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Cette page,  Le vin   - Des considérations à l'écart d'une culture trop commerciale.      (bas)


Notions de base, dégustation, conservation, décantage-aération, grands et petits vins, c'est dans la tête ? vins en carton,
déboucher et reboucher. bouchons détériorés, bouchons enfoncés, bouchons gonflés.


Depuis l'accord signé le 15 septembre 2005 entre L'Union Européenne et les Etats Unis, les vins ci-après sont autorisés:  vins aromatisés, vins mouillés jusqu'à 7% d'eau, vins boisés par macération de copeaux de chêne dans les cuves. Pour l'heure, l'Institut National de l'Origine et de la Qualité (INAO) interdit aux seules appellations d'Origine Contrôlée (AOC) d'être boisées par macération de copeaux. Pour combien de temps ? les tonneliers multiplient les offres de "produits alternatifs comme des poudres de chêne à très faible granulométrie à ajouter dans les bennes ou cuves, jusqu'à la douelle de 3 mètres de long, censées agir sur les tanins et développer des arômes de fruits ou des nuances vanillées. La résistance s'organise cependant contre l'influence du trop célèbre américain Robert Parker, amoureux du "très boisé" (les américains, toujours soucieux de l'efficacité, aiment faire macérer des copeaux de bois).
Vendre son âme sous la menace de perdre le marché américain, puis en cascade craindre le pire, risque bien de s'avérer plus catastrophique que l'on s'imagine. En de nombreuses occasions, les américains ont préalablement coulé ce qu'ils convoitent; il se dit qu'ils possèderaient ainsi les 500 meilleures entreprises, preuve s'il en faut, de leur "équité", lorsqu'ils prônent l'ouverture des marchés du monde. Leur méthode est bien souvent de dégrader pour motif de défaut, de traces de produits etc. Ainsi ont-ils acquis Perrier !
Mieux vaudrait plus de vaillance et de confiance en la qualité pour oser enfin dresser des contre feux réaffirmant la spécificité des vins français, lesquels ne sont pas des objets de mode. D'autant que M. Parker, l'expert américain n'est peut-être pas cet extra terrestre qu'il prétend être et qu'il aurait sous traité bien des tests. Il serait triste de voir que notre pays, la France, qui se distingue encore par une manière de vivre souvent enviée, avec ses congés, ses villages, sa nourriture familiale, ses vins (encore qu'il y ait trop d'abus), ou même ses sandwichs, mais où de médiocres pizzas, big Mag, ou même surgelés prolifèrent, ne saisisse pas l'opportunité de la qualité. Bien des grands crus bordelais n'ont de français que l'étiquette, à l'image d'autres spécificités ex-françaises, herbes, condiments (Ducros..), boisson (Perrier, Orangina..). Preuve que la France a des produits de renom international.. à cèder.

Pourquoi ne faut-il pas être nationaliste, quand tous les autres pays puissants le sont ? Voici ce que dit un passionné, amoureux de vérité sans détour. Je cite "Ce n’est pas parmi nous que vous entendrez parler de vin à goût de cerise ou de mûre", s’amuse Olympe Mervielle, « ce que nous cherchons, c’est l’expression d’un terroir, pas d’un fruit ». Les viticulteurs naturels ne pratiquent ni le filtrage, ni le collage (au blanc d’œuf ou gomme arabique), ni le soufrage, ou très peu. Ils n’utilisent pas de levures sélectionnées par la science, mais celles du grain. « Avec ces méthodes scientifiques, tous les vins se ressemblent, dit Jean Pierre Amoreaux (*)"; Je rêve d’une vigne que je laisserais pousser toute seule sans la tailler". On le comprend.
(*) ils sont aussi dépendants de produits coûteux et de protocoles de traitement. Voir page suivante, le vin bio



Température.
La température est-elle importante pour un vin de qualité ? Oui, mais vous pouvez ne pas suivre de très conventionnels conseils. Les italiens boivent les alcools glacés alors que nous chauffons le cognac). Le Champagne ou le vin blanc peuvent être conseillés à 6/8°. Personnellement, je n'aime pas si froid (rosés, blancs et Champagnes). Penser que le vin va se réchauffer au cours du repas (prévoir un degré de moins). Plus froid, les odeurs et saveurs sont bloquées et trop chaud, l'alcool les dénaturent. A défaut de thermomètre à vin, un modèle ordinaire, fermement maintenu contre la bouteille avec un élastique, peut donner une indication suffisante (j'ai vérifié). On donne généralement 18/19° pour le Bordeaux, 16/17° pour le Bourgogne. Un petit vin à peine plus frais. Pour le rosé ou le de porte du frigo).  

La température ambiante doit être propice: évitez les fortes chaleurs d'été (un vin simple et frais, peu coûteux sera mieux apprécié).

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Dégustation. Fiez vous à votre propre goût ! un grand vin ne doit pas être avalé comme un picrate quelconque, mais doit être conservé en bouche quelques secondes, afin de profiter au mieux de ses qualités, c'est à dire de sa finesse (multitude de parfums délicats) ou de sa force (puissance des parfums et d'alcool qu'il dégage), et qui devraient se prolonger un peu, sans détérioration des saveurs une fois lentement avalé (âpreté, amertume, acidité finales). 

Décanter et aérer, deux opérations bien distinctes : le décantage consiste à enlever le dépôt qui est au fond des bouteilles et l'aération permet de réduire les tannins des vins jeunes chargés en anhydride sulfureux (surtout les vins moelleux).

J'aime le vin dans sa bouteille mais je le décante et l'aère quand même ! Comment? ne le répétez pas, c'est un un sacrilège pour les puristes. Tout réside dans les précautions que l'on prend. Je verse très lentement le vin dans le récipient en verre de la cafetière, en prenant bien soin de ne pas former un jet, mais faire seulement ruisseler une couche large et fine le long des parois de l'entonnoir et du récipient (pot de verre), qui seront tous deux tenus en biais.
Procéder ensuite à l'opération inverse, du récipient vers la bouteille, en l'inclinant bien pour faire ruisseler le vin sans choc, comme précédemment ; arroser largement l'entonnoir sur son côté afin qu'une nappe fine de vin se forme avant de couler lentement dans la bouteille; il ne faut pas bousculer les molécules!!

La bouteille ayant été posée depuis un moment, le décantage pourra être fait en observant le passage du dépôt au niveau du goulot. Un bon procédé consiste à  placer une lampe de poche (lampe torche) sous le goulot pour bien voir le vin par transparence. On voit encore mieux les dépôts dans le pot à café.

Voici les critiques d'un œnologue sur la procédure de dégustation d'un grand vin.
1/ le sommelier a ouvert la bouteille tenue debout sur la table, avec un tire bouchon ordinaire (on doit l'ouvrir à côté, tenue en biais)   ;2/ le vin a été versé dans une carafe pour l'aérer et le décanter (un grand vin âgé doit être servi dans sa bouteille, très peu aéré (une à trois heures sans le bouchon).   3/ le sommelier sent le goulot de la bouteille ainsi que le bouchon, immédiatement après le débouchage: (on doit attendre un peu, sans quoi on respire une odeur fétide et âcre).   4/ le dégustateur fait tourner le vin dans son verre : on ne devrait pas; les dégustateurs pratiquent ainsi pour faire remonter les parfums).


Vin bouchonné. Il y aurait 10 % de vins bouchonnés d'où le succès du bouchon plastique. Il y a bien sûr plusieurs qualités. Pour les vins les plus chers, il existe un produit qui enlève le goût de bouchon (détruit sans dommage les molécules responsables); génial mais cher. Quand on doit jeter 100 euros ou plus dans l'évier.. c'est à considérer.

Quels vins aérer. On aère "copieusement" seulement un vin jeune, soit pour fixer les idées, moins de 5 ans, car il ne peut y avoir d'absolu dans ce domaine. Disons la veille, mais on peut aussi l'aérer en le faisant couler lentement dans une carafe maintenue inclinée. Pour un grand vin, un peu âgé (plus de 7/8 ans), on peut se contenter de déboucher trois heures avant le service. Il n'y a pas vraiment de règle, mais il est inutile, sinon néfaste de vouloir trop aérer un bon vin déjà âgé (10 ans ou plus). Une heure suffit largement.

Quel vin ? Le vin est affaire de goût personnel et non de spécialiste, sauf si vous êtes réellement capable de distinguer l'odeur des bois, du tabac, du réglisse ou de la framboise mûre !! cela n'empêche pas de se renseigner et de se cultiver. On peut boire du vin rouge (simple, genre Gamay) avec du poisson.  

Vin blanc. Il est plus difficile à conserver et contient davantage de produits souffrés ou équivalents (acides). Il est donc bien moins tanique que le vin rouge.

Conservation, stockage ; si possible dans un lieu frais, ni trop sec - ni trop humide, mais c'est seulement pour le bouchon de liège, à l'abri de la lumière (c'est très important). De grandes variations de températures peuvent être supportées, c'est le cas de ma cave, mais elles doivent être lentes (pas d'une semaine à l'autre). Dans ce cas, le vin en bouteilles de 75 cl vieillit seulement plus vite. Le magnum aurait pour avantage de vieillir plus lentement (en raison de l'inertie aux variations dues à la masse).

Ne renoncez pas à tenter la conservation en appartement - dans l'obscurité - car j'ai bu de bons vins qui avaient été conservés d'appartement en appartement pendant de nombreuses années. C'est sans doute plus délicat dans le midi, avec plus de 30 degrés partout l'été !

Rayonnages. Faut-il des grilles, des caisses, des blocs de plastique et autres propositions qui fleurissent chaque année.
Après les avoir placées sur des rayonnages métalliques, je suis revenu à un stockage par caissettes (fruits et légumes récupérées), placées sur étagères et entre les grilles que j'ai sciées. Les bouteilles sont les unes contre les autres par quantités réduites; 8, 12 ou plus, peu importe, le problème étant celui de l'accès. On gagne de la place et je crois que ce contact augmente l'effet de masse susceptible d'amortir un peu les variations éventuelles. Il faut aussi conserver une bonne ventilation; et ne pas vouloir tout enfermer dans une armoire étanche.

Identification. Elle doit être aisée pour retrouver la bonne bouteille. Je pratique personnellement l'étiquetage sur le goulot.

Grands crus et grands crus classés. En 1855 ont été classés des vins du Médoc et des blancs liquoreux du Sauternes. Depuis, des ouvrages reclassent officieusement ce classement officiel. Le St Emilion reçoit les appellations "grand crû" mais ne peut écrire "classé", contrairement au Médoc. les classements sont par contre régulièrement et officiellement réexaminés. Le Médoc et haut Médoc ont de nombreuses appellations, dont une des plus prestigieuse est la délimitation "Margaux". Et de mauvais vins.. trop chers.

Les producteurs s'efforcent de réduire la durée de vieillissement, qui peut être de vingt ans ou plus pour certains grand vins. Le vin mis en vente a déjà deux ou trois ans.

Les guides des vins ; il y a toujours doute sur leur indépendance et l'un d'entre eux rappelait un jour dans son ouvrage "je ne peux pas donner d'appréciation sur l'année xy car je n'ai pas reçu la caisse !! l'appel était on ne peut plus clair.
Donc, sans aucune publicité, j'utilise le "Bettane et Desseauve" et un caviste de chez Nicol.., rencontré lors d'une foire au vin (*), aussi !! mais c'est déjà pour des vins renommés (15 Euros et bien plus). Dernière nouvelle (mars 02), le "Bettane" serait désormais moins indépendant car il vend des étiquettes publicitaires aux producteurs cités.. Le guide Hachette des vins peut être utile pour des vins moins connus, mais les appréciations n'apportent pas grand chose.

(*) Prudence pour ces foires, mais j'ai trouvé une fois un Bordeaux de petit propriétaire correct pour moins de trois Euros (Fongalan, mais je ne peux rien dire de plus ici).

Vins pas chers ? oui, on peut trouver un Bordeaux correct pour 3 €, mais c'est l'exception. Goûtez deux ou trois bouteilles en famille ou avec des amis, en mangeant un poulet de qualité, une viande rouge et une bonne sauce. Vous passerez au moins un bon moment.
Si vous en trouvez un qui vous convient, écrivez au producteur (tarifs). Allez dans les coopératives  et chez les petits producteurs pendant les congés ; dégustez en toute région. Avec moins de 5/7 euros, une cave ou coopérative peut offrir un vin bien agréable, avec AOC, à laisser vieillir un à trois ans. Avec moins de 2 euros le litre en bidon (tireuse), une petite coopérative du coin (Lourm..) produit un agréable AOC Lubéron. C'est très rare. Eviter les grandes diffusions. Les grandes surfaces surprotègent leurs vins mal stockés en forçant sur les produits soufrés, donc acides. L'indication "contient des sulfites" si elle est respectée, renseigne déjà un peu. Un caviste (ne pas les négliger, ils ont aussi de bons petits vins pas chers) m'a dit que dans une grande cave de champagne, il y avait trois rangs différents : le normal, celui de "Chanteclerc" et celui "Duchamp". Les prix sont faits à la demande avec les assemblages de vins qui y correspondent. L'étiquette ne permet pas de les différentier, elles sont identiques.

Le Bordeaux est victime de sa renommée et on y trouve bien souvent le pire (surtout en grande surface car dès qu'un bon producteur tombe dans le système, c'est fichu à 80 % de chances, je l'ai vérifié plusieurs fois, y compris pour le champagne). Le St Emilion est peut-être plus sûr. Pensez à la vallée du Rhône et à la Provence, dont le Luberon (mais la mode arrive, les prix aussi et il y naît plusieurs nouveau AOC chaque année..).

Un très bon vin jeune peut coûter 20 €, un vin âgé 50/70 €. Je ne parle pas ici des grands crus et encore moins des très grands (500, 1.000, 3.000 euros ! et plus pour des vins de collection très anciens).

Si l'occasion se présente (foire ou producteur), achetez un grand vin jeune (et donc moins cher) si vous pouvez le garder correctement de 4 à 8 ans (en plus du millésime de l'étiquette).
Autre choix intéressant, pour environ 15 euros, les seconds vins des des grands vins. C'est un choix à peu près sûr pour déguster un vin agréable car ces producteurs cotés ont une réputation à tenir. Un des moins chers est peut-être le Maucaillou avec son "Maucaillou N°2", cité uniquement parce que je l'ai tenté tout récemment (printemps 2016), ou encore moins cher, son "bordeaux de Maucaillou", sans prétention mais correct. Parmi les meilleurs, tenter "la Sirène de Giscours", de Giscours (un Margaux !)ou "l'Abeille de Fieuzal" pour le Fieuzal, etc


L'air détériore le vin. Un tonneau ou une cuve ne sont pas à l'air libre, mais contiennent un gaz neutre (azote), ou un mélange d'air soufré dans le pire des cas. Ils y sont injectés au fur et à mesure qu'ils se vident. Problème du vin en carton. Il est en fait dans une poche en plastique : il n'y a pas de limite de durée de conservation portée sur l'emballage, je vais revenir sur ce point, mais une fois le robinet ouvert, une courte limite s'impose car, bien que que la poche plastique se réduise au fur et à mesure du tirage de vin, pour éviter à l'air d'entrer, un peu d'air y entre tout de même à chaque tirage. je l'ai vérifié après avoir constaté un jour une modification du goût. On peut éviter cet inconvénient si l'on doit ou souhaite conserver le vin. Sortir la poche plastique du carton et la poser à plat, robinet en l'air bien entendu. Appuyer légèrement sur l'extrémité opposée au robinet ou rouler le plastique, à l'aide d'une règle ou d'un long tube, puis ouvrir légèrement le robinet pour laisser s'échapper l'air jusqu'à ce que le vin déborde.


Conservation du carton non ouvert. Sans directives, chacun y va de sa petite idée : trois mois, six mois etc. Songer que l'on ne connaît même pas la date de mise en BIB (bag in box). Mon expérience: j'ai conservé un petit Luberon et d'autres vins (Ardèche, Rhône..) pendant un an et même un peu plus sans problème. Par contre, j'avais négligé de mettre en bouteille des cartons de 10 litres qui ont passé presque trois ans en cave. Tous ont dû être jetés !

Les plaisirs du vin sont-ils tous dans notre tête ?  La culture du ridicule. USA. (traduit de l'américain). A la suite de deux études sur la psychologie du vin, les consommateurs ont été dépeints dans la presse comme étant dupés, assujettis aux manipulations du marketing, critiques et producteurs charlatans qui, par une mystification obscure, espère mieux soutirer l'argent de leur public.

Les tests "à l'aveugle" ne manquent pas, y compris ceux que l'on peut faire chez soi. Des oenologues distingués - mais piégés - ont parfois pris des petits vins pour des grands crus. Un américain a pratiqué des tests portant sur 500 volontaires avec 540 vins non identifiés, allant de 1,5 à 150 dollars la bouteille. 100 vins de moins de 15 dollars ont dominé ("superformed" en anglais dans le texte). L'explication serait que les gens peu habitués à boire des vins complexes préfèrent les petits vins simples, contrairement aux "initiés" qui recherchent "autre chose". On retrouve cela dans l'art, la nourriture, un peu partout. C'est ainsi qu'un foie gras ou du caviar peuvent ne pas être appréciés, au bénéfice de produits plus populaires. Car si l'on aime parfois se faire plaisir avec quelque chose de cher et donc de moins habituel, il faut être psychologiquement prêt.
Quant aux bons produits dégustés en voyage, dont le vin, il nous rappelle qu'ils ne font généralement plus le même effet rendus au domicile. Au mieux parce que l'enchantement a disparu, on retrouve l'effet psychologique, au pire parce que le vin vendu n'est pas le même que celui qui est proposé à la dégustation.

On peut donc parler d'apprentissage, mais jusqu'à quel point ? celui de se conformer aux experts et bobos ? et faut-il vraiment se prosterner devant une toile blanche de 4 mètres carrés avec un point noir au milieu ? c'est la même chose pour le vin, buvez ce que vous aimez. Ce n'est déjà pas si simple, car des éléments "extérieurs" conditionnent le plaisir : les mets eux-mêmes, l'ambiance, notre disposition psychologique et physique, le prix. J'avoue qu'à un certain prix, le meilleur des vins ne passerait plus si aisément que ça.  En conclusion, selon l'organisateur de ce test, si  vous pensez que quelque chose ne sera pas bon, il ne le sera pas !  c'est valable pour presque tout autour de nous.
Le prix a joué un rôle déterminant lorsqu'il était connu :  le choix se portait alors sur les plus chers ! (alors que sans le connaître, ils avaient majoritairement opté pour les plus simples) ; mais ils ne l'avaient pas payé !  à l'opposé, tous les sommeliers disent que ce n'est pas une surprise car selon eux (aux USA) le vin le moins cher de la liste, dans un restaurant, est le plus difficile à vendre (..). Il est exact que nous associons toujours prix et qualité, ce qui conduit parfois un commerçant honnête à augmenter un prix pour vendre !  cela dépend aussi pour quoi. Difficiles à cerner, nos contradictions sont toujours fondées.texte de 2008 (référence pour les prix cités). Extrait du New York Times " All Wine's Pleasures All in  Your Head  ? "le monde", 24 mai 2008
Nous vivons dans un monde des sens et des humeurs, essentiellement variables, et un même vin peut paraître meilleur à certains moments qu'à d'autres. On évoque aussi la possibilité que toutes les bouteilles d'un même vin puissent être différentes, ce que finalement, je crois assez. Après tout, certaines se bouchonnent et pas les autres, alors.. 
Quels que soient vos revenus, si l'occasion n'est pas exceptionnelle et votre motivation faible, ne tentez pas l'expérience d'un vin coûteux
. Pour "faire un extra", tentez un vin à 10 ou 15 euros, de préférence chez un caviste qui vous conseillera. Et pensez à le garder un peu en bouche pour découvrir les saveurs que vous ne recherchez guère avec un vin de table courant.


- Extraire un bouchon
- Première observation pour un tire-bouchon simple (sans levier, ni autre système): il est plus efficace de tourner le tire-bouchon en même temps qu'on le tire (sens de vissage). La bouteille est naturellement tenue en bas, entre les genoux le cas échéant - et non sur la table.
- Le tire-bouchon de sommelier. C'est celui que l'on voit dans les restaurants ; il possède un effet de levier, par appui sur le goulot, ainsi qu'un canif pour découper la capsule. Sur cette base, une amélioration consiste à pratiquer l'extraction en deux ou trois reprises (à cliquet, à crans etc.), ce qui allège l'effort et conserve l'axe de tirage. Le simple et efficace Screw Pull, rarement à la peine, mais qui inquiète parfois. Le tire bouchon à aiguille et gaz qui injecte un gaz sous pression dans le goulot. L'encombrant tire bouchon automatique (un levier fait tourner et enfoncer la vrille) ; ou le très ancien tire bouchon de bar, qui remonte le bouchon avec vis à oreilles et crémaillère (généralement de qualité moyenne).

- Extraire un bouchon sans tire-bouchon (exclusivité hibis). Et sans sabre - comme pour le champagne (on casse le haut du goulot) ; mais avec un couteau pliant. Utiliser un couteau à lame assez forte, solidement emmanchée et si possible verrouillée sur le manche (cran d'arrêt) comme par exemple, un couteau multiple "suisse", un Opinel (celui que j'ai utilisé). Enfoncer la lame au milieu du bouchon bien verticalement et au maximum possible, en la faisant osciller. Plier alors le manche à 90° et tourner lentement en tirant. Je l'ai tenté, ça marche !  sans garantie pour d'autres cas !

- Extraire un bouchon cassé et enfoncé.   Si le bouchon s'est cassé, s'enfonce, ou si le liège est abîmé ou de mauvaise qualité; 1 /  Visser le tire-bouchon entre verre et bouchon, si celui-ci ne s'enfonce pas trop, puis tirer précautionneusement. C'est ce qui doit être tenté en premier si le tire bouchon arrache la moitié du bouchon.
2 / Bouchon qui s'enfonce : faire un trou en biais avec une pointe fine (ciseau de broderie..) ou une vrille très fine en partant d'un bord du bouchon (près du verre) pour rejoindre la face opposée. Ou encore avec une perceuse mèche très fine, avec délicatesse dans tous les cas. Y enfoncer ensuite tout doucement la pointe du tire-bouchon en tournant, puis tirer en biais dans le sens du trou.
3 / Si rien ne réussit, faire tomber le bouchon dans le goulot et passer une boucle à l'intérieur (ficelle ou fil d'acier fin), en manœuvrant pour que le bouchon se prenne dans la boucle. Il suffit alors de tirer.. si le bouchon est dans le bon sens. C'est une pratique connue que j'ai pratiquée plusieurs fois.

Reboucher aisément. Totalement ou en laissant passer l'air; si le bouchon gonfle trop, il peut devenir difficile de le remettre en place et la tentation de le mettre à l'envers est grande. On tente généralement de couper le bouchon tout autour afin de réduire son diamètre, ce qui est rarement réussi et fait tomber des grains (c'est encore moins facile avec certains bouchons plastique). Voici ce que je pratique (depuis les fêtes 2007) : je coupe simplement le bouchon en biseau, à l'aide d'un cutter ou d'un couteau très bien affûté. En l'enfonçant juste un peu, l'air peut passer pour laisser le vin s'aérer tout en évitant que des poussières ne tombent dedans. En l'enfonçant davantage, on peut boucher complètement le goulot.

Le tire-bouchon. La folie du tire-bouchon se retrouve dans les collections privées; citons le ou les musées du tire-bouchon au travers des siècles, publicitaires ou non, qui valent bien une visite. Achat d'un bon tire-bouchon : quelque soit le modèle et le prix, observez la qualité de l'assemblage, mais surtout la vrille qui doit être assez longue pour traverser un bouchon long , qui ferme les bonnes bouteilles. Et c'est aussi bien pour les autres aussi. La spirale doit être assez large (diamètre) pour prendre dans un maximum de matière. Elle doit être fine pour mieux pénétrer sans abîmer, c'est à dire soit un peu aplatie et presque coupante côté externe, soit ronde et de faible section - gage d'un bon acier. La pointe est effilée et acérée. Elle peut être enduite de téflon (meilleure glisse).

2016. Voici deux vrilles de tire-bouchon d'un même fabricant qui a récemment produit un modèle "sommelier" avec deux crans d'appui successifs sur le goulot de la bouteille, ce qui facilite la remontée du bouchon. J'en ai vus ensuite partout, dont en cadeau dans une coopérative. Sur la photo, j'ai placé celui que j'ai acheté au-dessus du modèle "cadeau" (il en a maintenant de plus gros que le mien). Car le prix et la finition varient selon la taille.

On peut observer à vue d’œil l'écart entre les deux ; la vrille du dessous, "le cadeau", est plus courte, avec un pas de spire plus serré (espacement), et un diamètre un peu plus petit. Les pointes sont très bien sur les deux, celle du dessus étant plus affinée (progressive). Mais ce qu'il y a à voir en plus, cherchez le ! la réponse est ci-après, à lire de droite à gauche. Faites l'effort de bien regarder avant. "étimértxe'l à ,erèinred al tuotrus, serèilugèr sap tnos en serips sel".
La vrille du haut est à considérer comme bonne. La vrille d'un Screw-Pull est encore plus fine et d'un plus grand diamètre, spires très espacées, limite un peu trop. Mais bon, ils recherchent un frottement minimum pour la remontée automatique du bouchon.

Récupérer l'étiquette. Rares sont celles qui se décollent encore à l'eau. Qui sait si l'écologie ne nous y fera pas revenir ? En attendant, Essayez tout de même l'eau bouillante et la lame de rasoir pour écarter progressivement et lentement l'étiquette. Progressez en alternant d'un côté à l'autre, avec une infinie patience.  Astucieux : une amie utilise son sèche cheveux. C'est efficace, mais avec un sèche cheveux puissant, car il faut chauffer suffisamment la bouteille (un décapeur thermique serait à utiliser avec prudence). La colle fond alors et l'étiquette se retire bien. La colle reste cependant dessus et il faut replacer l'étiquette sur du papier sulfurisé ou autre surface non adhérente, faute de quoi, c'est recollé !
Dernière pratique adoptée, l'imbiber de white spirit. Je croyais qu'il tâcherait l'étiquette, mais Alain S, un lecteur, m'a affirmé le contraire ce que j'ai immédiatement testé! le white spirit ne tâche pas et ne laisse aucun dépot observable. Je couche la bouteille et place un chiffon épais sur l'étiquette, bien trempé de white. A laisser plusieurs heures (une nuit peut être nécessaire), en renouvelant le white. On peut ensuite détacher l'étiquette, qui paraît même plus rigide (est-ce une impression ?). Il existe des produits décolleurs d'étiquettes (non testés).


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