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Cette page, Vin bio et science.      (bas)

Sciences et Avenir, 09 2011.  je cite l'article de la revue: "Je ne suis qu’un vigneron", répète, modeste, Jean-Pierre Amoreau. Le miIlésime 2003 de son Château-Le-Puy a été désigné meilleur vin du monde * par un manga culte (1) dont l’auteur, Shin Kibayashi, a recueilli les avis d’une armée de goûteurs sur près de 30000 vins. Mais Jean-Pierre Amoreau se méfie des engouements médiatiques autour du produit le plus subjectif qui soit. Le vin bio, le naturel, est à la mode. Or, lui, la mode...
Sa terre, sous appellation "Bordeaux-Côtes de Francs", à l’est de Saint-Emilion, n’a jamais reçu le moindre gramme de produit chimique. Et ce, depuis qu’un Amoreau s’est installé ici, en 1610.
A la tête d’un magnifique domaine de 3l hectares de vigne, Jean-Pierre Amoreau, 73 ans, n’est peut-être qu’un vigneron, mais il a réussi. Ses récoltes sont si prisées qu’il lui faut contingenter les ventes pour chaque continent. Plantée à 85% en merlot, le reste en cabernet-franc, la propriété est typiquement bordelaise. Elle n’a qu’une originalité: "A la fin de la Seconde Guerre mondiale, mon grand-père a refusé d’acheter le nitrate d‘ammonium que les industriels ne pouvaient plus vendre comme explosif et plaçaient auprès des agriculteurs comme engrais chimique", raconte le viticulteur. Son père, à son tour, refuse les pesticides "pour ne pas tuer la fertilité des sols", mais achète un tracteur. Arrivé aux affaires à la fin des années 1950, quand l’utilisation des produits phytosanitaires explose, Jean-Pierre ne déroge pas à la philosophie de ses ancêtres: "Je vis dans le respect de la plante et de ce qu’elle me donne". Ce qui ne signifie pas conservatisme régressif. Au début des années 1980, il adopte en effet une innovation majeure de la vinification: les cuves thermo-contrôlées, qui maintiennent la température idéale de fermentation. Pascal, son fils de 40 ans, s’inscrit dans la continuité. Et, aujourd’hui, éveille la curiosité, voire l’envie, de ses voisins.
Avec quelques dizaines d’autres domaines en France et dans le monde, le Château Le Puy démontre qu’il n’est nul besoin de chimie pour vivre du vin. C’est pourtant, depuis presque un siècle, le discours dominant". Fin dxe citation.



Je cite l'article: Sans traitements, pas de récolte ?. Au point qu’avec 3% de la surface agricole utile, la vigne absorbe 20% de la protection dite phytosanitaire. Tous les ennemis de cette plante viennent.. des Etats-Unis: en effet, ils ont suivi les porte-greffes importés d’outre- Atlantique pour sauver les vignobles français des attaques catastrophiques du phylloxéra à la fin du XIX siècle. Sans prédateurs sur le sol européen, les champignons ont proliféré : le mildiou domine dans les climats humides du nord et de l’ouest de la France, l’oïdium dans le sud-est. Le black-rot et la pourriture grise se rencontrent moins fréquemment. Deux insectes posent aussi des problèmes majeurs: les tordeuses de la grappe, chenilles de deux petits papillons, l’eudémis dans la moitié sud et la cochylis au nord. Ainsi que les cicadelles, vecteurs du phytoplasme de la flavescence dorée, maladie qui empêche le bois de la vigne de durcir et de se lignifier. En viticulture conventionnelle , l’oïdium est combattu par un cocktail de soufre et d’inhibiteurs de la biosynthèse d’acides gras et de la chaîne respiratoire du champignon. Contre le mildiou, sont utilisés des produits de surface (cuivre-mancozèbe, fongicide de synthèse) et des fongicides pénétrants, capables de résister à un lessivage par la pluie, et systémiques», qui pénètrent dans la plante. Les insectes sont combattus par des pyréthrinoïdes, produits de synthèse des agents naturels du pyrèthre, une plante africaine.
Ces trente dernières années, l’utilisation de ces produits chimiques a considérablement évolué. Les organophosphorés (Roundup) ont remplacé les organochlorés (DDT) des années 1970. Surtout, des stratégies plus intelligentes ont été mises en place. Jusqu’au début des années 1980, quand on traitait les acariens, considérés comme nuisibles, on tuait aussi les auxiliaires de la vigne, raconte Bernard Molot, chercheur à l’institut français de la vigne et du vin (WV) de Nîmes. Depuis, on favorise l’éclosion des typhlodromes, prédateurs des acariens.

Cet exemple de lutte biologique réussie n’a pas pour autant sonné la fin de la chimie. Si aujourd’hui on traite moins, c’est pour des raisons économiques, notamment dans des régions comme le Languedoc où le vin est vendu à bas prix. « En revanche, pour protéger une appellation à haute valeur ajoutée, on n’hésitera pas à sur-traiter, constate Bernard Molot. Le programme Ecophyto (2), issu du Grenelle de l’environnement, impose une baisse de moitié de l’utilisation des pesticides d’ici à 2018: « Les progrès les plus faciles oui été accomplis dans les dernières décennies, note Christophe Riou, directeur scientifique du pôle Rhône-Méditerranée à l’TFV Une nouvelle diminution des doses sera plus difficile à obtenir. Pour ces chercheurs, l’abandon des produits chimiques provoquera forcément des baisses de production: il n’existerait pas actuellement de remèdes naturels efficaces contre certaines maladies de la plante. Exemple le plus souvent cité: l’interdiction en 2001 du très toxique arsenic de soude contre les affections des bois de la vigne (esca, eutypiose et black dead arm), qui affectent 15% du vignoble français, oblige désormais à arracher les ceps touchés.



je cite l'article de la revue: "Ce n’est pas parmi nous que vous entendrez parler de vin à goût de cerise ou de mûre", s’amuse Olympe Mervielle,  "ce que nous cherchons, c’est l’expression d’un terroir, pas d’un fruit" . Les viticulteurs naturels ne pratiquent ni le filtrage, ni le collage (au blanc d’œuf ou gomme arabique), ni le soufrage, ou très peu. Ils n’utilisent pas de levures sélectionnées par la science, mais celles du grain.  "Avec ces méthodes scientifiques, tous les vins se ressemblent", dit Jean Pierre Amoreaux (*) "Je rêve d’une vigne que je laisserai pousser toute seule sans la tailler".
(*) de plus ils sont dépendants de produits coûteux et de protocoles de traitement.
J’ai demandé à la faculté de Bordeaux de me détacher deux thésards qui puissent analyser scientifiquement ce que je constatais dans mes cuves, mais je n’ai pas eu de réponse". Le raisin, cépage merlot, est cultivé sans engrais chimiques, avec des préparats à base de plantes (dont le purin de prêle).

La réussite de certains domaines viticoles montre qu’il n’est nul besoin de chimie pour vivre du vin. Mais les chercheurs peinent à expliquer la bonne santé des sols et de la vigne.
Adieu la polluante bouillie bordelaise, mélange de souffre et de cuivre, et la chimie industrielle. Les recettes et mélanges peuvent parfois faire penser à des pratiques obscures et douteuses, d’autant que les applications se font à des doses presque homéopathiques  - n’oublions pas que le purin d’orties a été interdit par nos gouvernements !! – mais Alain Moueix, dont le grand cru classé est en "biodynamie" depuis 2004, déclare, " mes vignes sont bien plus vigoureuses et moins sensibles aux maladies"

Les sulfites, un dérivé du soufre SO3² , existent naturellement dans les grains de raisin. On en rajoute pour mieux conserver les vins, surtout les blancs, mousseux inclus, et rosés.  Les étiquettes doivent en porter mention si la dose dépasse 10 milligrammes maximum par litre ou  kilo. La législation européenne prépare un texte limitant le taux à 150 mg/l pour les blancs et rosés,  et 250 pour les rouges.


Trois voies de la vigne au vin. Désherbage :
- Conventionnel, traitement par herbicide. La moyenne nationale est inférieure à un traitement par an. Le maintien en herbe entre les rangs progresse.
- Biologique, Désherbage mécanique sous les ceps, les espaces entre les rangs enherbés.
- Biodynamie/naturel,  désherbage mécanique sous les ceps, les espaces entre les rangs restant enherbés.



Traitement de la vigne:
- Conventionnel.  fongicides (mildiou, odium, botrylis): de 5,3 à 7,4 traitements selon les années. Insecticides (tordeuse de la grappe et cicadelles) 1,35 à 1,7 traitements par an. - Biologique; seul produit autorisé par la réglementation française: le sulfate de cuivre (bouillie bordelaise). Teneur à ne pas dépasser: 6 kg de cuivre par hectare et par an. Lutte biologique contre les insectes. - Biodynamie/naturel,;  remplacement partiel du sulfate de cuivre par des préparats naturels : purin d’ortie, infusions de prèle, éliciteurs. Lutte biologique contre les insectes

Vinification :
conventionnel;  Traitement thermique lors de la fermentation; flash pasteurisation autorisé lors d’un accident de fermentation, collage. nanofiltration. Levures exogènes autorisées. soufrage.
- Biologique;  . projet de règlement européen: traitement thermique lors de la fermentation. Collage autorisé avec des produits bio (albumine d’œuf bio ou enzymes certifiés non OGM). Levures exogènes autorisées. Soufrage limité. - Biodynamie/naturel,;  traitement thermique possible, pas de collage, pas de filtration (d’où dépôt dans la bouteille). Fermentation à partir des seules levures présentes dans la peau du raisin. Soufrage limité.

Mise en bouteille :
- Conventionnel, la législation européenne impose la mention "contient des sulfites" à partir de 10 mg/l. Le projet de règlement européen prévoit une limite maximale en S02 total du vin à la consommation de 150 mg/l pour les rouges et 210 mg/I) pour les blancs et rosés
- Biologique,  selon la réglementation française, la limite maximale autorisée en S02 total du vin à la consommation de 100 mg/l pour les rouges et de 120 mg/I pour les blancs. Ces teneurs pourraient baisser très fortement avec la nouvelle législation européenne.
- Biodynamie/naturel,  soufre réduit au maximum voire absent.


suite possible    Rangement, aménagements, entretien.  

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