hibis  "trois sites"



hibis, rien que
la réalité

hibis    Curiosité diverse..  
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Cette page: de petits riens 6   coup de gueule  


Avant propos -  Arnaques scientifiques, Profits illicites: votre argent est périmé, votre marque ou votre usine ne vaut plus rien Urbanisme, circulation sentiers littoraux, plages - voiture et circulation, Santé, Education ; hôpitaux ; éducation, culture et prétention  Etat des lieux, espoir, mise au point personnelle.


Si mes choix, leur source et leur développement vous intéressent, merci d'en respecter l'esprit.


Avant propos. Comment somme nous arrivés à qualifier de "sauvage", ce qui n'est que naturel ? et cela alors que tout dans le comportement de notre espèce, démontre que nous en faisons partie, car nous ne sommes - pas encore - des humains d'élevage (mais ça vient) !  Le dérèglement de notre vie sans vraie nature amplifie tout.
Nous recherchons la nature, mais également le naturel de peuples plus simples, localement ou dans des pays lointains, généralement pauvres et cela, jusqu'aux lieux désertiques, sinon pour certains, dangereux.

On s'extasie sous une tente berbère, dans une forêt tropicale, on recherche les animaux, si possible dangereux, toutes choses que nous avons fuit et supprimé. A défaut on s'entoure de végétaux, vrais ou faux, on les peint et l'on fait de même avec les animaux, domestiques ou non, chiens chats, furets, tortues, léopards, crocodiles..

Ce défaut de nature, de confrontation, de risque et d'aventure, de découverte, est sans doute pour partie l'explication de la violence, le besoin de sports extrêmes, de jeux à risque, virtuels ou non, de manèges extravagants. Dans ce sens, les parcours aériens dans les arbres sont une excellente initiative, mais il y aurait bien d'autres aménagements simples et naturels à pourvoir si l'urbanisme ne domainait pas tout, si tout ne devait pas être obligatoirement imaginé en salle. Jusqu'à l'escalade sur des pans de murs.

Nous ne pouvons pas échapper à ce que nous sommes.  Nous pensons tout maîtriser, nos érudits en tête avec leurs certitudes, enclins que nous sommes à déifier notre cerveau si supérieur, pendant que le corps médical recommande l'activité physique. Posons nous quelques questions: le cerveau du fœtus est-il élaboré en premier pour diriger la construction du corps ?  non, il se construit avec le reste, et selon les dernières hypothèses, encore un peu après la fin de l'adolescence. L'humain naît-il directement humain ? non, le fœtus passe clairement par les stades antérieurs de l'évolution.

Depuis sa conception jusqu'à sa naissance, l'être vivant (en tout cas les mammifères) passe par les stades antérieurs de l'évolution de son espèce. De ce qui est visible, on est d'abord têtard, puis batracien (extrémités palmées), et singe. Ce qui semble démontrer que l'on conserve en nous "toutes les caractéristiques des vies animales qui ont jalonné notre évolution". De ce passé subsistent des vestiges d'organes disparus, comme les ongles pour les griffes, le coccyx pour la queue ou la glande pinéale (épiphyse), au sommet du crâne, évoquée parfois pour un troisième œil sur la tête. Notre intelligence sublimée se heurte à la partie reptilienne de notre cerveau, prépondérante mais cachée et niée, qui impose sa loi.

Nos comportements sont bien souvent inexplicables, imprévisibles, susceptibles d'atteindre la violence ou la cruauté. Affirmer que nous sommes tous des voleurs, assassins ou tortionnaires est une réalité de la vie, dès lors que l'on est contraint de la défendre ! qui prétendrait se laisser volontairement tuer plutôt que tuer l'autre ? personne ne veut mourir, sauf avenir sans issue.
Comme dans les civilisations les plus cruelles, L'effet de foule, la vengeance aveugle, peut conduire au bucher n'importe quelle victime expiatoire. Pourquoi ces conflits incessants de l'humanité pour la conquête de territoires, de richesses, de pouvoir ? la survie et la procréation en sont les maîtres mots.

La manipulation fait donc partie de La Vie
. Notre morale élastique s'adapte. Le puissant n'a jamais d'état d'âme. Qui voit venir les crises ? personne. Tant que ça peut marcher, on chante, on s'enorgueillit

La crédulité, sœur de la curiosité, est toujours en nous et rien n'a changé. Faut-il croire l'élite cultivée ? les évènements montrent bien que non; ils sont soumis aux pires contraintes, aux pires tentations.

 


Arnaques scientifiques, falsifications, canulars
voir aussi,
les arnaques de la science
Les religieux réfutent la science, mais l'ont toujours utilisée pour assoir leur pouvoir, jouant de la crédulité des foules (grecs, égyptiens, amérindiens..); la connaissance des astres permettait d'annoncer une éclipse aux être ébahis et transis de peur, les prémisses de sècheresse ou de grandes pluies, les artifices tirés de l'angle d'éclairage du soleil (temples égyptiens, nos cathédrales). Au Mexique, un souterrain permettait au prêtre de disparaître du centre pour réapparaitre au milieu des gradins, en un point aménagés pour y faire une apparition miraculeuse. De nos jours ce sont les magiciens qui le font; eux aussi tirent profit de la science. Méconnaissance du moment; Pour un temps, il fut admis que la terre a été plate et un club d'anglais soutient toujours cette théorie, mais sans doute dans la bonne humeur et avec force pintes de bière. On ne leur en tiendra pas rigueur, car ce que nous croyons mordicus aujourd'hui peut fort bien se révéler faux demain: les déclarations scientifiques du genre ; on croyait jusqu'alors que.. mais des éléments nouveau démontrent maintenant que .." sont monnaie courante. Voici un exemple récent : on a découvert récemment que les trajets et habitudes de certaines espèces de poisson, suivis sous la banquise avec des traceurs, n'étaient pas du tout ce que l'on croyait jusqu'alors !   (mais on ne comprend plus, c'était affirmé comme étant sûr !).
 La science, pas plus que les analystes financiers et autres politologues n'a jamais aucune gêne à  se renier, sans excuses ni regrets.


Une des plus grandes mystifications est peut-être celle du "mercure rouge". Lors de la guerre 39/45, l'union Soviétique, relancée par la Libye à qui elle avait déjà livré un réacteur nucléaire n'ayant jamais pu (volontairement) fonctionner, a fait courir le bruit que le "mercure rouge" permettait de fabriquer facilement la bombe atomique. L'affaire était si secrète que personne n'osait en parler ; l'Union soviétique lui en a ainsi vendu, à un prix dément (de 3.000 à 6000 dollars le gramme), ruinant le pays acquéreur. L'affaire s'étendit à tout le moyen orient (l'Irak, Syrie, l'Arabie Saoudite (pour 700 kgs !) et c'est alors que des publications scientifiques éminentes, manipulées, amplifièrent l'évènement (la C.I.A et les services d'espionnage européens avaient compris et tentaient de tirer parti de l'affaire). Le coup médiatique toucha alors les revues de divulgation scientifique et une partie de la presse, mais cette fois en toute innocence !  
Extraits de "l'espion des sciences", du Général Jean Guyaux ex-conseiller scientifique à la D.S.T.

Au seul moment où j'écris ce texte, il y a eu une alerte scientifique américaine (encore eux) sur le saumon européen, supposé dangereux (mais pas le leur), si on en mange régulièrement (chute immédiate des ventes). Lorsque qu'un médecin écossais déclare que le whisky est bon pour la santé, pendant qu'un confrère français affirme la même chose avec le vin, c'est tout de même plus sympathique comme méthode.

On a aussi remarqué l'attaque lancée contre l'eau de source Perrier, dans laquelle les américains auraient trouvé des traces de je-ne-sais-plus-quoi. Chute du cours immédiate (alors que ce n'était rien), ce qui leur a permis de nous racheter Perrier à bon compte. Ils n'ont pas pu déplacer la source, fort heureusement. Ils ont aussi désormais Orangina, qui a tout perdu et ne se distingue plus des autres.

 Il y a eu des sites et objets archéologiques, mais également des animaux, "fabriqués" pour faire croire à une importante découverte et des expériences faussées, que personne n'a jamais réussi à reproduire. Les canulars scientifiques ne sont pas rares non plus ;  rappelles vous ces cercles étranges dans les champs anglais, que sont venus voir des scientifiques du monde entier, dont certains ont déclaré que "ça ne pouvait être fait par des hommes" !.

Les vols d'inventions et de découvertes sont innombrables, telle  que la première identification du sida, française, mais aussitôt revendiqué par les USA (ils ont fini par l'admettre, mais à demi).

Un grand restaurant de Tours refilait de la piquette sous le nom de grands crus, et boucher réputé de Bordeaux  vendait de la viande avariée. Ce sont là qu'affaires courantes, du cheval au lieu de bœuf, de la farine animale contaminée, et quand à note assiette, qu'y-at-il dedans? On sait que l'on trouve du "minerai" dans les plats préparés, raclures d'os, tendons et autres gourmandises, c'est proprement infect . Comment peut-on laisser faire cela, même pour de boites destinées aux animaux ?

 - Après les fameux "trou d'ozone" et courant "el nino", les scientifiques s'inquiètent maintenant pour le Gulf Stream, ce courant bénit des Dieux, qui font de la France et de toute la façade ouest de l'Europe du nord des pays tempérés pendant qu'on se gèle ailleurs au même latitudes. Tout serait donc attribué à la pollution actuelle. Or je croyais que pendant la révolution industrielle des années 1900/1960, tout au charbon, avec des mines et autres extractions un peu partout, des aciéries avec leurs énormes et effrayants fours Bessemer, des usines EDF à moteurs, quand Londres était dans la purée de poix et qu'à Pittsburgh, aux USA, on ne voyait jamais le soleil ! quand les rivières charriaient leurs immondices, quand on remplaçait déjà en 1960, à Paris, les agents de la circulation toutes les heures, je croyais vraiment qu'il y avait de la pollution et du CO2. Une période qui s'enorgueillit de quelques guerres au cours desquelles on a canardé et bombardé à qui mieux mieux, brûlé et répandu d'horribles produits chimiques

Je me suis trompé ! ce n'était rien sans doute à côté de ce que l'on fait de nos jours, alors que les aciéries ont fermé, les fours éteints, les voitures devenues plus propres - mais li est vrai si nombreuses. Nos savants n'en sont pas à ça près, il y en même une qui craint que l'on ne retarde.. la prochaine glaciation. Véritablement, elle se couvre !

(dessin partiel de Voutch)
Détendons nous
un peu :
  bien avant l'invention de nos bombes de laque, l'homme préhistorique avait-il déjà pris conscience qu'en taillant le silex, il modifiait le climat  (...)


Les corporations scientifiques défendent leur intérêts avec bec et ongle comme toutes les autres, sans souci aucun de la vérité. Ils parlent du trou d'ozone, qui semble disparaître magiquement de temps en temps, ou de de l'eau sur Mars, pour activer un budget menacé de réduction.
Les bulletins météo (sponsorisés) de la télévision, avec leurs super ordinateurs ne créant que des images sans pour autant prévoir le temps, sont assez révélateurs du procédé  Aucun bulletin sérieux ne dépasse quelques heures pour l'aviation et la marine.


Milieu médical, mars 2004 :  Une revue médicale britannique, "The Lancet", a laissé publier en 1998, une étude du Dr. Andrew Wakefield qui associait le vaccin contre la rougeole a un risque de développement de l'autisme chez les enfants vaccinés ; le docteur Richard Horton qui dirige cette revue prestigieuse avait tout simplement oublié de dire que ce Docteur Andrew avait des liens avec une association de parents d'autiste et qu'il avait touché 55.000 livres. Plus sinistre encore, cette revue défendait le principe que tout chercheur doit déclarer ses liens avec les entreprises !.

Pour rester dans les médicaments, une firme américaine tente de forcer la main pour imposer un traitement contre les risque de décès après opération, au "petit prix" de 6800 dollars le traitement. Tout le monde médical s'insurge.


Il y a quelques années en France, une sommité médicale, un chirurgien parisien de grand renom et qui traitait les cas les plus difficiles, sciait consciencieusement de bons et solides os pour améliorer ses fins de mois.

On sait les critiques qui existent contre le gaucho (Monsanto), et le regent (Bayer), soupçonnés tuer les abeilles et d'indisposer gravement les agriculteurs.
Selon une émission de radio (terre à terre, France Culture), je cite "Les abeilles sont en forte disparition aux USA, de l´ordre de 40 %, et ces décès gagnent en Europe. Les ruches touchées, pleines de miel, sont abandonnées et non réoccupées par d´autres abeilles et si l´on pose une ruche contaminée sur une ruche saine, celle-ci est atteinte à son tour". Origine inconnue à priori. "Depuis 15 mai 2008 en Allemagne,  le gouvernement a discrètement suspendu l'enrobage, pourtant présenté comme une absolue nécessité". En France, les apiculteurs luttent difficilement contre cet enrobage pratiqué par le géant l'allemand "Bayer". Si les allemands qui le fabriquent l'interdisent, c'est qu'il se passe bien quelque chose et qu'ils cherchent. Comme d'habitude en France, tout est sous contrôle; dormez bien braves gens. Le régent a été interdit fin 2008.

Et ça continue,  toujours en mars 2004 ; scientifiques, financiers ou autres, les scandales se multiplient  : je lis qu'un journaliste du journal USA Today, 2me distribution, a démissionné en janvier, accusé d'avoir produits 8 faux articles dont une fausse naufragée cubaine (avec photo), de terroristes kamikazes de Jérusalem et d'en avoir recopié 12 d'autres journaux concurrents. Cerise sur le gâteau, ce monsieur a reçu une nomination au  Pulitzer pour le faux article sur les kamikazes

Encore un ou deux.
Un ouvrage cite de remarquables Instituts comme L'INRA, lequel fait des études extrêmement sérieuses : il a prouvé que "les poules étaient plus heureuses en cage" (de la dimensions d'une feuille A4..). hibis scientifiquement (c'est sûr), rien ne prouve que, pour nous offrir leur foie malade, les oies souffrent du gavage. C'est vrai ! elles en meurent gaiement, j'en ai entendu rire. Gaiement, c'est aussi ce qu'affirment des chercheurs qui se sont posés la question, très naturelle, de savoir si les crustacés, du genre langouste, souffraient d'être plongés vivants dans de l'eau bouillante. Sacré farceurs. Et si on les y plongeait eux, afin de recueillir avis, puisque les chercheurs ne semblent pas vraiment être comme tout le monde ? on devrait le vérifier; après tout.

Les manipulations génétiques sont faites au plus grand mépris des tests normalement exigées en pareil cas (médicaments par exemple). Les tests sont notoirement bâclés, leurs résultats minimisés et ignorés alors qu'ils devraient être publiés. C'est une affaire économique et stratégique qui est classée en secret d'état (tout contrôle est ainsi impossible). Il en va de même pour les fréquences "radio" qui, de plus en plus "courtes", changent de nature, ou encore de la nanotechnologie dont le nom rappelle faussement la mécanique alors qu'il s'agit bien souvent de "composants" biologiques "nanoscopiques" (taille de quelques atomes ou dizaines),  dont on ne connaît pas plus les effets. E

Une conclusion possible ? inquiétant. Les chercheurs doivent publier pour être remarqués et améliorer leur salaire. A l'heure où une multitude d'articles scientifiques attendent d'être publiés dans les revues les plus prestigieuses, les heureux élus sont peut-être les plus capables de se "survendre" - notamment en annonçant bruyamment des découvertes révolutionnaires, qui seront démenties par la suite. S'ensuit une vision faussée de l'état des connaissances scientifiques, les travaux les moins spectaculaires (mais plus rigoureux) étant relégués dans les journaux de second plan, voire jamais publiés.
Ioannidis avait déjà jeté un pavé dans la mare il y a trois ans en affirmant de manière plutôt convaincante, que la plupart des travaux scientifiques publiés étaient en réalité faux.


  Profits iLLicites.

  Votre argent est périmé !!
Je me demande comment les commerçants, sociétés multiples de prêts, banquiers, peuvent en arriver à de telles pratiques, éminemment frauduleuses, sans qu'aucune ONG d'un nouveau genre, une association de défense des consommateurs ne s'en préoccupe ?  pas plus que l'État d'ailleurs, chargé de protéger ses citoyens. Voici deux exemples anciens, peut-être moins excessifs aujourd'hui:

- Une carte de recharge de téléphone n'est plus valable au bout d'un certain temps. Votre argent est donc périmé !   A-t-on prévu cela dans le code civil ?

- Pour ne pas rembourser, le commerçant fait un avoir; l'avoir n'est valable que deux mois. Après, tout est pour lui. En Allemagne, on rembourse sans discussion, même si c'est cassé. Il n'y a pas d'avoirs. C'est une méthode coloniale qui maintenait les indigènes sous contrôle ! Les français râlent mais laissent faire, d'autant que la justice est absente. La norme en France est de voler.

Je suggère que la banque de France émette des billets périssable, c'est à dire dont la validité ne serait par exemple que de six mois, sans avertissement puisque nul n'est censé ignorer la loi. Ce serait un excellent moyen pour relancer l'économie, car il faudrait dépenser très vite pour ne pas être ruiné.

L'industrie a depuis longtemps ses propres arrangements.

Japonais inclus, rois de la qualité !  Comment ? en prévoyant des pièces anormalement faibles, qui lâcheront bien plus tôt que le reste, correctement réalisé. Combien de fois ais-je remplacé un interrupteur, un axe, une pièce articulée à l'évidence trop mince, en me demandant pourquoi pareille négligence sur une machine par ailleurs très bien faite. La durée de vie a un coût, que ce soit pour un petit appareil ou une voiture et cela se conçoit, et les pièces dans leur ensemble, ont toujours été grosso modo étudiées pour, avec des priorités; il y a également des défauts de conception, de fabrication, ou des contraintes dues à l'état de la technique (faiblesse des joints de cardan des tractions avant, courroies).

Ce qui se passe de nos jours est tout autre chose c'est devenu une nouvelle spécialité pour les ingénieurs, qui conçoivent désormais à la demande du fabriquant ! on peut ainsi calculer un temps de fonctionnement pour un bouton, une articulation ou toute autre pièce d'usure, mais le plus simple, pour l'électronique, est de mettre un compteur ou un "témoin" . Ainsi, l'imprimante dépassera pas le nombre de pages fixées, ou lorsque le feutre de fond d'imprimante sera presque plein d'encre), bien que tout soit neuf à l'intérieur. Cela est vrai pour des Smartphones à 600 euros !

VIVRE TRES RICHE COUVERT DE DETTES

La méthode d'un financier américain, condamné en son temps à la prison, consiste à vanter une excellente affaire qui va rapporter de gros intérêts. Inévitablement, tout un beau monde se précipite, politiques, banquiers etc, avides de gains magiques, et il recueille ainsi d'importants capitaux, cela dans le monde entier. Il prélève ces intérêts sur l'argent reçu des nouveau adhérents, et ainsi de suite, ou tarde à les verser, ce qui lui permet de s'enrichir très vite.

Cela peut durer longtemps, et même finir très bien pour le délinquant, car certains perdants - tous ne le seront pas forcément à terme - peuvent préférer se taire (pour le fisc par exemple, leur placement n'étant pas si propre que cela). C'est ainsi, par confidentialité extrême, que les affaires peuvent parfois marcher entre truands.

Une variante consiste à faire des emprunts en cascade auprès de différentes banques. Le remboursant des intérêts des précédents emprunts est alors couvert par les nouveaux emprunts. Il faut alors pouvoir disparaître à temps !

L'Etat lui-même participe à ces finasseries en mettant des obligations en vente. Une des plus grandes pertes pour les souscripteurs a été l'emprunt russe. A l'inverse, l'emprunt Giscard a été très coûteux pour l'Etat; cela dépend des changes, des dévaluations etc.

Tout ce beau monde vit avec l'argent des autres, prélevé par les banques et le monde de la finance en général, c'est à dire avec d'énormes dettes dont ils paient les intérêts, lesquelles sont couvertes tant que rien ne vient déranger le système. Toutes les grandes sociétés, dont LVMH, ont de fortes dettes.

Dans le passé, la disparition du PDG Maxwell, un grand éditeur Anglais décédé dans des circonstances troubles à bord de son yacht, a révélé que sa fortune reposait sur d'énormes dettes. On ne saura jamais ce qui s'est réellement passé, mais à un certain niveau de puissance ou de dettes, des comptes occultes se règlent ! Dans ces milieux le suicide, réel ou camouflé, n'est pas si rare.

 

La bourse besogne dans ce sens.  Elle a été crée pour lever des fonds afin de fonder une société, le remboursant s'effectuant ensuite en versant des dividendes. Il ya toujours eu un risque mais cela a bien fonctionné au début. Puis l'aspect financier de l'affaire a vite été perçu par certains, ce qui a fait varier avec excès, et de plus en plus vite, les différente valeurs cotées, souvent artificiellement, par une confiance ou des craintes à peine justifiées, soit malhonnêtement, en agissant pour faire baisser artificiellement un cours puis le faire remonter ensuite, ce qui permet aux initiés d'acheter puis de revendre en faisant un bon bénéfice. 

La bourse est ainsi devenue très instable, et très injuste, et très malhonnête. Surtout lorsqu'il s'agit de couler une entreprise, de faire perdre à l'investisseur l'argent qui y a déposé, de jouer sur les énergies, les matières premières ou pire encore sur les aliments.

On pratique aussi la multiplication d'une action achetées en division son prix, par exemple par trois, ce qui affaiblit sa valeur. Un autre procédé consiste à émettre de nouvelles actions, pour augmenter le capital, et cela est encore pire. Ajoutons y l'attribution de force de bons et coupons, qui occupent une ligne sur le portefeuille, avec paiement pour "la gestion" de cette ligne, ce qui est un comble. Bref, tout est mis en œuvre légalement pour voler.

Pour être honnête, il y a de bons rapports pendant les périodes d'euphorie, mais rien à voir avec ce qu'exigent les investisseurs. Et franchement, même si j'ai parfois gagné petitement, j'en ai toujours été gêné, car ce n'est pas normal de gagner ainsi sans rien faire.

Dire que l'on gagne de l'argent à la bourse SANS rien faire, c'est cacher la réalité, parce que cet argent gagné facilement, cet enrichissement gratuit, ne naît pas spontanément, et doit bien faire défaut quelque part.
Où est-il prélevé ? ça ne se voit pas. Dans l'équilibre financier de la nation, dans l'appauvrissement des autres, dans l'inflation, la dette ? . On ne se pose pas la question !!

A côté de cela, ce que j'ose appeler le trafic des ventes-achats pratiquées par les investisseurs mais surtout exécutées à la microseconde par les banquiers, sont de véritables hold-up.

Le jeu "à la Bourse" des banques, ce n'est pas à la roulette, c'est mathématique, et les plus doués sont recrutés à prix d'or pour peaufiner les programmes. C'est là tout le jeu actuel des "Kerviel', lequel y avait allé tout simplement un peu fort, poussé par le système. Tout cet argent gagné sans travail déstabilise l'équilibre financier et il y a forcément des perdants puisque l'argent ne pousse pas aux arbres. La richesse des uns fait la pauvreté des autres.

FONDS DE PENSIONS

Les fonds de pension, la pêche au fric.  Ils financent les grandes entreprises internationales en achetant leurs actions, sensément pour payer les pensions de leurs ressortissants, exigent des rendements de l'ordre de 15 % l'an sur les fonds investis. Quelle entreprise peut se permettre de verser 15 % de bénéfice, en plus de celui qui doit lui revenir pour elle-même ? C'est de l'usure. Pour ce faire, les entreprises sont donc saignées à blanc et trichent la plupart du temps leurs comptes de résultat par des astuces comptables, des rumeurs, des manœuvres frauduleuse que la COB, la commission de contrôle de la Bourse, a bien du mal  à déceler et prouver. Lorsqu'elle n'est pas complice comme ce la s'est passé aux USA avec les affaires ENRON et compagnie.

La bulle informatique due aux créations de "start up", s'est dégonflée avec les pertes que l'on sait. Mais on peut aussi mettre ne vente un immeuble sur plans sans fonds propres; mais avec seulement l'argent des souscriptions. Si ils n'y parviennent pas, tant pis pour ceux qui ont souscrit ! 

la construction du tunnel s'est faite à vos frais.

Les souscriptions pour les grands ouvrages, avec un beau battage médiatique, sont les plus rouées: le vol des souscripteurs est programmé à l'avance

On fait miroiter la grandeur du projet, cas d'Eurodisney et d'Eurotunnel. Le coût des travaux gigantesques est volontairement largement sous évalué ! les banquiers eux, ne perdent jamais, mais les particuliers sont ruinés.  Pour Eurotunnel, les petits porteurs, au nombre de 800.000 ont perdu au total près de 5 milliards d'euros, soit la moitié de la dette.

LES MANIPULATIONS DE LA BOURSE
Votre nom déposé n'est plus à vous !
Ils savent comment s'emparer d'une bonne affaire et ruiner quelqu'un ! Cela s'est produit pour Inès de la Fressange, une compagnie aérienne ou Charles Jourdan.

Le plus médiatique est celui du village de "Laguiole" (prononcer "layole"), dont les plaques ont du être enlevées, après le dépot du nom de Laguiole par le racheteur du célèbre couteau du même nom, lequel en faisait fabriquer en Chine. Après de nombreuses années, les villageois qui n'avaient plus ce nom, ont finalement obtenu gain de cause en avril 2017. Uniquement à cause de la Chine, non pour le droit du village !! Peut-on perdre son nom de famille si quelqu'un le dépose pour l'utiliser commercialement ? ces grotesques et incompréhensibles décisions de justice nous révoltent. D'autant qu'il y a antériorité évidente, et que le nom du couteau n'a d'existence que par le nom du village.

Notre justice s'égare dans les méandres d'un droit aveugle. Et sourd. Dans l'affaire de la Fressange ou de Charles Jourdan, ruinés par des montages complexes de rachat par une société qui dépossède le créateur (la créatrice), ce dernier ne peut plus utiliser son nom pour en ouvrir une autre. Les procédés deviennent si écœurants qu'on se demande comment ils peuvent être tolérés.

Sociétés fantômes à plusieurs têtes.
Comme tant des sociétés, une compagnie aérienne franco-suisse, en difficulté de paiement, était partagée entre une branche suisse et une branche française. Le PGD français, A. Selliètte, un modèle du genre, grand seigneur, de ceux qui mènent grande vie et se plaignent des charges insupportables, a tenté de reporter la responsabilité sur la direction suisse. Confondu, il a été prouvé qu'il était responsable, et a été condamné à une amende.

Les grandes manœuvres.
Nous le savons, ils ne faut pas les contrarier les allemands !
Les allemands, vexés de ne pas avoir acquis une société métallurgique canadienne, revendiquée par Arcelor, ont monté un coup avec Mittal pour que celui achète Arcelor et leur recède après deux belles branches, la canadienne et la brésilienne.

Rumeurs pour couler.
Après le "Best of America", les américains sont devenus les champions de la manipulation financière: ils dénoncent quelque chose de malsain, comme ils l'ont 'ils ont fait pour les saumons d'élevage européens, et en font courir la rumeur.

L'attaque lancée par les américains contre l'eau de source Perrier, sur l'affirmation que des  traces de je-ne-sais-plus-quoi auraient été décelées, a immédiatement fait chuter durablement son cours (alors que ce n'était rien). Ultérieurement, ils ont acheté Perrier à bon compte. Fort heureusement, Ils n'ont pas pu déplacer la source. Ils ont aussi acheté Orangina, qui, pour l'avoir bien connu à  sa naissance, en Algérie, a tout perdu de ses particularités et ne se distingue plus des autres.

Ils ont été pris à revers dans leur pays lorsque les intégristes juifs ont décelé la présence de microscopiques crustacés dans l'eau du robinet, exigeant qu'on les supprime ! On peut trouver tout ce que l'on veut partout. Ne sommes nous pas nous-mêmes couverts de bactéries ? En l'occurrence, il leur a été démontré que ces crustacés étaient utiles !

Délit d'initié
 La Bourse permet tout, même le délit d'initié si on est assez habile ou si on a les appuis nécessaires: les actions d'une firme chutent brutalement et quelques personnes en achètent une certaine quantité dans le but de faire une belle plus value après. Bien entendu, la baisse a été provoquée intentionnellement par un groupe de personnes.

 


Urbanisme

(Urbanisme, circulation - Santé, hôpitaux - Education, enseignement - Commerce, Qualité - Responsabilité)

Urbanisme.  On ne reviendra pas à la tribu, sauf cas de force majeure de survie.
UTOPIQUE ? Placer la campagne à la ville ! pour assurer un avenir meilleur, il faudrait modeler le développement urbain en y intégrant l'implantation des usines, l'agriculture, et l'élevage. Y ajouter la pêche paraîtrait être une bonne farce, mais avec la pisciculture, rien d'impossible; on y cultive déjà des coraux et des algues pour l'alimentation, les nouveaux plastiques et les biocarburants.


, Mettre la campagne à la ville

Pour l'heure, les plan directeurs placent des zones commerciales groupées à la périphérie, tout le long des axes d'accès, entourées par l'habitat modeste, généralement moins bien desservi, si on n'a pas eu envie de créer à la place un centre de loisir et d'activité sportive. Reste les usines, complexes industriels que personne ne souhaite la proximité, dont traitement des eaux et des déchets. Mais il faut bien les mettre quelque part, et pas du côté des riches qui, eux, ne craignent rien.
Que d'obstacles à lever, mais aussi que d'ingéniosité et de techniques à mettre en oeuvre pour pareille utopie.

C'est déjà dans l'air et même en cours;  il suffirait d'une orientation audacieuse, en pensant moins au contestable CO2 et en n'y gaspillant pas tant de salive et de fortunes.
- En cours avec les immeubles végétalisés et semi autonomes en énergie et même eau
- En cours avec les projets de fermes en immeuble (..) et d'élevage urbain (projets d'architectes, mais il aurait de l'élevage en immeuble au japon).
- Possible pour la petite et moyenne industrie (dont impression 3D Pastique ou Métal, dite aussi (technologie de fabrication additive métallique).

En cours mais dans le mauvais sens. Cependant, je vois les choses d'une manière plus écologique; surtout pas de fermes en immeubles ! Cela ne pourra se faire que sous la pression de la population, faute de quoi nos diplômés arrangeront tout dans leur propre intérêt

- Il y aurait un plan rural contrecarrant le plan d'urbanisme, lequel répondrait déjà à certaines obligations (limitation des surfaces unitaires vendues (rachats progressifs), urbanisme d'immeubles avec terrasses groupés autour de jardins et annexes (lavage, ateliers de type expériences Hollandaises et Allemandes) voir    De nombreux terrains occupés à tort deviendraient des champs, les parkings géants et scandaleux des hypermarchés et zones commerciales intégrés à distance ainsi que

 lourdement investi pour lutter contre les carences et les dommages produits.  Sauf lorsqu'on laisse tout simplement les gens au bord de leur misère (expropriation brutale, proximité autoroutes, terrains pollués, villages traversé par des monstres rasant les murs etc.).
On sait bien préserver (à peu près) de grands espaces naturels, les réserves (si l'intérêt économique n'est pas très fort). Tout est possible. Les progrès effectués dans les télécommunications, repris en compte par les Etats, pourraient ouvrir une meilleure perspective aux pays riches. Déjà, des professions libérales investissent les villages. Il y a donc un autre avenir pour eux. Quand au reste du monde largement moins nanti, seul un meilleur équilibre mondial, et la fin des magouilles politiciennes pourraient laisser augurer d'un sort comparable au notre, la seule et unique parade si l'on ne veut pas voir déferler 2 milliards de réfugiés sur l'Europe et l'Amérique du nord. On peut rêver.

Quand écologie et social se rejoignent. On peut rêver au modèle suisse qui fait que si un canton refuse l'autoroute, elle n'y passera pas. On pourrait réserver plus d'espaces verts dans les centres urbains au lieu de ne penser qu'au rapport du moindre mètre carré. On peut envisager des ensembles d'habitation conviviaux où le mot d'ordre n'est pas d'isoler les gens, ni de baisser sans cesse la hauteur de plafond au moment où l'espèce ne cesse de grandir, mais où tout est conçu pour que l'on puisse garer sa voiture à proximité et finir à pied, disposer d'un beau un balcon terrasse - c'est indispensable - donnant sur un espace naturel (ça aussi, c'est du social), un ensemble où l'on peut faire ses course de base aisément et y finir sa vie dans des conditions décentes. on pourrait y ajouter un atelier pour les petits bricolages. Ce n'est pas de l'utopie, cela commence à exister et le dernier exemple vient de Hollande, où la densité moyenne est de 400 habitants par km carré contre 100 en France. L'habitat individuel n'y est donc pas recherché, sans que le building traditionnel y prenne place. Reconnaissons que le modèle n'est guère envisageable sur la Côte d'Azur en l'état actuel des choses. Il suppose de renoncer à la maison individuelle dans les zones un peu denses, ce qui n'est pas le choix des français, ni de leur Etat qui promeut, en 2007, la maison à 100.000 euro, sous l'égide du génial M. Brolot ou plutôt Groslot (pour lui peut-être). En l'état actuel des choses, personne ici ne souhaite cela, mais c'est tout simplement parce que l'offre alléchante n'existe pas. Etant jeune, et même un peu moins plus tard, j'aurais bien aimé trouver de tels logements à un prix raisonnable, après une longue et incertaine période précédent l'acquisition, vers la quarantaine si l'on a cette chance d'un pavillon à mon goût - beaucoup ne l'ont pas, respectons les. Nous n'aurions peut-être même rien cherché d'autre, si le plaisir d'y vivre avait emporté définitivement notre adhésion.



Logement social ? priorité aux nantis. Il y a quelque chose de choquant lorsqu'on incite les communes à prévoir des camps pour certaines gens, dits aussi "du voyage", au même titre que les logements sociaux HLM. Car on peine vraiment a les classer parmi les nécessiteux (*). L'espace suburbain ne serait-il plus judicieusement occupé par ceux qui, n'ayant pas ou plus les moyens, pourraient ainsi vivre agréablement à peu de frais ? Après avoir vu - il y a bien longtemps - de tels espaces au Canada (idem aux USA) et sans envier pour autant leur mode de vie, il me semble depuis ce jour que l'on pourrait faire du social en ménageant les deniers de l'Etat; tout à l'opposé de ses grands projets qui, on le sait, conduisent généralement à l'échec et "aux affaires". Les français "normaux" avec moyens, qui aiment ce style de vie, en sédentaires (par opposition "au nomades du voyage"), pourraient en bénéficier. On trouvera toujours une bonne excuse, cependant ne laisse-t-on pas les camping faire de la location de logements dissimulée ? ne laisse-t-on pas d'immenses zones commerciales sous occupées ou ne fait-on pas cadeau d'immenses espaces à quelque usine étrangère ? ne laisse-t-on pas tout autant les plus aisés geler d'immenses domaines, s'installer sur d'énormes péniches en bord de l'eau, particulièrement la Seine, presque en plein Paris, et ne favorise-t-on pas les immenses golfs ultra sociaux comme on sait, économes en eau de surcroît, ainsi que tant d'autres projets contestables, dont la seule surface dépasse le besoin recensé. Convaincu depuis longtemps, nouvellement préoccupé par les camping-cars et les maisonnettes des campings, je me décide enfin parce qu'un femme en difficulté, qui s'est ainsi installée dans un petite caravane, vient de défendre ce point de vue, s'estimant très satisfaite de ses nouvelles conditions de vie (interview de radio, fin juillet 08).

 

Actuellement, 50 % de la population mondiale vit dans les villes ou plus exactement, s'y entasse.  A défaut de construire les villes à la campagne, idée chère à l'humoriste Alphonse Allais, on pourrait déjà faire revivre les villages en perdition et créer de multiples villages au sein des villes, avec leurs services de proximité, leurs espaces de vraie nature, leur dispensaire et quelques commerce de base, au lieu de tout concentrer en créant des monstres ingérables. A Los Angeles, on peut faire 60 km aller retour pour acheter un paquet de cigarettes en passant par plusieurs échangeurs ; c'est absurde. C'est un épouvantable gâchis d'argent. Cette ville bétonnée s'étend sur une longueur comparable à notre Côte d'Azur, la côte est des USA n'étant pas en reste. On en est fort heureusement encore loin en France, même à Paris. Déconcentrer déjà sur les villages dans un premier temps au lieu de les tuer. Se débarrasser de l'idée de la démesure, du gigantisme propre aux élites, qui prétendent que c'est économique alors que la pratique montre tout le contraire. Cela au moins dans les secteurs qui ne sont pas soumis à la pression internationale. Il faut être lucide; avoir de grands groupes industriels est désormais indispensable pour ne pas se faire acheter. A l'inverse, dans d'autres secteurs, le gigantisme est pénalisant. Dans les hôpitaux géants, on ne s'en sort pas; ni avec la gestion des différentes obédiences, ni avec l'hygiène. Il se forme des clans et des quartiers qui se combattent à coup d'influences; les malades, dont certains sont handicapés ou se traînent avec leur goutte à goutte pour aller faire un examen, ainsi que les soignants et les agents d'entretien  dont les difficultés ne préoccupent guère, cavalent quotidiennement sur des kilomètres, parfois en sous-sol pour prendre un raccourci ! Le tissu social ne résiste pas à ces excès. Au débuts était le village où l'on trouvait les services courants. Le choix y était certes limité mais ne répondait pas aux règles de "marketing" qui veulent que les produits en rayon doivent obligatoirement se vendre et répondre - pour ne citer qu'un exemple, à des impératifs saisonniers stupides. En hiver on ne trouve pas un short, ni en été non plus parce que la mode d'hiver arrive. C'est pareil pour d'autres produits et matériels. L'optimisation est le maître mot, qui cache le profit, mais elle s'oppose à nos concepts de vie plus facile et conviviale.

La difficulté majeure demeure toutefois la politique démographique des nations, soit "toujours plus", qui vise a lui conférer une certaine importance, liée à une possibilité de développement. Quelqu'un a dit "les chiffres, rien que les chiffres", exprimant ainsi que le peuplement vient à bout de tout, immigration comprise.


Loisirs, plages, sentiers littoraux.

donc est passé le bord de la falaise ?
Dans le midi, au Cap Brun, il fut une époque où l'on pouvait aller au bord de la falaise pour regarder la côte et la mer. Aujourd'hui, aux mêmes endroits, tout accès est barré. Ces accès aux falaises ont disparus derrière des lotissements fermés, vendus par des maires qui vendent tout, parfois jusqu'à faire disparaître des plages avec pinèdes (près d'Hyères, et à la Capte). Même les galets y passent, pour border trottoirs et ronds-points. Alors que c'est interdit. Plus de ces servitudes et sentiers qui y donnaient un accès.

Au ras du précipice. Le sentier littoral, qui peut encore être agréable en Bretagne, bien que l'océan grignote peu à peu d'un côté et les maisons de l'autre, peu réserver de bonnes suprise, surtout côté méditerranée. "Thalassa" (TV) s'est emparé du sujet, mais sont restés très discrets. Nous avons justement "crapahuté" dans le coin: ça commence par une route, puis on passe au ras d'un mur sans agrément, et c'est coupé ! zut, on remonte sur la route puis on descend des escaliers étroits entre murailles, tiens, un beau point de vue ! on arrive au bord de l'eau, chouette ! puis on traverse la plage. Ah, ce sont des nudiste !  et on est tout habillé. Tant pis. Mais où donc est passé le sentier ? On n'y reviendra pas, d'autant qu'il y a des passages vraiment dangereux (planche en biais, penchant vers le gouffre).

Plages privées = privés de plage pour d'autres.
Les plagistes occupent la plage. On peut s'installer devant, paraît-il, dans le sable mouillé, ou dans l'eau selon le cas, devant des gens dans leur chaise longue, mecontents. Les restaurants "démontables" occupent l'arrière plage. Il ne reste plus rien. Si, il y a encore la mer, même devant les plagiste; tiens, elle n'est pas interdite !

L'apartheid.  A Cannes, toute la plage est propriété privée, avec des séparations entre espaces individuels plus que spacieux. Tout est blanc et ratissé. Une véritable provocation pour l'immense majorité des cannois et les autres, qui n'ont plus que deux petits bouts à chaque extrémité, près des égouts. Je ne suis allé qu'à celui de gauche.

C'est bien agréable, disent ceux qui ont les moyens d'en profiter. Qui en doute. J'ai les moyens, mais je préfère une plage libre de tout parce que j'ai été élevé comme ça. on peut marcher en long et en travers. Et quand il y a un arrière plage pelousé et ombragé, aménagée au loin pour les services et la restauration, c'est le plaisir. Je n'en connais qu'une !! La nature appartient à tout le monde. Les touristes ont des devoirs et des droits puisqu'ils enrichissent la commune. La douche et les toilettes sont un minimum.


Santé, Education

Soulager l'hôpital, repenser les urgences ; Le principe de la déconcentration, soi-disant économique mène tout droit aux énormes, ingérables et assez souvent dangereux hôpitaux régionaux en raison des germes qui y circulent, notamment issus des matières fécales. Ces maladies sont regroupées sous le terme de "nosocomial", signifiant "qui se contracte à l'hôpital"). Un hôpital teste les accessoires en cuivre, robinets, poignées etc. bref, on place des flacons distributeurs de gels aseptisants, même pour les visiteurs, bref, on cherche encore. Beaucoup viendraient des toilettes.
On teste de multiples chose, des portes automatiques, la désinfection de tout et des mains, en vain, alors qu'en adoptant les les toilettes japonaises, qui lavent et sèchent sans que l'on y mette les mains, on réduirait le risque de beaucoup. supprimer le mal à la source au lieu d'avoir à le dépister partout à grand frais, c'est simple !

Les hôpitaux ont un point commun avec les palaces, on n'en voit pas le bout et l'on s'y perd. Irais-je jusqu'à dire que personnel et malades s'y entraînent comme sur un parcours de santé ? Leur coût ? non maîtrisable mais on y tient !  dans une petite clinique, une infirmière que j'interrogeait m'a dit parcourir en moyenne 13 km par jour. Ca fait trois heures de perdues par personne, sans compter la fatigue. En organisant mieux, on pourrait gagner du temps si l'on admet que des appareils coûteux d'imagerie, d'analyse, ou des salles d'opération doivent être amorties, le fait de vouloir tout sur place n'est pas forcément justifié, et ce n'est pas une raison d'y mettre également les urgences où l'on soignera indifféremment un accidenté grave, quelqu'un qui va attendre deux jours ou qui n'a besoin que d'un pansement, si ce n'est d'un réconfort ou d'un abri. Faits constatés, je n'invente rien).

J'ai connu les dispensaires, à Paris et dans un de nos pays d'Outre Mer. On pouvait s'y faire recoudre un peu, vacciner, piquer, bander, désinfecter, et gratuitement. On y traite - cela existe encore dans certains pays d'Outre-Mer (2013) - bien des petits accidents de la rue, travaux divers dont domestiques, soins classiques. ll serait facile d'y associer des médecins assurant une rotation à la demande. Enfin, ils seraient un relais de l'hôpital. Non, ce serait trop coûteux, pensais-je entendre, ce qui est inexact car cela soulagerait énormément le gigantesque CHU ou R et ses urgences presque morbides. Il y a bien longtemps, à Paris, dans mon quartier, on y a vacciné ma fille. Et on y allait pour les premiers soins si c'était grave. Comment faisait-ils ?

ON Y VIENT ? 2017. Un CHU vient de prendre en charge la maternité en perdition d'un petit hôpital condamné. Cela plaît à tout le monde, soignés comme soignants qui retrouvent quelque chose de plus humain.
2014: une association, le COSEM, lance "Urgent Care" (pourquoi en anglais ?) où une équipe de médecins urgentiste épaulés d'infirmières, traitent les petites et moyennes urgences dans un délai de 30 minutes. 'près de l'Opéra, Paris, espérons un développement de cette initiative !

Personnel de santé. La formation des infirmières/iers est assez longue, mais il n'est pas sûr que leur formation soit très bien ciblée; des cours de peinture et autre culture générale font ou ont fait partie de leurs cursus. C'est la France, toujours à côté du réel. Mis à part l'infirmière/ier en chef (chef en quoi du point de vue médical ?), l'infirmière est reléguée aux soins, piqûres, nettoyages et bandages. Personne ne conteste l'autorité du médecin, mais les infirmières/iers pourraient être mieux que de simples exécutantes, ce serait même l'intérêt des médecins. A côté, les sages-femmes - il y a des ssages-hommes - qui clament leur désir de reconnaissance, et elles/ils ont raison - avec mes réserves de la colonne de droite - car l'accouchement n'est pas une maladie pour une majorité de femmes !!



Accouchement, du nouveau. Je ne parlerai pas des maternités, c'est un sujet trop sensible, mais on pourrait revenir à d'autres positions plus naturelles - avez vous vu un animal accoucher sur le dos ? - qui faciliteraient l'accouchement, effectué dans des établissements plus sympathiques et moins onéreux (dispensaires, infirmières sage-femme qualifiées ?). Dans de très nombreux cas, tout se passe bien, car ce n'est pas une maladie et les médecins, qui se sont emparés de l'affaire, ont tué pas mal de femmes autrefois en les infectant. Il semble que cela se passe mieux dans un taxi que dans un lit. Vous me suivez ?
Cela n'empêche pas de prévoir une assistance médicale en cas  d'urgence. Je fais hurler les femmes - dont la mienne - en disant cela. Il n'est guère convenable de s'élever contre l'institution, la culture, et la croyance au dieu médecine !  Aujourd'hui, 8 mai 2008, je suis - enfin - conforté avec cet article "du Point".

Au centre d'Amsterdam, on vient accoucher dans une jolie maison, sous la protection de sages femmes. Car dit-on là-bas, la grossesse n'est pas une maladie et n'est pas du ressort de la médecine, sauf complication. Alors que dans un centre hospitalier classique, tout un complexe et coûteux protocole technique se met en place, ici, on fait bouillir de l'eau à la cuisine, à l'ancienne. La patiente pratique régulièrement des exercices préparatoires ; elle se dandine, s'accroupit et se met à quatre pattes !  c'est bien ce que je dis toujours. Toutes les néerlandaises reçoivent par la poste une mallette d'accouchement contenant compresses, clamp..) et il y a cette chaise en plastique percée d'un grand trou... 30% des naissances se font ici à domicile, le taux de péridurales est inférieur à 7 %, les incidents moins fréquents. Enfin, la femme se prend en charge.  De quoi faire de réelles économies à la sécurité sociale.

"l'objectif primordial de la médecine est de soigner, et non de transformer l'homme en Dieu" (dit par un scientifique, Francis Fukayama)? La médecine n'est pas faite pour doper ou pratiquer une chirurgie esthétique douteuse et risquée. Ce débat, soulevé à l'Université de Cambridge est celui de l'éthique médicale, devant l'abus de drogues diverses destinées à renforcer le potentiel des performances, non plus seulement pour les sportifs, mais aussi pour les chercheurs, les artistes, et au final, tout un chacun à commencer par les jeunes, bien entendu.  Ces drogues ont pour noms adderall, un stimulant ou Provigil, qui accroît les facultés intellectuelles ("le plein éveil").

Le besoin de drogue pour se surpasser, pour résister aux contraintes, reçoit aisément un écho de la part d'une large part de la population, alors que le problème est ailleurs. On voit bien naître cette démarche mercantile avec la publicité pseudo médicale chez les pharmaciens, "gardiens de la santé publique" mais qui vendent un peu de tout et n'importe quoi (ventre plat, transit intestinal, belles cuisses, jolie peau, etc, il y a toujours du nouveau, surtout pour les femmes sujettes à croire qu'elles vont sauver leur féminité.



Médicamants et médias. PUB à la télé, dans les revues: voici le conseil médical du jour ou, comment manger pour être en meilleure santé:
Le don d'organes, c'est si simple.., la chromatose, surveillez la, ..attention au glaucome, c'est insidieux et pernicieux car on ne sent rien venir (Il n'y a pas que ça..) ... le cancer de l'utérus, de la prostate.. 140/90 (tension artérielle avec allusion à la vitesse automobile), je ne dépasse pas ces chiffres.. Mangez des oméga 3 (avec des produits industriels si possible) plutôt que du poisson ou autre nourriture.. il faut aussi des désoxydants, des acides gras aminés  (ou pas aminés). Le potassium, le magnésium et tutti quanti, dont les perturbateurs endocriniens.
Et celle-ci qui est pratiquement un scoop, faites l'amour, c'est de l'exercice (..), c'est bon pour le cœur (ben oui, on aime). Et pour le cancer de la prostate ? Et pour les pieds ? Les "compléments alimentaires" sont en vente en pharmacie: ventre plat, douleurs, jambes de gazelle, mal au dos, peau lisse, tout y est. Qui est responsable ? quelles ont été les procédures de tests pour l'homologation ? AUCUNE ! Ce qui n'est pas classé comme médicament échapperait à tout contrôle à priori.

Les organismes de financement et remboursement des soins médicaux souhaitent que les laboratoires consacrent nettement moins de crédits pour la publicité de leurs médicaments (et plus pour leurs tests, souvent bradés et non vérifiés ?).
Le surenchérissement induit n'est pas du tout négligeable.

Manger du, du, du, du ... ;  Céleri, c'est bon pour le cerveau, comme le poivre vert et la camomille (..) il contient de la lutéoline un flavonoîde aux propriétés anti-inflammatoires. On y pense pour Alzheimer. Mon père mangeait des racines de ginseng pour la circulation. Pas convainquant du tout; j'espère que le cèleri est meilleur !  - la mangue serait anti cancéreuse - une pomme chaque matin écarte le médecin (un anglais dit trois par jour au moins - la banane contre les AVC - le brooccoli, l'épinard qui contiendraient du fer - mais c'est faux - comme si on allait avoir les muscles de Popeye ! alors que trop de fer est aussi terrible que pas assez. De toute façon, rien ne prouve que le corps l'absorbera. Il lui faut ses trois grammes de fer pour ses globules rouges (fixent l'oxygène), et il se débrouille pour les trouver dans une alimentation équilibrée ou non, mais naturelle.

Un médecin m'a dit "vous pouvez aller chez le cardiologue sans que rien d'anormal soit détecté, et tomber raide en ouvrant la porte sous l'effet d'une "striction" soudaine de l'aorte". Faire de l'exercice sans pour autant fréquenter les salles de musculation, marcher, tout simplement au lieu de prendre la voiture, à chaque fois qu'on le peut et si l'aménagement routier ou de détente le permet, ce qui est de moins en moins le cas. La santé publique devrait faire pression en faveur de parcs et "sentiers urbains". Mais le profit ne s'en accommode guère. Marcher d'un bon pas élastique avec balancement pendulaire des bras et du corps est ce qu'il y a de plus efficace - tout le corps travaille, contrairement au vélo qui porte le corps. Faire aussi des efforts occasionnels en portant, soulevant, tirant à chaque fois que l'occasion se présente ou volontairement (exemple: installer une barre ou une échelle murale pour s'étirer; sautiller, se soulever de sa chaise avec les bras etc..). Nager si l'on peut à l'occasion, au moins pendant les congés, c'est toujours ça de pris. Se détendre avec du yoga ou autre sport asiatiques qui confèrent maîtrise et résistance. Manger sainement en limitant les quantités et se défier de tous les produits chimiques que l'on touche, respire ou avale. Ce serait déjà bien.

Médecins sous influence (Le Point, nov. 2007). Pour guider le choix des 60.000 médecins généralistes français, l'industrie pharmaceutique débourse chaque année 2,8 milliards d'euros, soit plus de 12 % de son chiffre d'affaires. En moyenne, un généraliste voit défiler chaque année dans son cabinet, 330 visiteurs médicaux. Selon la revue indépendante "Prescrire", 70 % des visiteurs médicaux "oublient" de mentionner spontanément les contre-indications et autres effets indésirables. Pis, dans 10 % des cas, ils lui prêtent des vertus thérapeutiques qu'il n'a pas. 19 % des médecins reçoivent plus de 40 visiteurs médicaux par mois, et ce sont ceux-là qui prescrivent le plus en se sentant "les mieux informés". L'IGAS prône une reprise en mains, par les pouvoirs publics,  de l'information délivrée aux médecins. Suite donnée : Un rapport de l'inspection générale des affaires sociales IGAS, rendu public mercredi 31 octobre 2007, recommande aux pouvoirs publics de réduire de plus de la moitié les dépenses que les laboratoires consacrent à la promotion du médicament. Un organismes de contrôle est souhaité.

Notre système de santé est Malade. Un avis sur la question.  Lors de son émission "Terre à terre" de février 2009, France Culture a invité l'auteur de "Le défi des épidémies modernes". Il sera question d'une remise en cause de notre approche de la santé. Cet homme courageux dénonce aussi la recherche à l'ordinateur qui ne mène à rien, ainsi que la voie des manipulations génétiques qui a laissé entendre qu'en coupant un morceau de gêne par ci et en recollant un autre à la place, on allait régler tous les problèmes de l'humanité.
On aurait paraît-il déchanté en silence car l'affaire est avant tout politique et commerciale ; elle justifie des prises de brevets douteux qui permettront d'affirmer une suprématie sur le vivant. "rien n'a été découvert de majeur pour le traitement des maladies chroniques", comme le cancer, le diabète ou les maladies mentales. L'absence de réflexion sur ces grandes maladies est dénoncée ainsi que les effets d'annonce improductifs (plan cancer etc), alors qu'elle représentent presque le déficit de la Sécu). Côté dépenses inutiles, ils évoquent le gâchis d'argent (on consomme trois plus de médicaments que les norvégiens), les matériels dispendieux (radios, scanners, résonance magnétique..), car tout cela n'a pas véritablement ouvert la voie à la guérison. Un deuxième volet de l'ouvrage traite de l'indifférence, surtout en France, de l'influence de l'environnement. Bien des études étrangères, car peu de moyens sont disponibles en France, prouvent clairement que le mode de vie, la pollution, sont responsables de nombreux cancers, sans que l'on s'en préoccupe vraiment, les lobby imposant leurs raisons économiques de survie. Plus de détails, suite dans Tribunedoc, santé

Science et Avenir, janv. 09. "En écologie, immunologie, climatologie. accumuler des données ne suffit pas, déclare Stephen Emmott, bio-informaticien, il faut des esprits capables d'élaborer des modèles prédictifs". "On a besoin de nouveaux Galilée". "Il n´existe pas de biologie prédictive et la seule digne de ce nom demeure la théorie de l´évolution".  "On ne sait toujours pas comment une cellule fonctionne, et encore moins un simple nématode qui ne comporte que 959 cellules.

On ne vit pas en ne pensant qu'à la maladie !  La santé n'est pas un état de maladie qui nécessite des soins permanents ou des "révisions" régulières, comme pour une automobile - encore que l'on puisse également le contester - puisque "nos fluides" se régénèrent et notre matière aussi.  Nos muscles se relâchent mais ne s'usent pas, pas plus que les articulations ou le reste si leur usage n'est pas forcé à l'excès. Vivre en se faisant tout vérifier régulièrement est une dangereuse utopie ne serait-ce que de maladies sont observables avant leur incubation et même leur apparition.
De toutes façons, il n'y a guère de remèdes à cela. On doit cependant être à l'écoute de son corps et faire soi-même quelques vérifications (urine, selles, palpations, recherche de la douleur, du malaise ou du mal être. La médecine peut alors intervenir à temps, de plus en plus efficacement.


Comment ne pas célébrer ceux qui consacrent leur vie à améliorer et sauver celle des autres, avec une charge de travail qui m'a paru souvent bien écrasante, notamment en chirurgie. Souvent, succès ou pas, c'est le travail de toute une vie. Nous savons ce que nous leur devons. Il serait vain de vouloir citer ces améliorations et découvertes, d'un niveau élevé, difficile à saisir. Un médecin français vient de mettre au point un coeur artificiel "sans rejet".  Debout, bravo. Mais à côté des grandes découvertes qui ne profiteront qu'à quelques uns, dans l'ombre, tant d'autres, au diagnostic sûr, soulagent ou guérissent humainement. Tant d'autres qui ne paraîtront jamais dans la presse de divulgation, laquelle ne connaît que les vedettes. Il fallait le dire, pour eux. C'est fait.

"Ce ne sont pas les données qui font la science, pas plus que les mots du dictionnaire ne font la littérature". Stephen Emmott


Médecines du monde, médecine parallèle sans médecin.

Pendant des decennies, seul un rebouteux-guérisseur-magnétiseur,  pouvait venir à bout d'un zona, et pas la médecine. C'est très dérangeant; Voilà quelqu'un qui, sans aucune étude, vient à bout - souvent très rapidement - d'un mal qui défie la connaissance médicale. Du point de vue religieux, c'est un miracle. Ca l'est aussi pour la personne atteinte d'un mal incurable.

J'ai connu deux cas: un ami désespéré de douleur allait se faire charcuter les vertèbres au hasard, parce que les spécialistes ne voyaient rien. Il était prêt à tout quand il a appris qu'il y avait une guérisseuse célère près de Poitiers. Elle l'a guéri en une séance, lui disant en préalable qu'il ne s'agissait pas de sa colonne vertébrale, auquel cas elle n'aurait rien fait, mais d'un nerf qui était déplacé dans sa jambe. Elle l'a massée avec un crème en remontant, et quelques heures après, il n'avait plus rien. Pendant longtemps, il a craint que cela ne revienne. Mais ce n'est jamais revenu. Raconté par un collègue de bureau, une autre personne a vu disparaître une grosse boule qui s'était formée au cou. Hélas, il y a beaucoup de charlatans dans ce domaine !

De la médecine chinoise, en passant par celle des indigènes ou même des animaux, qui se soignent aussi, je ne plaisante pas, il y a un foule de possibilités à utiliser. A ceux qui les dénigrent, je réponds, notre médecine donne bien des placébos !

L'abus de soins : tout système protecteur porte en lui le germe de l'abus. Abus de soins, abus d'interventions, fraude au remboursement, abus de coût pour les médicaments et matériels. Doit-on pour cela y renoncer ?  bien évidemment non. Doit-on se targuer de posséder le meilleur système de santé du monde ? non plus, car à jouer la facilité on voit bien que le système est ruineux et pas toujours efficace. Je ne parlerai pas des fraudes, mais des abus de soins, qui ont pour origine les deux parties, soignants (l'acharnement thérapeutique) et soignés (malades imaginaires). C'est remboursé !!  à ce titre, souvenez vous si vous l'avez connu, l'assurance voiture tous risque qui couvrait alors tout à 100 %. De mauvaises gens n'hésitaient donc pas à défoncer votre voiture si les gêniez en disant "je m'en fous, je suis assuré". Quand on a rien à redouter, on peut devenir malfaisant.

En médecine-chirurgie, de grands pontes scient des os parfaitement sains, brûlent avec des aiguilles de radium/cobalt ou quelque chose comme ça les organes d'un malade condamné, lui assurant une fin atroce au lieu de l'aider à finir plus paisiblement : je n'invente rien, nous avons côtoyé ce cas dans la famille, le spécialiste, un vrai salaud, étant de Bordeaux). Chez nous, le malade est un corps, pas un être humain? Vous demande-t-on votre avis ? vous demande-t-on ce que vous ressentez en détail, votre propre historique ? c'est bien rare. Vous dites où vous avez mal et c'est parti pour les examens à tout va.

Je suis loin d'être le seul a dire ça car bien des gens ne consultent pas en le sachant, pour ne pas être pris dans une spirale d'examens parfois très désagréables ou douloureux. A l'inverse, il y a ceux qui consultent au moindre bobo, qui se font piquer contre tout, y compris l'hépatite dont on sait qu'il y a eu des dommages puisque la vaccination qui avait été déclarée obligatoire dans les écoles a été vite supprimée !   

Le spécialiste sourd. Venu pour une infection auriculaire après trois semaines d'attente.  Je n'entendais pratiquement plus d'une oreille mais j'avais surtout très mal et étais fatigué. On m'a allongé et fait entendre des sons infâmes pendant plus d'un quart d'heure pour finalement me dire qu'on ne pouvait pas même pas lire les résultats tellement c'était bouché ! ET CA, JE LE SAVAIS !  j'avais même fait des tests moi-même avec mon baladeur, en fréquence, oreille par oreille et j'en avait conclu à une infection que je connaissais bien, pour y avoir déjà été soigné après une certaine plongée à -10 m. Mes mes propres essais n'intéressant personne, ni mes antécédents, ni les bons soins - à l'ancienne - avec une canule qui avait renseigné le spécialiste d'alors sur mes conformations, ce que lui ne saurait jamais. Par chance, recherchant un cancer, il prescrivit  un un IRM, pour dépister un possible cancer. Sur l'IRM, mon médecin traitant a remarqué, après m'avoir écouté, qu'il y avait peut-être une infection des sinus. Côté canaux auditifs, on ne voyait rien !!  Une fois traitée, l'audition est revenue. Un beau gâchis, qui n'est pas exceptionnel car je pourrais en citer un autre pour la gorge, alors qu'on se préparait à m'opérer.. pour rien, car le spécialiste avait été mal compris. Le bon sens voudrait qu'il y ait écoute et concertation entre les deux parties, ça me paraît être un minimum.

 

Je prétend que que l'ignorance elle-même, par ce qu'elle soulève, peut faire parfois progresser la connaissance et cela concerne les  médecins comme les enseignants. Des malades qui mentent ou ne veulent pas s'exprimer devant l'autorité, peuvent rendre un traitement inefficace. Des études portent actuellement dans cette direction.

La Faculté de médecine oublie trop les facultés de notre corps. Pour un même cas, les atteintes sont variables et les médicaments efficaces aussi. On sait qu'à certaines heures, ils ont plus d'effets qu'à d'autre et ça peut varier selon les individus. Tout le monde n'évolue pas de la même manière. Il y a des évènements qui sont traités comme des maladies alors qu'elles n'en sont pas, comme par exemple l'accouchement. On revient à l'accouchement à domicile et les hollandais ont une expérimentation  d'accouchement assis, bien plus naturel et plus propice à la poussée. A-t-on vu des animaux se mettre sur le dos pour accoucher ? c'est aberrant. Aux USA, pays que je ne porte plus aux nues depuis longtemps, on s'interroge sur la progression des cancers, l'intervention ou non et même le dépistage qui chez nous aussi a ses contestataires.

On ne le dit pas assez.  L'insuffisance en médecins généralistes et spécialistes est un lieu commun.
Une précision s'impose tout d'abord : de nos jours, la médecine générale est une spécialité qui écarte donc les spécialistes d'une somme de connaissances plus globale. On peut s'interroger car le corps est un tout. Ce sous-effectif est crucial dans les lieux les moins attractifs, comme la campagne profonde ou les quartiers sensibles. Quant aux chirurgiens, ils exercent un métier à fort risque, très contraignant et fatiguant, qui perd cependant de son aura devant une banalisation supposée, mais fausse de l'exercice. La technicté d'un bloc opératoire est effarante et le stress du chirurgien bien réel. Il y a un malaise dans la profession, et les malades attendent. Un effectif d'infirmières espagnoles (à une époque), ou de  médecins et surtout de chirurgiens étrangers - payés  dit-on, moins cher, aux connaissances parfois contestées, ne règlent pas le problème (vous n'êtes pas tombé sur le pire, m'a dit mon médecin, lors d'une opération, alors que nous lui parlions de ce constat).
Il y a des spécialités pauvres, comme l'ophtalmologie, l'obstétrique gynécologie, la dermatologie, l'oto-rhino-laryngologie; on y fonctionne à guichet fermé - plus de nouvelle inscription -  attentes de quatre à six mois, ce qui nous rapproche des anglo-saxons que nous critiquons si aisément.



Voici l'aventure d'une anglaise enceinte arrivant en France, je cite : " Isabelle Figeac, 23 ans, professeur à Marseille, déménage pendant un week-end pour Marseille alors qu'elle attend un enfant. Elle a été prise de douleurs et s'est mise à saigner. Elle appela plusieurs gynécologistes, mais aucun ne voulut la recevoir. Elle appela alors l'hôpital où on la dissuada de se présenter aux urgences; en lui conseillant de rester au domicile avec une bouteille d'eau chaude et de prendre du Nurofen pour la douleur. Elle parvint finalement a obtenir un rendez-vous d'urgence chez un gynécologiste à l'autre bout de Marseille pour le jeudi suivant, mais quand elle s'y présenta, on lui dit que c'était pour la semaine suivante : elle était sûre d'avoir bien compris mais la réceptionniste, qualifiée de "féroce", la renvoya. Devant son désarroi - elle avait mal et était très fatiguée - elle lui dit d'aller dans la salle d'attente, qui était pleine avec au moins douze femmes devant elle. Elle rentra donc chez elle. Sa mère, installée à Pris lui obtint un rendez vous chez son propre gynécologue, à Paris, pour le lendemain. Son état nécessita une intervention chirurgicale d'urgence. On lui dit que si elle avait attendu le rendez vous de Marseille, elle aurait eu une grave infection susceptible de la rendre stérile. Elle est maintenant enregistrée, mais il y a des cas où l'on ne peut même pas l'obtenir : ils ne prennent plusaucune nouvelle demande. Quand on ne peut pas se faire soigner, avons nous vraiment la meilleure médecine du monde ?

Et celle d'une personne morte aux urgences? les urgences sont


Une partie de ce qui nous atteint nous serait-elle imputable ? la médecine, la science, la vie sociale toute entière courraient-elles derrière nos propres créations ?   il y a des exemples qui, selon les médecins, scientifiques ou péquins Lambda, seraient incontestables ; tels que les méfaits du tabac, de l'alcool, de l'immobilité (relative), du surpoids, de l'environnement au sens large : habitat dont aération, poussières, climatisation ; habillement ; produits chimiques dont contact, absorption, pollution de la nature dont alimentation ..

Qui, à ce jour, le nierait ?  Il y a parallèlement ce nous avons également créé, mais dont nous nous défendons; première cultures d'espèces végétales sélectionnées en Champs (nuages de sauterelles, oiseaux, prédateurs microscopiques..). Elevages extensifs (moindre impact); puis intensifs "densifiés", jusqu'à l'horreur, proximité et contact fréquent des animaux avec l'homme (maladies pour les deux).
Habitat en murs (humidité, ventilation, restriction de l'espace), rassemblement en Cités (réseaux collectifs, tuyauteries, cours d'eau recouverts, monceaux de déchets, égouts (prolifération des microbes, rats, insectes), climatisations..;
Extension et concentration de la Production alimentaire (forte croissance de la population). Chimie enfin, ondes sans limites, Nanotechnologie (on assemble des atomes).. La suite est imprévisible mais la science trouvera, soutenue par l'industrie et la politique.

La médecine qui pensait avoir éradiqué - ou en être proche - la plupart des maladies, court après les maladies rares, les malformations, les virus, et toujours les cancers. Les recherches épidémiologiques sont de plus en plus incertaines d'autant que les labos civils ou militaires aggravent le problème, soit par distraction (on a perdu ou relâché par erreur un monstre), soit volontairement ou à demi. Ajoutons que selon de rares spécialistes (étude sur le milieu marin notamment), seuls les effets au bout de la chaîne devraient être observés, alors que l'on étudie chaque produit isolément, lesquels se combinent dans la nature.


Education, enseignement.

Dans "Éducation Nationale, il y a le mot "éduquer", qui semble un peu oublié, car les enseignants ne veulent qu'enseigner. Ajoutons au tableau une direction archaïque qui refuse tout succès non obtenu par les enseignements imposés; il y a même sanction pour un prof qui a des résultats là ou d'autres n'en ont pas, si jamais il s'écarte de la norme. L'INSPECTION, est d'un autre âge.

Rappelons la faiblesse des salaires pour les moins qualifiés,  les heures supplémentaires payés trois ou six mois après ou bien de la gestion déplorable des affectations, mutations, remplacements, et du scandale des professeurs auxiliaires. Bien des difficultés viennent aussi de leurs convictions socialo-politiques, parfois "soixante-huitardes" (il est interdit d'interdire) alors même que les enseignants défendent une laïcité qui devrait leur interdire tout engagement, leur laisser aller ou leur extravagance dans l'habillement, leurs piercings et leurs cheveux.

Intéresser et non cultiver. Le rôle d'un enseignant est d'intéresser et de faire participer. "Il vaut mieux une tête bien faite qu'une tête bien pleine". On ne lui en laisse guère le temps et malgré leurs excellents résultats, ceux qui s'écartent des méthodes et ouvrages officiels sont mis à l'index. Lorsqu'on éveille l'intérêt, tout est possible et, si l'on peut laisser l'élève progresser à son rythme, le plus défavorisé pourra peut-être acquérir un minimum "de survie", ce qui est déjà mieux que rien. Il aura plus tard l'envie de se perfectionner, y compris dans son métier manuel.
Celui qui s'intéresse à son travail ne rechigne pas à apprendre. La boucherie est peut-être le plus fuit des métiers, celui qu'on ne citera jamais. Ce n'est pas le plus dur ; cela revient à ceux qui travaillent dans les carrières, dont les poumons se cimentent comme ceux des mineurs se silicosent, aux fondeurs des aciéries, aux gens exposés aux produits chimiques, aux manutentionnaires "lourds", aux gestes répétitifs  et tous ceux dont la santé est en péril et le risque fatal élevé. Revenons à notre boucher: Bien des choses pourraient, après un bon apprentissage ou ultérieurement, lui être enseigné.

De la biologie et de l'hygiène notamment, les analyses même si il n'en fait pas, les produits chimiques (on a cité des cas où la viande coupée est essuyée avec des lingettes imbibées avant de recoller les tranches entre elles pour les ranger le soir!); la viande, c'est avant tout des animaux, de l'élevage, de la qualité, des précautions. De jeunes enfants décèdent ou sont handicapés à vie pour avoir consommé de la viandes hachée mal conservées et mal cuite, les organes - souvent le foie, le cœur - littéralement décomposés. Ce que je dis vaut pour toute la chaîne jusqu'à la restauration. Il y a des pratiques qui seraient ainsi refusées ou dénoncées. Toute les professions en seraient valorisées, y compris sur un plan strictement personnel ; ils se sentiraient moins exclus.




Les cours professionnels d'adultes surprennent les enseignants, férus de théorie; ils ne s'attendent pas aux questions qui leur sont posées car ils ne les soupçonnent même pas. Dans un cours, chacun a ses propres interrogations, auxquelles personne ne répondra jamais la plupart du temps, car le programme-rouleau-compresseur doit avancer coûte que coûte et que l'enseignant n'a pas la compétence pratique.
 


Dans l'Education nationale, il devrait y avoir de grandes journées de la pédagogie. Je veux parler de la pédagogie qui remonterait et non de celle que la hiérarchie promeut dans le cadre de grandes réunions spectacle, appelées "grandes messes". Je l'avais suggéré dans le domaine professionnel qui était le mien - sans soulever le moindre intérêt - afin de promouvoir des méthodes d'enseignement ou des ouvrages repérés ci et là et appréciés des agents. Il y a de la créativité partout - aux niveaux les plus modestes - et ce n'est pas un domaine réservé. La hiérarchie, débordée par les tâches administratives et souvent en réunion, ou occupée à sa propre promotion, en a généralement bien moins. Les entreprises qui la reconnaissent et la rétribue sont plus dynamiques. En France, il est très difficile de faire valoir l'innovation, sans se faire déposséder, car tout doit venir d'en haut.


"quand les maîtres se tairont, les élèves pourront enfin apprendre". Question : "qui a dit cela" ? eh bien ce n'est pas le sujet, ce qui importe, c'est la pensée et le débat; cherchez vous-mêmes, comme moi. Si cela vous intéresse, il y a des bibliothèques avec des dictionnaires de dictons, adages, phrases célèbres, etc. Cette pensée, un peu brutale, signifie que les élèves, au lieu d'écouter et d'être interrogés, ont leur curiosité éveillée et ont à rechercher par eux-mêmes. Je l'ai pratiqué moi-même et, après avoir donné les éléments et la direction à suivre, je laissais les élèves chercher ensemble pendant trois heures, parfois en sortant longuement, sans qu'il y ait le moindre flottement. mais ils étaient intéressés parce que c'était leur métier. Il y a quelques années, le professeur d'une université américaine accueillait ses élèves et ne disait plus rien, les laissant dans un grand embarras. Les élèves n'y tenant plus, posaient alors des questions et c'était parti pour une recherche personnelle ou en groupe sur les sujets évoqués. Bien entendu, il orientait, corrigeait si nécessaire. Pareilles méthodes ne sont praticables que si les programme sont allégés à l'essentiel et si l'on admet que chacun s'oriente vers la direction qui lui convient ou lui pose problème. C'est un point qui est jugé irrecevables par les enseignants. Chacun doit faire apprendre ce qu'il a appris et ce que l'on doit apprendre. Doit-on leur en tenir rigueur ou réfléchir sérieusement au système fermé qui les façonne ?  de réformes en réformes, nos politiques ne sont parvenus à rien sinon à la lassitude. Laisser libre cours aux talents serait plus efficace et moins coûteux, à condition que cela s'inscrive dans le cadre dune saine compétitivité entre établissements, comme je l'ai connu en matière de formation professionnelle. Les parents et les élèves savent vite où l'on réussit et les autres s'accrochent pour ne pas perdre leurs élèves.


Les orthophonistes se plaignent de ne plus se consacrer exclusivement aux enfants qui, par leur handicap, ont vraiment besoin d'eux, mais de passer leur temps à apprendre à lire, fustigeant le monde de l'enseignement qui ne s'y consacre plus. Ces révélations apportent la preuve incontestable de l'évolution des dégâts.


Le point, 06 2007 "En Finlande, quand un élève échoue, on estime plutôt que les enseignants n'ont pas été assez performants". Tout le contraire de la France où l'élève est stigmatisé et stressé, dans le contexte d'une reconnaissance exclusive des meilleurs. Il y aurait une forte corrélation entre les mauvais résultats des élèves en math et leur trop forte anxiété. Le taux de redoublement n'y est que de 2.8 % (38 % en France), malgré un nombre d'heures d'enseignement nettement inférieur. Mais en Finlande, les professeurs n'ont que des objectifs à respecter et ils peuvent enseigner à leur guise. Tout le contraire de la France où, malgré la loi Fillon, les programmes scolaires de plus en plus précis imposent à chacun de s'insérer dans un moule unique. Y aurait-il, à décharge pour les enseignants, une difficulté particulière due à la mixité ethnique des classes (classement en établissements prioritaires qui en résulte) ?

Les programmes. Mon dentiste, reprenant les cours de son fils en faculté de médecine, eut une grande surprise : ce qu'il avait appris en épidémiologie pendant deux longues années était faux. Il a encore du mal à s'en remettre, d'autant dit-il que des collègues ont été recalés sur le sujet, alors qu'ils auraient fait d'excellents praticiens.
Comme je l'interrogeais sur sa pratique, il m'avoua qu'il en avait fait très peu lors de ses études, quelques travaux, quelques couronnes, sans plus; je lui ai fait répéter tant j'avais du mal à le croire. En achetant son cabinet, il est allé voir son collègue (réputé) du même immeuble et lui a demandé de le prendre avec lui, car il ne pouvait pas se risquer ainsi. C'est un homme honnête et aussi bon maintenant que son modèle, un professeur parisien. Avec ces méthodes, les bons dentistes sont rares dit-il. On apprend de tout en théorie, jusqu'aux animaux, même si ça n'a rien à voir avec le métier.C'est sans doute pour cela que nous avons tous deux dû en changer. Beaucoup de gens ne s'en rendent pas compte et ça peut leur coûter cher sur tous les plans (santé, argent). Quelqu'un de malhabile passe sans problème car il n'y est pas remarqué. Nous avons la culture de l'admiration et a soumission à l'autorité et à l'instruction. Pour ce qui est d'un enseignement inadapté, je confirme pour l'avoir vécu.

Le point, juin 2007. Je cite : "Laurel Zucherman, américaine installée en France, s'est inscrite à la Sorbonne afin de préparer l'agrégation d'anglais. Son récit tragi-comique explique comment sont fabriqués les plus mauvais professeurs d'anglais du monde". "Avoir l'agrégation d'anglais suppose être brillant, mais pas en anglais ! résume-t-elle. La moitié des cours concerne le français et l'on y apprend une langue qui n'existe pas". "Vous n'imaginez pas le nombre d'enseignants qui n'en peuvent plus de ce système". Fin de citation.

Donner du sens à un sujet complexe.  Le Point 2, "New York Times". L'auteur américain R H Frank (Cornwell University), démontre qu'en commençant par "bombarder les élèves de graphiques et d'équations mathématiques", les élèves se rebutent et "ne retiennent pas même les bases de l'économie". "Lors d'un test effectué six mois après le cours, les élèves ne se différencient guère de ceux qui ne l'on pas suivi" !  On veut bien le croire car en s'interrogeant honnêtement sur ce que l'on a retenu de tant d'autres sujets, on sait bien que l'on est toute l'année en situation de survie, qui consiste à encaisser provisoirement des pages et des pages afin d'être capable de mes restituer le moment venu pour vite les oublier et passer à la suite. L'avantage revient alors à ceux qui ont le plus de mémoire. Concernant le désintérêt des élèves, l'auteur confirme en disant "qu'une des possibilités est que les professeurs veulent en enseigner beaucoup trop". Pour lui, "une bonne nouvelle a été la nouvelle approche qui a révolutionné l'apprentissage des langue, et qui promet les mêmes gains en économie et autres disciplines". Quand on a effectivement connu les deux concepts, on ne peut qu'approuver (personnellement pour des cours en anglais). Il rappelle alors "qu'après avoir fait de l'espagnol de haut niveau, il avait des difficultés à se faire comprendre en Espagne". A cette époque (années 70), l'apprentissage était "focalisé sur les arcanes de détails grammaticaux", l'équivalent de la technicité qui débutent les cours de droit actuels. "Aujourd'hui, "le meilleur langage pour l'apprentissage tente de reproduire le procédé organique par lequel les enfants apprennent leur langue native".
"Si l'on se focalise simplement sur les principes les plus importants et les applique répétitivement en prenant des exemples réels de la vie domestique, le niveau peut être acquis en un semestre". "Deux fois au cours du semestre, je demande aux élèves de poser une question intéressante reposant sur quelque chose qu'ils ont eux-mêmes observé ou expérimenté. Ils ont ensuite à traiter le sujet, en utilisant les principes économiques de base". La très grande majorité des élèves reconnaissent l'apport indéniable de la méthode. "Etant donné l'importance des choix économiques auxquels nous sommes confrontés, individuellement ou au niveau de la société, on ne court guère de risque à tenter un enseignement différent, susceptible de produire d'un énormes dividendes".



Un autre exemple tout récent. Information récente des médias. Un compositeur renommé vient de créer une méthode d'apprentissage du piano qui supprime les horribles et si fastidieuses "gammes" que les élèves doivent ânonner pendant trois bonnes années avant de pouvoir sortir quelque chose de pas trop mal. Il promet qu'en six mois on parvient au même résultat, avec bien moins d'exercices quotidiens. Il a quatre-vingt ans je crois et c'est un européen. Sa méthode semble être de remplacer les notes par des numéros associés aux doigts de la main. Je crois qu'il écrit aussi "les musiques" verticalement, mais étant donné la brièveté de l'information, je ne suis pas très sûr. Pendant la présentation, une personne mise au piano avec sa méthode est parvenue à taper un air simple !  en cinq minutes (on l'entendait).

Bravo ! et merci, merci beaucoup. Pour le progrès (le vrai), le respect de l'homme, le génie, l'efficacité, la réduction du temps perdu et des dépenses.  Il y en a bien d'autres partout, mais ils sont étouffés, refoulés parce qu'ils dérangent.

J'ai toujours préconisé la tenue de réunions pédagogiques où les enseignants pourraient communiquer, ce qui ne nuit à personne puisque l'on ne parle - mais en théoris - que de cela. Je n'ai recueilli que des regards désintéressés sinon malveillants. Il y a des salons de peintres, d'inventeurs, de tout, alors qu'il n'y a rien pour la pédagogie pratique. On y entendrait les professeurs, mais aussi des élèves et chacun pourrait y présenter d'autres méthodes, d'autres concepts, sans préjugé. J'ai personnellement créé un nouvel ouvrage technique, en trois niveaux de comprréhension, mais j'avais connaissance d'autres idées intéressantes, reconnues au hasard déplacements, tous ignorés d'une Direction qui imposait ses propres normes. Qui est apte à juger ? le client, c'est à dire l'élève. Pas le prof et encore moins sa hiérarchie. Mes livres s'arrachaient, j'ai su que j'avais étonné dans le milieu, mais la hiérarchie ne l'a pas su, parce que ce n'était pas mon but ! le livre était fait pour les utilisateurs.

Doit-on faire un concours et donner un prix ? non !  il faut laisser faire les différentes expérimentations, les encourager et conclure en tout indépendance, donc avec des gens de l'extérieur. Pour les médailles, on verrait après.



Le contexte social pèse lourdement sur les résultats. Les choses ne sont pas toujours ce qu'elle paraissent être; et les seuls livres, les seuls maîtres ou les seuls élèves,aussi bons soient-ils, ne suffisent pas à garantir un résultat. Les lieux, les conditions comptent pour autant, comme dit-on pour un bateau, qui peut être bon ou mauvais en dépit de son personnel, de son commandant. Par sa configuration, j'imagine; son histoire peut-être ?

Il a été constaté qu'en en Amérique, du temps de l'apartheid, les noirs étaient plus instruits que maintenant. Explications : entre eux, ils apprenaient en fonction de leur culture et de leur mode d'acquisition. Maintenant, mêlés aux blancs, ils en sont semble-t-il, incapables. Encore un beau sujet pour le bac philo. Et une belle leçon de sociologie appliquée. Quoi de plus étonnant ? Quand la couleur de peau, les comportements, la morphologie, les fluctuations de la voix et le cheminement de la pensée sont différents, comment nier la dfférence ? l'égalité, de ce point de vue seulement, est une ineptie. Les femmes parlent aux femmes, les jeunes aux jeunes, les chinois aux chinois. Et se regroupent automatiquement à l'occasion pour ce qu'ils partagent. Pas besoin d'être psy pour vérifier que les affinités culturo-raciales (ethniques si vous préférez), ça existe. Un écrivain américain, qui connaissait bien le français a dit :"lorsque je souhaite exprimer quelque chose en français, je ne l'écris pas en américain pour le faire traduire, je le pense et je l'écris en français" ! preuve que la communication est difficile.  "Traduttore, traditore" disent les italiens (traducteur, traître).


LE BAC. Les absurdités nous régalent l'esprit, et nous le cultivons. Je cite ce qui m'a beaucoup frappé, la nécessité du baccalauréat. Je ne sais plus quand, peut-être dans les années 80/90, le bac, ça ne servait à rien et sa supression aurait été bienvenue. C'était une époque d'uniformisation, unisexe etc. On a évolué depuis, et cependant, pour certains esprits, le bac, c'est toujours rien. Ce qui ne va plus, c'est que l'on puisse l'exiger ! ce que je reformule ainsi "le bac, c'est rien, mais si tu ne l'as pas t'es rien". Comment pouvons nous assumer ce genre de contradiction si stupide.

C'est un thème que je reprends souvent, celui de notre inconstance, notre versatilité, notre légèreté. Nous supprimons aussi volontiers tout ce qui gêne, au lieu de s'en accommoder ou de l'améliorer. Le certificat d'études primaires a déjà connu ce triste sort. Il faudrait aussi supprimer les licences qui se situent mal au plan international. Aussi entendons nous dire maintenant "Bac + 3 est un minimum" ! c'est l'escalade de la nullité. D'autant qu'à ce stade, certains font encore plein de fautes.

Apologie de la culture. Qui, chez le commun des mortels s'entend, peut citer plus de cinq dates en histoire de France, dessiner la France ou la carte du monde, avec son relief, ses rivières et ses richesses ?  et placer quelques villes ? qui se souvient de formules mathématiques complexes, qui peut vint ans après rappeler le contenu ou style de quelques ouvrages remarquables vaguement parcourus au cours de notre scolarité ?

"La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié". L'instruction laisserait-elle plus de restes ?
Oui, pour ce qui est utile, lire, écrire, compter. Dans la vie courante, les connaissance de base, en y associant des notions de géométrie, suffisent. Les lectures que l'on peut faire au cours de sa vie, complètent. L'intégration ou le calcul différentiel, la littérature étendue, l'approfondissement des arts, ne servent guère qu'aux professionnels, spécialistes et mondains.
Si l'on ne peut éviter les concepts théoriques, force de notre progrès technologique, il est toujours possible de les relier à des résultats pratiques et utiles : ils n'en seront que mieux acceptés ; proscrire toute mise en scène et les mots qui rebutent, si l'on souhaite intéresser ceux qui aimeraient en savoir plus sans être le premier de la classe. J'ai eu des collègues qui pouvaient retenir la majeure partie d'un journal entre midi et deux. L'un d'eux piégait même les profs. Est-il de l'intérêt de la nation de laisser ceux qui ne peuvent en faire autant sur le bord du  chemin ?  Bien sûr que non. Tous peuvent avoir un autre intérêt, des idées, un comportement que n'auront pas nécessairement les premiers.

Avec sa notion exclusive d"excellence" dont aiment se gargariser certains, La France se prive d'un potentiel créatif qu'elle rélègue au rang de "l'affreux jojo près du radiateur", ou du reprimé-persécuté.

La classe unique. Elle est censée regrouper une population hétérogène (mélangée. Le désespoir de quelques enseignants et sans doute parents, tentés par la sélection par niveaux. 
Faute de quoi les plus doués sont gênés". Personne ne relève le dédain, tant il est admis, tête basse, que les médiocres n'ont qu'à faire pénitence. Les meilleurs méritent d'être ménagés, chouchoutés. Qu'on leur réserve les meilleurs professeurs alors que l'inverse serait plus judicieux. On pourrait également envisager que "Les moins doués" soient aidés par leurs camarades mieux  intellectuellement nantis. Ces derniers perdraient moins de temps et apprendraient qu'ils peuvent être utiles. Ils subiraient peut-être aussi des questions qu'ils ne se sont même pas posées. On sait que bon nombre de ces super doués ont des problèmes existentiels, se replient sur eux-mêmes, dépriment. La découverte de leur utilité leur serait peut-être salutaire.
Un autre pays, qui prône la classe unique, a tout spécialement  formé des professeurs qui interviennent pour "remonter " les plus faibles, évitant ainsi une ségrégation déplorable et un drame toujours possible aussi bien pour les plus faibles que les plus forts. Ces derniers sont ainsi préservés du rejet et de l'isolement qui sont parfois leur lot.

Le niveau. Le fait de niveler par le bas sous l'effet d'un excès de démagogie n'arrange rien. On est au bord du gouffre de la niaiserie. Un professeur : "je corrige tous les ans les épreuves d'anglais du bac et je ne peux que constater la pauvreté tant lexicale que syntaxique de la majorité des copies que je suis obligé de surnoter. Les instructions sont telles que la plus mauvaise copie n'aura jamais moins de 7/20. On vous demande d'aligner votre moyenne de notation sur celle des autres, ce qui fait tout réévaluer. Depuis 2006, le mot d'ordre est d"attribuer un maximum de mentions".  les professeurs qui ne se coulent pas dans le système voient leur avancement compromis. "Marianne, 09 2004".



Quand cesseront nous de juger et cataloguer les autres ?  telle célébrité avoue, "mon prof me disait que je ne ferai jamais rien". La vérité est que bien des personnages, maintenant reconnus, ont quitté l'enseignement où ils perdaient leur temps, afin de satisfaire leur passion ou monter leur affaire. L'enseignement collectif  "enferme dans un système de pensée", et chaque milieu ou école a le sien, formant des réseaux. Il faut du temps et de l'âge pour s'en libérer. Ces champions qui réussissent ainsi, et que personnellement j'admire, doivent montrer la voie à tous ceux qui ne sont pas intéressés ou qui ne peuvent pas suivre; ils doivent aussi quitter l'école, même très tôt.  L'essentiel n'est-il pas d'être satisfait de ce que l'on a fait, ne serait-ce que par la plus modeste des réussites, celle de gagner sa vie ? Lors d'un débat à la radio, l'un des intervenants, sorti d'une grande école, mais né de parents modeste, déclara "en France, le diplôme d'une grande école vous consacre à vie". C'est comme si on vous décernait un titre de noblesse. Tous les participants ont alors approuvé. Et avoué que ce n'était pas très normal car les gens se trouvent classés en fonction de leurs études et non de leurs aptitudes, compétences ou talents.

Enfin, on ne peut passer sous silence des gens lourdement handicapés, intellectuellement très limités et physiquement si ingrats, ce que le politiquement correct interdit de dire. Quelle orientation particulières pour ces malheureux qui, si l'on n'en crée pas pour eux, ne trouveront jamais de travail. L'égalité des chances suppose que l'on naisse égaux. J'ai vu un employé d'Emmaüs essayer de passer une armoire en travers de ma porte au lieu de la mettre debout et de l'incliner ! c'est son collègue qui a dû le lui faire remarquer. Dans ce contexte, admirons l'œuvre de l'Abbé Pierre.


L'école de Jules Ferry ; il fit voter la laïcité à la fin du 19e siècle, en même temps qu'il faisait voter le denier du culte, c'est à dire le financement de l'Eglise. Religion et laïcité allaient de pair, notamment lors de la colonisation, l'Eglise voyant là un nouveau débouché susceptible de renforcer son influence faiblissant. Personne n'y trouva à redire jusqu'à ce que Jaurès, après avoir fondé le journal l'humanité, répandit la nouvelle qu'on avait été en Italie sans aller voir le Pape. Ce qui le fâcha vraiment, car il craignait pour ses terres.

Instruction, intelligence et travail manuel. Le message est affligeant, seule l'instruction vous ouvre les portes. Mais lesquelles, celles de la culture générale, celles du chômage pour ceux qui n'entrent pas dans le moule ? C'est bien d'ouvrir l'esprit vers la connaissance, et de permettre à notre intelligence de mieux agiter ses neurones, car cela augmente notre champ des possibles, comme dit l'écrivain Werber, de ce que l'on peut entreprendre. Cela devrait aussi permettre de mieux voir l'imposture des autres, parfois bien plus instruits que nous, leurs bobards, et cela, dans toutes les professions et au plus haut niveau !!.
L'instruction ne rend pas plus intelligent, elle fait seulement paraître moins bête, à l'aune de la culture que l'on confond avec elle.
Cette instruction pour tous, qui sanctionne aveuglement, ressemble à l'épreuve que doit réussir un jeune, dans une tribu africaine, pour passer directement à l'état d'adulte, ce qui lui permettra de prendre femme et d'assumer toutes les responsabilités qui en découlent. Cependant, il aura droit à un rattrapage lors de la manifestation suivante. En cas d'échec, c'est terrible, il sera la risée des autres, à vie. Est-ce admissible dans nos sociétés évoluées, où l'habileté, la résistance physique, le courage devant la bête, ne sont plus les éléments primordiaux ?


Ce rattrapage tribal, c'est le redoublement, devenu pour certains systématique ou presque. A quel prix, parents et société réunis ?  2013/2014: cet habitude, qui concerne un grand nombre d'élèves, et qui coûte cher - les détracteurs se gardent bien de l'évoquer - est  enfin critiquée: on va tenter d'aider, en cours de route, ceux qui sont en difficulté. L'expérience est en cours de démarrage, il faut attendre. Il y a une autre voie, l'apprentissage d'un métier plus manuel, dévalué En France, puisqu'on n'a pas réussi l'épreuve.  On en voit le résultat; plus personne ne veut exercer une profession manuelle, méprisée. A contrario, des bac + x deviennent facteur. Est-ce la seule perspective pour ceux qui ont étudié pour rien ?  La vie ne se mesure pas qu'à l'aune de la culture générale et un aborigène a sans doute un acquis de connaissances variées et complexes. Un indigène survivra là où un diplômé ne vivra que quelques heures.
Et puis il y a l'aptitude, manuelle, créative, les qualités humaines, ce qui n'est pas la même chose, et les facultés au sens large, comme la volonté ou toute autre forme d'intelligence ou de don. Toutes choses que ne possèdent pas nécessairement ceux qui, doté d'une immense mémoire, ou issus de milieux favorisés, peuvent accéder aux échelons qui leur sont réservés. Surtout en France, car dans d'autres pays, la culture n'est pas toujours l'indispensable sésame; même en Allemagne ou, comme chez nous, elle est pourtant prépondérante.

Je ne dénigre pas les études - comment le pourrais-je - car les progrès technologiques en ont été accélérés, et notre vie protégée. Sans l'électricité et l'électronique, puis l'électronique intégrée et l'informatique, sans les sciences de la chimie et de la physique, sans les mathématiques et ses algorithmes extrêmement complexes, point de programmes de calculs, ni de représentations graphiques animées sur un écran, ni de simulations. Point non plus de ces progrès essentiels en médecine et chirurgie qui en bénéficient directement. Au final, sans d'autres l'hommes derrière, on ne fabrique pas une machine parfaite.

Le génie des japonais a été d'intégrer tout le personnel dans les processus de fabrication, à tous les niveaux, scientifiques, électroniciens, mécaniciens, ouvriers de la production.

Notre culture, c'est l'exception française, qui peut produire du remarquable à l'exceptionnel, inventive, audacieuse. Souvent pour le très haut de gamme, le luxe ou l'armement, lorsqu'on en vend: "Le France" a succédé au Normandie", fleuron des mers construit pour la gloire et l'élite, mais qui n'était plus viable. Un norvégien l'a acheté à très bas coût, pour le faire transformer - en Allemagne - en bateau de croisière plus accessible. En aviation, le/la "Caravelle", exploité en 1959, n'a été construit qu'à 280 exemplaires, ce qui a difficilement couvert les frais. Critiqué puis admiré pour des deux moteurs de queue, et sa faculté d'utiliser des pistes standard pour avions à hélices, l'avion a été repris par les américains (et les russes), qui, une fois élargi, ont coulé le nôtre. Mort du bel et innovant oiseau. Le "Concorde" reflète cette malheureuse issue qui a  toujours coûte très cher aux français. Si les anglais n'avaient pas réussi à le remplir, les français auraient abandonné bien plus tôt, car nous délaissons nonchalamment toute chose. Le TGV, les Rafales de Dassault, le fusil français, le char Leclerc, le porte avion trop court, avec une hélice qu'il a fallu retirer, sont à nos frais car on n'en a jamais vendu un seul avec du bénéfice. Les mystères de Dassault, plus raisonnables, ont eu un meilleur accueil, mais lorsque le Maroc, en a voulu en 2008, on a lui a présenté des Rafales ! l'affaire s'est arrêté net, au bénéfice des américains ! Mystère insondable de notre confusion commerciale. Arrêtons nous là pour notre culture, ses réussites et ses échecs.



Les programmes et l'emploi du temps de l'éducation nationale, qui n'éduque plus depuis longtemps (mai 1968..), sont sytématiquement controversés. Je dirai même "CHAMBOULES" au cours de chaque présidence..

Modèle allemand: les cours reprennent à partir du 20 août.   5 jours du lundi au vendredi, sortie à 13h30 pour l'une, 13h15/15h45 pour la plus grande (en seconde), un jour à 17h. C'était pareil dans les petites classes pas de repas, sortie vers 13/15 45 h. Cours plus pratiques, culture générale moins restrictive. Cette sortie de bonne heure pose problème, car même si la femme mariée avec enfants n'est pas encouragée à travailler et si l'absence (ou la rareté ?) de crêches va dans le même sens, beaucoup travaillent (il y a des gardes d'enfants privées, les gens se connaissent et s'entr'aident).

A partir des classes approchant le bac, il y a de nombreux tests en classe, parfois longs qui comptent pour près de la moitié dans la note de l'examen final (variable selon les matières).

On ne joue pas sa vie sur un seul examen.

Il y a des voyages (à charge des familles) et surtout des stages en milieu du travail, au choix, de trois semaines. Cela pour toute la classe (exemple: pour l'une, en troisième, dans un cabinet d'architecte, et pour l'autre en 1re, vétérinaire), mais si elles avaient voulu un menuisier, je pense que cela aurait été pareil. Autre chose, on les fait vraiment participer aux actes normaux du lieu !) C'est un exemple que je connais.
- Il y a des possibilités pour reprendre des études complémentaires professionnelles plus tard. Je ne dis pas que c'est l'idéal, mais ils ne s'épuisent pas à refaire le monde chaque année, comme nous le faisons pour tout et pas seulement pour l'enseignement. voir "Qualité Allemande" pour les épreuves du Bac.
Jean-Robert Pitte Président de l'université Paris-IV-Sorbonne. Qu'entend-on à la télé, dans les manifs? Des discours irresponsables! "Ah, les pauvres étudiants! "Ils ont bien droit à un CDI !". C'est absurde. Qui ne voit que le problème est celui de l'inadéquation de la formation et du monde du travail ? Alors que des dizaines de milliers de jeunes s'engouffrent dans des formations sans aucun débouché, comme les sciences humaines ou l'histoire de l'art, et revendiquent ensuite, comme un dû, un emploi en rapport avec leurs diplômes! Oui, en Angleterre, quelqu'un qui sort d'Oxford avec une maîtrise de chinois peut travailler dans le marketing. Mais il apprend son boulot sur le tas et doit faire ses preuves. Ma fille sort d'un IUT puis a obtenu un diplôme de marketing dans une école de seconde zone. Mais Elle a fait un an de stage très mal rémunéré aux Etats-Unis, avant qu'on lui propose de rester dans l'entreprise. En un an, elle a changé. Avant, elle aussi attendait tout de la société ! Je suis en colère contre l'ignorance et la bêtise des jeunes, mais aussi des Français, car on a la jeunesse qu'on mérite. La jeunesse n'a plus de rêves. Rêver, c'est vouloir accomplir des choses difficiles qui obligent à se dépasser. Les jeunes croient que tout leur est dû, et que, si ça ne va pas, c'est de la faute des autres!. Le Point 1749 23 mars 2006.

Nos ancêtres, à qui nous devons tout, n'ont pas attendu les écoles pour créer le monde dont nous profitons, avec des astuces qui nous étonnent encore ?  La majorité des petites et moyennes entreprises sont fondées par des gens qui n'ont pas fait d'études poussées, mais qui ont eu des idées, se sont impliqués, ont appris. Contrairement à ce qui est galvaudé, la richesse d'un pays est crée par les modestes, ce qui ne les empêche pas d'avoir des idées, d'être créatifs et entreprenants. Ils ne sont pas bêtes.  


 

Fossé culturel Deux autres divisions de France. Les gens de culture ne peuvent dissimuler leur arrogante supériorité. Bien souvent ils testent leur interlocuteur pour savoir si il est digne d'eux, ou possède un minimum tolérable. Certains - dont les enseignants - ne se fréquentent qu'entre eux, c'est plus sûr, d'une part en raison de leur savoir, de l'autre par leur attachement politique, celui que l'on sait être des meilleurs (chapitre ci-dessus). Deux d'entre eux au moins nous ont déjà testés, deux propriétaires de chambres d'hôte en (maisons individuelles) : le premier n'y est pas allé par quatre chemin, dès la réception : "Sup Elec, vous connaissez" ? heureusement, j'ai pu dériver sur les Arts et Métiers. Bien que sans diplôme supérieur, nous avons pu être admis à revenir; ce que nous avons fait pour un temps. La propriétaire suivante (même village de Provence), une dame charmante, a été plus discrète tout en ayant néanmoins tenté de savoir ce que nous étions. Sans succès. Nous y allons encore et elle nous apprécie pour notre ouverture, notre politesse et serviabilité (j'aime bricoler et je répare à l'occasion pendant que ma femme tient bien le "cabanon"). Notre voisin prof de math se glorifie sans cesse, s'inquiète de savoir si nous allons voir telle exposition d'arts etc. Nos meilleurs amis enseignants ne peuvent s'empêcher de nous prendre pour des élèves. Ils ont été en Jordanie voir ces façades sculptées dans la roche à Petra et nous avons eu droit au sibyllin et insidieux "vous connaissez .. ?". Je les ai contré en leur demandant si ils avaient vu cette arbre de zone semi désertique, de Jordanie (mais pas seulement) appelé "sang du dragon", dont la sève rouge servait autrefois de teinture. Et bien entendu ils ne le connaissaient pas !  tout cela n'est pas méchant, mais agaçant. Quand nous racontons quelque souvenir de voyage, nous ne disons pas, "vous connaissez ?", avec le ton d'une négation. Un visiteur de mon site, fort instruit, au langage rare et fluide à qui j'avais dit, en référence à sa dévotion pour la grande cuisine, qu'il écrivait avec gourmandise, n'a pu s'empêcher de dire, alors que nous correspondions agréablement, "je suis votre parangon" (modèle) ; pourquoi lui a-t-il paru nécessaire d'affirmer sa suprématie dans un certain domaine ?  culture française sans doute, niveau social affirmé, CASTE. Je n'avais moi-même rien évoqué, comme toujours. Dommage, j'ai mis fin à des relations que j'appréciais et semble-t-il, lui aussi. Il s'en est évidemment offusqué, ne comprenant pas.



ENTRETIEN AVEC EMMANUEL TODD  "Sciences Sociales" N'204. Extrait  : l'historien anglais Lawrence Stone qui a mis en évidence les liens entre les progrès de l'alphabétisation et le déclenchement des phénomènes révolutionnaires en Angleterre au XVIIe siècle. Les pays plus anciennement démocratisés comme l'Europe et l'Amérique du Nord sont dans une phase ultérieure, celle de la stagnation et de la stratification éducative. Le mouvement vers plus de démocratie a cessé d'être positif. Il s'en éloigne au contraire. En France, le pourcentage d'une génération accédant aux études supérieures est passé de 5 % en 1950 à 33 % en 1995. Depuis, cette proportion n'augmente pratiquement plus.
Les éduqués supérieurs qui représentaient autrefois une poussière se comptent aujourd'hui par millions. Du fait de cette situation nouvelle, les producteurs de culture et d'idéologie ne s'adressent plus qu'aux personnes éduquées et peuvent se permettre d'oublier les autres. Il s'ensuit une fracture culturelle qui peut conduire à une fracture socio-économique qui se traduit par la concentration des moyens économiques et culturels dans les mains d'une classe éduquée. Mai 2009 SCIENCES HUMAINES

La production par les démocraties développées d'éduqués supérieurs en masse ne conduit-elle pas mécaniquement à la banalisation de leurs compétences et à leur déclassement?
Le déclassement économique est produit par la politique libre-échangiste qui exerce une pression mondiale sur les salaires. Les sociétés développées ne peuvent pas tirer parti de leurs gains intellectuels. Aussi parce que les sociétés peuvent faire appel à des informaticiens dix fois moins payés en Inde.


Sont-ils tous assez bêtes pour ne pas comprendre que le commun des mortels juge aussi, qu'il n'est pas si stupide que ça, et que le savoir, c'est à dire ce qu'il est communément appelé la culture, n'a d'autre intérêt que la curiosité de la connaissance. Bon nombre d'entre nous ont leur savoir, ce qui les intéresse, et ils y excellent. Et quand bien même nous n'aurions rein de distinctif, serions nous pour autant des imbéciles ? pour connaître certains de ces pontes, je puis affirmer qu'ils pourraient prendre des leçons de courtoisie, d'éducation (leurs enfants inclus), et surtout de qualités humaines. Nous avons connu des gens simples et non instruits au sens de la culture conventionnelle, généreux et curieux, intéressants, fiables aussi. Nous sommes devenus amis quoique locataires de leur logement d'hôte. Un certain savoir est tout d'abord un signe de reconnaissance entre clans, entre populations mais aussi entre filières (écoles). Un ami électronicien méprisait les chimistes et ainsi de suite. Même au sein de l'X (Polytechnique), on se méprise entre premiers (nommés en priorité "aux Mines" (X-Mines) et derniers. On y dit ou disait au dernier "Tu es le dernier des nôtres, mais le premier des autres". A l'écoles militaire de St Cyr, les étudiants se sont insurgé contre de semblables comportements venant de leurs professeurs.
Suite à l'intrusion de voyous dans une université, le doyen déclarait à la télé "comment est-ce possible dans ce lieu du savoir et de la connaissance" ; pourquoi pas "ce temple du savoir". Pensait-il qu'en dehors de ce lieu c'est l'ignorance crasse et qu'une intrusion de voyous paraîtrait plus normale ? En tant que démocrate égalitaire, je pense qu'une intrusion de cette sort est anormale partout, y compris à la maternelle,  lieu d'ignorance; pour parodier un peu. Est-ce de leur faute ? Ce comportement n'est sans doute que le reflet de nous-mêmes, de notre histoire, de notre socialisation, tant il est vrai que nous travaillons, imaginons ou élaborons de façon cloisonnée. Il n'y a pas si longtemps, les généraux qui ne voyaient rien du front et décidaient de tout. On a perdu quelques guerres à cause de cela. On perd des marchés pour les mêmes raisons : "les français font un beau produit et essaie de vendre en le vantant" ; "ils n'ont pas demandé ce que souhait l'acheteur". Partout les décisions tombent du haut, sans concertation.

Un "sauvage" de la forêt primaire possède une connaissance immense acquise auprès de sa tribu, de la nature, au long de nombreuses années d'observation, faute de quoi il mourra certainement trop tôt d'accident, de faim, égaré, ou de maladie. Un occidental instruit y vivra trois jours si il a de la chance. Leurs connaissances ne sont pas mesurables à l'aune des nôtres, pas plus que celles d'un ouvrir de talent, tels qu'ils existaient dans le passé, pour construire les cathédrales pour lesquelles on cherche des architectes décidant de tout, tant les instruits ne supportent pas d'être doublés par des d'anonymes intelligents. Parce que dans les livres, il faut un nom, un seul nom à qui l'on doit tout, sans qui rien ne se serait fait ! la planète aussi peut-être ? . Quelque part au moyen orient, sur un chantier de beaux et grands bateaux, genre "boutres", le reporter demande à voir les plans. L'interviewé lui montre alors un vague croquis grand comme une demi feuille de papier, reproduisant la forme générale du bateau, sans aucun détail ni côtes !  le reporter ne pouvait pas le croire parce que nous sommes incapables de comprendre comment l'habilité séculaire peut amener des hommes à tant de dextérité. Un croquis, et le bateau commençait, les bois taillés, courbés, ajustés les aménagements, l'accastillage. Il prenait vie, imposant et superbe; équilibré aussi car sur un bateau il faut calculer toutes les masses pour qu'il ne penche pas. Eux ne le faisaient qu'instinctivement. A la question affirmative, "vous ne savez faire que ce modèle", ce "premier ouvrier" répondit laconiquement, faites moi un croquis, j'aurais le bateau dans la tête. Sans commentaire. L'instruction occulte tout cela alors qu'elle en est seulement l'aboutissement. Un jeune berger du Maghreb vivant avec ses bêtes avait été remarqué par hasard ; arrivé en France, il a en peu d'années franchi tous les niveaux de la connaissance depuis le primaire jusqu'aux plus hautes écoles, parcourant un cycle en accéléré qu'aucun occidental n'a jamais réalisé. Pourquoi ? son esprit était vierge de culture au sens où nous la comprenons ; il avait la sienne, utile à la vie de son troupeau et de lui-même. Le fait n'est pas exceptionnel et pas seulement chez les bergers ! il y en a partout. Chez Peugeot, on vient de se rendre compte que l'on gagnait à prendre l'avis des ouvriers; démarche existante, préconisée et promue, mais généralement bidon, quand elle existe. Pour qu'elle soit vraie, il faudrait laisser les ouvriers se réunir seuls et décider. Ecoutons l'évidence, comme le suggère un historien de l'Afrique : "laissons les donc s'organiser eux-mêmes, ils feront sûrement mieux que nous car ils se connaissent et connaissent leur pays, leur terre.


Le diplôme tant vanté est primordial ; celui qui le détient est assuré d'une reconnaissance à vie. On l'écoute même si il raconte n'importe quoi; ce dont ont abusé tant de gens insoupçonnables "de la haute", professeurs, chirurgiens, notaires, gens de loi, architectes, promoteurs.. Quand on se frotte à la réalité des autres, en y percevant tous complications pratiques des choses et les difficultés des gens, on change d'état d'esprit, on gagne en respect. L'actuel patron de Renault Nissan est passé chez Michelin, où l'on a déclaré "chez nous, il a appris à démonter un pneu".
Le monde du travail est mal vu et peu ou pas représenté du tout aux plus hauts niveaux de l'Etat. Aucun grand entrepreneur ne participe à la gestion et la direction de la France, car seuls de hauts fonctionnaires et assimilés, et politiques professionnels, généralement issus de grandes écoles - ENA, Sciences Po ..) y sont appelés. Les quelques tentatives faites pour introduire un industriel à l'industrie ont avorté, car on ne les supportait pas. Dans un petit pays du nord de l'Europe, le second personnage est plombier.


 "En matière de science, l'autorité d'un millier ne vaut pas l'humble raisonnement d'un seul individu". Galileo Galilei (l'italien "Galilée"). Sans doute pensait-il à lui, seul devant l'obscurantisme religieux ?
La science, qui explique fièrement l'émulsion de la mayonnaise, mais butte sur les fromages, ne les ont pas inventés; pas plus que la pomme de terre ou le café. Tentée par leur appropriation - qui représente un beau retour financier - elle cherche à les reconstituer, ce qu'elle fait déjà assez lamentablement pour les additifs, les goût ceci et couleur cela, dont la truffe.. Embringuée de force dans l'agriculture biologique, à laquelle elle ne comprend rien, elle tente désormais de la contrôler. Une science qui trompe les gens, lorsqu'elle ne leur cause pas le pire, c'est désormais ce que l'on redoute le plus d'elle, alors qu l'on ne sait toujours pas donner le minimum vital à tant de gens sur la planète.



Etat des lieux, espoir. - Mise au point.

Il y a de redoutables retours de balancier qui décident périodiquement, à petite échelle, ou profondément, de l'équilibre global de la société, de ses échanges, de son fonctionnement, son économie, son consensus, sa liberté. Ces périodes sont imprévisibles; elles tiennent à un état de la société, à ses concepts, ou à ses rancœurs, mais aussi à son histoire (la vie familiale, civile et administrative française n'obéit pas aux mêmes concepts que celles d'autre peuples). 1968 a été un de ces tournants, un refus de la rigidité et l'implacabilité du pouvoir des institutions, à conduit à l'exigence, par une partie de la population, d'un relâchement, lequel s'est exprimé par un "il est interdit d'interdire", ou "je fais ce que je veux", allant de pair avec l'amour libre, le refus du mariage; tous annonciateurs d'un amollissement et d'une débandade qui nous marquent encore plus ou moins. Le sens de la nation et celui de l'effort en ont été considérablement modifiés.
Ainsi, la famille, la délinquance, l'urbanisme, l'éducation et la santé sont fortement marquées par l'évolution même de la société; seul le discours des politiques ne l'est pas. C'est généralement de là que tout peut survenir, sans crier gare, surtout si la vie devient trop difficile pour les plus nombreux. La conséquence extrême en est la guerre, solution qui, par l'ajout d'un malheur bien pire encore, règle le problème de surpopulation, de contestation, de saturation du marché et ressoude la nation pour sa propre survie. La cohésion doit en effet être totale, l'engagement tendu, pragmatique, collectif, pensé, vérifié. C'est cette défaillance qui nous a fait perdre tant de guerre devant les anglais ou les allemands.

L'état de la société, ses concepts du moment (exemple, disparition du parent devenu un copain appelé par son prénom, retour sur le droit d'avortement..), l'état de de développement - technologique ou sociétal - le message religieux, scientifique, politique, toutes choses qui influent sur le ressenti populaire, donc son élan et sa volonté de dépenser et d'entreprendre, peuvent peser sur telle ou telle priorité d'action touchant la morale, l'ordre, l'obéissance, la civilité du comportement, le respect de l'autre, la compréhension, la tolérance. Ou pas.



SIX VICTOIRES. En ce jour du 1er février 2014, la France qui avait battu les australiens au tennis, les bat à nouveau en double, alors que ceux-ci étaient jusqu'alors invaincus; puis nos rugbymans battent les anglais, et comme si ce n'était pas suffisant, les françaises du rugby féminin emportent également la victoire. En même temps, le français perchiste bat son propre record, passant premier mondial, le russe tenant du titre ayant mis fin à  sa carrière. Peu de temps avant, le premier cœur artificiel au monde implanté chez un patient qui survit est français, et on annonce que Audi, marque de voitures allemandes s'intéresse à un carburant biologique français très compétitif, à base de sucre de betterave, de blé, ou de déchets industriels et ménagers, et finance un complément de recherche dans le but de l'adapter à la marque Volkswagen en réduisant ou éliminant le sucre (mais n'est-ce pas le plus énergétique?), nocif pour les moteurs et le blé ou autre céréale, en raison de son impact sur les marchés. Or, cette recherche est très active dans de nombreux pays. Global Bioenergy peut également produire une grande variété de plastiques.

GRAND ECART. Il suffirait qu'on se décide à réguler les finances, ce qui a été minusculement amorcé. Ce ne serait pas bien difficile, un seul décret accepté par un grand nombre de pays, supprimant la vente en bourse de la nourriture et des énergies, ferait déjà beaucoup de mal. La séparation des banques d'affaire et privée ferait encore un grand trou (ils jouent avec notre argent pour leurs combines commerciales). Mais LA LOI, C'EST EUX !! basés essentiellement en Amérique, le pays qui gouverne le monde occidental et bien plus. Il faut bien le comprendre et c'est pour cela que tous les gouvernants renoncent.

c'est à eux de moins payer le prix du talent et davantage celui des autres - qui tout bien bien pesé, leur permettent d'en avoir - pour que se requinque un bon quart de la population. Ajoutons y des logements sociaux pimpants, sans détournement de fric mais avec jardin, balcons et parties communes (lavage, bricolage,..) et vous verrez que tout ira mieux, que l'argent gaspillé à tenter de juguler la misère sera utilisé à la rendra heureuse. C'est ce que les bien pensants appellent le cercle vertueux.

C'est un leurre ? non, car le PDG d'un grand groupe (Danone je crois), a déclaré qu'en baissant d'un tiers les revenus des très hauts salaires, il pourrait doubler celui de 20 % des plus mal payés !!  C'est édifiant, car on a toujours expliqué que si l'on baissait les salaires injustifiés, seuls quelques euros reviendraient à l'autre bout de l'échelle. Or, baisser d'un tiers certains salaires est très peu, beaucoup gagnent tout simplement 10 fois trop, minimum.



Qui dit que la la France est en déclin ? avec 2,2 millions de millionnaires<>, elle se classe troisième du monde, derrière les USA 13 m, hors concours sans doute pour le montant des fortunes, et le Japon !  l'Allemagne et le Royaume Uni, se contente respectivement de 1,7 m et 1,5 millions. La plus grande fortune en France est de 34 milliards. L'institut du crédit suisse révèle qu'entre 2011 et 2012, s'est accru de 287.000 et pourrait dépasser les 3 millions en 2018. Connexion, février 2014

La France, qui est décrite par certains détracteurs revanchards comme étant en grande déprime, alors que seuls les laissés pour compte le sont réellement (Smig et au-dessous), est surtout victime comme tant d'autres, d'un immense déséquilibre orchestré par un profit exacerbé (les prix bas du Moyen Orient, de l'Asie, de l'Europe centrale, du Maghreb, etc. sont surtout une manne pour l'accroissement du profit de ceux qui vont y faire fabriquer leurs produits, accélérant de plus la contrefaçon, et participant même à une forme d'esclavage (l'exemple ancien de NIKE, mais celui récent de Apple et l'I phone, et tant d'autres). On dit que ça leur permet de vivre, c'est vrai, mais très mal et en coulant note propre pays. Personne n'a besoin d'acheter un T-shirt à 5 euros qui ne durera qu'un mois. J'en ai qui ont trente ans, défraîchis certes, mais que je portais encore en vacances ou à la maison tant le coton lui-même - du vrai -  est de qualité. Qu'en dites vous ? c'était ce qui se vendait alors, pas des produits de luxe. La boite du meilleur couscous n'a plus rien dedans et son bout de viande est infâme: en y rajoutant du couscous, des légumes et du poulet, il est correct. Conclusion, nous avons décidé de ne plus en acheter. Les prix n'ont cessé d'augmenter n'en déplaise "aux sacrifices" soi-disant consentis, aux soldes crapuleuses à 80%. ils n'ont réellement baissé que pour les produits industriels (automobile, électroménager, audiovisuels, etc) et pas toujours, la qualité baissant parfois (légèreté, boutons fragiles etc).
Le bon marché coute très cher aux démunis, c'est le paradoxe de la pauvreté. On amuse les gens, car ceux qui pratiquent les prix bas n'ont en rien renoncé à leurs bénéfices, toutes les études le montrent, même celles des très libéraux anglais: le fossé entre riches et pauvres n'a cessé de s'élargir depuis trois décennies, chacun croissant à sa manière de son côté, le nombre de riche, le nombre de pauvres, la richesse des riches, la pauvreté des pauvres. C'est un fait avéré, je n'invente rien. Le yacht de trente  mètre est passé à cinquante, puis à quatre-vingt, puis cent-vingt mètres et il n'y a plus de quais en méditerranée pour les accueillir. Même la rade de Toulon, ville marginale de la Riviera, en accueille désormais !!  je n'ai rien contre les riches, tout le monde aimerait l'être, et j'ai fait ce que j'ai pu pour finir dans l'aisance, avec beaucoup de travail et un peu de chance; nous vivons aisément notre retraite, mais tout de même, tout de même.. il y a de la provocation quelque part. Je ne hurle pas parce qu'on m'a enlevé quelques centaines d'euros, mais je hurle contre ceux qui ont mis les autres à la rue, étranglés par ceux à qui on a versé des milliards pour qu'ils nous volent mieux, je hurle après les patrons que se plaignent mais qui vivent richement en passant toutes leurs dépenses personnelles sur le compte de leur société, toutes, voitures, restaurants, voyages, jusqu'aux enveloppes et timbres, ils ne paient plus rien !!



L'espoir
Les choses s'arrangent parfois toutes seules car elles sont de notre propre volonté et non de celles de nos dirigeants, qui normalement, nous suivent, bien qu'avec retard et beaucoup réticences si leur intérêt n'y est pas.
Quand vont ils cesser de placer de coûteux ronds points de plus en plus proches ? La solution est bonne, mais l'abus la rend catastrophique. L'abus, la décision unilatérale classique, l'absence de l'Etat, l'absence de plans directeurs, ou d'autres solutions, l'absence de concertation. Nous sommes les seuls à faire cela, sans retenue. Les tronçons de dépassement ont été un succès, il y a des solutions pour les nationales autres que de réduire sans cesse la vitesse, alors que nos voitures sont plus puissantes et plus sûres. Le problème du conducteur (médicaments, drogues, alcool, endormissement, vigilance), ne sont pas suffisamment recherchés (avertisseurs, automatismes); la technologie le permet. Arrêtons les 12 airbags ou mettons la voiture dedans !!  l'argent doit aller au plus efficace.

Les accidents de la route ont été considérablement réduits, mais cela s'est produit également la volonté populaire qui s'est insurgée au départ et pendant plusieurs années, de la configuration d'un réseau routier assassin, sur lequel on avait trouvé judicieux de mettre des panneaux : "danger, ici 35 morts", au lieu de se demander pourquoi et d'envisager des travaux. Le fait s'est reproduit il y a peu pour une descente meurtrière de fin de montagne, impliquant des poids lourds. On allait enfin faire quelque chose. Il y a aussi ces villages traversés par un flot de poids lourds, sans que le maire ne puisse rien faire (l'un d'eux s'est suicidé), ou ces maisons percutées parce que situées dans un virage.
Supposons tous ces points - non exhaustifs - réglés; le contrôle de la vitesse n'en devient pas pour autant la solution prioritaire. Car ce qui compte avant tout, c'est la distance de séparation des véhicules et le contrôle de l'autorisation de doubler, poids lourds inclus. Les allemands l'ont bien compris et condamnent autant l'un que l'autre. Chez nous, c'est un vague conseil et une expérimentation, intéressante, mais qui ne va pas plus loin ! je parle des deux bandes a visualiser après le véhicule qui précède.



mise au point personnelle.

Je ne suis guidé par aucune idéologie, ni par quelque attachement autre que l'intérêt que je porte aux sciences de la vie, à la société, aux métiers, à la vie tout court. La rédaction de Physique 3 (le monde et la vie), qui n'est une curiosité sans prétention car je ne puis me prévaloir d'aucune légitimité, m'a poussé à montrer que la vie est avant tout dépendante de ses propres composantes, si loin de la raison, n'en déplaise aux adorateurs du cerveau. Les marionnettes sophistiquées que nous sommes ignorent ce qui tire les ficelles, les emmêle ou les laisse retomber.

La technologie est-elle devenue dévastatrice ?  en plombant les maigres budgets ou en imposant l'inutile ?  Dans des pays ou l'on ne possède que l'indispensable, les gens paraissent heureux, intéressés, complaisants. On croit y retrouver temporairement une vie simple et naturelle, à l'écart de nos astreintes. On va même se "ressourcer" dans des tribus quasi primitives ou censées l'être. Du coup, ils réinventent parfois leur passé, surtout les fêtes et des cérémonies, agrémentées pour l'occasion. C'est leur nouvelle économie, c'est à pleurer de rire, puisqu'on les à presque tous faites disparaître !

Notre monde technologique est passé du merveilleux au diabolique, détruisant courtoisie et obligeance, fermant nos yeux sur la réalité des autres. Il n'y aura pas de monde meilleur si nous ne modifions notre interprétation de l'existence, notre credo spirituel, cédant aux sirènes de la technologie. Si je suis encore par vocation, le technicien que j'ai toujours été, c'est parce que je ramène la technologie à ce qu'elle doit être: au service de l'homme, pas pour lui compliquer la vie.




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