hibis  "trois sites"



hibis, rien que
la réalité

hibis    Curiosité diverse..  
  •  sommaire par thème
    •  de l'architecture façades et maisons - fontaines, campaniles, cadrans, peintures murales.. - immeubles, tours, habitats divers -
      constructions anciennes, antiques, objets d'art - édifices religieux et religions
      techniques et matériaux, évolution - ouvrages d'arts, gigantisme
    •  de drôles de choses ville et nature, plaques et affichettes, commerce, humains, animaux, la bouffe, véhicules, arts, objets, usages et croyances.
    •  sciences et techniques phénomènes de base, pièges et surprises. unités, forces et composition, énergie, masse, vitese - pression (solides, liquides, gaz), dynamique, température..
    •  physique de la vie (approche) les minuscules qui font des géants, un milieu si complexe, étonnant de créativité - notre naissance.. - physique de l'univers, une interrogation ?
    •  électricité piles et batteries, éclairage, courant électrique (compréhension), (électro)magnétisme, gigantisme - électrostatique - dangers..
    •  sociétéécologie, économie, qualité française et allemande, faits et méfaits..
    •  éditorial le billet du jour..
  • global thèmes

email         mise à jour/rubriques du site   

  ou   global "Société"

Cette page:  Pays du deux tiers monde.  dénuement, esclavage

Aide aux pays en voie d'effondrement, famines   Esclavage et Colonisation (distinction d'époque, reconnaissance historique, esclavagisme). Rétablir le contexte de l'époque.


Aide aux pays en voie d'effondrement.

- Si l'introduction brutale de nos techniques occidentales est souvent critiquée, la culture des bio carburants s'est révélée catatrophique. On a rasé des forêts un peu partout, et cultivé intensivement les palmiers au détriment de la culture alimentaire, moins lucrative. Le prix de l'huile s'est accru en raison de la demande. Ces augmentations folles ont été ressentie partout dans le monde.
La crise financière a achevé le désastre. , les pauvres ne pouvant même plus acheter de l'huile, source quasi unique de calories pour eux.

Les chiffres sont optimistes: l'aide aux pays pauvres est efficace et l'on a constaté un net recul des maladies, de la famine, ainsi qu'une croissance économique sensible. Sur le terrain, le partage inégalitaire, les conflits pour les ressources, l'extrême pauvreté de certains réduit  les résultats à néant.


Nous savons le gâchis des aides aux pays qui sont dits "en voie de développement". Beaucoup d'argent, dont une bonne partie serait détournée pour des actions politiques. Une personne qui travaillait en Mauritanie m'a raconté que des camions de radio avaient été vidés de leur contenu dans le désert pour être reconvertis au transport ! songez donc, des platines de lecture professionnelles de 30 kilos, des amplificateurs, racks d'électronique, professionnels hors de prix, tout ça dans le sable.
Dans les années 70, une liaison téléphonique transversale hertzienne africaine n'avait que très peu fonctionné faute d'approvisionnement en carburant !. Des coopérants de ma connaissance me racontaient la corruption et l'attitude de petits chefs qui, de par leur grade, ne faisaient plus rien à longueur de journée. Ce ne sont pas là des visions de colon, mais la simple réalité de choses vécues.

Tant de dirigeants africains ont vécu et vivent encore somptueusement de l'aide, couverts et protégés par les autorités françaises ou occidentales - y compris militairement - ce qui permet de soutiraient les richesses du pays à bon compte.
Par contre, d'autres chefs d'Etat ont réussi la transformation conséquente de leur pays. Ce n'est pas le but des aides !!

Ces aides permettaient et permettent encore de contrôler assez aisément à la fois les dirigeants et leurs opposants. Le roi du Maroc, bénéficiaire de l'aide américaine comme tant d'autres pays, souvent pour l'armée (dont Egypte, etc) s'est inquiété d'apprendre que les américains "encourageaient" aussi les partis fondamentalistes ! un moyen de prendre le contrôle d'un pays.

21 09 2005. (reçu par mail) : Le FMI donne le coup d'envoi à l'annulation de la dette des plus pauvres.
Les pays les plus pauvres de la planète peuvent espérer une annulation de 40 milliards de dollars de  dette d'ici la fin de l'année après un accord conclu samedi au sein du Fonds monétaire international sur les modalités de ce geste historique.... (ce n'est pas le premier "geste", loin s'en faut, avec les résultats constants que l'on observe). Développement des sciences et des technologies en Afrique: 10,495 milliards de francs CFA de l`UE pour accélérer l`intégration. Des projets américains au Maroc à l’occasion de la réunion de Marrakech. La Côte d’Ivoire est le 2e bénéficiaire, avec 25 milliards de francs CFA.  Le Fad appuie l'ajustement structurel du Niger.

Toute l'Afrique subsaharienne, mais pas seulement, est un champ de bataille pour le contrôle des ressources entre USA, Angleterre, France, Russie peut-être (qui y était influente au temps de l'URSS), Chine désormais qui en manque cruellement. Tous les désordres et tueries y sont plus ou moins liés, sinon simplement observés ou encouragés.

Des millions de morts en Afrique depuis des années, dont 3,8 millions au Congo de 1998 à 2005, tout le monde s'en fous, c'est leur faute ! on leur vend des armes, on les affame pour profiter de leurs richesses, qu'ils aillent au diable, qu'ils se massacrent, se découpent par millions, qu'ils meurent de faim et de soif, de la rougeole, du paludisme (les deux premières causes selon un interview de la presse), du sida de la filariose, de l'Ebola, de la mouche Tsé Tsé, de la tuberculose ou du choléra ! pensez vous, des gens qui n'ont pas même de quoi payer les brevets des médicaments !

L'espoir ?  Les gens de bonne volonté, pragmatiques, ayant une vrai connaissance d'un  pays qu'ils souhaitent protéger, savent bien que toutes les politiques lancées par les états et leurs organismes d'aides sont des leurres ; en réalité, elles contrôlent et agissent pour que rien ne puisse s'améliorer. Les plus sérieux sont discrets et sur place.
Ils connaissent les problèmes et se contentent d'objectifs simples, en harmonie avec le terrain et le tissu social, la volonté des gens. Ils accompagnent plus qu'ils n'imposent. Un puits, une digue, une pompe (mais il faut du fuel), une coopérative, une mini banque collective, la propreté, l'hygiène, des moustiquaires, la lutte contre les parasites, des médicaments bon marché, un composite très nourrissant depuis peu (2012) pour sauver les très jeunes. Ce ne sont pas les objectifs des gouvernements.

Pour un gouvernement, c'est trop peu médiatique, bien trop dilué; ils n'ont pas de personnel en place autre que les représentants des gouvernements.

Hélas, le mieux est l'ennemi du bien: la multiplication des puits a fait baisser rapidement la nappe phréatique, favorisant comme toujours dans ce cas la remontée du sel. Une conséquence dramatique bien connue lorsque la quantité d'eau douce de faible profondeur ou de surface est trop réduite pour le débit tiré. C'est la conséquence du barrage d'Assouan en Egypte (crues supprimées)

La nappe du Sahara septentrional reçoit annuellement un milliard de mètres cubes d'eau alors que 2,5 milliards de Mètres cubes sont pompés par près de 9.000 puits. L'Algérie, la Tunisie et la Libye coopèrent pour la gestion des ressource en eau.


Les blocages culturels et sociaux ne sont pas la moindre difficulté, cependant, un africain a fini par accepter de travailler sous la direction d'une femme ! (pour coudre à la machine). On sait aussi combien des rites parfois cruels, peuvent être sont tenaces et ravageurs. Sans doute faudrait-il mettre en place aussi, ici ou là, un contrôle des naissances. Pour tout cela, il faut de temps, beaucoup de temps, de la persévérance, des gens de valeur. Il faut aussi contrer les gouvernements prédateurs de richesses, et dont l'intention n'est pas du tout de s'adonner à l'humanitaire !  Et surtout ne jamais oublier que leurs problèmes ne se traitent pas comme les nôtres, que le lait en boite ou en poudre pour sauver son enfant sera refusé par la mère africaine, qu'une boite de conserve n'est pas ouverte facilement sans ouvre-boîte, que son contenu provoque également méfiance et suspicion, qu'elle peut-être simplement vidée pour être utilisée comme récipient ou pour un début de mur, qu'un appareil électrique sans courant est inutilisable (*). Il faut savoir aussi que les aides sont détournées, pillées. Un courtier maritime danois m'a dit un jour qu'un de leur bateaux, qui avait été affrété pour envoyer de l'aide en Afrique de l'ouest, dans les années 1990, avait été arraisonné par des pirates et vidé de son contenu !

 (*) Bien des installations s'arrêtent en Afrique et ailleurs faute d'entretien, mais aussi par manque de carburant. Pour parler de choses actuelles et bien françaises, l'électricité est encore incertaine à Moorea (proximité immédiate de Papeete), et davantage encore dans les îles du Pacifique français !


Aides au développement perdues.

Je cite : Malgré des dépenses faramineuses, les résultats de la lutte contre la pauvreté sont décevants L'économiste William Easterly accuse le fonctionnement bureaucratique et la mentalité néocoloniale des acteurs".

"Au cours des cinquante dernières années, 2300 milliards de dollars actuels ont été consacrés à l'aide internationale au développement et à la lutte contre la pauvreté. Des sommes colossales, mais des résultats bien maigres. La pauvreté a certes reculé mais un continent comme l'Afrique est encore largement à la peine, et subit de nombreux fléaux : épidémies, malnutrition, accès à l'eau potable difficile.. les pays donateurs, les institutions internationales et les ONG n'en font-ils pas assez ? faut-il dépenser encore plus ? "

"Certainement pas, s'exclame l'économiste William Easterly. Ancien employé de la banquez mondiale, il a formulé dans deux livres et de nombreux articles, l'une des critiques les plus radicales de l'aide au développement telle qu'elle se pratique aujourd'hui. Selon lui, le problème est avant tout organisationnel. L'aide internationale a en effet généré un vaste complexe bureaucratique qui, selon lui, cumule les défauts. Un, il est centralisé, et donc coupé des réalités sur lesquelles il prétend agir. Deux, l'enchevêtrement des agences et la complexité des procédures font qu'au final, personne n'est responsable si l'aide n'arrive pas à bon port, ce qui est souvent le cas puisqu'elle s'appuie sur des gouvernements corrompus qui détournent les fonds. Trois, à aucun moment il n'est prévu d'aller demander son avis au "client", le pauvre, pour savoir si l'aide lui a été vraiment utile, ou l'interroger sur ce dont il aurait vraiment besoin. Jamais enfin la lutte contre la pauvreté n'est évaluée de façon indépendante et objective".

2015 est arrivé, mais... "Les objectifs du millénaire pour le développement (OMD de l'Onu, conçus par la bête noire de W. FasterIy, l'économiste Jeffrey Sachs, concentrent à ses yeux toutes ces tares.

Ce "projet du millénaire" entend éradiquer l'extrême pauvreté d'ici 2015, en mettant en œuvre un plan d'action global qui traite toutes les dimensions du problème à la fois : alimentation, éducation, égalité hommes-femmes, mortalité infantile, sida..
.

Voilà typiquement ce qu'il ne faut pas faire.

On fait appel aux rockstars (Bono, le chanteur de U2, a préfacé le livre de J. Sachs, The End of Poverty pour jouer sur la corde sensible et lever des fonds, sans se préoccuper de rendre des comptes sur les actions qui vont être menées. On met en œuvre un plan technocratique et centralisé, conçu par 300 experts, dont le principal effet est de gonfler encore la bureaucratie. Puis on poursuit parallèlement une multitude d'objectifs grandioses, assurant par là même qu'aucun ne sera atteint. Pour finir, on perpétue une mentalité coloniale en affirmant bien haut que "c'est à nous d'agir" (le slogan du projet du millénaire. Nous, c'est-à-dire les Blancs des pays occidentaux".
Le FMI est le modèle du genre, le sauveur qui maintient la tête sous l'eau, par le biais d'une aide qui ne pourra jamais être remboursée et qui impose aux "heureux bénéficiaires" d'accepter les achats ciblés qui leur sont assignés en contrepartie, gage de bonne santé de l'industrie.. américaine. Aujourd'hui encore, bien que très affaibli, cet organisme dispense ses conseils. Une rare incompétence voulue. Pour la Grèce, sa PGD, Mme Lagarde a conseillé à la fois des économies drastiques qui supprimaient tous les fonctionnaire et les aides sociales, achevant de ruiner le pays selon un modèle bien huilé, puis d'énoncer le contraoire quelques temps après, conseillant d'y aller doucement parce qu'il fallait un peu de croissance. LES MEILLEURS ECONOMISTES, d'une même lignée bien connue, dirigent toujours cet organisme très lucratif (des millions de dollars sans impôt).

Les pays d'Amérique du sud se sont libérés contre "cet occupant", en ont beaucoup souffert, mais y ont gagné pour la plupart, ne serait-ce qu'en redirigeant leur propre pays; encore qu'ils n'aient plus rien à attendre d'autre que des coups bas de leur ancien maître.

L'enchevêtrement des agences et la complexité des procédures font qu'au final, personne n'est responsable si l'aide n'arrive pas à bon port, ce qui est souvent le cas puisqu'elle s'appuie sur des gouvernements corrompus qui détournent les fonds. A aucun moment il n'est prévu d'aller demander son avis au "client", le pauvre, pour savoir si l'aide lui a été vraiment utile, ou l'interroger sur ce dont il aurait vraiment besoin. Jamais enfin la lutte contre la pauvreté n'est évaluée de façon indépendante et objective".

"Modestie, terrain, marché
W. Easterly croit en trois chose. La première, c'est la modestie : le problème de la pauvreté n'appelle pas de réponse globale et démesurément ambitieuse, mais au contraire des interventions sur des problèmes limités, à un échelon local on national. La deuxième, c'est le terrain : il faut partir d'en bas, étudier les besoins des populations pour y apporter une réponse appropriée, qui ne vaudra peut-être que dans ce contexte. La troisième, c'est les mécanismes du marché: W. Easterly le répète, "les gens répondent aux incitations", tout comme l'entrepreneur est incité à créer une activité par la perspective du profit".



Exemple de ce qu'il ne faut pas faire, et contre tous nos modèles, faire.
A la logique des "planificateurs" à la J. Sachs, W Easterly oppose donc la logique des "chercheurs", qui n'ont pas d'idées préconçues sur ce qu'il convient de faire pour aider les pauvres, cherchent l'information sur le terrain, tâtonnent et exploitent la moindre opportunité de régler un problème, petit ou grand. Veut-on par exemple lutter contre la malaria ? un planificateurs type fait appel à des personnalités qui récoltent des dons, achètent des moustiquaires et les fait distribuer à la population, qu'elle en ait besoin au non. Résultat : 40 % des personnes ne les utilisent pas. D'autres en font des filets de pêche ou des voiles de mariée.
A l'inverse, le bureau malawien d'une ONG américaine a, après mûre réflexion, distribué les moustiquaires dans les maternités (les femmes et les enfants étant les principales victimes de la malaria. Elle les vend 50 cents ce qui incite à les utiliser. Les infirmières qui les distribuent touchent 9 cents par exemplaire vendu (on s'assure ainsi qu'elles sont (toujours en stock). Parallèlement, les moustiquaires sont vendues aux riches malawiens dans le commerce traditionnel, 5 dollars pièce (ainsi le programme s'autofinance)
Résultat: le taux d'utilisation a grimpé de 8 â 55% en 2004. Et le modèle s'exporte désormais. 

Lutte contre les parasites. Un homme de terrain, invité à France Culture, a évoqué ce qu'il avait fait pour sauver des millions d'africains de la famine en décimant un parasite qui ravageait une certaine récolte, à l'aide d'une minuscule abeille. Cette micro abeille de 2 mm est en vogue actuellement. On peut craindre une évolution de l'espèce, mais il assure que tout est rentré dans l'ordre et que les populations de prédateurs et de chassés se sont très nettement réduites et équilibrées.
Seules sont encore attaquées les plantes qui sont plantées dans de mauvais terrains. Ses prochains objectifs sont les sauterelles, la production locale d'aliments et autres biens dérivés, la santé enfin (paludisme..). Il a évoqué toutes les difficultés rencontrées, qu'elles soient dues aux organismes officiels d'aide au développement, ou aux blocages sociaux, très vivaces. En résumé, voici ses démarches :

Pour la production, ne pas créer de grandes exploitations, réduire celles qui existent et augmenter un peu la taille des petites. Ceci afin de pouvoir promouvoir le traitement des produits localement, dans les fermes et non dans des usines "de ville" qui accroissent les problèmes (eau, électricité, voiries ..).

 Exemple, l'Éthiopie importe du jus de mangue conditionné alors que les mangues locales pourrissent sue les marchés; Si l'on pouvait les traiter à l'exploitation même et les conditionner, établirait un meilleur équilibre. Dans ces pays, plus de 60 % de la population travaille pour l'agriculture et il ne faut pas les en priver. "Qu'en ferait-on, que deviendraient-ils" dit-il, avec un rare respect des hommes.
Concernant le paludisme, véritable fléau de l'Afrique avec la variole, une plante permet de lutter efficacement contre cette maladie ; elle a été utilisée en chine. Elle permettrait, produite, traitée et conditionnée localement en plaquettes de soigner toute la population à peu de frais et en s'affranchissant des brevets.
Ses propositions sont à l'étude mais il n'est pas suivi pour le moment par les organismes officiels. Il dit également que le maïs n'est pas le meilleur choix pour nourrir ces populations qui devraient s'orienter davantage vers les légumes et cultures vivrières en général, qu'elles importent aussi. Voir la suite en suivant (Ecologie).
 

FAMINES, un pavé dans la mare.
les famines ne proviennent pas de la sècheresse, mais des prix !  un triste exemple illustre cette théorie : la récente augmentation "sauvage" du prix des céréales et de l'huile,  aliments de base des pauvres, mais aussi du lait et des yaourts, rappelons nous cela, en 2009, suite à la folie des carburants verts, qui avaient ruiné les malheureux aux maigres ressources.

Tout ce texte est extrait de Sciences Humaines N° 769 Mars 2006. article sur AMARTYA SEN, Un humaniste en économie.

Amartya Sen est né en 1933 à Santiniketan, au Bengale, qui faisait alors partie des Indes britanniques. Après avoir obtenu son doctorat en Angleterre (à Cambridge), il enseigne à Calcutta, New Delhi, puis à la London School of Economics, à Oxford, à Harvard et au Trinity College de Cambridge, dont il est le recteur à la fin des années 1990. Depuis 2004 il est de nouveau enseignant à Harvard.
A. Sen, parmi d'autres, rappellent que L'économie est d'abord une science sociale et morale, qu'elle sert à réfléchir aux conditions concrètes d'une théorie économique de la justice.

La grande famine au Bengale de 1943, qui fit au moins 1,5 million de morts, montre que plusieurs indices obligent à se questionner sur l'idée que celle-ci est due à une chute de la production agricole, particulièrement le fait que "la famine au Bengale fut essentiellement un phénomène rural. Les villes, et surtout Calcutta ne furent pas touchées". Développant largement son raisonnement et ses études empiriques, il propose en 1981 une réflexion d'ensemble: s'appuyant à la fois sur une analyse détaillée de quatre grandes famines (Bengale en 1943, Ethiopie entre 1972 et 1974, Sahel entre 1968 et 1973 et Bangladesh en 1974), et surtout sur une réflexion sur les critères de la pauvreté, il conclut «qu'il est possible que de graves famines puissent se développer pour des raisons qui n'ont rien à voir du tout avec les productions agricoles».
Ainsi, au Bangladesh en 1974, ce ne sont pas les inondations précédant la famine qui en furent le déclencheur, mais l'augmentation du prix des denrées alimentaires et l'effondrement des possibilités de travail dans l'agriculture. Malgrè les inondation, la quantité de nourriture n'était pas sensiblement différente des années précédentes - où il n'y eut pas de famine - mais le revenu réel des ouvriers agricoles tomba si bas que cette catégorie de personnes (et non pas une sorte de totalité indistincte des «pauvres» du Bangladesh) fut particulièrement touchée. En fin de compte, c'est la restriction des «capacités d'accès» aux marchés des produits alimentaires d'une partie - et seulement d'une partie - de la population qui fut à L'origine de ta famine.
Ces recherches de A. Sen vont être incroyablement fécondes. Aucune des analyses et des politiques menées aujourd'hui contre la faim, par les ONG et par les gouvernements, ne peut se penser sans cette affirmation terrible de L'économiste indien : "La prévention des famines met en jeu des mesures si faciles que la véritable énigme tient à ce qu'elles continuent à sévir".  Sylvie Brune, géographe, alors présidente d'Action contre la faim ajoute: «Les famines modernes sont le produit de la géopolitique. Nulle famine n'est fortuite aujourd'hui (...). Si ta famine se produit néanmoins, c'est parce que l'action est entravée.



hibis. Dans son étude, Amartya Sen évoque aussi les pays riches, où la nourriture est si abondante et bon marché, que leurs habitants développent des désordres fonctionnels et physiques. Dans ces pays, qui sont les nôtres, le même constat s'applique, plus criant encore, qu'une aide sociale organisée ne parvient pas à masquer. Une partie de la population y est si pauvre qu'elle ne peut accéder en suffisance aux produits qui inondent pourtant les étals comme une insoutenable provocation. Selon le fondateur des "épiceries solidaires" - en France et pas dans le tiers monde - où l'on s'efforce de redonner une fierté aux plus démunis en leur offrant le cadre normal d'un magasin et des produits de qualité et variés,
Leurs clients n'ont que trois euros à dépenser. La différence avec les vrais pays pauvres est toutefois de taille : pas de famine mortelle en masse, pas de massacres plus ou moins associés.
Ce qu'il appelle les "capabilités"  permettent à l'homme d'atteindre un niveau de satisfaction des besoins lui permettant de se comporter en homme. Les biens économiques prennent alors une autre signification: . Le développement humain possède deux faces: la formation des "capabilités" humaines - telles que l'amélioration de la santé, du savoir, des compétences - et l'usage que les individus peuvent faire de ces capacités - à la fois dans les loisirs, pour les activités productives ou pour leurs activités dans les affaires politiques sociales et culturelles ». L' IDH est L'indicateur économique et social qui tente de mesurer les capacités des individus à développer leurs choix de vie, à vivre leur vie d'être humain. La richesse, mesurée par le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat (PPA), n'y suffit pas. IL faut y agréger les données de l'espérance de vie à la naissance, les taux d'alphabétisation des adultes et les taux (bruts) de scolarisation combinés. On obtient alors une mesure du développement humain bien plus efficace que par la mesure des revenus. En quelques années, l'IDH est devenu le deuxième indicateur majeur utilisé pour mesurer les niveaux de développement. Les détracteurs de l'IDH font remarquer qu'il est à peine moins sommaire que le PNB.  Depuis le milieu des années 1990, il attire particulièrement l'attention sur la situation des femmes, toujours plus touchées que les hommes par la pauvreté, l'absence d'accès à l'éducation et au pouvoir politique. Pour A. Sen, la réduction des inégalités entre les sexes est fun des fondements de la possibilité même, non seulement du développement humain, mais du développement tout court.
Dernier exemple en date du succès de l'IDH : de nombreux manuels scolaires (tous pays confondus) s'ouvrent désormais sur une double page présentant à égalité les cartes mondiales du PIB par  habitant et de l'IDH.

LES RACINES MONDIALES DE LA DÉMOCRATIE
La dernière facette des recherches de A. Sen est au premier abord plus étonnante, mais c'est celle qui va permettre de faire apparaître la cohérence d'ensemble de ses travaux. A. Sen montre que les racines de la démocratie ne sont pas spécifiques à l'Europe, et  la liberté n'est pas une invention de l'Occident,  d'autres lieux du monde ont aussi été des berceaux de la démocratie et du débat public.
«Même les raisons de la persistance de la faim pour les sociétés riches ne peuvent être pleinement comprises si nous limitons notre attention aux seuls revenus. La faim aux Etats-Unis est associée à de nombreux paramètres et l'étendue des privations de capabilité peut être tout à fait spectaculaire dans les pays du monde les plus prospères : les hommes du quartier de Harlem, dans l'opulente ville de New York, ont moins de chance d'atteindre l'âge de 40 ans que ceux du Bangladesh. (manque de soins médicaux, , d'attention à la santé (note Commentaire hibis : problème connu en Polynésie et bien d'autres lieux où le fait de se soigner n'est pas acquis), ou encore généralisation de la criminalité urbaine, et d'autres facteurs de ce genre.

Novembre 1974, au Bangladesh. Une mère et son enfant frappés par la famine devant un centre de nutrition de la Croix-Rouge. Comme le montre Amartya Sen, c'est la chute des revenus des ouvriers agricoles et non celle de la quantité de nourriture qui fut la vraie cause de la famine.
deux grandes conférences, L'idée que «le soutien à la cause du pluralisme, à la diversité et aux libertés fondamentales se retrouve dans l'histoire de nombreuses sociétés. Les longues traditions consistant à encourager et à pratiquer le débat public sur les problèmes politiques, sociaux et culturels dans des pays tels que l'Inde, la Chine, le Japon, la Corée, l'Iran, le monde arabe et dans de nombreuses parties de l'Afrique, exigent une reconnaissance beaucoup plus complète de l'histoire des idées de la démocratie».
En insistant ainsi sur les origines mondiales de la démocratie, A. Sen a deux objectifs. D'abord rappeler L'importance du débat public dans la construction des capabilités: c'est grâce à la démocratie que l'Inde a pu avoir un taux de croissance de l'espérance de vie trois fois plus rapide que la Chine, car le fait que tout le monde soit si bien informé des inadéquations de la politique de santé en Inde, grâce aux critiques de la presse, est en soi une contribution importante à l'amélioration de l'état des choses. Ensuite montrer que la démocratie n'est pas réservée à certains lieux du monde, mais qu'au contraire l'universalisation des valeurs démocratiques peut s'appuyer sur un ensemble de traditions protodémocratiques.



Esclavage et Colonisation

Les deux situations sont distinctes; la colonisation n'a commencé en Afrique qu'après l'arrêt de la traite des noirs et le commerce dit triangulaire.

Le commerce dit "triangulaire" se pratiquait par voie maritime, dans des conditions de voyage qui étaient assez terribles, ne serait-ce que par la durée (plusieurs mois), la nourriture, les maladies. Il s'agissait d'un rotation sur trois tracés, "Europe - Afrique" - "Afrique - "Antilles/Amérique" - "Antilles/Amérique - Europe" (transport produits et cadeaux, transport d'esclaves, transport de biens et produits).

Quand on évoque l'esclavagisme et la colonisation, les œillères institutionnelles focalisent sur une époque bien précise, et ne voient que la traite des noirs d'Afrique, leur dépossession et déportation, leur maltraitance au-delà de l'imaginable. Cela arrange bien les africains car il leur est plus commode de se retourner vers des pays riches, structurés et démocratiques, pourvus d'une histoire écrite, d'archives et de musées, plutôt que de se retourner vers l'insaisissable, que représentaient alors les hordes des pays musulmans. D'autant plus que beaucoup ont survécu et ont fondé leur propre société au sein de celle des européens, ce qui n'a évidemment pas été le cas côté musulmans, où ils ont été soit esclaves, soit morts.
Chez ces peuples, l'esclavagisme est institutionnel et à fondement religieux: tout non musulman, dont le roumi (chrétien), ne peut avoir aucun droit ni biens (il doit se convertir), et il n'aura la vie sauve que si il baisse la ta tête et change de côté en marchant pour ne gêner personne. Il convient de situer le contexte à l'époque de la conquête musulmane et leurs razzias en Afrique orientale et centrale, dont personne ne relate les conditions (cohortes à pied, pertes conséquentes). De nos jours, il n'y guère d'églises dans les pays musulmans (exceptions pour Turquie et anciennement Irak peut-être), et les catholiques y sont généralement très mal vus sinon marginalisés ou pire, assez fréquemment tués; sans que l'Europe ne s'en émeuve.

2013. Seule la Norvège a osé dire à un émirat qui voulait y financer une mosquée "vous n'accepteriez pas que nous financions une église chez vous ? alors, nous refusons aussi".

LES CONQUETES.

L'histoire est écrite par les vainqueurs, ce qui explique bien des omissions et la carence de l'enseignement en la matière. Et puis personne n'aime parler d'horreurs et de tortures, encore moins quand on les a commises..

Lorsqu'un pays est envahi par une puissance étrangère, on dit qu'il est occupé, ce que nous avons été.  Cependant, si l'on occupe soi-même un autre pays, on parle plus volontiers de présence, d'apport culturel et même, comme le prétendait la Russie, de pacification.
Dans ce sens, nous aurions effectivement pacifié une partie Occidentale de l'Afrique, le nord musulman inclus, ainsi que la Nouvelle Calédonie, puisque les innombrables tribus ne se faisaient plus la guerre ! Ce serait plus difficile pour le Vietnam, mais après tout, pourquoi pas. Notre apport culturel serait indéniable: habillement des indigènes, enseignement du français, lecture et écriture, soins médicaux.

Dommage qu'on ait interdit leurs pratiques, leurs arts, leurs fêtes et leurs croyances, pou imposer les nôtres. Dommage qu'on les ait chassés de leurs terres, éloignés de leurs proches, ou tués. Mais c'était pour leur bien, il fallair évangéliser ces sauvages, leur ouvrir les yeux, leur montrer la lumière. Les plus acharnés de la colonisation étaient les intellos et les prêtres, qui vis à vis es autres, le sont toujours, acharnés.
C'est une loi de la nature. Notre pays s'est fait ainsi, l eplus fort gaghne et personne n'y changera quelque chose, surtout pas ceux qui crient en permanrcne, plus jjamaos ça !

On occulte ce qui s'est passé dans le golfe du Mexique, en Amérique centrale et un peu plus au sud, les horreurs des conquistadors, suivis d'autres européens, puis de noirs libérés issus de la déportation coloniale, qui dans une folie meurtrière, fièvre de l'or ou pas, détruisirent à peu près tout, dont les temples amérindiens pour bâtir des églises, ou éliminèrent totalement les peuplades caraïbes qui ne laissèrent guère que leur nom à un ensemble d'archipels.

Sur le sujet, Las Casas écrivit à l'époque, en 1542, "cinquante ans après sa découverte, il ne reste plus que 200 indigènes (indiens) à Espanola (sur plusieurs millions, mais on ne sait pas vraiment combien, l'ensembles des Caraïbes ayant compté entre 12 et 15 millions d'indiens avant les conquêtes). Faire dévorer par des chiens était aussi en faveur à l'époque. Un historien, Victor, Schoelcher (*) relate ce qui n'a jamais été enseigné.
(*) son livre, "colonies étrangères et Haïti", tome 2, Paris 1843.

 A l'origine de notre colonisation, on trouve nos brillants  littéraires de l'époque, dont Victor Hugo, que l'on qualifierait de nos jours de gauchistes. Leurs intentions étaient lumineuses et généreuses, car il s'agissait d'apporter culture et civilisation à ces malheureux sauvages. Notre église, alors en récession, qui trouvait dans ce projet une nouvelle et immense possibilité de développement, fit chorus. L'affaire était bouclée, religieux en tête. On n'est pas très loin des russes !

En Afrique du sud, où les allemands possédaient la région du Kalahari et y avaient bâti leur ville allemande, un permis de chasse avait été institué à l'encontre des indigènes, et à ce régime, il n'en resta très vite qu'une poignée; des familles et villages entiers ont été ainsi éliminés - tout à fait légalement - par quelques hommes bien armés.

La conquête de l'Afrique du sud par les Boers (hollandais), alors qu'à l'origine ils ne cherchaient à établir qu'un lieu de ravitaillement pour leurs bateaux, n'est guère plus brillante, ni celles des anglais, dont en Tasmanie pour commencer (ile australienne), puis la "réduction" des bushmen australiens.

On occulte les conquêtes religieuses et autres croisades, dont celles d'Orient pour libérer les lieux saints. On y ravageait au passage, se nourrissait sur la population, annexaient leurs biens, et on ne manquait pas d'étriper à l'occasion les malheureux attachés à un piquet, sans trop distinguer les coptes et orthodoxes, des chrétiens d'Orient, qui auraient du être nos amis - religieusement parlant - dont les Grecs !

Aveuglement d'aujourd'hui. On ne voit pas - ou l'on se tait pour ne pas déplaire - la reconquête musulmane musclée en cours - en Afrique, Asie, Occident, financée dit-on par les pays du Golfe, car c'est leur intérêt. Les troupes de mieux en mieux armées et entraînées, Al-Qaïda-qui-a-bon-dos, massacrent, ravagent, réduisent la vie et les arts des peuples conquis à néant. Il est vrai qu'ils répondent à une autre colonisation rampante, celle des occidentaux dont les américains, qui contrôlent leurs dirigeants en s'appuyant depuis la dernière guerre, sur l'état d'Israël, dont on connaît l'avidité territoriale, au-delà du raisonnable.



Il s'est passé pas mal de choses abominables, dont l'enlèvement de chefs de tribus pour les montrer aux scientifiques  et aux académiciens de l'époque, avec les examens humiliants que l'on sait, puis leur rise fin dans les fores, si ils ne mouraient pas avant. La France n'était pas en reste. Il y a eu ces enfants arrachés à leur famille par les anglais en Tasmanie et Australie, déportés en Angleterre avec l'espoir qu'une éducation anglaise en ferait des citoyens anglais ! échec total et dramatique. Nous apprenons, en ce mois de février 2014, que les français ont fait de même avec de enfants réunionnais pour repeupler la Creuse, faisant signer des papiers à des gens incultes qui pensaient peut-être leur assurer une meilleure existence. Quel choix avaient-ils devant l'envahisseur ?


L'esclavage et les déportations.
L'historien Bernard Lugan, auteur d'une bonne dizaine de livres sur l'Afrique, dont "God Bless Africa" cité ici, a vécu et enseigné à l'Université africaine du Rwanda. Il nous apprend que la colonisation n'a commencé en Afrique qu'après l'arrêt de la traite des noirs et le commerce dit triangulaire, Afrique, Amérique, Europe et que l'esclavagisme s'adresse aux européens, source de tous les maux, alors que deux faits indiscutables sont à prendre en considération : l'esclavage pratiqué par les musulmans sur une bien plus grande période, avec bien plus de cruauté, et sans doute portant sur bien plus grand nombre, sans aucune contre partie, ce qui est loin d'être le cas pour les européens.

Il rappelle aussi le rôle primordial joué par les africains eux-mêmes, par le fait de pratiques courantes en Afrique, qui ont permis de livrer ces esclaves aux européens sans que ceux-ci n'aillent les chercher (à l'inverse des musulmans qui opéraient des razzias très loin sur le sol africain).

Je précise plus loin que nous ne pouvons pas nous dédommager pour autant, sujet qu'il traite aussi tardivement.
Il fait aussi observer que pour complaire au mouvement revendicateur, on a accepté de reconnaître des lieux de passages d'esclaves, que l'on visite de nos jours avec ses cellules, alors que jamais un esclave n'y a transité. Après tout, ce n'est qu'un lieu de plus faussement identifié et localisé par l'histoire. Les troubles et massacres proviennent justement de là, car ils sont le fait du découpage par les européens (après donc la traite), de leurs conquêtes transformées en pays qui ne sont pas les leurs. Ce fait est particulièrement important, d'autant que les conflits religieux (animiste, islamique et chrétien), s'y superposent, ainsi que la lutte pour le contrôle des ressources (pétrole majoritairement).
Je cite : "Les traites musulmanes; sur ces questions de l'esclavagisme, la principale faiblesse de raisonnement des thèses que soutiennent les tenants d'une culpabilité de l'Europe, c'est qu'ils ne prennent pas en compte, ou trop peu, le fait que deux types de traites ont coexisté, se superposant parfois: l'européenne venue de l'océan et la musulmane venue du nord et du nord-est du continent'.
l'européenne, débute au XVIe siècle pour s'achever au début du XIXe siècle. La seconde, l'arabe, commence au IXe siècle, 700 ans plus tôt, et ne se termine réellement que 50 ans plus tard que la première, à la fin du XIXe siècle... avec la colonisation de l'Afrique!  

Une colonisation qui va permettre de rendre effective l'abolition en contrôlant les territoires auparavant livrés aux esclavagistes musulmans.
Médiatiquement pourtant, le commerce des esclaves est presque toujours considéré comme une exaction des peuples d'Europe ou d'Amérique. Même si, dans le chaos africain d'aujourd'hui, cet esclavage arabo-musulman demeure encore de nos jours une réalité dans certaines régions. Il est devenu marginal, heureusement, mais il reste bien, en Afrique de nos jours, des esclaves noirs, appartenant à des maîtres arabes ou musulmans (sources citées par l'auteur,  M. Gordon "L'esclavage dans le monde arabe" et le rapport d'Amnesty International consultable sur http:// web.amnesty.orget).
L'une des raisons de cette ignorance historique de la Traite musulmane tient à l'impossible accès à des chiffres fiables, contrairement à la Traite européenne. On ignore quels furent ses effets sur la démographie africaine: pas de chiffres côté arabe et d'autres, tardifs et largement exagérés., de missionnaires chrétiens qui voyaient là un argument majeur justifiant leur installation à l'intérieur du continent. Seule la Traite dans l'Est africain - qui prit une grande importance au XIXe siècle - implique une zone fournissant des éléments historiques dignes de foi. On sait en revanche que, paradoxalement, la Traite musulmane freina le mouvement d`islamisation en Afrique sud-saharienne. Pourquoi ? Tout simplement parce que les esclavagistes ne voulaient pas perdre leur « marchandise » humaine : seuls les non musulmans peuvent, selon la loi de Mahomet, être réduits en esclavage. Convertir les tribus rencontrées revenait à se priver des « gisements de matières premières »...
L'idée qui transparaît des sources arabes est celle d'un véritable mépris à l'égard des Noirs qui, depuis les origines de l'expansion musulmane, ne se dément jamais. Ainsi, Iyad al-Sabti (1083-1149) écrit-il des Noirs, que les Arabes désignent sous le terme générique de « Sudan » : « [Ils] sont de tous les hommes les plus corrompus et les plus adonnés à la procréation. [...] Leur vie est comme celle des bêtes. Ils ne prêtent attention à rien des affaires de ce monde, si ce n'est au manger et aux femmes. En dehors de cela, rien ne mérite leur attention. »  Pour en savoir plus sur ce livre passionnant, 




Dans une île de l'Atlantique, on fait visiter des cellules de bagnards là où les bateaux qui les les transportaient ne se sont jamais arrêtés ! revenus du tourisme oblige.. C'est un constat fréquent: à l'horreur connue s'ajoute toujours des fioritures, de vrais mensonges qui permettront au mieux d'en souligner l'ampleur, au pire d'en tirer profit. Ne conviendrait-il pas de s'intéresser à l'esclavagisme qui perdure, en Afrique, au Moyen Orient, en France, partout. Cet esclavagisme qui contraint au travail dans des conditions plus que dégradantes, domestique ou sexuel.



L'esclavage de nos jours. L'esclavage moderne domestique, ou celui de la femme.Idisha, florissante cité antique de l’inde a conservé plus de 200 familles dalit (intouchables), chargés de collecter manuellement les excréments. Malgré une interdiction depuis 1993, repoussée en 2012 suite à des pressions, chaque matin, Guddi Bai, une jeune fille de 38 ans, passe chez huit à dix familles pour nettoyer leurs toilettes, récolter leurs « déchets de la nuit » et aller les jeter à plus d’un kilomètre du village. Lorsqu’il pleut, les ordures coulent à travers du panier et dégoulinent sur mes cheveux. Cette pratique institue l’allégeance des dalit envers de plus hauts placés dans l’échelle des castes. L'Inde, pays démocratique, avance lentement sur la voie sociale, mais malgré bien des interdictions, les lois sont difficilement acceptées et respectées car le pays est immense, le poids de l'histoire et les barrages sociétaux innombrable.

- L'esclavage "rampant" est installé partout, dont en France chez certaines communautés bien (re)connues. Si ces nouveaux esclaves peuvent avoir la liberté toute théorique de partir, et ne sont pas vendus aux enchères comme on nous le montrait dans quelques films d'époque, ils sont généralement "retenus". En Amazonie Brésilienne, la culture du carburant vert sur les pentes forestières, non mécanisables, brise de nombreuses vies pour des salaires de misère, des conditions d'existence innommables, aucun soins pour des blessures graves, aucune aide autre que la menace permanente d'un contremaître sans scrupules que personne ne vient limiter. Aucune statistique ne comptabilise ces pauvres hères, qui font sans doute partie de ce milliards d'être humains sous-alimentés comptabilisés par trois agences de l'ONU  ( (+ 11 % par rapport à 2008)? Ils étaient 870 millions en 2005. 40 pays sont ou seront concernés Pays les plus durement touchés (en nombre), Caraïbes et nord Amérique latine (46 millions), Afrique subsaharienne (265 millions), Afrique du nord et Proche Orient), Asie et Pacifique (642 millions).

- L'esclavage existe encore entre ethnies au Soudan, en limite du Mozambique; l'esclavage sexuel est très répandu; l'esclavage pour dette permet de faire travailler durement et avec violences et privations toute une vie pour une dette dérisoire. Il n'y a pas que là, car c'est une création des musulmans d'Arabie ancienne, lesquels l'ont transféré en Afrique. Il existe encore partout dans les pays musulmans. même en Arabie saoudite, si riche.
- octobre 2007-   L'esclavage vient d'être aboli en Mauritanie. Du moins officiellement car on sait bien que tout continue en douce dans les quartiers, ici et partout dans le monde. Séquestrations, travail forcené, circoncisions (existe aussi chez certains peuples musulmans). On est loin du compte.

- L'esclavage existe depuis toujours au Liban. De pauvres filles venant des Philippines, du Népal et d'ailleurs arrivent sous contrat au Liban, comme domestiques. Elles s'expatrient pour nourrir leur enfants restés au pays. Leur employeur libanais a tous les droits légaux. On commence par leur enlever leurs papiers. Il n'y a pas d'horaires ni de jours de travail dans le pays ou pour ces contrats. C'est illimité à 24 heures. Nourries parfois de restes avariés, battues (jusqu'aux fractures non soignées) et au pire, non payées, enfermées voire attachées, elles rentent parfois de fuir et se tuent en glissant des fenêtres. Il y a des agences qui s'en occupent, ainsi que des gens dévoués, mais un avocat avoue : "on a gagné des procès" ; combien , "pas plus de 10", dit-il honnêtement avec un soupir. Il y a quelques bons patrons aussi, mais ils sont rares dans cette société moyenâgeuse. Ici aussi on tue les prêtres, comme dans tous les pays musulmans, de l'Asie à l'Afrique. Personne n'en parle, sauf sur RCF, la radio catholique française. Il a fallu les meurtres de moines d'Algérie, rapportés par nos médias, pour en soupçonner la possibilité.


~~~~~~~~~~~  les nouvelles de l'esclavage   ~~~~~~~~~~~~  qui ne font pas grand bruit  ~~~~~~~~~~~ 


COURRIER INTERNATIONAL DU 30 AVRIL  2009 : Les esclaves brésiliens de l'éthanol. DER SPIEGEL (extraits) Hambourg
Nous sommes à Araçoiaba, dans le nord-est du Brésil - la région de l'éthanol. C'est le milieu de la nuit, et les plantations brûlent. Avec leur machette, ils coupent les cannes qui se dressent sur le sol carbonisé. Elles serviront à fabriquer de l'éthanol - l'essence de l'avenir. Quelques heures plus tôt, Antônio da Silvà s'est levé, péniblement, de son lit de camp. Pas besoin de réveil, même à 2 heures du matin - comme c'est le cas aujourd'hui - la douleur s'en charge. II regarde les deux autres lits de camp, sur lesquels dorment ses quatre petites filles et ses deux garçons. Une fois dehors, devant la case, il confie qu'il ne pourra plus les nourrir bien longtemps. Depuis qu'il a une hernie inguinale, depuis qu'il doit se rentrer les entrailles dans le ventre avec la main dès qu'il se baisse, il sait que c'est fini. Deux maux le tenaillent: la douleur sourde qui lui vrille faine depuis longtemps et la douleur aiguë qui explose quand il donne un coup de facâo, la machette à couper les cannes. La vie des coupeurs de canne à sucre a toujours été un enfer.
Quand les contremaîtres ont découvert son état, ils l'ont chassé de la plantation. Pas question de garder un vieux malade alors qu'on peut avoir tous les jeunes hommes forts qu'on veut. D'après l'université de Sâo Paulo, les coupeurs de canne travaillent en moyenne douze ans, après quoi ils sont usés et remplacés. Da Silva a 43 ans, c'est un vieillard sur les plantations, il a largement fait son temps. Il s'est fait recoudre à l'hôpital, mais le médecin lui a dit qu'il ne devait plus couper de canne, surtout dans les prochains mois, sinon la hernie risquait de récidiver et de le tuer.
Onze jours après, Da Silva peinait à nouveau au milieu des cannes à sucre, sur une autre plantation, au sud d'Araçoiaba. Qu'est-ce que je dois faire ? demande-t-il. Il n'y a rien d'autre par ici. Si on ne coupe pas la canne à sucre, on meurt de faim. Et il y a les enfants." Il prend le bidon de cinq litres d'eau qui lui permettra de tenir dans la chaleur de la journée, son facâo, puis se dirige vers un des nombreux bus qui viennent au cœur de la nuit chercher lés hommes d'Araçoiaba pour les conduire aux plantations. Antônio da Silva devra récolter 3,5 tonnes de canne à sucre jusqu'au coucher du soleil, de quoi produire 300 litres de carburant bio. Pour cela, il devra donner environ 3.000 coups de facâo au milieu des cendres et des braises, sous un soleil de plomb. Nombre d'entre elles vivent et souffrent comme leurs ancêtres, les esclaves des plantations de canne à sucre. Ce sont les capangas, les milices des barons du sucre, qui y font la loi. De temps en temps, les agents de l'Etat interviennent, mais ils sont très peu nombreux et le pays est très grand. Les milices intimident les ouvriers, chassent les petits paysans à coups de bulldozer "au nom d'une grande vision" : D'ici à 2030, nous serons le plus gros fournisseur de carburant du monde", proclame Luiz Inâcio Lula da Silva, le président du Brésil. L'éthanol, l'alcool produit à partir de la canne à sucre, va assurer un grand avenir au pays - et au reste du monde. Le Brésil a produit 26 milliards de litres d'éthanol en 2008 et compte parvenir 53 milliards de litres par an d'ici à 2017.


Esclavage et asservissement ne sont pas tout à fait la même chose.

- L'asservissement de l'homme est éternel. Peut-on dire que l'asservissement se différencie de l'esclavage par ce qui est le plus fondamental, la liberté de mouvement, sinon la liberté d'expression, soit la possibilité de partir lorsqu'on le souhaite, pour aller chercher ailleurs et faire ce que l'on veut ? Oui, sans conteste, bien que des esclaves puissent être bien mieux lotis que certains hommes libres. La richesse des uns pourrait-elle donc ne pas exister sans la pauvreté des autres, les plus riches, les plus puissants, exploitant plus que tout autre ?  Chaque journée de bonheur des riches est-elle indéfectiblement une journée de peine pour ceux qui la leur procure, les exploités sans défense qui œuvrent à leur nourriture, matières, vêtements, ors ou pierreries. Par riches, comprenons que nous, occidentaux, le sommes presque tous, et qu'entre nous, les riches, le même principe s'applique, bien qu'atténué par nos règles. On n'a pas fait les châteaux sans exploiter, ni les canaux, ni les tunnels, ni les routes, ni les barrages, ni les bateaux géants des chantiers de l'Atlantique, dont le "Soverein of the Sea" ou le "Queens Mary II" (main d'œuvre étrangère sous payée et plus ou moins cachée).

Les ornements des plus riches, ostentatoires et provocants, ont bien davantage encore l'odeur de la peine et du sang. Y compris dans la mode (haute couture, chaussures etc.), où l'on exploite les petites mains, où l'on fait travailler les enfants par la sous-traitance étrangère. Côté bijoux, c'est pire car il faut extraire or et pierreries. Dans les mines des pays pauvres, le nombre de morts est très élevé. On n'y sécurise même pas les galeries qui parfois ne laissent passer qu'un enfant à genoux, qui si ça tourne mal, y sera laissé. Ceux qui connaissent la situation parlent des diamants du sang. En 80 ans, dans les mines d'or d'Afrique du Sud, il y a eu 69.000 morts, soit en moyenne, 690 chaque année.

Les arabes, on l'a vu plus haut, auraient été les premiers à soumettre les peuples à l'esclavage
, tout au moins systématiquement, pour les étrangers non musulmans, êtres inférieurs. Les Emirats ont été vivement critiqués pour l'esclavage latent des enfants, des philippins et autres peuples du Moyen Orient ou d'Asie ; sans plus, car on les admire, l'on s'y presse même. Quand un Prince Saoudien distribue des montres Rolex en or à ses invités préférés, on ne discute pas. Et les affaires peuvent être inespérées avec eux, balayant toute morale, laissant place à tous les abus. Comprenez que lorsqu'un Emir, pas des plus grands, possède son Airbus A380 équipé à son goût, soit 550 mètres carrés de luxe, quand "le Prince" descend de son avion, suivi en mer de sa flottille et de son yacht privé de 80 mètres, ou mieux de 150 mètres, le tout avec une suite de quelque 500 personnes, et ce qu'il faut de Mercedes, alors qu'il a préalablement exigé la transformation d'une bonne partie du plus grand hôtel du lieu, avec des aménagements somptuaires dont on peine à se faire une idée, comprenez bien que personne n'irait faire une remarque pour les visages grillagés de son harem. On a même évacué un TGV, en France pour leur complaire, laissant les voyageurs ruminer leur colère. Sommes nous, en France, au vingt-et-unième siècle, dans un état de droit ?

La mise en condition d'asservissement a permis à la Provence ou à l'Almeria d'Espagne de produire fruits et légumes à bon compte. Et aux français, d'en bénéficier. Personne dans ces conditions ne s'en inquiète et personne ne veut le savoir. Pas même les Etats qui ferment pudiquement les yeux bien que connaissant tout de la situation. Texte sur ce thème d'après l'émission "Terre à terre", de France Culture, fin janvier 2009. Les mots sont approximatifs, les faits sont précis. Je cite  : "Jusqu'en 1986, des familles exploitaient les terres provençales (désormais bien irriguées, note hibis), et la haute Provence était devenue le jardin de la France. Des ouvriers italiens, espagnols proches y étaient employés dans des conditions suffisamment convenables. Après 1986, la concurrence européenne est arrivée, surtout espagnole, et la situation a radicalement changé. Des sociétés étrangères dont on ne connaît rien fournissent alors de la main d'œuvre à bas prix dont on ne connaît rien non plus, pouvant aussi bien provenir de l'est, du Maroc que de Bolivie. Le salaire d'un marocain a été de 5 € par jour, dans des conditions d'esclavage qui n'ont gêné personne tant ils étaient isolés, ne sortant pas, travaillant 10 à 12 heures par jour et parfois plus pour les employés de maison, vivant sur la propriété dans des taudis fournaises ou glaciaux, vieux algécos rouillés et défoncés, quatre douches dans la gadoue pour 120 personnes. Ces gens tenaient même parfois, pour le même salaire, des emplois qualifiés, ou de responsabilité. Il va de soi que rien n'était prévu pour protéger les hommes des agressions contre les pesticides et autres pulvérisations, y compris sous des serres surchauffées et non ventilées.

M. Comte, près d'Arles, employait 250 ouvriers marocains sur ses exploitations, ne sachant pas parler français, de préférence, pour des contrats de 6 à 8 mois. L'appât du gain ne faisant reculer devant aucune monstruosité, un loyer de 62 euros/mois était perçu pour les "logements" décrits ci-dessus. Comble de la goujaterie, les ouvriers manquaient d'outils de travail, empilant par exemple des caisses, faute d'échelles, pour cueillir les fruits. Cela ne se passe pas au moyen âge, nous ne sommes pas en terre asiatique, africaine ou musulmane, c'est en Provence, en 2007 !!  Ce monsieur, le plus grand propriétaire du pays, grand fournisseur de pêches, a finalement été condamné par un tribunal de Grande Instance; ses quatre grandes exploitations ont été fermées. Ajoutons à l'injustice que les caisses d'aides sociales profitaient, à l'occasion, de rupture de contrats ou de cessation d'activité pour ne rien payer, et que les cotisations aux ASSEDIC ou Mutuelles agricoles - lorsqu'elles étaient versées par l'employeurs - n'assuraient le paiement que dans leur pays d'origine, pour quatre ou cinq fois moins. En Espagne, à Almeria, ce genre de situation était reproduite à l'identique.

Les ouvriers dont la situation est réglementée par le contrat OMI, qui lie le droit de séjour à l'emploi, ont une semaine pour quitter le territoire dès qu'ils n'en ont plus. Leur situation peut alors devenir intenable car, leur exil étant lié au sacrifice de leur famille, ils ne peuvent y revenir en ayant échoué. L'ouvrage d'une africaine, "Le ventre de l'Atlantique", traite de ce problème, dont les suicides du retour.



   LA reconnaissance historique.

Un village suisse a obtenu, pour la forme, un dédommagement des méfaits subis sous Napoléon. Les Kurdes revendiquent un territoire. Les arméniens exigent que le génocide perpétré par les turcs entrent dans l'histoire. Les descendants d'esclaves (noirs) veulent faire reconnaître leur situation par la France (Antilles françaises). Il faut un statut pour toutes les minorités et pour tous les cas. Que cherchent-ils, une reconnaissance, une stèle, de l'argent, des emplois réservés ?

Je suggère que l'on demande réparation aux romains, qui nous ont occupé, ont fait périr tant des nôtres, esclaves ramant dans leurs galères, bien blancs cette fois, morts sous le fouet, d'épuisement, de maladie ou par noyade. En contrepartie, nous pourrions nous excuser de l'intrusion des gaulois dans Rome. Je suggère que l'on demande réparation à ceux qui, profitant d'une Rome affaiblie, nous ont envahi ; les Huns et les autres, Wisigoths avec tous les Goths, Vikings, Normands également qui sont aussi des barbares, c'est à dire, au sens étymologique, des étrangers

 Enfin tous ceux qui, à partir du IXe siècle, et pendant l'horribilis Xe siècle, ont déferlé sur notre pays, lequel n'était d'ailleurs pas non plus tout à fait celui qui est le nôtre !  Il faut aussi exiger réparation Je suggère que l'on fasse un immense mea culpa pour les monstruosités de Charlemagne, de nos Croisés qui ont pillé, démoli et étripé à qui mieux mieux de la Grèce à l'Egypte (voir les croisades).

Quant aux catholiques, pourchassés par les romains avant qu'ils ne se convertissent, ils devraient faire un immense mea culpa pour leurs horreurs à l'encontre des protestants. Je suggère que l'on demande des comptes très sérieux aux arabes, aux turcs peut-être (Ottomans), bien qu'arrêtés aux portes de l'Autriche et qui, par bienfait de la colonisation, nous ont tous deux laissés une culture qui faisait grandement défaut, leur architecture, le café ou indirectement, le croissant qui va avec. N'oublions pas les anglais pour toutes leurs victoires et tous nos morts; et vice et versa.

Après les horreurs des Louis XIV, Napoléon (l'Hitler français pour ceux qui l'ont subi), et Compagnie. On arrive, avec de grands raccourcis, en priant les historiens de vouloir m'excuser, aux guerres mondiales: là, il faudra attendre le prochain conflit pour y voir plus clair, car on va encore changer d'échelle:
Du massacre à la pierre, au glaive et fléau d'arme, à l'étripage et au feu, on est passé à la poudre, à la chimie et la biologie destructrice. Cela a sensiblement amélioré le score, sans trop s'impliquer physiquement dans l'horreur, ce qui est encore mieux. Les nouvelles versions des armes de destruction massive, nucléaires et autres, massivement produites par million de tonnes, sans cesse "améliorées" seront dit-on radicales. Comment pourrons nous alors nous excuser, et devant qui ? d'autant il n'y a plus de déclaration de guerre, c'était enfantin. Maintenant on frappe - de préférence un petit pays qui l'a bien mérité ou seulement son dirigeant, on ne va pas chipoter. Après tout il l'a cherché !! na, c'est bien fait !!

bienfaits ET MEFAITS de la colonisation


Une affaire qui a fait grand bruit
: le parlement vient de voter une loi afin que l'on évoque aussi "les bienfaits de la colonisation". Comme tout est déformé dans un pays au langage-unique-bien-pensant-autorisé-de-gauche-comme-de-droite-du-milieu-et-de-partout, le tollé "des majorités visibles" est général. Un lecteur écrit "la reconnaissance des bienfaits de la colonisation à pour but maladroit de corriger les manuels scolaires et l'enseignement des intellectuels politisés utilisés par des enseignants qui ne le sont pas moins (texte RSP). J'ajoute "et qui se prennent pour des parangons (modèles) de vertu" quand ils nous enseignent ce qu'on leur a enseigné, qui est souvent faux, enjolivé sinon largement ou carrément inversé, du genre Saint Louis rendant la justice sous un chêne, la casse "médiatisée" du vase de Soisson, la prise de la Bastille (qui n'était pas prévue) ou bien les croisades, si belles. J'ai entendu rappeler (radio France Inter, 02 2006), que "la gauche si vive à critiquer le colonialisme de droite, était la seule à l'époque à l'encourager, sommités en tête - Victor Hugo inclus, afin (peut-être) de "les civiliser". La droite n'y voyait simplement aucun intérêt et finalement, seule une minorité y aurait contribué.

N'oublions pas leurs routes, leurs maisons, monuments, ni leurs  techniques, hélas oubliées après leur départ; c'était les romains !!  Nous pourrions remercier les anglais. Amateurs de bonne vie, leurs bienfaits se sont portés sur la côte d'azur, côté Nice, devenue la Riviera; ils ont contribué à améliorer le bordeaux et le champagne. Remercions les après les avoir honni. Ils sont entreprenants, nous sommes laxistes, parfois sales (façades, entretien). Nous sommes redevables aux turcs(Ottomans) et aux arabes aussi, bien qu'arrêtés aux portes de l'Autriche, nous ont tous deux laissés une culture qui faisait grandement défaut, leur architecture, le café ou indirectement, le croissant qui va avec. Les romains à coup sûr, même si nous n'avons pas su profiter de leurs avancées matérielles, voies, béton, grands ouvrages, bains..

Ce que nous avons fait là-bas, dans nos colonies, les routes, chemins de fer (mais c'était pour transporter les produits) l'urbanisation, les cultures, les hôpitaux, les transports, l'unification même, dont on parle rarement, due à la langue française, la fin des guerres tribales de proximité, parfois entre villages, tous ces aspects "positifs" en somme, dont ils profitent encore, mais ont subi sans en être les acteurs, est masqué par leurs humiliations, une soumission qui perdure malgré les discours, la perte de leur identité, de leur ethnie (par les découpages due aux conquêtes - il y a ça en Europe), le tout étant avivée par les différences ethniques et religieuses. Nous ne comprenons donc pas leur haine d'aujourd'hui. Seule nous apparaît leur inexplicable et inexcusable propension à se massacrer avec une extrême sauvagerie.

Premiers au front, derniers pour la reconnaissance. ÇA C'EST PASSé EN 1914 ON EN PARLE EN 2000: les colonisés d'Afrique ont été envoyés en première ligne au front, dont les nord africains , Sénégalais, mais aussi  tant d'autres jusqu'aux zoulous.

Très brutale ou relativement modérée (..), il ne peut y avoir de colonisation sans prise de possession, sans répression, sans viols et tortures, sans villages et cultures incendiées pour en chasser les occupants, ce que l'on nomme  la "politique de la terre brûlée". Une monstruosité qui permet de s'installer à la place des autres, les privant de leurs terres, de leurs ressources, de leur habitat, de leur culture sociale ; DANS LES PIRES CAS, EN les asservissant AUSSI AU TRAVAIL, A LA PEINE, A LA MORT ANONYME souvent, DANS LES EXPLOITATIONS SI BIEN NOMMEES, LES USINES, LES MINES, LES CHANTIERS, LES MAISONS DES MAÎTRES.  12 HEURES PAR JOUR ET PLUS, TOUTE LA SEMAINE, TOUTE L'ANNEE.

Paradoxalement, un autre aspect négatif de la colonisation est attribué à la réduction très importante de la mortalité infantile !!
Comment comprendre ce paradoxe ? Par la forte augmentation démographique qui en a résulté, laquelle n'a hélas pas été compensée par une augmentation conséquente des ressources. On ne leur a pas appris à accroître leurs ressources, dont pour certaines, on en tirait profit. Ainsi, les populations concernées se sont appauvries.  Faut-il les en blâmer ? De 1900 à 2000, grâce à leur dévouement et les risques certains, la population du continent a été multipliée par sept.


L'image et le texte de cette colonne proviennnent du site ci-dessous: http://www.asnom.org/oh/fr/0100_accueil.php

L'œuvre humanitaire des Corps de Santé Naval et Colonial français

"Un jour - qui ne sera peut-être pas très lointain - la colonisation française sous la troisième République sera analysée par des historiens, des sociologues ou des ethnologues, et considérée sans esprit préconçu. Son véritable bilan sera fait, à tout le moins, des aspects positifs lui seront attribués".

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, apporter aux indigènes la paix intertribale et faire disparaître l'esclavage, amener l'éducation et assurer la santé, semblaient alors pour la France colonisatrice la justification du statut de "grande puissance".

Succédant aux médecins de la marine "en poste à terre" dans ces régions, le Service de Santé des Troupes Coloniales se voit confier, par nécessité, l'action sanitaire civile dans les colonies françaises (Maghreb excepté). En 1890, est ainsi créé le corps de santé des colonies et des pays de protectorat, devenu en 1903 le Corps de Santé des Troupes Coloniales, puis des troupes d'outre-mer avant d'être intégré, en 1968, au Service de Santé des Armées.
Cette période s'étend donc de Sadi Carnot à Charles de Gaulle. Le recul actuel permet de faire le bilan de l'action sanitaire de ces hommes en tenant compte des conditions dans lesquelles ils ont œuvré.
Ca ne se discute pas !  Du point de vue sanitaire, l'œuvre accomplie par les colonisateurs est considérable. Ils débarrassent les Africains de la lèpre, de la rougeole, de la trypanosomiase dite « maladie du sommeil », du choléra, de la variole, de la fièvre typhoïde, et ils introduisent massivement la quinine, seul moyen de lutte contre la malaria.

L'œuvre accomplie par les médecins coloniaux semble aujourd'hui oubliée. Pourtant, la liste est longue de ceux qui, de l'Indochine à Madagascar et de Djibouti à Dakar, risquèrent tout pour sauver les populations des Tropiques.
On se souvient par exemple de Georges Girard et de Jean Robic, déjà évoqués plus haut dans le bilan malgache. Formés à l'École de santé navale de Bordeaux, puis au Pharo à Marseille, et enfin à l'Institut Pasteur de Paris, ils furent nommés à Madagascar alors que la peste y exerçait des ravages.

À force de ténacité, ils y inventèrent un vaccin, un vaccin contre cette peste qui avait décimé l'Europe ! Comme le temps pressait et qu'il fallait gagner la course contre la mort, ils se l'injectèrent l'un à l'autre, servant ainsi de cobayes humains. Grâce à eux, l'épidémie fut stoppée et la maladie éradiquée. Il y eut d'autres Girard et Robic qui, dans des circonstances moins dramatiques, n'en furent pas moins généreux. Ils étaient médecins ou agronomes, hydrauliciens ou géologues.

Apports, CONTESTATIONS, MEMOIRE

Globalement, la France n'a rien gagné, bien au contraire. La seule colonie viable aurait été  l'Indochine".
Ce sont les grandes familles et entreprises qui ont largement profité des biens et des hommes. Souvent sans pitié, même si nous n'avons sans doute pas pratiqué l'extermination à l'anglaise (Tasmanie, Australie; ou à l'allemande (Namibie, "permis de chasse à l'indigène), nous avons déporté, dont des enfants, comme les anglais qui en avaient arrachés à leurs parents aux fins d'éducation "à l'anglo-saxonne")

Les DOM COM ont retenu tous nos modèles, tous nos travers, attentisme, choses dues, grèves.
La suite de la colonisation, c'est un pouvoir toujours tenu par les grands propriétaires, les grands patrons blancs. C'est aussi le gémissement de gens de couleur qui revendiquent un pays qui n'est en rien leurs racines, et font du racisme en retour, parfois contre les leurs. La culture de la mémoire a ses graves travers, quoi qu'on en dise !! Car ils ne peuvent pas se positionner une fois pour toutes. Et nos politiciens exploitent la situation.
Les revendications ethniques touchent désormais tous les pays. L'immigration de masse permet de constituer une force d'expression, éventuellement organisée et financée de l'extérieur.

La tolérance tant sublimée devient un leurre. Ni les français de naissance, ni ceux qui sont accueillis dans notre pays, un des plus généreux, ne sont plus disposés à la pratiquer aveuglement, chacun voudrait, une contrepartie. En Guyane, dans nos Antilles ou en Océan Indien, et c'est un comble, les natifs demandent désormais notre aide pour lutter contre l'envahissement !!

La France n'a jamais su s'affirmer clairement. Le président algérien est venu plusieurs fois se faire soigner en France. Cela ne l'empêche pas, lui qui dirige un parti issu de la lutte armée contre la France, jamais remis en cause (c'est une dictature)  d'avoir voulu faire interdire l'enseignement du français. Ce monsieur fait du commerce avec les USA, la Russie, l'Orient et toute l'Europe, nous vend du pétrole plus cher qu'aux autres, et crache sur la France. Personne n'ose lui rappeler les massacres qui ont été ordonnés contre des français, ni ceux des harkis, assassinées en Algérie à la fin de la guerre et que l'on nous met sur le dos. Avec un certain aplomb, avons nous accusé les allemands de ne pas avoir défendu nos quelques "collabos", pendus ou exécutés par les français après la guerre ?  Quelques règlements de compte, des tondues aussi, mais rien de comparable à ce qu'ils ont fait avec les harkis.

Au Brésil, rien de toutes ces revendications bruyantes, des peuples en apparence unis qui assument. Pourtant, l'esclavage, qui y a été aboli dans les années 1880, perdure dans les exploitations et les familles. La présidence de Lulla s'en est préoccupée, mais pas assez vigoureusement. On y pleure seulement sur les frères qui sont encore sous le joug. Mais de qui ? de mafias plus que de colonisateurs. N'empêche, le passé y est encore pesant.

Notons que les espagnols, bien qu'ils aient frappé durement les précolombiens et démoli leurs temples pour construire des églises, se sont plutôt intégrés (mariages), tout au moins au Mexique, pour constituer les peuples d'aujourd'hui. Ils ont cependant procédé à quelques massacres d'envergure ailleurs.



Ce n'est pas moi qui le dit..

Calixthe Beyala, que j'ai appréciée pour son roman africain "la petite fille du réverbère",  est venue par la suite, dans les années 90,  revendiquer un quota pour les noirs en France, en pensant surtout à leur représentation sur les médias.

Aujourd'hui, en 2006, elle est plus réservée sur le colonialisme, ajoutant que les noirs ne se reconnaissent pas dans certaines organisations, et qu'il n'y a pas que des méchants blancs et des gentils noirs. Elle maintient toutefois que l'esclavage doit être reconnu comme un crime contre l'humanité. Une position qui devrait pourtant faire condamner bien plus de noirs que de blancs, si le génocide est justement évalué.



Les Méfaits de la colonisation. 

Mines d'or Afrique du Sud, à moins 4000 mètres.  69.000 morts en 80 ans.

Nous français, avons aussi réprimé sauvagement (Vietnam, Afrique, Afrique du nord - kabyles ?), et nous avons déporté des peuples pour nos travaux, africains (Antilles, Guyanne), vietnamiens (canal de Panama), .. tous ou presque condamnés d'avance tant leurs conditions étaient terribles. Nous avons déporté pour peupler (la Creuse), la Polynésie (chinois). Mais nous n'avons pas cherché à exterminer systématiquement tout un peuple , ni à créer des villes exclusivement françaises. Ce dont les anglais, allemands (très peu coloniaux, mais "efficace", les américains, japonais en Asie peut-être, ne peuvent se dédouaner. Enfin, je l'espère. Ce que l'on apprend parfois l'histoire trouble l'image de cette "bonne" France qui apportait sa médecine et "ses bienfaits" aux africains. Pour les soins, il y a eu beaucoup de vrai, puisque depuis la décolonisation, les maladies auraient repris leurs ravages. Je dis ou rapporte cela en 2016.



Une fois installée, organisée et fonctionnelle, l'humiliation se développe au quotidien : Negro, Banania, Bamboula, Singe, Macaque, odeurs ..  "tu pues la roussette" (Nouvelle Calédonie), la perte de toute justice devant des blancs qui se moquent, inspections physiques poussées - comme les bestiaux au marché - pour vérifier la qualité des gens, bouche et dents incluses. Dans le livre 'la vingt cinquième heure", une telle scène est décrite pour des réfugiés d'Europe arrivant en Australie.

Lente ou violente, elle se poursuit, en Afrique, au moyen orient (Irak, Afghanistan..), avec les mêmes prétextes qu'autrefois ou peu s'en faut.

On sait le succès de l'anéantissement de l'Irak, du pillage organisé du musée de Bagdad (des milliers d'oeuvres parties en Amérique et Israel), ce qui n'est rien au regard de la souffrance d'un peuple privé de tout; L'armée islamique ISIS ou Daesh en serait les conséquences. Bravo. Les monstres ne sont pas toujours ceux que les puissants désignent, en s'ignorant eux-mêmes.
"Nous civilisons", "Hitler racisait", "les soviets libéraient" . Quelle est la différence ? il y a toujours le vainqueurs qui prend tout en massacrant et le vaincu qui survit comme il peut. En Irak ou en Afghanistan, cela ne nous gêne pas autrement ; rares sont ceux qui osent en parler, car ce n'est pas politiquement correct, pas plus que ce qui se passe dans la zone Syrie-Liban- Palestine-Israël. Le monde occidental et oriental a été balayé par les armées communistes ou par celles des dictateurs, ni pires ni meilleurs quoique les bien pensants disent; et c'est une autre forme de colonisation dont personne ne parle, avec les mêmes horreurs d'une guerre sans merci. Pour d'autres, c'est un bienfait; et des regrets.

Fin du colonialisme. Lâchés par les occidentaux, car la situation ne pouvant plus être tenue, les pays soumis, mais non émancipés, ont replongé dans une nouvelle ère de malheurs, parfois pires, sur fond d'un progrès destructeur, d'une poursuite de l'exploitation des richesses, de l'intransigeance de tyrans ou de la divergence des religions. La colonisation ne sera achevée que lorsqu'ils auront repris leurs terres pour y développer leur propre agriculture, constitué leur industrie, construit le tissu social. C'est en meilleure voie qu'on ne le pense en général.

Justification du massacre : il le fallait disent certains. C'est un mal nécessaire, "c'est le prix à payer" a dit Mme Clinton, parlant des "souffrances" du peuple Irakien et particulièrement des enfants ; personne n'a relevé que le prix à payer est généralement ce que l'on a à payer soi-même, n'est-ce pas ? eh bien là, c'est le prix à payer par les meurtris !  en somme, c'est bien fait pour eux  !  elle pratique la double peine des autres pour se justifier ; tant de perversion politique renverse.
On discute encore "de l'axe du mal", fermant les yeux sur tout le reste.. Pourtant; les mêmes monstruosités se reproduisent sous nos yeux et pendant que l'on s'alarme des quelques morts dans notre camp, rien ne filtre sur le malheur et la déchéance des peuples qui subissent - impuissants  - les pires outrages, sans soins, privés de tout, dont le pays est massacré sous des prétextes injustifiables ; tous ces enfants meurtris, handicapés ou morts de faim et de maladie (on dit 500.000 en Irak depuis les décennies d'horreurs); RIEN !  pas un mot, ça n'existe pas ; moins que pour les Congo Kinshasa, les hutus et le tutsis; le Tchad, Niger, le ..  (voir plus bas).


"La République française paie aujourd'hui la facture de son passé. Extraits du livre d'Eva Joly "La force qui nous manque".
La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, sur son sol, ses enfants d'ascendance africaine n'étaient pas français. Le développement de la Francafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère. Mais la manière dont la firme s'est bâtie fait partie de l'héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l'uranium du Niger ou ceux des mines d'or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu'une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ?
La République a contracté une dette qu'il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons.
A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l'Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d'un avis d'expulsion. Je rêve, pour ce pays que j'aime, d'un réveil collectif. Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Francafrique".  
Commentaires "hibis" : ces faits sont incontestables, quoique partiaux et angéliques ; on ne peut guère critiquer son auteure qui recherche la justice et lutte contre la corruption. Cependant, la réalité de ce continent aux multiples visages - il n'y a pas "une Afrique", mais une mosaïque des peuples, est toute autre. Sans chercher à se défausser, les horreurs des massacres et des génocides ne sauraient être de la seule responsabilité des "profiteurs occidentaux". Voir plus bas "les guerres en Afrique "Tour à tour, les milices des deux communautés se repaissent d'atrocités : mutilations génitales, actes de cannibalisme sur des esclaves sexuelles..éclatement de crânes, découpe à la machette, fillettes brûlées vives..". Les guerres tribales, comme partout, sont ancestrales.

En Indochine, sous occupation française, une voie ferrée a été construite du sud au nord. Un ouvrage gigantesque surtout vers le nord, dans un contexte d'atteinte graves de fièvres et autres amibes intestinales. Les conditions de travail ont été terribles, comme l'étaient à l'époque tous ces grands travaux; on a fait venir des coolies de Chine. Plusieurs dizaines de milliers de ces pauvres gens y sont morts de tout ce que l'on peut imaginer. On cite le chiffre de 50.000. Malades, épuisés sous les coups, affamés, fuyards dans les forêts dont le sort était scellé d'avance.

"En 1947, à Madagascar quand survint le premier grand soulèvement contre les français. La répression fut terrible, entre 30 et 80.000 morts, personne ne sait. villages brûlés, tortures, gens jetés d'avion pour installer la terreur dans la population. Partout en Afrique, il y a un ressentiment contre la France. Sur fond de corruption et donc de corrompus certes, mais ont-ils toujours eu le choix ?

 Le Gabon est aussi un exemple d'école, Omar Bongo, "dont R. Dumt est l'ami intime". Ce pays reçoit des aides qui, selon les chiffres du PNUD", sont proportionnelles à sa richesse. Les autres n'obtiennent donc que peu de choses. Mais ces aides n'atteignent pas la population. La France a armé pour soulever des révoltes comme au Biafra, région du Nigeria, montrant des enfants affamés qui n'étaient que la conséquence de nos actes. Partout nous avons levé des opérations militaires pour assurer notre contrôle. On peut toujours arguer que d'autres l'auraient fait à notre place, et c'est vrai, ou que la corruption et les poussées de violence de ces pays est sous-jacente, mais nous étions là, pas pour la paix ni le bien être des peuples. Le massacre des Bamilékés au Cameroun, le doute sur de celui des Tutsis, les Hutus soutenus sous F Mitterrand. Assassinats, élections truquées, le passif de la France en Afrique n'a rien à envier à l'attitude américaine, même si de bonnes choses ont été réalisées". La Zambie. "Le contrat de privatisation des mines de cuivre, conclu sous Chiluba avec la bénédiction du FMI, offre aux entreprises concessionnaires vingt-cinq ans d'exonération ou de minoration fiscale. Résultat, alors que la valeur du cuivre exporté en 2006 atteint trois milliards de dollars (soit 12 % du budget, 40 % du PNB et 90 % des exportations), le pays ne reçoit que 60 millions de recettes soit 2 % des revenus. A titre de comparaison, la Norvège perçoit 70 % de la valeur d'exportation de son pétrole et gaz, le Chili, le plus gros producteur mondial de cuivre, perçoit 50 % et le Botswana, 75 %. Il ne reste rien à la Zambie, une poignée de dollars, un sol pollué, et une main-d'œuvre d'esclaves. 68 % de sa population vit avec moins d'un dollar par jour. J'ai dénoncé tous ces contrats iniques, et demandé qu'ils soient renégociés. Conclus dans une période de corruption intense, ils risquent de toute façon l'annulation, ce qui donne quelques arguments à l'Etat zambien, qui peut menacer de remettre la main sur ses mines". 
Pacifique et Nouvelle Calédonie. Voici ce qui est rapporté par Denise-Aurore Pentecost issue d'une famille d'origine anglaise, dans "L´appel du Pacifique" ; le récit se situe à le fin du 18me siècle ou au tout début du 20me.  Je cite "Dans les îles proches, Nouvelles Hébrides, Tonga, Pentecost.. on pratiquait désormais aussi le trafic du "bois d´ébène ", main d´œuvre pour la culture du café, des plantations d´Australie, des travaux de mines et d´infrastructures, bâtiments. Les navires pouvaient charger jusqu´à près de cent hommes, parfois pour des destinations qu´ils n´avaient pas choisies".  Précision : le fructueux bois de Santal était épuisé, notamment en  Nouvelle Calédonie et la main d'œuvre faisait défaut dans les lieux colonisés.
Les ex-santaliers allaient donc chercher la main d'œuvre aux Nouvelles Hébrides, Tonga ou Salomon, avec beaucoup de prudence car les risques étaient grands. "Loués" ou "achetés" aux chefs de tribu - le prix dépendant du nombre d'année acquises - ils étaient aussi enlevés par la ruse lorsqu'en leur faisant miroiter des merveilles dans les coffres du fond de cale, l'écoutille se refermait sur eux. Des femmes subissaient le même sort et quand cela se savait, il y avait des représailles locales (Nouvelles Hébrides) pour les prochains navires et sur les planteurs isolés qui n'y étaient pour rien. Cela malgré un durcissement des positions des gouvernements anglais et français. Les capitaines prenaient soin de repeindre leur navire pour ne pas être reconnus plus tard.  A l'époque, ils pouvaient être carrément mangés.  Autre description : "Ayant fait la démonstration de son excellent fusil pour impressionner, Le chef lui proposa cinq hommes et cinq femmes en échange. Il parvint à le dissuader". Cette démonstration visait à impressionner le chef en vue d'un recrutement sur la plage, en l'occurrence une faute du jeune recruteur qui aurait pu tourner mal.
Commentaire hibis. Cet ouvrage, assez complaisant pour l'ancêtre "blackbird" (négrier) - mais cela paraissait alors "normal" - a le mérite d'apporter un éclairage sur un vécu, serait-il romancé, quand les éditoriaux de ceux qui n'étaient pas là à l'époque, qui n'ont donc rien vu par eux-mêmes, généralisent pour plaire au goût de notre époque, sans même se préoccuper du contexte, ni se référer à des faits.  Je retiens ces récits pour des présomptions, à défaut de preuves. Ils ne valent que pour les pays concernés, chacun ayant vécu ses propres particularités. On y voit que les Chefs de tribus "vendaient" ou "louaient" leurs sujets par profit ou concupiscence, alors que la force utilisée par les "marchands", était somme toute limitée et que ceux-ci risquaient gros à la moindre faute de comportement ou en les trompant. C'était le cas lorsqu'ils les attiraient dans les soutes en leur faisant miroiter quelque merveille, ou quand ils les débarquaient n'importe où. Rien, n'est dit sur les retours, et c'est dommage, car il y en avait forcément, faute de quoi les Chefs se seraient vite retrouvés sans hommes.
Ce Pentecost, marié à une mélanésienne fille de Grand Chef", était néanmoins considéré comme un bon trafiquant "d'ébène" (des mélanésiens), pour ne pas avoir tué d'autochtones malgré quelques brutalités. Il songeait à cesser cette activité pour prendre commerce - lassé de tous les morts (ses matelots) qu'il avait du laissé sur le terrain, mais il n'en eu pas la possibilité : il finit massacré et découpé pour avoir aidé une belle dame qui cherchait à fuir son vieux mari Chef de tribu. Tout comme s'acheva la vie du génial navigateur Cook, par brutalité ou irrespect. Les anglais on toujours puni sévèrement ceux qui dérogent à la sacro sainte règle.. et les indigènes volaient volontiers? Ce serait aussi l'origine de répressions terribles - et disproportionnées - sur les villages.


Une force internationale régit parfois le monde : loin de vouloir défendre l'opprimé  - il faudrait déjà pouvoir l'identifier - on intervient quand ça arrange. Bientôt, la moitié de la planète sera sous contrôle onusien, sous perfusion en quelque sorte.

Aparté. Des invasions se sont produites lentement et peut-être pas si violemment qu'ont le décrit. Certaines ont conduit à une colonisation de fait jusqu'à disparition de la population autochtone, comme cela s'est bien souvent produit dans l'histoire (Egypte des Pharaons et arabes), alors que, raccourcissant les délais, nous en avons fait des invasions (les barbares aussi peut-être), il y a toujours eu incitation, pression et menace. Le XIII e arrondissement de Paris, devenu chinois, a expulsé lentement par achats successifs tous les occidentaux jusqu'à ce que l'on n'y intervienne plus que dans de rares cas, ou lorsque la force publique y est appelée, "le milieu" faisant alors appel à une sorte de médiateur externe. Ce milieu "sans problèmes" est autonome. On sait ce que cela veut dire. En ce moment même de notre histoire, l'invasion lente se produit en Europe, en provenance d'Afrique, du Moyen Orient, d'Asie, de partout. L'Amérique elle même est plus hispanique que jamais, dans le sud, avec une population latine qui surpasse largement celle des noirs et qui se fait désormais entendre.




Botswana. La population des Bochimans, peuples du désert de Kalahari, a été déplacée dans des camps car on a trouvé des diamants.   Il n'y a pas qu'en Afrique. En Roumanie, on a déplacé tout un village pour exploiter l'or d'une montagne. Les gens ont été relogés dans de mauvaises conditions et se défendent par l'intermédiaire d'ONG. Motif principal, l'endroit le plus riche de la montagne est percé de galeries romaines classées, mais qui avaient été déclassées pour la cause !
 


Fautifs, nous le sommes, énormément, sauvagement souvent, par l'exploitation incroyablement inhumaine de pauvres gens déracinés. Cependant,  Il y a eu aussi, comme partout, de bons colons et de mauvais colonisés. Il est interdit d'en parler. Personne ne devrait avoir le droit de vouloir civiliser l'autre, surtout quand on prélève outrageusement ses ressources, et que l'on pille ses connaissances ancestrales (en matière pharmaceutiques, soins par les plantes, mais aussi spirituelles). Cependant, aujourd'hui encore, l'homme impose sa volonté, les uns pour imposer Allah, les autres pour imposer la démocratie, d'autres pour les droits de l'homme (qu'ils feraient bien de s'appliquer d'abord à eux-mêmes).

Les colons mais aussi les prêtres, souvent précurseurs, qui saisissaient là une occasion d'aller porter la foi ailleurs, palliant ainsi leur affaiblissement en occident, ont imposé leur civilisation en interdisant généralement l'autre, brisant des cultures. Fautifs, les occidentaux l'étaient, surtout en exigeant des efforts ravageurs. En Amérique du sud, le caoutchouc se prélevait de deux heures du matin à 17/18 heures et un tonnage était exigé. malheur à celui qui ne pouvait pas ou plus y parvenir. les conditions matérielles de vie étaient généralement épouvantables. Rappelons aussi qu'à une époque moins lointaine, dans les mines françaises dont une du pays basque citée ici, les gens du pays travaillaient sans remonter, avec un maigre arrêt repas, de 5 heures du matin à 7 heures du soir, pour un salaire de misère.

Fautifs sont également des colonisés. Ceux qui se sont compromis, ceux de classe aisée qui étaient fiers d'accueillir la civilisation et ses profits, fiers de s'habiller à l'européenne, fiers d'utiliser la technologie nouvelle qui faisait d'eux des gens évolués. Ils ont ainsi participé à détruire leur pays, en Océanie, en Afrique, presque partout.

Fascination du progrès et mimétisme. Le long d'une route, l'arbre majestueux gênait le passage de la ligne téléphonique nouvelle. Je l'ai fait contourner après un débat difficile. Les "locaux" l'ont abattu après mon départ du territoire !  Cela au nom du progrès technique et de la facilité. La même chose se produit à l'identique partout. En Europe d'après guerre, c'était l'admiration de la société américaine, de sa richesse et de ses moyens. Jean, chewing-gum, T-shirt, musique, danses, cinéma, Macdo.., consommation et gaspillage en général ont été repris.
En Polynésie, ce sont aussi les jeunes qui n'ont plus voulu des rituels ancestraux ; d'autres cherchent aujourd'hui à les faire revivre, surtout peut-être pour l'argent du touriste. Les africains ont bien contribué à détruire leurs forêts, ne leur en déplaise, et ils continuent. Qui les met en garde ? des occidentaux.



Les colonies. Le général De Gaulle se posait la question, "pourquoi conservons nous les colonies ? Je crois savoir que plus tard, il avait clairement posé par référendum, la question des statuts à tous nos pays d'outre mer, DOM ou TOM, avec les propositions suivantes, voulez vous l'indépendance ou souhaitez vous être placé sous statut s'un département ou d'un territoire d'outre mer ?  tous ont répondu souhaiter "rester" et ils ont eu raison si l'on en juge par l'affluence, vers nos départements et ex-colonies, de malheureux venus afin d'y être soignés, percevoir les aides quand ce n'est pas les allocations familiales ; sont-ils donc plus malheureux que bien des français de souche en France ? Quelle est donc la réalité non politique ?  Pour être juste, Napoléon influencé par sa "béqué", a rétablit l'esclavage en 1804 (supprimé en 1793), en Martinique, Guadeloupe et Saint Domingue. Haïti (partie ouest de Saint Domingue) a pris son indépendance par la suite. Ce rétablissement brutal a été suivi de révoltes qui ont été réprimées dans un bain de sang, "pour rétablir l'ordre". Ce fut en effet une drame inutile et épouvantable comme il y en a eu partout, comme il y en a encore, dont beaucoup en Afrique, comme il y en aura, trois fois  hélas, toujours. Je ne prétends pas que le colonialisme et l'esclavage était nécessaires pour leur assurer un vie meilleure, car si l'on a le droit de juger une civilisation selon ses propres critères, on n'a pas le droit d'interférer pour tenter, à ce titre, de la sauver. "L'axe du bien" fait souvent considérablement plus de mal que ce qu'il combat.
Aurions nous souhaité être américains, anglais, allemands ? ou russes pour notre bienfait ? non, bien évidemment.

Ils auraient pourtant juré que c'était pour notre bien, dans un pays si mal organisé, parfois sale, réactionnaire, instable, divisé et comploteur, où l'individualisme règne, où l'on n'aime pas trop le travail, ni le service, ni la qualité. La qualité ? si, une certaine qualité de vie que beaucoup nous envient ; les allemands ne disent-ils pas "heureux comme Dieu en France ?".

Note ; sans De Gaulle, isolé par les alliés qui le marginalisaient en le ridiculisant, c'est pourtant ce que nous serions devenus car les vainqueurs s'étaient déjà partagé notre pays pour y placer leurs "gouverneurs". La France était déjà divisée sur la papier et administrée par eux. Je ne sais pas si l'union soviétique y participait. Je pense que non, car ses projets étaient ceux que l'on sait, l'annexion d'une bonne partie de l'Europe, préparée par un communisme qu'elle finançait !  on dit que des médailles inutilisées ont été retrouvées ; d'aucuns affirment que c'était pour les récompenses des futures conquêtes, dont nous.  Là encore, notre enseignement fait preuve de graves négligences par omission. On peut se demander pourquoi. Peut-être est-ce, mais ce n'est qu'une idée, parce que notre enseignement a toujours regardé vers l'est. A la grande Allemagne d'abord, avec ses arts, ses philosophes, ses musiciens, ses maîtres à penser. L'intelligentsia française a toujours été subjuguée par ce pays. Puis, à la gigantesque Union Soviétique qui, dit en passant, a mis en application - mais bien mal - les idées du philosophe 'allemand Karl Marx.

 



Dans le cadre de la colonisation, des noirs (nègres si c'est plus correct, sans aucune ironie déplacée), font actuellement faire une analyse ADN pour montrer qu'ils sont bien d'origine africaine. Les résultats révèlent qu'un bon tiers d'entre eux ont des pères européens blancs, ce qui est bien gênant pour eux, car ils ne sont pas fils d'esclaves. Vont-ils se plaindre de viol ?

Il est certain que ces populations, maintenant disparues, ont eu à souffrir (des blancs) et souffrent toujours (des noirs) qui les vendent encore très jeune, pour des trafics honteux, pour les faire travailler ou pour les marier. Quand ils ne les massacrent pas à la machette.
Gémir ne sert à rien et bien des gens qui s'en sont sortis le savent, qu'ils soient descendants d'esclave, de bagnard blanc (en Nouvelle Calédonie), mais aussi fils ou filles de prostituée, de taulard, d'assassin, enfants de couples violents, alcooliques ou désunis, enfants des rues, sans parents, de ceci et de cela, que la vie a entravés durement. Quelle est la différence ?


On évoque pour les africains une possible prise de conscience collective de la société civile - pas des gouvernements -  afin qu'ils accèdent enfin à une vie meilleure. Pour l'heure, on se débarrasse de l'ex-colon qui s'incruste - mais dont l'importance ne peut être sous-estimée - et des armées françaises en poste. Est-ce la meilleure solution pour eux ? il s'agit encore de politique !  non que la politique soit honnie lorsqu'elle s'exerce dans le souci et le respect des peuples, démocratiquement ou non, par exemple  pour les programmes sanitaires, ou d'aide alimentaire, deux urgences en Afrique ou dans le reste du monde (Inde, Chine, Bengladesh, Asie Amérique du Sud..). Pourquoi les Africains paraissent-ils fascinés et portés à reproduire ce qui les a asservis, et qui cependant leur paraît  briller de promesses comme la pacotille, les enviables modèles occidentaux. Est-ce pour assouvir une envie de revanche en cherchant à les égaler ? C'est bien dommage car cela leur est dommageable. Nos modèles et nos valeurs ne sont pas les leurs. C'est à l'évidence dans leurs cultures, mais aussi peut-être dans leurs société "relookées", débarrassées d'un fétichisme de marabouts qui leur transmet le sida et bien d'autres maladies (cf "Le ventre de l'Atlantique" de Fatou Diomé), ou encore la famine alors qu'il y a de quoi les nourrir, qu'ils devraient peut-être acceptent leur identité africaine, accepter d'oublier le blanc pour se retrouver et se reconnaître afin d'assumer leurs qualifications oubliées. Ils n'en manquent pas, au lieu de les fuir au nom d'un progrès occidental par ailleurs très critiquable. Cependant, la haine prend aussi le dessus lorsque leurs dirigeants l'exploitent pour se faire élire par les ethnies majoritaires qui ne détenaient pas autrefois le pouvoir. Cela est un autre aspect des choses : voir "colonisation" au début du sujet, par L'historien Bernard Lugan.

Voir ci-dessous des extraits de AMARTYA SEN. Un autre aspect des choses est la démocratie. Les théoriciens de la démocratie trouvèrent tout à fait naturel de débattre de la question de savoir si tel ou tel pays était '"mûr" pour la démocratie. Ce n'est qu'au XXe siècle qu'il fut reconnu que la question était mal posée: un pays ne doit pas être déclaré "mûr" pour a démocratie, mais il doit parvenir à la maturité par la démocratie. Où l'on retrouve le rôle de L'intellectuel humaniste dans la construction d'une théorie économique de la justice. C'est grâce à la démocratie que l'Inde a pu avoir un taux de croissance de l'espérance de vie trois fois plus rapide que la Chine.

Le modèle africain. Des changements palpables sont constatés, quelques pays démocratiques ont réussi leur réforme des institutions et produisent pour l'exportation. Cela ne signifie pas qu'ils soient, hélas, en autosuffisance pour la nourriture. L'Afrique se distingue surtout à nos yeux, même si c'est parfois un cliché, par ses guerres tribales, ses massacres ethniques, son racket et ses milices droguées, sa corruption généralisée, le détournements des biens et des aides (des convois, des bateaux détournés). Dans son livre, Mike Horn décrit les multiples risques de mort, au hasard des rencontres avec les milices, les hordes qui établissent des barrages un peu partout, prêtes à tuer en jouant pour 'le tableau de chasse", même après avoir payé. Parlons également des mutilations sexuelles contre lesquelles, en France, on doit toujours  lutter, des rites initiatiques, des freins puissants contre la modernisation (traditions et religions), de l'absence de voies de circulation dignes de ce nom, ce qui entrave toute action et toute aide (on passe difficilement en temps normal). En quelques endroits, des femmes vont encore chercher l'eau dans des bidons à plusieurs kilomètres, ou dizaines de kilomètres avec un récipient sur la tête, et battent le mil à longueur de journées. Que font-ils pour cela ? Ils s'entassent dans des bidon villes, ce qui amplifie les fléaux de la famines et des maladies. Il ne manque cependant pas d'eau partout, loin de là car bon nombre de pays sont bien arrosés. L'unité africaine est un vain mot. L'esclavage des enfants au travail, à égalité avec l'Asie en pourcentage - les blancs y sont pour peu - n'en est pas un. Oui le continent est pillé, la forêt ruinée, les ressources soustraites, mais avec la complicité de qui ? Cherchez l'erreur.

 



 

La société archaïque encadre cette merveilleuse famille africaine, sympathique, chaleureuse, généreuse, collective, dont nous pourrions nous inspirer parfois. Hélas, elle impose, si l'un des leurs gagne un peu d'argent, que quinze oncles, cousins ou neveux s'invitent pour réclamer leur part. 
Les africains débarquent encore dans les gares avec leurs cuvettes, leurs seaux et leurs bidons, objets de première nécessité, utilisés - en Afrique - à transporter, aller chercher de l'eau, malaxer ou faire la cuisine. Ce n'est pas une critique, mais l'image d'un mode de vie, qui fait que, sans nos biens matériels, certains ont monté des cours pour apprendre à utiliser une chaise, ouvrir une port, utiliser un robinet. Tous ceux qui dénoncent par idéologie ne connaissent rien de la vie collective d'une tribu isolée dans la nature, avec ses règles parfois très dures sinon inhumaines, et sont bien loin des réalités. En ce sens, ils sont bien plus néfastes que sauveurs.
Les blancs y sont pour peu, convenons en. On y rencontre encore trop souvent la sous-alimentation, due à la faiblesse des ressources qui ne suivent pas, et à l'absence de toute régulation des naissances.
Fatou Diomé écrit dans son livre "le ventre de l'Atlantique", je cite : "les petits tombent du ciel, pluie de bonheur ou nuée inquiétante de sauterelles, c'est selon". Certaines familles ont de quoi constituer une équipe de football avec ses remplaçants. les polygames à cœur quadrige, eux, pourraient même s'offrir le luxe d'arbitrer des tournois à domicile". "L'instituteur, directeur de l'école primaire, était le seul, avec l'infirmier, à militer pour le planning familial". Autre page, l'instituteur parle : "Tu sais, il faut les comprendre, malgré leur jeune âge, beaucoup sont déjà à la tête de familles nombreuses et on attend d'eux ce que leurs pères n'ont pas réussi : sortit les leurs de la pauvreté". "Ils sont poussés vers les solutions les plus désespérées". Elle évoque ceux qui ont tenté la traversée mais qui sont revenus, souvent expulsés, plus pauvres encore qu'avant; c'est une chose insupportable aux yeux de la communauté et quelques uns se suicident. Bien qu'ayant plutôt bien réussi en France, suffisamment pour permettre aux siens de monter des petits commerces au Sénégal, elle ne cesse de la fustiger, avec ses grands groupes industriels, "tous les bazookas économiques qui leur tirent dessus depuis l'occident".  Elle manie allègrement la contradiction car notre sénégalaise rappelle également les croyances païennes et animistes, la quasi obligation communautaire de prendre conseils et remèdes auprès d'un marabout en toute circonstance, lequel use et abuse d'eux/elles sur tous les plans (argent, sexe). Tout un système communautaire auquel se superpose la religion coranique, avec ses violences pouvant inclure la condamnation à mort de la fille qui n'accepte pas l'époux désigné. Parmi les pires croyances, elle dit que les hommes sont persuadés que faire l'amour à une vierge les guérira du sida (!).

L'occident est-il responsable de tout cela, vraiment ?  alors qu'il a fallu leur apprendre à creuser des puits ou à faire de petites digues pour conserver un peu d'eau afin d'irriguer. Hélas, ces petits miracles locaux tournent au cauchemar car la présence de puits et d'eau "facile" fait croître la population - soit par des arrivées massives, soit par un accroissement démographique - et  le soutirage excessif d'eau accroît la salinisation et l'appauvrissement des sols.


 

 

Il y a des gens dévoués blancs, noirs ou jaunes qui, bien loin des profits, de la politique et de la colonisation, œuvrent en toute discrétion pour tenter de sauver ce qui peut l'être, nourrir ceux qui ont faim. En parle-t-on ?  jamais. Ils ont autre chose à faire qu'à se produire en public, trop occupés à montrer l'exemple et à apprendre sur place aux populations déshéritées.

~~~~~~~~~~~  La part des choses  ~~~~~~~~~~~  la réalité avance masquée   ~~~~~~~~~~~  tout n'est pas noir ou blanc   ~~~~~~~~~~~  le désespoir est la pire des choses  ~~~~~~~~~~~ 

Ce n'est pas moi qui le dit..
 L'Afrique du Sud détient le record mondial des viols, avec plus de 52 000 cas en registrés chaque année.
Cette mère de famille, une Sud-africaine de 57 ans. en avait plus qu'assez de voir grimper le nombre des agressions sexuelles. Avec le préservatif antiviol, "le Rapex", qui s'agrippent au sexe du violeur grâce à de minuscules crochets, ce dernier est obligé de se rendre dans un hôpital, car l'engin ne peut être retiré que par un chirurgien expérimenté, ce qui permet d'alerter la police... A l'origine de cette révolution, Sonet Ehlers son "Rapex", ressemble à un préservatif féminin classique.

 

En Nouvelle Calédonie, sur les îles, où pasteurs anglicans et frères maristes français "guerroyaient" chacun pour la suprématie de leur pays d'origine, tous étaient d'accord pour enseigner un des commandements inédits jusqu'alors : "Tu ne mangeras pas ton voisin ni les missionnaires". Prudente invocation pour ceux qui répandaient la parole divine. Source, "L´appel du Pacifique" par Denise-Aurore Pentecost. Dessin de Cotten (anglais).

Que valent donc les critiques de gens très éloignés de cette vérité ? cherchent ils à faire la chasse au blanc, comme actuellement en Afrique ? Sont-ils meilleurs que nous pour nous faire la morale ?  Imaginez des blancs colonisés et vous verriez qu'ils seraient bien pire que nous. Cela est vérifié partout où l'on chasse les propriétaires lorsqu'on ne les tue pas. Commettons nous pareilles horreurs alors que nous sommes envahis ?  en me gardant de généraliser, nous avons eu deux chauffeurs de taxi antillais, l'un à Londres, l'autre à Paris ; deux truands à l'ironie provocatrice (l'un conduisait comme un brute, compteur kilométrique coupé, l'autre, après un long détour, n'avait pas de monnaie et attendait, sûr de lui, qu'on lui laisse un gros billet. A contrario, un chauffeur marocain s'est excusé de téléphoner en arabe au Caire !  j'ai eu des collègues et camarades antillais, j'ai été aux Antilles. Il faut donc évoquer leur propre racisme à notre encontre, cela dans des pays qu'ils n'ont pas même créés ! leur mauvaise foi à l'égard des blancs et à l'occasion leur rouerie patente ; je les ai expérimentés lors de la location de voiliers, ou simplement en ville, à Fort de France et ailleurs. Pas tous sans doute, une minorité peut-être.  Les faits sont là : les offices du tourisme de nos Antilles se sont inquiété de la baisse du tourisme français tant le service et l'accueil y étaient déplorables. Avec les grèves à la française en prime. Trop, c'est trop. 

On les aime pourtant bien avec leur gaîté, leurs fêtes, leurs danses, mais ils ne nous aiment guère. Quand la question suivante fut posée à la sympathique et douée Compagnie Créole,  "aimez vous la France ?",  leur manager à répondu en biaisant, "   nous, on aime la musique". Tout es dit.

Nous les avons vus en concert, et ils vivent essentiellement par les français
, car ils ne jouent pas de musique typique des Antilles, contrairement à d'autres groupes, comme Cassave.

Tout ce tapage médiatique et revendicatif est  très dommageable pour ceux qui vivent leur race au mieux, travaillent normalement, et qui ne devraient pas avoir plus de risque d'être interpellés par la police que vous et moi. La télévision a ses modèles, certainement des gens qui ne peuvent pas accepter une remarque et que personne ne voudrait. La télévision a ses marginaux bien aimés ; ensemble, ils cultivent le délit de faciès.  Quand on se promène en bande de six ou plus, sans filles, habillé en moine avec une cagoules du ku Klux Klan, en arborant des air arrogants et des sourires provocateurs, on a plus de chance d'être arrêté pour son faciès. Pareil pour entrer dans un club.

Je ne nie pas qu'il y ait des réticences à l'embauche, ni qu'elles soient parfois injustifiées. Cependant des propriétaires échaudés par les dégâts et les impayés se sont exprimés à ce sujet. Il y a donc des problèmes. Il ne faut pas en parler. L'aspect physique qui, dans certaines professions, compte pour beaucoup. De même que l'expression orale. Il ne faut pas en parler non plus, pas davantage que du fléau du poids. Un peu fort, c'est courant, gros, ça peut passer, mais difforme c'est insupportable. Mon chirurgien "était dégoûté des grosses, quand il faut fouiller là dedans". Tout cela joue mais il ne faut pas le dire. On en voit plein dans les séries américaines, hélas.
Ce fléau touche surtout les pauvres et, s'il n'épargne pas les blancs, il est quasi généralisé chez les noirs. Mais également chez les polynésiens. Faut-il aussi condamner les grands groupes alimentaires de la "malbouffe" ?  des "mini choux" fourrés ont été analysés à près de 700 kilocalories aux 100 grammes, avec certainement des graisses et des sucres de mauvaise qualité. Voir à ce sujet, "la nourriture". Le poids moyen d'une française de 1,63 m est de 62,4 kg. Celui d'une américaine de même taille est de 77,5 kg. Elle ne s'estime pas en surpoids !

Aux USA, des noirs courageux apprennent à quelques volontaires à quitter les baskets (de luxe) et leur pantalon pendouillant, à serrer la main en regardant quelqu'un dans les yeux sans ironie ni provocation, en s'astreignant à des horaires et un patron. Bref, à s'insérer dans la société qu'ils rejettent. Tous n'y parviennent pas, mais ça existe. Cette œuvre d'intégration dans le monde du travail doit être saluée. La nonchalance et le 'ironie provocante que certains affichent peut être combattue. Nous auront ainsi nous-mêmes moins de réticence à leur égard.

LE RACISME COLONIAL INVERSE.

C'est une réaction séculaire des descendants d'opprimés envers les générations d'ex colonisateurs qui détiennent encore généralement une bonne partie des terres, des biens et des entreprises. Tous sont cependant libres d'entreprendre et un certain nombre le font; ils bénéficient de nos allocations et des même facilités que les blancs. Ils revendiquent un pays qui peut ne pas être historiquement le leur, et qu'ils ne peuvent que partager, les ex colons encore un peu colons ayant les mêmes droits.
C'est une réalité que l'on doit taire et c'est pourquoi je l'aborde.

Ils exerce donc leur racisme en affichant une rancœur que les touristes peinent à comprendre. Je l'ai vécu dans les Antilles françaises avec toute la mauvaise foi et menaces appuyées,

Toutes nos ex-colonies ont hérité de nos travers, le gémissement sur son propre sort, l'attente d'une assistance, la revendication, les grèves permanentes pour tout et n'importe quoi, l'accusation des institutions.

Il n'y a pas d'équivalent dans les pays colonisés par les anglais, dont les Caraïbes, alors qu'ils n'ont pas été spécialement plus tendres que nous, bien au contraire ! cela provient donc de notre éducation et de celle que nous leur avons inculquée.

Le Nigéria, ex colonie britannique, est une des rares puissances naissantes de l'Afrique équatoriale. Leurs Caraïbes s'en sortent mieux que les nôtres (ils n'ont pas de départements d'Outre Mer), sans évoquer notre triste ex Haïti ! Nous y avons fait surtout de la politique politicienne ! 

LE Racisme communautaire.

Embauche-t-on un blanc dans un restaurant chinois ou  musulman ? surtout dans leurs quartiers "réservés". A l'inverse, peut-on refuser ces ethnies dans un restaurant français ? absolument pas !  respectent-ils nos règles du travail et nos habitudes sociales ? sûrement pas et  c'est là sans doute que le bât blesse. On ne peut pas travailler selon leurs pratiques !

Entre-t-on si aisément dans leurs lieux de loisir alors que l'on ne peut leur interdire les nôtres sans qu'ils crient au racisme, même si ce sont des personnages douteux, ou des groupes d'hommes sans femmes ?  Pourquoi ne force-t-on pas ces communautés pourtant françaises - elle s'en vantent - à s'ouvrir à tous les français ? 

Doit-on tout accepter ou ont-ils des efforts à faire ?  l'évolution des sociétés se fait souvent par les femmes. Cependant, la fameuse intégration est un leurre. Avez vous envie de vivre comme un anglais, un allemand, un maghrébin, un chinois ?  le regroupement est quasi indispensable. Je lis un journal anglais pour les expats de France, ils rêvent tous de leurs lois, leurs habitudes, leur enseignement, leur nourriture ! et c'est normal. Qui parle d'intégration ? on ne peut qu'exiger l'application de la loi !

L'exemple chinois est le plus caractéristique car ils fondent peu à peu leurs quartiers, leurs cimetières, tout. Il n' y a plus beaucoup de français dans le 13e à Paris, et ça s'étend au-delà. La maffia chinoise doit y être omniprésente et puissante; cependant, les chinois ne font que rarement appel aux autorités françaises !  Ils vivent pour la plupart du temps en autarcie? Contrairement aux musulmans, ils ne nous font pas de procès. Ils achètent des terrains, des immeubles, des usines mais ne recherchent guère la consécration politique. Ils travaillent. Dur.


A Tahiti, 85% des biens sont contrôlés par les chinois, mais ce sont les polynésiens, majoritaires, qui font la loi. Il se passe la même chose aux Fidji, mais avec les indiens qui ont conquis le commerce et les biens, mais où les Fidjiens règnent politiquement (avec de graves troubles).



AFRIQUE, "célébration du cinquantenaire de fin de colonisation française en Afrique, qui se déroulera ..  à Paris !

Ce qu'On en pense là-bas :

Au cours de l'année 1960, 17 pays africains sur 53 ont accédé à l'indépendance. Calendrier des dates anniversaires. 1er janvier Cameroun, 4 avril Sénégal, 27 avril Togo, 26 juin Madagascar, 30 juin république démocratique du Congo, 1er juillet Somalie, 1er août Bénin, 3 août Niger, 5 août Burkina Faso, 7 août Côte-d'Ivoire, 11 août Tchad, 13 août République centrafricaine, 15 août Congo, 17 août Gabon, 22 septembre Mall, 1er octobre Nigeria, 28 novembre Mauritanie.      LE MESSAGER, Douala, article de Achille Mbembé, écrivain (Cameroun).

"Nous voici donc en 2010, cinquante ans après la décolonisation. Y a-t-il vraiment quoi que ce soit à commémorer ou faut-il au contraire tout reprendre ? Restauration autoritaire par-ci, multipartisme administratif par là ; ailleurs, maigres avancées au demeurant réversibles ; et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d'enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fond d'une économie d'extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation. Voilà, à quelques exceptions près, le paysage d'ensemble.
Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l'unique objectif est de rester au pouvoir à vie. Dès lors, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l'économie et, surtout, de l'armée, de la police et des milices. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n'existant pratiquement pas, seuls l'assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, surtout en Afrique francophone, dont on peut dire que, les manipulations électorales et les successions de père` en fils aidant, l'on y vit de facto sous le joug de chefferies masquées. OU allons-nous ?
Cinq tendances lourdes me frappent aussi. La première est`l'absence d'une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur à peu près partout.


La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent. La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres - phénomène qui rappelle, toutes proportions gardées, des processus similaires au cours du XIXe siècle, lorsque, incapables de négocier à leur avantage les pressions internes - et externes, et l'arrimage à un capitalisme destructeur, de nombreux royaumes perdirent leur souveraineté et finirent dans le désastre de guerres fratricides   ...un continent où le pouvoir de tuer reste plus ou moins illimité, où la pauvreté et la maladie rendent l'existence très incertaine et précaire.

En attendant, deux facteurs décisifs constituent des freins à une démocratisation du continent d'abord, une certaine économie politique, ensuite un certain imaginaire du pouvoir, de la culture et de la vie. D'une part, la brutalité des contraintes économiques dont les pays africains ont fait l'expérience au cours du dernier quart XXe siècle - et qui se poursuit sous la férule du néolibéralisme - a contribué à la fabrication d'une multitude de "gens sans parts" dont l'apparition sur la scène publique s'effectue dé plus en plus sur le mode de la tuerie lors de bouffées xénophobes ou à l'occasion de luttes ethniques, surtout au lendemain d'élections truquées, dans le contexte des protestations contre la vie chère ou encore dans le cadre des luttes pour les ressources de base. Ce sont des gens qui n'ont strictement rien à perdre, qui de surcroît sont totalement laissés à l'abandon - condition à laquelle ils ne peuvent souvent échapper que par la migration, la criminalité et toutes sortes d'illégalités. C'est une classe de "superflus" dont l'Etat (là où il existe), voire le marché lui-même, ne savent que faire. Ce sont des gens que l'on ne peut guère vendre en esclavage, comme aux débuts du capitalisme moderne, ni réduire aux travaux forcés, comme à l'époque coloniale et sous l'apartheid. Du point de vue du capitalisme tel qu'il fonctionne dans ces régions du monde, ils sont complètement inutiles - une masse de viande humaine livrée à la violence, à la maladie, à l'évangélisme nord-américain, aux croisés de l'islam et à toutes sortes de phénomènes de sorcellerie et d'illumination.

Décolonisation et internationalisation. Ce cinquantenaire de la décolonisation n'est pas seulement une affaire africaine. La France, qui justement donne l'impression de n'accepter que du bout des lèvres la démocratisation du continent, veut faire de 2010 "l'année de `l'Afrique". Dans son pré carré, elle s'y est opposée farouchement depuis 1960, n'hésitant pas, `le cas échéant, à recourir à l'assassinat, à la corruption et à la force. Aujourd'hui encore, elle est connue, à tort ou à raison, pour son soutien tenace, retors et indéfectible aux satrapies les plus corrompues du continent et aux régimes qui ont tourné le dos à la cause africaine. Il y a une raison simple à tout cela : les conditions historiques dans lesquelles s'est effectuée la décolonisation et le régime des capitations qu'ont cimenté les accords inégaux "de coopération et de défense" signés dans les années 1960.
On ne le sait peut-être pas assez, l'objet de ces accords secrets fut non pas de liquider le rapport colonial, mais justement de le contractualiser et de le sous-traiter. C'est au nom de cette contractualisation et de cette sous-traitance des vieux rapports coloniaux que la France continue de facto d'exercer une influence souvent négative dans les affaires africaines.

Si les Africains veulent la démocratie, c'est à eux d'en payer le prix: personne ne le paiera à leur place. Ils ne l'obtiendront pas non plus à crédit. Ils auront néanmoins besoin de s'appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale en dehors des Etats : la coalition de tous ceux qui croient que, sans sa part africaine, non seulement la sécurité de notre monde ne sera pas garantie, mais aussi que notre monde, décidément, sera plus pauvre encore en esprit et en humanité. Achille Mbembé.

 

DOM - COM. (COM, "collectivité territoriale" remplace TOM "territoire"). Dans la presse, j'ai lu une réalité incontestable : "ils ne se sentent pas français, nous ne les ressentons pas comme français". Comment cela pourrait-il être, géographiquement et historiquement ?  La preuve (le cite l'article) : "nous distinguons les DOM" (on ne devrait pas), "la superficie de la France est de 5400.000 km carrés,  sans les départements d'outremer",   "le nombre de départements est donné en précisant, plus les départements d'outremer". Le propos n'est pas de moi, pas d'un extrémiste, mais d'un réaliste. C'est donc le choix de "Collectivité" qui devrait être retenu pour tous, avec des pouvoirs élargis et des aides réduites. Des accords commerciaux nous lieraient, comme a su le faire la Grande Bretagne avec son Common Wealth. Hélas, nous ne savons pas faire, nous n'avons jamais été souples ni commerciaux. Nos présidents se font élire Outremer et ce n'est que magouilles qui déstabilisent ces pays. C'est là sans aucun doute, l'un de nos torts.  

Les habitudes sociales. Tout pays a ses disparités, gens du nord, gens du sud ou de l'est où diffèrent l'habitat, les plantes, la nourriture, les habitudes; dès lors que cela ne dérange pas à l'excès, il est naturel de vouloir les reproduire lorsqu'on est déplacé, que l'on soit du pays ou pas. Si des règles imposent des normes régionales ou locales, on doit s'y soumettre (habitat notamment). Lorsqu'une une culture sociale par trop différente du lieu d'accueil devient dérangeante, vie dans la rue en groupes, bruits excessifs, musique bruyamment imposées, ou bien pire excision, enfermement des femmes "afin qu'elles n'aient vu juste qu'un peu de ciel de la cour", esclavage dissimulé, polygamie (même si ils disent qu'on fait pire en se cachant), la rossée quotidienne ou l'enfant chaque année, le pays d'accueil est en droit de défendre ses concepts de vie pour ne pas se laisser imposer ce qu'il perçoit comme d'ostensibles excès. Lorsque la rapidité et les flux de l'immigration font qu'on se sent littéralement envahi, il n'y a plus rien d'autre à faire que se battre.




Rétablir le contexte de l'époque

Au XVII-XVIII siècle, époque pourtant déjà "moderne" et industrieuse sinon industrielle, les médecins ne devaient pas toucher aux malades.

On soignait avec des potions, des saignées, sangsues (*) ou clystères plus ou moins fort selon le déséquilibre de trois principes. On soulageait donc les "humeurs" en faisant vomir, en provoquant la diarrhée, en faisant transpirer sous des masses de couverture. Les barbiers pratiquaient les saignées. Les dentistes étaient des charlatans qui opéraient dans la rue. La propreté n'était pas encore une préoccupation et les bains publics étaient interdits par l'église. On brûlait pour ne pas voir le sang que la religion interdisait.

Rien de ce que nous connaissons de l'hygiène, de la distribution d'eau propre, de l'évacuation des eaux usées et encore moins son traitement, n'existait. Des malheureux porteurs des rues offraient leurs services pour transporter, à dos d'homme, de lourds chargements. On mourait de tout sans que l'idée d'attaquer en justice puisse même être imaginée pour le futur. Tout se prélevait mais surtout se rejetait dans la rivière au cœur même des villes. L'eau de consommation courante en provenait, et on allait pas la chercher en amont !     voir photo ponts de Paris


(*)  C'est assez cocasse, mais on vient de découvrir que les sangsues ne font pas qu'absorber du sang, elles aseptisent et cautérisent les plaies? Comme quoi, on ferait mieux aussi de moins se moquer de ceux qui nous ont devancé; d'autant que nous serons jugés de même, si l'humanité existe encore, dans très peu de siècles. Et depuis que l'on dépiste l'hémochromatose, on fait des saignées, seul remède pour réduire le taux de fer trop élevé. A quand la redécouverte des bienfaits du cataplasme à la moutarde bien brûlante et des ventouses ?

On ne devrait jamais isoler le contexte historique d'un évènement. Que dira-t-on dans 100 ans de nos dentistes ? qu'ils ne valaient guère mieux que les arracheurs de dents du moyen âge. Que dira-t-on d'un accouchement, des examens, de la conduite automobile ? de notre conception de l'univers ?. Que peut-on juger et revendiquer quand rien de la société de l'époque, ni les mœurs, ni les moyens, ni le contexte, ne sont comparables à ceux que nous vivons.

Que penser d'une société qui, à l'époque, suivait les doctes affirmations des scientifiques, lesquels classaient  les ethnies en blancs, jaunes et noirs, ces derniers étant proche des animaux. On les arrachait à leurs terres, surtout les grands chefs (les polynésiens ont subi le même sort) et on les exposait dans des foires ou au zoo, avant de les laisser finir misérablement exploités par quelque forain, pour mourir de faim, de maladie ou de dépression. Eux, qui appartenaient à une culture que nous aurions dû respecter. Plus tard, à l'époque "moderne", on les a fait passer de leur brousse à la guerre, en première ligne, comme les fantassins sénégalais ; comme ont fait également les anglais. Leur effectif aurait représenté jusqu'à 20 % des troupes. Certains arboraient encore fièrement - il ne doit plus guère y en avoir -  leur tenue militaire accrochée dans la case.

La réalité chez l'homme, est que le sauvage est partout, noir, blanc ou autre. La culture, et la science, loin d'arranger les choses, les complique car elle veut s'imposer  à tous comme l'unique vérité; une nouvelle religion en quelque sorte ! . C'est encore vrai de nos jours et ça le sera jusqu'à la fin de la vie de l'homme; les plus audacieux disent que ce serait un soulagement pour l'univers. Voici ce que l'on admire peut-être encore de nos jours, de Sigmund Freud, 1927: "Ce serait une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce que la science ne peut nous donner" !! On croit rêver, qui peut croire cela ?. Quelle prétention, quelle ignorance de la Vie. Comment l'homme, cette misérable bestiole sur une miette de l'univers peut-il en arriver à de telles aberrations, quand tout, autour de lui, lui assène les preuves de ses incompréhensions et de ses erreurs ?


Croit-on qu'en France les pauvres hères qui travaillaient à la tâche étaient mieux lotis ? Pour changer un peu du travail exténuant des champs, regardez donc le tableau "les raboteurs de parquet", et vous comprendrez. On faisait les 35 heures en deux jours !  Des gamins de 12/14 ans partaient à la mine à cinq heures pour en revenir à 19 !  les personnels de service se vendaient de famille en famille et ne pouvaient pas se marier, alors que bien souvent, les bonnes violées par leur maître étaient renvoyées sans espoir de retrouver un travail. Les gens étaient beaucoup plus durs à la tâche et à la peine, douleur comprise. On coupait, arrachait sue le vif, avec un coup de gnole ou un chiffon dans la bouche !  ajoutons que beaucoup de blancs, sans être esclaves, ont aussi connu leur bagne. Voir complément dessous l'encadré.

 

 
(*) L'embargo. De nombreux pays ont été placés sous embargo, par l'Angleterre ou les USA, dont l'Afrique du Sud (lors de l'apartheid). L'Irak n' y a pas échappé, provoquant la mort de quelques centaines de milliers d'enfants entre autre, faute de tout.
Car L'embargo ne prive guère ceux qui sont visés, et qui trouvent d'autres moyens d'approvisionnement, il n'a qu'un effet limité sur les approvisionnements en armes, mais prive avant tout et gravement le peuple démuni de tous ses artifices. Nourriture, soins et médicaments, eau et énergies.
Autres contraintes. Elles sont diverses. Il y a l'occupation du pays ou son encerclement. La Palestine est, si l'on peut dire, un très bel exemple d'encerclement. Partagée en deux comme l'avait été le Pakistan à sa création, totalement isolée de toute liaison extérieure depuis longtemps (blocus maritime et aérien), ne pouvant vendre ses produits qu'à un seul voisin, lequel achète si il veut et décide des prix, celui-ci contrôle en outre l'eau et l'électricité.
Le tout achevé par l'occupation progressive de ses territoires, avec vols de terres et d'habitations), contrôle de circulation.né de voies de circulation "étrangères",




suite possible Guerres et violences d'Afrique