La force des polynésiens est d'avoir unifié langage et culture, des plus avenants, de la Nouvelle Zélande à l'île de Pâques en passant par les Hawaii.
(*) L'Australasie désigne l'ensemble Australie, Papouasie Nouvelle Guinée et Nouvelle Zélande.
Continents. définition, "une immense étendue de terre que l'on peut parcourir sans traverser de mer !"
L'Afrique, l'Amérique et l'Antartique correspondent à cette définition, le Groenland et l'Australie en limite. Enfoncé sous la glace, le géant Antartique n'a pas été comptabilisé, c'est le sixième continent; l'Amérique aurait pu en constituer deux (ne dit-on pas, "le continent nord américain" ?)
L'Europe et l'Asie sont une autre curiosité puisque pleinement réunies. L'Europe déjà virtuelle, sorte de "continent spirituel" chrétien, agglomérat d'ex-monarchies chrétiennes, ne sait plus ce qu'elle est et voit double : une Europe ancienne cartographiée, qui a inclus la Turquie et l'Afrique du nord en détail.. et l'Europe politique actuelle, à géométrie variable, un ectoplasme.
Pour le plaisir, ajoutons en une troisième, celle du général De Gaulle qui prophétisait "L'Europe, de l'Oural à Tamanrasset" !)


Les possessions.
La Polynésie. La France y "occupe" cinq archipels (îles de la Société, Tuamotu, Australes, Marquises, Gambier).
Les Wallis et Futuna, polynésiennes, sont rattachées à la Nouvelle Calédonie, qui englobe aussi les Chesterfields situées à 400 km vers l'Australie).
La France n'administre plus totalement ces "Pays ou Collectivités d'Outremer", ex Territoires (TOM), mais y exerce une forte tutelle : armée, justice, éducation, santé, industrie-commerce. C'est à dire presque tout.

Après leur indépendance - les "Nouvelles Hébrides" sont redevenues VANUATU. La France en partageait alors l'administration avec l'Angleterre (condominion).



Le domaine maritime.
Grâce à son emprise sur une partie de l'Océanie, La France est la deuxième puissance sous-marine, après les USA et devant l’Australie.
Il faut savoir que le moindre rocher donne droit a un minimum de 12+12 miles marins d'eaux territoriales (1 mile nautique = 1852m), extensible à 200 miles marins au titre de l'exploitation des ressources. On définit ainsi une "zone économique exclusive", la ZEE.

Avec des limitations, cette ZEE est portée à 350 miles si le pays prouve que son plateau continental s'étend au-delà des 200 miles. La France a retenu le maximum pour sa ZEE, et a fait valoir les plateaux continentaux, ce qui lui confère 4,8 millions de km carrés pour la Polynésie, sur les 11 millions et quelques au total. Clipperton, avec 2 km2 de terres émergées, nous offre une ZEE de 440 000 km2. (Source Internet pour les précisions)
ZEE 200 miles. Il ne s'agit pas de propriété à proprement parler, ni d'exclusions de passage, mais de droits d'exploitation exclusifs des ressources contenues de cette zone, dont la pêche. ZEE des 200 à 350 miles. L'extension 200-350 miles ne concerne que le plancher océanique et son sous-sol, donc ni la pêche, ni l'exploitation de l'eau. Mais c'est valable pour l'exploitaion pétrolière. Malgré tout, nous importons l'esentiel des poissons.. et nous n'avons pas la marine nécessaire pour faire respecter ces droits.




Le peuplement.
Bougainville en prise avec les habitants de "l'archipel des voyageurs" (les îles Samoa). Notez le feu entretenu à l'avant du bateau, qui est à double coque. A ne pas confondre avec le coup de fusil, où l'on peut voir aussi la - grande - flamme de mise à feu, souci du détail des dessins de l'époque.


Il y a 60.000 ans, le niveau des mers était 150 mètres plus bas.

Australie, Tasmanie et  Nouvelle Guinée étaient réunies et les bras de mer vers l'Asie plus étroits. Le déplacement des populations d'Asie s'est donc effectué tout d'abord vers ces zones, Malaisie incluse, mais il n'y avait plus de possibilités au-delà. Les premières traces d'agriculture remontent à -8000 ans, époque où les groupes sont bien implantés. Bateau à double coque. Ces bateaux pouvaient être très importants (30 mètres); on dit que des éclaireurs étaient envoyés sur des pirogues à balancier et voile (prao). Raison de l'exode ? pour certains, la recherche d'îles nouvelles où le fils d'un Roi pouvait bâtir un nouveau royaume. Mais l'homme, autant que les animaux, n'a jamais cessé de s'aventurer puisque la planète s'en est trouvée couverte !

L'occupation des îles du Pacifique se serait produite selon les schémas ci-contre, à gauche et à droite. Les peuples sont essentiellement venus d'Asie, ainsi que la plupart des plantes (dont tarot et igname), et des animaux. La première vague remonterait à 50 mille ans ou plus, sur terre, au travers de lieux aulourd'hui immergés. Au cours de leurs vagues migratoires, les peuples en marche ont certainement croisé d'autres peuplades, souvent plus anciennes, qui ont altéré leur caractère d'origine et multiplié les évolutions.

<>bigLes migrations.

Le dessin de gauche, produit par Hiro Heremoana (wikipedia.org), montre les deux origines migratoires qui convergent vers l'actuelle Papouasie-Nouvelle Guinée. En rouge, celle qui s'intalla en Australie, provient du "Sunda", une terre "ancienne d'une partie de l'ile de Java (Indonésie).
Il y a 4/5000 ans une nouvelle vague d'"Austronésiens", repérée ici en jaune par Hiro Heremoana, seraient venus de l'Asie du sud-est (Formose et Malaisie) ou "clairement" de Taîwan selon "un consesnus", plus évolués et détenteurs de la poterie "Lapita", découverte en Nouvelle Calédonie (datée de 2000 ans avant notre ère), seraient à l'origine du peuplement Polynésien, qui s'achève au début de notre ère, après une interruption de mille ans. Le problème serait qu'une poterie Lapita aurait été identifiée à Flores, au sud de Bali, soit dans la branche rouge et non jaune.

Les bateaux à deux coques (énormes troncs) réunies par un pont pouvaient atteindre 30 mètres de long et emporter 100 hommes. Une étude parue dans la revue Science affirment que de Madagascar à la Polynésie et jusqu'à lointaine île de Pâques, on parle des langues du groupe austronésien. Les ancêtres de toutes les populations du vaste domaine austronésien, étaient établis dans l'île de Taiwan il y a quelque cinquante siècles, où l'on y pratiquait déjà l'agriculture, et ont essaimé d'île en île, en plusieurs vagues migratoires. Une seconde étude confirmerait cette hypothèse par la voie génétique, la bactérie Helicobacter pylori - la bactérie responsable de l'ulcère gastrique - aurait des "variabilités" (évolutions) issues de celle connue à Taiwan à cette époque.

Pacifique : Tahiti presse, 27/08/2004 à 10:04  Vanuatu : des archéologues découvrent des corps datant de 3000 ans, recélant les secrets des premiers hommes qui ont colonisé le Pacifique Sud, ont indiqué, vendredi à l'AFP, des chercheurs australiens.

Revue "GEO" No 287 Janvier 2003 : Les ancêtres des Polynésiens, Pascuans et Maoris de Nouvelle Zélande, remarquables navigateurs, ont en effet réalisé un exploit unique dans l’histoire de l’humanité ; la colonisation systématique du plus grand océan du monde, le Pacifique, 20 000 km de l’Asie à l’Amérique centrale, océan devenu un lieu d’échanges permanent !

Loin d’être rudimentaires, leurs pirogues hauturières à double coque pouvant atteindre 60 mètres. L’Hokulea, pirogue reconstruite à partir de plans anciens par des scientifiques d’Hawaii, navigue depuis 1975 dans le Pacifique.

Ils allaient sans instruments, sans cartes marines, en suivant l’avei’a, le chemin des étoiles, qui servaient de repères, avec la lune, le soleil, les vents, ainsi que le sens de la houle, les couleurs (*), les luminosités à proximité des terres, les débris végétaux, les d’oiseaux qui, selon leur espèce, permettent d’évaluer la la distance des terres  (ex : les frégates s’éloignent davantage).

Cette colonisation ne doit rien au hasard car les îles sont si petites qu’ils n’avaient pratiquement aucune chance de croiser ces petits points sur l'océan ; comme ces îles étaient probablement sans ressources ni végétation suffisante à l’époque, ils y seraient morts de faim si ils n’avaient pas amenés avec eux de quoi survivre !

 (*) La couleur de l'eau varie avec le ciel, mais aussi selon sa composition en particules diverses et selon les fonds (nature et profondeur).


Après une interruption d'un millier d'années, la culture Polynésienne aurait émergé à d'une dernière vague, à partir des îles Tonga et Samoa.

Curieux : lors d'une "fête" retransmise à la télévision, des hommes de la peuplade Asmat (Irian Jaya (Nouvelle Guinée), ont dansé en pratiquant ces mouvements de ciseaux de jambes propres aux polynésiens d'aujourd'hui, sans que cela soit semble-t-il remarqué. Troublant pour des mélanésiens qui, en Nouvelle Calédonie tout au moins, ne pratiquent pas ce genre de mouvement. Authenticité douteuse d'une émission à caractère ludique assez artificielle. (reportage TV Ushuaïa du 27 12 2000).

La nourriture : La principale préoccupation des explorateurs des mers était bien la nourriture : elle se serait limitée aux noix de coco qui auraient pu "être traînées" (mais quel frein !!), aux poissons (pêchés et mangés crus ou séchés), taros, bananes (conservation ?), cochons (il faut les nourrir pendant de longues semaines?), peut-être aussi des rats. Simples hypothèses émises ça et là.

Au fil du temps et de la sédentarisation, on a cultivé bananes (Inde), cannes à sucre, igname, tarot (Asie), les fruits de l'arbre à pain (Indo-Malaisie ou Pacifique), manioc, puis la patate douce ; pour la viande, le petit cochon noir (- 4000 ans, Asie) que l'on voit encore aussi dans les îles du Pacifique ou des Caraïbes, et aussi quelques bons quartiers d'hommes, qui pouvaient être appréciés en période de disette ou à l'occasion de sacrifices.

Question subsidiaire : quand ont-ils découvert ces succulents vers de bancoule dont on se régale encore dans le secteur?

Les îles Marquises et Raiatea sont considérés comme centres d'expansion de la culture Polynésienne Cette hypothèse serait confirmée pour certains par le fait que Raiatea s'appelait autrefois Havaiï.

2011. Selon une équipe de chercheurs néozélandais, australiens, et américains, l'homme n'a abordé la Polynésie de l'est qu'au XIII siècle, à partir des îles de la Société. La brutalité des ravages sur les biotopes locaux dus à l'homme en témoignerait.

 aucune langue commune n'a été développée, mais les incursions polynésiennes y ont eu quelque influence (langue, modification des pirogues).


  Une autre hypothèse soutient que ces peuples, tout au moins ceux du Pacifique oriental, viennent d'Amérique ; pour certains, ils descendraient des Olmèques, chassés par les Mayas, qui auraient traversé l'Océan sur des radeaux de basalte.

Kon Tiki : Le 7 août 1947, un radeau de bois de balsa de 9 m sur 15, pourvu d'une petite cabine en bambous et imaginé par un norvégien selon les informations recueillies au Pérou (Lima), dont un rainurage du bois pour fixer les cordages, parvient au but après 161 jours de mer malgré toutes les (néfastes) prévisions, en passant à côté de Puka Puka).

Personne ne nie qu'il y ait eu des contacts avec les civilisations précolombiennes ; la question est : qui a été d'abord chez l'autre et dans quelle mesure ? aucune pirogue de type Polynésien n'a été retrouvée en Amérique, mais des outils de pierre polynésiens ont été retrouvés dans des tombes indiennes du Chili ; et la patate douce porte le même nom dans ces deux parties du monde : "kumara".

De fait, il y a eu une autre traversée en sens inverse, moins connue mais tout aussi réussie qui, avec un radeau semblable a atteint les côtes du Chili !  c'est peut-être aussi pour cela qu'on trouve des traces de cette civilisation au Chili !


Poterie Lapita, musée de Nouméa.

Lapita,nom du premier site découvert en Nouvelle Calédonie (lieu de Foué, à la plage de Koné)< Ces poteries montrent qu'au moins une vague de peuplement a précédé celle des mélanésiens, car ils les ignorent totalement, de même que les pétroglyphes.
On dit aussi avoir repéré par avion des traces de cases carrées qui ne sont pas non plus de leur culture, mais le silence règne sur ce sujet dérangeant.

- En  moins de 300 ans de pratique, les poteries et céramiques "Lapita" nous ont laissé ces œuvres ornées de fines gravures. Plus de 300 sites espacés jusqu'à 4500 km de distance les abritent. Elles retracent la progression du peuple austronésien du Pacifique sud il y a environ 3000 ans. 
Elle constituerait une des premières expressions de la culture polynésienne. (découverte de 2011 : seraient-elles nées à Florès lors d'un passage des populations d'origine par Palau, archipel de Bismark ? Ces poteries ont été abandonnée par la suite, détrônées par les grands de pierre.
Bien des techniques - et des civilisations - ont ainsi disparu faute de "repreneurs". C'est un fait de la vie. Des pratiques romaines (voûtes, béton..) n'ont été réinventées qu'après "un oubli" de plus de mille ans !

Les pétroglyphes, de la pierre gravée de motifs géométriques, demeurent un réel mystère. Comme toute pierre d'ailleurs, car on ne sait dater, en pareil cas, que des restes d'origine organique (comme du bois ou du cuir).
Ils sont répandus dans toute l'Océanie. Dont en Nouvelle Calédonie. Et même en Bretagne, sur les sites ancestraux des dolmens et menhirs, sur un îlot du golfe du Morbihan, me semble-t-il, pour ma seule connaissance. Il doit y en avoir bien d'autres.

Autre mystère, les tumulus, des monticules de terre et de pierres qui sont bien souvent la tombe de quelque personnage important. Mais aucun reste n'y a été trouvé. (ex : Île des Pins, Nouvelle Calédonie).




Sculpture ancienne des marquises, pays du TIKI. La puissance était dans les yeux, d'où leur taille !

Pour ne pas conclure.. Les schémas proposés sont simplificateurs ; de fait, il y a toujours mixage de différentes populations et rien n'est jamais aussi clair qu'on nous le présente ; par exemple, des différences ont été constatées dans le passé entre les tahitiens de l'est et ceux de l'ouest ; il y aurait eu aussi, à l'intérieur de Tahiti, dans la montagne, des mélanoïdes.


II y a probablement eu des aventuriers-explorateurs-pêcheurs, qui ont sillonné les mers bien avant les découvertes officielles ; comment les expéditions auraient-elles pu "tomber" presque directement sur toutes ces îles si il n'y avait eu quelque information rapportée ? peu de chances en réalité, même si les nuages, les débris de végétaux, puis les oiseaux peuvent annoncer une terre lointaine. On sait que Cook connaissait l'existence de l'Australie !

Est-il donc si troublant que des individus aux cheveux blonds (et quelques yeux bleus) aient été signalés par Alvero Mendana ? (on a retrouvé, dans des tombes des Marquises, à Fatu Hiva, des cheveux châtain clair, alors que la teinture ou la décoloration n'étaient pas pratiquées).
Il y a des yeux bleus à Maré et Lifou et ailleurs (Nouvelle Calédonie), mais là, on sait qu'il y avait les missionnaires anglais...




DECOUVERTE voir Cook - Bougainville - d'Entrecasteaux - Dumont d'Urville - La Pérouse, dans "DES MOTS".

UN PEU D'HISTOIRE

PRISE DE POSSESSION 
Tahiti En 1834, des missionnaires catholiques français, déjà installés dans les Gambiers, s'établissent à Papeete (prononcez pa-pé-é-té) où sont installés depuis 12 ans les pasteurs protestants anglais, dont Georges Pritchard. Ces derniers font pression sur la reine Aïmata Pomaré IV : les français sont obligés de réembarquer. Pour laver cet affront, on envoie le capitaine de vaisseau A. Dupetit-Thouars (sous Louis Philippe), pour demander réparation à la reine (août 1838). Une lutte d'influence s'ensuit et le désordre s'installe. L'assemblée des chefs tahitiens réclame alors le protectorat français pour rétablir l'ordre. Un gouvernement provisoire est établi en accord avec les anglais mais Pritchard ne désarme pas et reprend emprise sur Pomaré.

En 1844, A. Dupetit-Thouars le fait expulser mais l'Angleterre demande à son tour réparation ! L'affaire s'envenime et l'on parle de guerre.. mais plus tard, le pasteur est indemnisé et la France garde le protectorat. A Tahiti cependant, c'est l'effervescence et la révolte de 1844 à 1846.Il faut à nouveau combattre et les derniers rebelles se soumettent le 1er janvier 1887. La reine Pomaré se montre fidèle à la France et meurt après 50 ans de règne (1887) en abandonnant ses droits à la France (*). (Encyclopédie Larousse). L'île serait devenue française en 1880 (revue géographique). Du fait du choc bactériologique (maladies) et de l'acculturation (culture radicalement modifiée par les envahisseurs) liés à la colonisation, la population qui était de 70.000 habitants lors de sa découverte par les européens chute à seulement 7.000 dont 400 français !  les pires effets de la colonisation.

(*) (pour le choix de la France, certains parlent d'une "romance"... comme on dit en anglais).

 Nouvelle Calédonie En 1843, le gouvernement (Louis Philippe) envisage de prendre possession de la Nouvelle Calédonie. Le drapeau français est planté à Balade de 1843 à 1846. A cette époque, le ministre Guizot a de grosses difficultés avec l'Angleterre donne l'ordre de le retirer pour éviter tout nouvel incident.

 On s'intéresse à nouveau à la Nouvelle Calédonie sous la seconde République et de leur côté les anglais s'activent et projettent l'installation d'un dépôt de charbon.

En 1853, le gouvernement impérial français se préoccupe de trouver une terre pour y établir une colonie pénitentiaire. Napoléon III ordonne alors la prise de possession et le 24 septembre 1853, l'amiral Auguste Febvrier-Despointes fait à nouveau hisser le drapeau français à Balade, puis le 29, sur l'île des Pins. Sans doute profite-t-on de l'alliance que recherche l'Angleterre avec la France en Méditerranée. L'Australie, elle, n'apprécie pas ce changement.
Quelques jours plus tard, venant de Chine, Tardy de Montravel confirme la prise de possession sur la côte est, puis recherche un port plus sûr et fonde Port de France ( rebaptisé ultérieurement Nouméa pour éviter la confusion avec Fort de France).

De 1864 à 1897, 22.000 condamnés sont reçus dans les différents bagnes du pays. Certains bénéficièrent de concessions.

Dès les premières années, des autochtones se rebellent du côté de Hienghène et le conflit s'étend car il fallait délimiter les terres canaques et celles attribuées aux colons. En 1878 éclate une véritable insurrection sous la conduite du chef Ataï quand les colons amènent leurs troupeaux. Sept mois après et 200 morts côté français, mille côté kanak, Ataï est abattu par Segou, chef de Canala. Le calme est rétabli en Janvier 1879.(Guide Hachette)



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