hibis  "trois sites"



hibis, rien que
la réalité

hibis    Curiosité diverse..  
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Cette page: de petits riens 4 coup de gueule  

De petits riens.. Le bac philo; l'information ; Les médias, mensonges et falsification Arrêt sur les mots"; langage à la dérive, franglais Les mots pour le dire, féminisation, simplification.. La pensée unique; le racisme La perte de l'intimité ; La dématérialisation (la machine corrige, code d'entrée, plats en pochettes..) - Un peu de tout (débat d'idées, féminisme, soldes, accidents domestiques, hôtel pension)


Si mes choix, leur source et leur développement vous intéressent, merci d'en respecter l'esprit.


  Le bac philo et l'information.
Il n'y aurait plus que la France à proposer ce BAC. Le grec et le latin devraient être réhabilités. Avons nous tort ? pas nécessairement. Nous n'avons pas à nous conformer à quelque dictat international, mais nous pouvons nous interroger sur les finalités de cet enseignement.
On nous le serine ce bac philo, comme si toute la planète en dépendait. Il occulte tout, rien d'autre n'existe. C'est le coup de canon du départ des épreuves du bac, enfin d'un certain bac, plutôt orienté vers les professions libérales et qui n'a sûrement pas l'importance qu'on lui accorde pour notre société. Songeons à la désaffection dont souffrent les filières scientifiques, qui font la puissance de nos voisins.
Je ne minimise ni méprise la qualité de ceux qui le passent et de ceux qui l'enseignent. Je ne fustige que les médias pour cette forme d'obscurantisme. Parce qu'ils le considèrent surtout comme LA CONSECRATION d'une élite, dont ils pensent faire partie, ce qui me paraît déplacé. Ensuite parce que le bac philo ne marque pas le début des épreuves du BAC, comme le rappelait à la radio une personne tout aussi irritée que moi, puisque des épreuves se sont déjà déroulées pour d'autres séries, dont de la philo !  d'où l'obscurantisme..

Les journalistes s'accrochent au bac philo comme à une bouée de sauvetage. Ils pourraient tout aussi bien surveiller leur français, et ne pas utiliser l'anglais à tout propos, alors qu'aucune nécessité le justifie. Bien que n'étant pas BAC philo, vous le soupçonnez sans doute, je trouve qu'ils ne s'expriment pas toujours clairement, ni même correctement.

Le français avant tout.  Ils devraient être nos modèles et ils ne savent pas même dire cent quatre vingt "t'euros". Ils disent souvent, comme ma boulangère qui n'a pas leur niveau scolaire, cent quatre vingt "z'euros". Je ne note pas leurs horreurs - pardon leurs erreurs - mais il y en a souvent. Comme entendu cet été, "les températures sont en n'hausse". En os ? ah bon.

Ils feraient tout aussi bien de se livrer à la recherche de mots devenus rares, peu connus pour la plupart, qui cisellent avec précision une pensée ou un acte; ce serait une émulation, un jeu destiné à surprendre, comme savent le faire parfois les politiques !  Ce serait plus utile pour la promotion de notre langue, ex langue internationale des télécommunications et des réunions au sommet, que de vouloir faire international en introduisant ça et là, quelques mots d'anglais.

voir aussi philosophie, choix la vie et son questionnement, philosophie

Le français (suite).
Sans aller jusqu'à inventer un mot français pour toute nouveauté anglo-saxonne, qui peut très bien conserver son originalité linguistique, ni à interdire l'anglais, notre vocabulaire est suffisamment riche pour exprimer en Français ce qui est français ! Ont-ils honte de leur pays ? croient-ils se sublimer en faisant chic, alors que justement, c'est notre langue qui est retenue dans certains milieux  étrangers, diplomatiques ou huppés, pour s'exprimer au mieux occasionnellement ! l'on dit même que cette reprise du français progresse.
Quelque soit la réalité du français, tout de même parlé dans de nombreux pays francophones, nos journalistes - qui n'en sont plus vraiment la plupart du temps - devraient avoir la pudeur de ne concourir à sa perte en le remplaçant de plus en plus par le "franglais" (voir plus bas).

Notre télé nationale a-t-elle vraiment besoin de désigner l'un de ses programmes par "my TFI news" ? bel exemple d'anglicisation..

Sujet philosophique>. Pour le commun des mortels, plongé dans ses préoccupations terrestres, le sujet du bac philo déroute:
"Peut-on se passer du travail ?" ou reformulé, "le travail est-il indispensable ?" cette question de philo a été résolue par Fernand Raynaud, dans un de ses sketchs, son patron s'évertuant à le convaincre qu'il s'amusait au travail ! Alors que de nos jours, beaucoup vivent de petits boulots, très rarement choisis pour leur mode de vie, ou cherchent du travail, la question serait-elle réservée à une élite ? Je suggère que l'on puise dans ce qui nous touche plus directement :
"Les médias sont-ils utiles à la société ?"
"la multiplication des ronds-points est-il un bonne chose ?"
"En Amérique, au temps de l'apartheid, les noirs étaient plus instruits que maintenant" pourquoi ? (explication, à lire à reculons : noitisiuqca'd edom ruel ed te erutluc ruel ed noitcnof ne tneianerppa sli, xue ertne).
= "Catastrophes: que penser de l'aide d'urgence alors qu'elle génère bien souvent un immense gâchis.(inappropriée, non distribution, détournement, refus par les bénéficiaires"

Cela paraît ne pas voler haut ? Seulement pour ceux qui ne descendent jamais..




MEDIAS, MENSONGES et FALSIFICATIONS

Le "prêt à dire".

Selon un éditorial, je cite : "les journaux télévisés se contente de rendre compte. Les chaînes publiques ne s'autorisent qu'une critique oblique en organisant de pseudo-débats culturels où "des intellectuels de gauche" peuvent s'en donner à cœur joie, pour ou contre d'ailleurs; mais aucun d'eux n'a le crédit d'un journaliste qui avance des faits après enquête". Voilà bien où le bât blesse.

Tous les médias "audio" et "visuels" ânonnent la même chose en même temps, parfois à la seconde prêt. En zappant rapidement sur les ondes au moment des informations, on constate que sur la quasi totalité des stations "de bon aloi", les mêmes phrases sont attaquées presque au même moment; comme plusieurs échos, face à une montagne. Cela vaut - ô combien, pour les chaînes télé et la Presse.

On entend donc ce que l'on a lu, et l'on voit ce que l'on a entendu. C'est ça l'indépendance des médias ! tel qu'ils le prétendent, sans se rendre compte du ridicule qui les recouvrent de la tête aux pieds; affligeant.

Cela ne les empêchent pas de se plaindre du manque d'indépendance vis à vis de leur financier ! Qu'ils regardent plutôt du côté de leur "agence de presse", laquelle contrôle toute l'information et leur fournit les textes !  c'est tout de même un peu fort de café. Adieu le journalisme d'investigation libre d'antan. ut est sous contrôle et vous ne verrez plus jamais des soldats xzébreux"bdans la garrigue, briser les bras d'un "terroriste" à coups de pierres pour qu'il nurilise plus un fusil. Toutes les armées ont leurs journalistes, et un journaliste français qui voudrait les braver l'a payer de sa vie, écrasé par un char américain, lesquels ont ensuite tiré sur leur hôtel, au début de la guerre d'Irak. XXIe siecle, jamais nous n'avons été plus éloignés de la vérité.

Que leur reste-t-il de leur qualité de journaliste ? le salaire, des exceptions fiscales, leur carte avec ses avantages, et le grand cinéma du 20 heures, juchés sur leur trône: à l'époque d'une mini attaque sur Israel, des missiles approximatifs "skuds" y étaient envoyés.
 > le skud de 20 heures.. qui doit tomber sur des malheureux, je cite: "ha, j'ai entendu une explosion, les studios, vous confirmez ? non, il n'est pas encore tombé ?"

Autre exemple de bon goût, la mort du pape (presque hilarant): ""Je crois que ça y est, le pape est mort", "ou presque"; Commentaire hibis il était temps, vraiment à 20 heures 25 (il n'est pas coopératif !).  je reprends : "Allô les studios ? il n'est pas encore mort ? vous ne me croierez pas, mais c'est tristement vrai, bien plus que de montrer des F16 méricains en disant que les russes bombardaient ! On peut se demander si, au besoin, ils ne l'auraient pas achevé.

Cela fait mal au cœur d'entendre parler de philo dans ces conditions, par essence libre de toute influence. Méritent-ils pareils salaires - tenus secrets alors qu'ils ne manquent pas de dévoiler ceux des autres - pour simplement bêler et ânonner avec leurs confrères ?

La télé spectacle.
attention, les images qui vont suivre peuvent choquer.

Ils se complaisent dans l'horreur et le sinistre - c'est ce que les gens attendent -  et font semblant d'en être choqués !!

Lorsqu'un collègue plus indépendant qu'eux, qu'ils critiquent en temps ordinaire, dévoile un sujet délicat, ils nous font-tous leur cinéma de jeune fille effarouchée et commencent par annoncer qu'en raison de leu déontologie, bien connue comme on le sait -  on se pose la question de savoir si ou non.. etc etc.. on doit le dire et montrer aussi.. etc etc !! alors qu'ils n'attendent la curée générale et vont en parler au-delà de l'intérêt ou de la patience de leurs auditeurs.

En temps ordinaire, ils peuvent toujours ressortir le cormoran "de service " qui va mourir englué dans la marée noire, ou bien cet enfant qui va lâcher sa prise et être emporté par les flots sous les yeux du caméraman qui le filme. La principale caisse de résonance est l'Agence-France-Presse (AFP) qui, par sa seule reprise de l'information, en décuple la diffusion, tous médias confondus, et lui confère de facto, le seing de la crédibilité".

Faut-il vraiment montrer la guerre ? oui ! et ses dessous qu'ils se gardent bien de faire, préférant rapporter tous les mensonges dont certains, comme Blair, devront s'excuser  en feignant l'ignorance (les armes de destruction massive qui ont conduit Saddam Hussein à l'échafaud, ou Kadhafi, deux dictateurs avec qui les Occidentaux ont fleurté au plus haut niveau, et que je ne soutiens pas. Faut-il montrer les corps explosés, découpés ou brûlés comme ce jeune Irakien sans bras ni jambes ? non !! c'est du voyeurisme qui n'apportée rien. Cela leur permet d'éviter de parler de la misère de ce peuple qui n'a plus de pays, ni aucune de ses commodités, mais de dénombrer, aujourd'hui encore, le nombrer de morts à l'attentat qui leur tombe sous la main.

La télé tronquée. > Entre la télé spectacle et l'information non tronquée, ce qui est rare. Il suffit de ne montrer qu'une partie de la scène et tout change. Exemple, vous voyez un homme qui court après une femme, la rattrape et la fait tomber. C'est une agression. La partie de scène qui manque montre en l'air la brique qui tombe et l'homme qui pousse la femme pour la sauver. de violeur il passe au héros. Il faut toujours penser à cela.

Il est donc facile de désigner ainsi un provocateur, alors qu'il ne fait que se défendre de son agresseur !!  On m'a appris à regarder une pomme, que je voyais bien rouge avec mes collègues situés à côté. Mais en face, tous la voyaient verte !  et c'était conflictuel. Pensez y souvent car la manipulation est permanente. Les phrases, les vues sont toujours soigneusement sélectionnées et extraites d'un contexte.

La télé accapareuse.

La tendance lourde des médias est bien de peser sur l'évènement, de l'infléchir même, ce qui n'est pas très éloigné, en attendant de le fabriquer complètement. La triste catastrophe du raz de marée indonésien en est l'illustration parfaite. Scandaleux, pire que le téléthon ou le Sida qui prive la médecine du pouvoir de choisir ses urgences en détournant les dons (si ils sont honorés, ce qui ne serait pas toujours le cas).

l'occasion du Tsunami indonésien - Sumatra - (et indien) de décembre 2004, un animateur de ce Grand Cirque a dit à son interlocuteur : "vous avez donné xxx euros, comme tout le monde ?". Il en fixait les modalités ! La religion ne faisait pas mieux, quelques siècle plus tôt !  L'ONG "médecins sans frontières" ou "du monde", avait rapidement demandé l'arrêt des dons. Sans grand succès car les télévisions "étaient en marche", n'ont pas apprécié du tout et ont tenté de le ridiculiser par des contre témoignages, ce qu'ils font toujours (je les ai étudiés, c'est une de leurs pratiques).
La suite a largement dévoilé l'outrance: l'argent a surtout profité au tourisme car là était l'explication: loin des malheurs bien plus grands du Bengladesh ou d'ailleurs, il y avait en ce coin d'Indonésie des hôtels de luxe, paradis pour touristes aisés.



2009. L'avion Rio Paris. Il s'écrase en mer sans raison apparente. Une grande inquiétude saisit le monde et, en cette période de calme médiatique, les médiats prennent l'affaire en mains et nous envoient la dose. Pendant des semaines, ils épluchent la moindre hypothèse, consultent, orientent comme il se doit et poussent à la faute ceux qui ne savent rien mais sont obligés d'avouer. Au paroxysme, 150 hôtesses et stewards terrorisés donnent leur démission. Mais on apprend par la suite que tout est parti d'une hôtesse qui, sous le choc de l'émotion (on la comprend sans peine), l'avait envisagé, puis avait demandé sa mutation au sol. L'information brute est donc totalement fausse, et sans démenti. Les médias ne cherchent qu'à susciter et entretenir l'émotion; pour cela, ils sont prêt à tout. Absolument à tout. La réalité est qu'il semble bien que les multiples alarmes, les affichages contradictoires ont totalement désorienté l'équipage, malgré les contre-feux officiels (faute de l'équipage qui n'a pas su gérer, manque de formation du personnel, tube Pitot défectueux (c'était connu), etc. L'origine en serait bien le tube Pitot qui donne la vitesse de l'avion, mais ce n'est pas suffisant pour expliquer la suite. Je laisserai la parole à un pilote chevronné "si l'avion avait été moins perfectionné (contrôlé par ordinateurs), l'équipage aurait retrouvé la perception du pilotage". Il faut voir et entendre un poste de pilotage d'airbus en alertes multiples, dans le noir, avec des indications totalement contradictoires, pour avoir une idée de l'enfer. Les pilotes que j'ai pu côtoyer disent qu'ils ne pilotent plus, ils appliquent des procédures. Pour retrouver les sensations, quelques pilotes volent à l'aéroclub ! D'autres font de la simulation, comme moi, mais côté sensation, à part sur les gros simulateurs professionnels (j'en ai expérimenté un à Brême sur Boeing 737), c'est bien maigre.

2014 (mars). L'avion indonésien allant vers la Chine mais qui, après un demi tour, a volé 8 heures pour s'écraser dans l'océan Indien au large de Perth (Australie), morceaux flottants repérés par des estimations des satellites d'EMERSAT, GB). Nous avons entendu  de tout, même que l'avion était monté à 15.000 mètres pour tuer les passagers ! et les navigants aussi, pilotes inclus ? Est-ce bien ses débris ? rien ne flotte d'ordinaire, ou très peu de choses. On attend.

Accidents mortels d'avions de transport public. L'association Internationale du Transport Aérien (IATA), à Genève, a relevé pour 1996, hors détournements et sabotages, 57 accidents fatals, pour 1840 morts. En 1985, il y avait eu 39 accidents pour 1800 morts; avec un trafic  de seulement 66 %. L'amélioration est donc assez nette pour cette période et au-delà. L'OACI donne des chiffres plus faibles mais tout dépend ce qui est retenu (nombre de passagers, poids des avions, transport personnes etc). À partir de 1999, l'OACI ne comptabilise que les accidents d'aéronefs de plus de 2 250 kg de masse maximum certifiée au décollage.  1996, 48 accidents mortels, 1614 passagers tués, 1999 (45, 628), 2000 (39, 1047), 2001 (42, 781), 2002 (32.992), 2003 (33, 696); 2004 (27, 410). D'autre part, de 1996 à 2004, le ration passagers tués par 100 millions de passagers-kilomètres à été divisé par 10 (de 0.050 à 0.005).
et cela malgré l'accroissement du trafic, les charters, le grand nombre d'avion d'occasion, les petits pays désireux d'avoir leur propre ligne, avec souvent un seul appareil, une infrastructure parfois incertaine - j'ai un rapport d'accident en Afrique qui laisse rêveur.

Ces chiffres ne comprennent pas les incidents graves avec fin quasi miraculeuse et il est évident que le nombre d'accidents rapportés par les médias est très limité et soigneusement ciblé (si rien de plus impressionnant ne vient voler la vedette). Quand aux causes, elles sont parfois plus que surprenantes.  - Mécaniques bien sûr (manque de puissance soudaine au décollage, moteurs en feu, moteurs qui se décrochent, fuselage qui s'ouvre (dépressurisation), erreurs de montage en usine ou lors lors d'une maintenance : commande d'inverseurs de poussée inopportune..-  Conditions météo critiques ou indétectables (cumulo-nimbus géants ne pouvant être évités, fortes turbulence à l'atterrissage et au décollage, "trou d'air", en réalité chute brutale de plusieurs milliers de mètres due à un violent courant descendant : non attachés, on se fracasse au plafond)  - Fautes humaines (équipage en goguette ; un avion du Brésil s'est écrasé en forêt car tout le monde suivait un match de foot, équipage inclus; deux pilotes anglais souls ; les deux pilotes partis en même temps du cockpit au mauvais moment.. Les boites noires (trois), ne révèlent que rarement les causes. Pour de multiples raisons (analyse complexe et incertaine, responsabilité). Seules les conversations enregistrées les dix dernières minutes sont véritablement significatives, quand il y en a.

 

Le mensonge médiatisé. Sans doute rêvent-ils encore de l'expérience du journaliste américain Orson Welles, lequel avait, en octobre 1938, jeté la population de Newark (New Jersey), sur les routes pour fuir d'improbables martiens, suite à une très réaliste adaptation radio du livre de HG Wells "la  guerre des mondes". On y rencontra des conducteurs portant une serviette mouillée sur la tête contre les radiations !   Les excès et les falsifications qui feraient condamner M. tout le monde à coup sûr, ne gênent pas du tout la grande majorité des auditeurs-spectateurs qui s'en contentent et s'en foutent. De toute façon, les médias sont intouchables et ils le font voir !  De l'Afrique à l'Asie en passant par L'Amérique centrale et du sud, de Pinochet à Saddam Hussein sans oublier Milosevic, tout le monde s'accorde pour désigner "l'axe du mal" et le combattre, même si "l'axe du bien" doit faire considérablement plus de mal. Même si Allende a été assassiné pat les USA afin que Pinochet le remplace (le "génial" négociateur Kissinger en serait l'instigateur). Même si il faut inventer de toutes pièces, l'épuration ethnique du Kosovo (100.000, pour 1000 découverts (on ignore pudiquement les dégâts de l'occupant-libérateur qui a bombardé tant et plus, les massacres en sens inverse, ainsi que la pègre albanaise "libérée"). Les avions au décollage souterrain, les grottes super équipées traversant la montagne, la ville souterraine de Bagdad (on la cherche encore, tout comme les armes de destruction massive), l'incendie des puits de pétrole même (les rescapés de l'armée en déroute fuyaient et avaient bien d'autres préoccupations), le canon à longue portée (des tubes), les disques durs découverts sur un marché ; tout le monde y croit !  jusqu'aux dessins décrivant de futures attaques, esquissées sur des murs. C'est fou ce qu'il y avait comme preuves. Et ça continue ; désormais, on chante et on danse en Irak comme en Afghanistan, où tout est revenu à profusion, dès le lendemain de la libération ; un miracle d'approvisionnement, si l'on en juge par les marchés où l'on trouve de tout à profusion, comme si il n'y en avait jamais eu avant. En Afghanistan, l'approvisionnement qui marche le mieux est celui de la drogue, car le pays est redevenu ce qu'il était, le premier producteur du monde de drogue du monde à 75/80 %. La frappe chirurgicale. Dans la réalité, les troupes "de libération" œuvrent avec la plus grande sauvagerie, et à l'exception de quelques frappes "chirurgicales" à visée laser, dont certaines sur des objectifs qui ne sont pas militaires mais commerciaux, on réutilise napalm et gaz comme au Vietnam, on torture et assassine. Plus le mensonge est énorme, plus on y croit : la bombe est entrée par la fenêtre pour viser une personne, ou par la cheminée. Là, on y croit davantage car le Père Noël sait fait ça depuis bien longtemps. Il y a eu cependant de gros progrès de fait : les bombes perforantes, les bombes à souffle qui font exploser les poumons mais préservent le matériel, les bombes incendiaires au phosphore susceptibles qui cramer tout une zone, les bombes à je ne sais quoi qui, dans un immense rayon, brûlent tout l'oxygène de l'air. On rase un quartier entier parce qu'un informateur local, soupçonné aujourd'hui d'être allemand, pense que Saddam est en sous-sol. 200.000 morts pour la dernière "libération", ce qui ne prend pas en compte les blessés, l'habitat détruit ainsi que tout ce qui est vital. Mais on nous montre des gens heureux, soulagés même bien qu'ayant tout perdu dont des membres de leur famille, mais qui ont même des journaux (la parole américaine a remplacé celle de Saddam). Les voiles qui n'étaient pas portés sont désormais imposés, ah bon ? et des bistrotiers se sont fait assassiner par les chiites. Les chrétiens, qui étaient acceptés, sont menacés. C'est de la vraie démocratie. La terreur enfin, entretenue par le terrorisme (responsable, toujours le même, Saddam) est entrée sans ce pays pour l'achever. Bon bilan. Très positif.

- Les gros canulars repris en cœur. Des milliers d'internautes se sont passionnés pour la courageuse Amina Abdallah Arraf, opposante au régime de Bachard al-Assad (Syrie), revendiquant son homosexualité et témoignant de la situation des femmes. Lors de sa disparition, des organisations humanitaire et un groupe de Face Book s'apprêtaient à faire pression sur le gouvernement syrien lorsque la stupéfiante vérité s'imposa : Amina n'existe pas ! elle a été inventée par un américain installé en Ecosse pour passer un master à l'université d'Edimbourg !! (Marianne, juin 2011)

Quelques omissions.
En écrivant ces mots, je songe à un ami de la télé FR3, qui me disait, y croyant dur comme fer, "maintenant, avec la télé, on sait tout" !


Quelques omissions.
Comment expliquer les innombrables "oublis" de faits pourtant bien réels, comme celui de massacres de Kurdes perpétrés par le régime Turc ? (on cite un million d'arméniens mais il y aurait aussi 30.000 kurdes: ce sujet, évoqué par un Turc, lui vaut de belles représailles); des broutilles, seulement quelques dizaines de milliers de Kurdes pourchassés et liquidés. C'est ancien, c'est d'aujourd'hui car cela a toujours été, au moment  où Saddam Hussein sévissait de son côté pour répondre à leur pression. Mais les américains ont une base en Turquie, et le gouvernement turc est "un allié", donc, ce n'est pas à l'ordre du jour.

D'un autre côté, les turcs préservent peut-être leur territoire de peuplades revendicatrices qui n'en ont pas, ou n'en ont plus, ou n'ont jamais eu ce à quoi ils prétendent, tout comme les zepreux. Comme par hasard, il y a des richesses là où les kurdes revendiquent. Tiens tiens, c'est un air connu ça.

On connaît aussi la folie d'expansion des peuples. Comment juger ? Passons alors en Afrique, en Asie ou mieux encore, au moyen orient. En Arabie saoudite où tout ce qui s'y passe est ignoré, puisque l'Amérique y est installée.

IRAK, "la lutte contre l'axe du mal", selon Bush fils, président des USA. En Irak, il fallait se débarrasser du terrifiant Saddam Hussein que tous avaient jusqu'alors courtisé et encouragé, à une époque où il représentait une modernité relative au niveau des libertés et du commerce, et où il était pratique de l'utiliser - ce n'était pas difficile avec cet ambitieux - en l'encourageant à lutter contre les chiites voisins, dont l'Iran. Je ne connais pas les dessous de son invasion du Koweït, arraché à l'Irak. Tout ce dont on l'a accusé Saddam Hussein, hormis la répression des chiites (gaz), était faux. L'Irak était sunnite et il luttait contre les chiites; c'était donc lui ou les autres et c'est encore comme ça partout dans le monde en 2014 et ça le sera toujours, Arabie Saoudite, Iran, Qatar, Syrie, Egypte, Lybie.. Afrique etc, partout les deux courants de l'Islam se font la guerre ! (il n'y a que 15 % de chiites, essentiellement en Iran).

suite IRAK . Le canon géant, les parachutes qui tombent sur les USA avec des virus, la grotte avec des avions qui décollent.. le tout avec des croquis "révélés" à la télé, prête à tout pour colporter la falsification, des schémas montrant les installations ! de tout ça, après ? RIEN, des grottes normales sans rien !! alors qu'elles étaient même supposé traverser la montagne, rien que ça ! du génie civil, alors que les américains ont du abandonner leurs véhicules pour monter à cheval et comme à dit un commentateur, commander du fon !! Le summum aurait été atteint avec l'incendie des puits de pétrole koweitiens, alors que l'armée irakienne en déroute avait d'autres préoccupations que de s'attarder avec les américains aux fesses !  qui incendiés ? et dans quel but ? le même but que pour justifier tous les autres mensonges, dont les enfants découpés remis aux parents dans une valise et autres balivernes. Le premier ministre anglais Blair a du se repentir publiquement pour les supposées armes de destruction massives, inexistantes). Tout ça, plus une population réduite à l'horreur et à la misère, vaudrait bien la cour de justice internationale.

Les crimes contre l'humanité ont leurs favoris. D'autres bénéficient d'une exceptionnelle tolérance, USA en tête puisque c'est cet Etat qui accuse ! En Syrie, Hafer el-Hassad put faire assassiner en 1981 l'ambassadeur de France au Liban Louis Delamare; il pu faire tuer les hommes politiques libanais qui lui déplaisaient; c'était sans doute un bien puisque la France et les Etats-Unis reconnurent sa souveraineté sur le compliqué Liban. On ferma aussi les yeux sur toutes ses oppressions. En 1982, une série de révoltes où les islamistes jouèrent un rôle important fût traité avec simplicité: le centre ville de Hamra, cœur de l'insurrection, fut rasé et transformé en parking. On dénombra au moins 20 000 morts, sans grande protestation de l'extérieur". (le figaro, Octobre 2005). 

On pourrait y ajouter les massacres de Kurdes en Turquie, dont personne na parlé parque ce pays est  "allié" des américains. On pourrait y ajouter les horreurs commises par Israël partout mais surtout à Sabra et Shatila en 1982 (maisons des villages écrasées sous les chars et les bulldozers, 700/800 morts selon Israël, plus de 3.000 selon d'autres sources). SILENCE RADIO !!



Je dénonce les fausses accusations, les vrais tortionnaires érigés en justiciers. Je ne critique pas à l'excès l'arbitraire des choix, car si l'on voulait savoir tout ce qui se passe chaque jour dans le monde, même de quelque importance - importance qui diffère selon chacun de nous - on voit vite que cela serait impossible. Aussi parce qu'il faudrait tout vérifier, auprès de qui ?  et si cela était possible, nous n'aurions, ni le temps, ni la patience de le supporter  !

Quelques omissions
Les meurtriers ne sont pas responsables de leurs armes ! On enlève encore des obus de la guerre de 1914, de 1944 et ailleurs, en Asie et en Afrique, de toutes celles qui leur ont succédé. Un chiffre : Le barrage sur le Mékong, projet de 1990 en cours de réalisation par la France (EDF), nécessitera comme partout hélas, le déplacement de populations (6200 personnes). Sur ce seul site, pas moins de 14.700 bombes et mines américaines ont été enlevées (destinées à détruire la piste Ho Chi Minh durant la dernière guerre). Chacun sait que partout dans le monde, des enfants surtout, sautent sur des mines, pour aider leur famille à se nourrir . Ceux qui les ont larguées ou posées, ne sont pas là pour les retirer, ce que tout bon Tribunal International devrait pourtant être capable d'imposer. Mais qui va imposer cela aux pays les plus puissants, qui se sont d'ailleurs exclus eux-mêmes de toute action de ce tribunal !  et qui continuent à en larguer partout où ça les chante.

Le poids des mots, le choc des photos. Les médias, qui nous passent et repassent la guerre, sont étonnamment discrets sur l'évènement majeur qui s'est déployé après la dernière, le communisme. Il est vrai qu'il a une part dans l'aide à la libération et qu'il ne faut fâcher personne. Même "Le Général" avait fait sagement l'impasse. Voici : Pour combattre les Tsars, puis les Patrons et les riches, on estime que 60 à 100 millions de gens sont morts pour cette idéologie, principalement en URSS et en Asie (Chine, Vietnam, Laos, Cambodge), le plus souvent sous la forme de ce que l'on condamne en ce moment même, quand ça nous arrange, le génocide (on tue son propre peuple pour le purifier). C'était je suppose le prix à payer pour rendre les gens heureux. On sait ce qu'il en est réellement advenu. Ceux qui se proclament comme "libérateurs" sont souvent les futurs tortionnaires.

 

Les falsifications
Bénignes, mais quand même !
 On interviewe un conducteur automobile du genre de la "Jet Set", en décapotable, intérieur cuir blanc. Vous en voyez souvent des comme ça, pas moi. Et des belles blondes pomponnées qui donnent leur avis ? ça ne court pas les rues. Il a été dévoilé un jour, que le présentateur sympathique et bien aimé de "combien ça coûte..", qui a d'ailleurs des décors de plus en plus coûteux, faisait une émission sur les top model; ça plaît, les top model, enfin moi j'aime. Une top model était donc interviewée pour la circonstance ; jusque là, tout est normal ; en fait, il n'y avait pratiquement qu'elle; je veux dire qu'elle était seule, ce qui était bizarre. J'ai appris par la suite qu'elle avait été payée pour faire l'émission et que ça n'était pas du tout la réalité. Elle jouait un rôle, celui qu'on lui faisait jouer. C'était de la télé réalité.

Quand on interviewe quelqu'un, je crois toujours que c'est un acteur; ou l'amie de quelqu'un. Ils parlent bien, ont quelque chose à dire, ont de beaux appartements et de beaux habits, ne font pas de "euh", "eh bien", "ma foi", "je ne sais pas", comme je ferais. Et puis c'est pratique, d'abord parce qu'on fait gagner de l'argent à quelqu'un du métier qui en a besoin. Ensuite parce qu'il n'y a pas à refaire 12 fois la prise de vue. Enfin parce qu'il dira quelque chose de juste, à l'image du courrier des lecteurs.

Le courrier des lecteurs. Christine Brave, qui a travaillé dans une revue, parlait un jour du courrier des lecteurs ; elle a dit quelque chose d'incroyable : "j'en ai fait des courriers des lecteurs". Comment peut-on imaginer pareille chose ? ça ne serait donc pas toujours les lecteurs qui écrivent ?

Fin décembre 09. Il y a quelques jours à la télé (5 à 7 secondes par info) on nous montre qu'aux USA, où l'on roule à droite comme en France, les facteurs ont une voiture conduite à droite pour pouvoir distribuer aisément le courrier (côté trottoir donc). Bravo, ce n'est pas chez nous que l'on songerait à faciliter la vie des employés tout en limitant les risques d'accident.
Mimétisme de télé aidant, un autre reportage nous montre à nouveau un facteur avec une voiture conduite à droite, en soulignant la même astuce, mais cette fois, ça se passe en Angleterre et en Suède. Sauf que, dans ces deux pays on roule à  gauche avec des voitures avec volant à droite !!  vous me suivez ? il n'y a plus d'anomalie ni aucune adaptation du tout !, Soyez vigilant, on vous berne sans cesse !!

J'ai eu la triste occasion de voir un voilier à quai exploser dans un port de la côte d'Azur (réchaud à gaz butane). Une femme a sauté à l'eau en criant, sortie on ne sait comment (par le roof de bois, ouvert en deux, ou par la porte ? des hommes proches l'ont sortie de l'eau et l'ont portée sur le bateau voisin (j'arrivais à ce moment là sur les lieux); ils étaient couverts de lambeaux de peau (elle est morte peu après à l'hôpital). Le bateau qui brûlait a alors été tiré au large par des volontaires (en bateau), de l'autre côté de la jetée, où il a continué à se consumer. Les pompiers sont arrivés à ce moment et n'arrivaient pas à raccorder leurs tuyaux (j'étais devant l'un d'eux). Finalement, le bateau, toujours en feu, à été ramené et les pompiers ont éteint ce qui en restait. Le lendemain, on lisait dans le journal "grâce à l'intervention rapide de nos pompiers, le sinistre à pu être rapidement ..).

Une chaine de de télé "réfractaire", ausculte ses confrères afin de dépister quelque anomalie; j'y ai appris que lors d'une émission sur la guerre en Tchétchénie, menée par les Russes, les attaques impliquaient, en y regardant de près, des chars américains et des F16 !  bizarre, bizarre. Explication: n'ayant pas d'images, ils avaient repris des bandes sur la guerre en Serbie. Après tout, c'est pareil, qu'en pensez vous ?  j'ai moi-même constaté qu'en parlant d'un village, ils en montraient un autre que je connaissais. Après tout un village c'est un village, qu'en pensez vous ?  C'est le grand jeu des médias, avec ses interview et ses sondages et ses falsifications. Avez vous vu les personnes interviewées ?  bon chic, bon genre bien souvent. Pas très populaire ni clair, tout ça. Comme cette jeune fille qui à 17 ans, ivre de liberté, est partie seule à Paris pour ses études ? la pauvrette, seule dans un logement que personne à cet âge ne peut d'offrir à Paris ! Elle revenaient voir ses parents, tout de même !  Aisés, les parents. Ça vous bouleverse des choses pareilles. Et on nous en montre tous les jours de comme ça.

 Il peut arriver, vous entendez, que l'on nous montre des gens normaux, simples quoi, aux revenus modestes, comme c'est le cas pour une bonne partie des français qui sont un peu à l'étroit dans un appartement simple, normal quoi. Avec des plafonds plutôt bas, vous savez ? quelque chose comme 56 mètres carrés avec un placard à l'entrée et c'est tout; sans balcon - ne pensons pas à une terrasse - ni peut-être sans doute de porte fenêtre qui permet de voir en bas et donne une impression d'ouverture; le tout pour - en province, pas trop mal placé -  représente près de la moitié d'un Salaire Minimum quand même.

Un de ces logements, un vrai ! a fait dire un jour à une personnalité qui était venu visiter pour les besoins d'un reportage s'est écrié "mon dieu que c'est petit chez vous !" cri du cœur qui en dit long sur l'ignorance des autres. Les reporters ne les fréquentent pas -  sauf cas très exceptionnel - car ils n'en connaissent pas; ou alors ils y ajoutent des décors, habillent, coiffent; maquillent, transforment tout, quoi. Parce que, à la télé, ça ferait moche ! qui veut voir ça ?

N'importe quoi. Leurs manèges les plongent dans des situations ubuesques ! c'est ainsi que nous avons pu voir, ébahis, la même personne interviewée deux fois dans la même soirée sur le même sujet, par deux chaînes différentes ! l'une après l'autre. Il s'agissait en fait d'un syndicaliste, ce qui est très souvent le cas. Voici plus ridicule encore: lors d'émeutes de banlieues, des journalistes interviewent deux personnes "du milieu", afin de recueillie leurs points de vue sur les désordres. Seulement, ils ne savaient pas que l'une de ces deux personnes était une journaliste qui, "par commodité", jouait le rôle !

Météo quand tu nous tient ! Télé et météo. Grisés par le succès des prévisions météorologiques, ils tentèrent de laisser croire, à renfort d'ordinateurs prestigieux, de graphismes et d'animations, qu'ils prévoyaient eux-mêmes le temps.
Rappelés à l'ordre par Météo France, ils retrouvèrent meilleure raison et furent même contraints à citer leur source dans leur show. Par un nouvel accord avec Météo France, qui y trouve sans doute intérêt, ils imaginèrent la météo à 7 jours - avec une curieuse notion de % de probabilité !  Pour être honnête, il y a eu un progrès: j'ai connu ce merveilleux message systématique:  "Dimanche, grand beau temps" !  rappelons que pour les marins et les aviateurs, la météo c'est.. pour les bulletins météo ne sont établis que pour les quelques heures qui suivent.



Dans sa classification des quatre réseaux d'intellectuels, Emmanuel Lemieux (Nouvel Economiste), désigne ces journalistes sous l'appellation "médiacrates".


Quelques omissions.
Les morts d'Afrique ne comptent pas. Pas plus que ceux d'Asie, du Bengladesh, d'Équateur, du Tibet ou d'ailleurs.
Au Sahara occidental, au Sénégal, au Soudan, en Côte d'Ivoire, au Gabon (de 1998 à 2005,  3,8 millions de morts, sans parler de esclavagisme domestique, d'enfants, ou sexuel ; des milices de toutes origines font régner la terreur), en Centrafrique, en Ouganda, au Rwanda, en Somalie, au Libéria, en Sierra Leone (source, le "ramses" 97, institut français des relations internationales. Depuis toujours. Des millions de morts (interethniques ou génocides), qui n'ont du reste jamais intéressés personne.
A ces calamités convient-il d'ajouter les famines et le manque d'eau ?  les exodes aussi, par millions, qui pénalisent les pays voisins. La raison en est bien souvent par surpopulation au regard des ressources ou de l'inertie et fatalisme culturel. Une mauvaise année et c'est la catastrophe. La famine a repris au Niger et le gouvernement déclare qu'il va prendre des mesures pour constituer des réserves afin que "cela ne se reproduise plus". Il y avait donc quelque chose à faire? cela fait cinquante ans que ça dure. Ce qu'on aime nous montrer, c'est l'enfant qui va se noyer en lâchant la branche, ou mourir de faim entouré de mouches qu'il ne plus chasser, squelettique, les yeux immenses et le ventre gonflé. Faut-il ajouter que sa peau va se gangrener et tomber par plaques ?

Les 500.000 enfants Irakiens morts par manque de tout par la faute d'un embargo imbécile ? c'était le prix à payer a dit brillamment Mme Albright. La formulation est surréaliste, qui paie ? ce ne sont pas les enfants américains qui sont morts !  Du reste, on n'en entend jamais parler de ceux qui paient, seuls les morts américains ou ceux des pays occupant (en réalité assaillant), comptent. Pour l'Irak, Il y a eu une petite lueur avec Al-Jezira, la radio rebelle musulmane, par laquelle nous avons été un peu informé. Mais quelques journalistes ont été tués et ça s'est arrêté. Il faut dire qu'ils leur en avait déjà tué ailleurs. Quant aux autres journalistes, tirés comme des lapins sans que personne n'ose le dénoncer, à compter du notre, écrasé sous un char, n'en parlons plus, c'est la guerre. Ne venez pas nous déranger, circulez, il n'y a rien à voir. Toutes les images que nous avons vu et que nous voyons encore sont américaines ou presque. Les journalistes ne sortent pas de l'hôtel et attendent qu'on leur donne la pitance. Je ne leur en veux pas, le risque est réel, soit d'être enlevé, car le désordre est total depuis la démocratie, soit tiré à vue par des américains, comme l'Italienne qui a eu beaucoup de chance (pas son guide, qui est mort pour la sauver, assassiné par trois types de balles différentes).
Maintenant encore, TOUT pour les morts ou blessés américains, et occidentaux, RIEN pour le peuple irakien, qui a tout subi tout perdu n'en déplaise aux anti-Saddam primaires qui pensent que si le peuple est massacré, gravement handicapé sans soins, en nombre considérablement supérieur (entre 100 mille et 600 mille), les infrastructures du pays cassées (eau, nourriture, électricité chauffage, médicaments, hôpitaux), son insécurité largement accrue ainsi que l'apartheid religieux, le manque de tout, ce n'est finalement que justice. L'injustice d'un peuple attaqué ainsi pour rien, ou plus exactement pour bien pire, est révoltante. Et ce n'est pas tout, des gens supposés terroristes ont été envoyés dans des pays étrangers pour y être torturés et tués, le survol de nos pays autorisé, car cela dédouanait l'Amérique qui pouvait ainsi affirmer qu'elle respectait les conventions internationale. C'est ainsi que l'on torture à Guantanamo, qui n'est pas sur sol américain tout en l'étant.  Cela n'empêche pas que "l'on" plaigne l'attaquant barbare qui n'a fait cela que pour mettre main basse sur du pétrole et s'installer "dans le coin". Rien sur les mensonges, les fausses informations et créations destinées à la télévision (dessins d'attaques bidon des USA, canons longue portée fantoche, sous-sol creusé partout constituant une ville sous la ville (il n'y avait rien), armes de destruction massives que personne jamais vues par les experts, horreurs perpétrées sur des enfants (ça marche toujours) etc, le grand jeu de la contre information.

Bombarder 100 personnes lève moins de fureur qu'en torturant à la limite de la noyade (waterboarding). New York Times. L'article appelle notre attention, sur le fait qu'il y a morts et morts, mais sous une autre face : le fait que la télécommande éloigne de plus en plus le tueur de sa victime, à des milliers de Km de là,  et le rend encore plus inconscient de ce qu'il provoque au plan humain ; il joue sur son écran par technologie interposée et tue des gens, casse sans pouvoir en ressentir les effets, comme un robot. En premier lieu, il pointe l'irresponsabilité qui s'interpose dès lors que la technologie intervient (hibis : vous connaissez déjà, "ce n'est pas moi, je n'y peux rien, c'est l'ordinateur"). On tue et massacre ainsi en toute irresponsabilité. Les futures batailles se feront à coup de "drones" télécommandés à 6.000 ou 20.000 km. Ils pourront tout massacrer sans aucun risque, ne voyant que des plans des cartes, des bâtiments, des installations. Tant pis pour le reste, tant pis pour les bavures, tant pis si on s'est trompé de carte ou de pays. L'auteur développe ensuite l'évolution depuis l'époque où l'on se regardait dans les yeux pour enfoncer le glaive, puis tirant sans risque au fusil etc, jusqu'à la violation permanente de la convention de Genève.

Texte original en anglais (Google peut vous le traduire à peu près).
Bombing 100 prople draws less furor than waterboarding one. But what about the absolute power of the CIA "pilot", thousands of miles from his unmanned aerial vehicle, who pushes a button and unleashes distant death ? As a different former C.I.A. official said, "imagine a Hellfire missile coming through your roof. You die in a burning pile of rubble. Isn't that torture ? Not quite, Dr Rejali answer: "The people you're killing with a predator", he said, are not detained and helpless". Our earliest ancestors had to look into the eyes of their enemies before clubbing them to death into the brutal territorial disputes on the savannah. Then one could hurl rocks from the high ground. And ever since, war, wether fought with arrows, grows steadily more distant and impersonal. That has never been more true than in our own age of robotics, satellite communications and surgical-strike missiles. American commanders believe drones have severely weakened Al Qaeda's leadership in Pakistan without risking a single American soldier. But it is not that simple. The survivors seek revenge. The drone warfare could promote the psychologie of anti-American militancy that is metastasing in the region. he use of drones is viewed as a sign of cowardise and the drone attacks can provoque rage on the ground. When combattant in one side isso detached from the carnage of battle, there is a risk of commanders' becoming "more cavalier" about the force they use. And in another way, a robot soldier would be anable to violate the Genova convention !!

Les génocides sont soigneusement sélectionnés.  Interview d'un américain. L'extermination des juifs d'Europe est une vérité historique, peut-être pas unique mais singulière, non ? Ce fut un crime horrible et unique, mais il y a beaucoup d'autres crimes uniques. Pourquoi aurait-on le droit de nier le génocide des Mayas au Guatemala ou celui de nombreuses populations indigènes de l'hémisphère occidental - ce que d'excellents journaux américains ne se privent pas de faire et pas celui-là ? Le génocide des Indiens n'a peut-être pas, ne serait-ce que parce qu'il est plus ancien, le même poids dans la conscience européenne et occidentale. C'est bien le problème ! Mais cela n'a rien à voir avec le temps écoulé: le génocide des juifs s'est arrêté en 1945, le massacre des populations indigènes se poursuit. Au Timor-Oriental, entre un quart et un tiers de la population a été décimée avec l'accord des Etats-Unis et de la France, et peu de gens le savent alors que tout le monde connaît les crimes de Pol Pot. La vérité, c'est qu'on a le droit de nier les crimes des puissants, les nôtres. Seuls les crimes des autres ou des perdants sont protégés du négationnisme. Cette hypocrisie est insupportable ■
Nous sommes au XXIe siècle et vous êtes américain. Vous critiquez durement votre pays. Les Etats-Unis peuvent-ils être responsables de tous les maux du monde?
Ils sont responsables d'un très grand nombre d'atrocités, parce que, depuis 1945, ils dominent la politique et l'économie mondiale. Et cette domination a été voulue par les décideurs qui, pendant la guerre, imaginaient une zone d'influence américaine comprenant l'hémisphère occidental, l'ancien Empire britannique et l'Extrême-Orient - les «deux rives des deux océans». Dans cette zone qu'ils appelaient The Grand Area, aucune souveraineté ne devait s'opposer à celle de l'Amérique. Et ils ont réussi. En commettant de nombreux crimes. Mais le monde est désormais multipolaire, la Chine est une puissance mondiale.




Prêts à tout pour une audience dont ils nous rebattent les oreilles pour rassurer leurs investisseurs en pub, ils ne nous offrent guère que des audiences bêtisier, car il est clair que la multiplication des chaînes ne multiplie ni les talents, ni les budgets utiles.

Les médias dénoncent tout ce qui ne leur portera pas ombrage (on les comprend) et là s'arrête leur indépendance et même bien avant je pense, car le milieu pratique à peu près tout ce qu'il dénonce, à commencer par le code du travail. On est viré (avec de belles compensations..) en l'apprenant dans les journaux ou au retour de congé; les femmes servent de faire valoir et vous trouvez pas une qui ne soit pas cadrée par un mec. Si elles se rebiffent, elles sont virées. Les médias mentent comme personne, montent des programmes que la morale devrait interdire. Ils détournent tous de l'argent en montant des sociétés de production, en payant les intermittents du spectacle avec des indemnités de chômage, les sous-fifres au minimum, ou falsifient leurs émissions comme cela a été dénoncé pour l'émission "un mariage de rêve", où les gagnants ne trouvaient plus aucun écho de ce qu'ils avaient soi-disant gagné (on les envoyait promener après). Tout le fric était pour l'animateur, pas même condamné, preuve que le système est efficace. Bon nombre d'entre eux devraient être en tôle.

Les programmes TV sont articulés autour du fond de commerce et une bonne partie du temps restant est un remplissage poudre aux yeux pour faire patienter le client et surtout éviter qu'il zappe sur d'autres chaînes. Dans les creux" des programmes, on vous montre donc des successions d'images choisies pour vous montrer comme c'est intéressant et vous faire saliver, car on n'oublie pas la jeune femme svelte et déshabillée.  Il y a de grandes chances que le programme des autres chaînes soit d'ailleurs le même car
ils s'épient comme on ne peut guère l'imaginer;
j'ai vu une fois trois chaînes qui traitaient un sujet identique au même moment.

Leur fond de commerce c'est la PUB directe ou cachée. La PUB directe est limitée à un quota controllé par le CSA; Il a été régulièrement augmenté. Comme ce n'est pas suffisant pour leurs salaires, il y a aussi les pub cachées; telle que les invités qui viennent présenter leur film, leur chanson, leur livre; mais aussi la météo (sponsorisée), les spectacles "offerts par" - de plus en plus -  auxquels il convient d'ajouter les jeux avec appel téléphonique ou SMS à des tarifs d'usuriers; ajoutons y les téléachats qui n'en n'ont pas l'air (présentation de produits, gadgets etc. pour amuser les foules, ou encore de fausses émissions sur les voyages découvertes, sponsorisés par une agence de voyage. ILS N'ONT JAMAIS ASSEZ D'ARGENT !! pour qui, le spectateur ? ce ne sont pas les recettes de cuisine, le jardinage, et assimilées qui leur coûte cher, non l'argent, tout l'argent, c'est pour quelques uns.

Les sujets les plus dérangeants.
Avec ses téléréalités du sexe - "qui trompera l'autre en premier" -  mais aussi ses horreurs, la course à l'audience ne fait pas dans la dentelle. "La mort en direct", sujet qui a toujours fasciné les cinéastes et autres producteurs médiatiques, est l'un des sommaire par thème convoités. Comment faire vrai ? en faisant réellement mourir en direct ; on a dit que certains films d'Amérique du sud pratiquaient la chose ce qui, vu le nombre de disparitions et assassinats de femmes dans certains pays, n'étonne même pas.

Voici quelqu'autres variantes :
"les momies vous fascinent" ? " vous rêvez d'être embaumé ?" La chaîne Channel 4 recherche un malade en phase terminale disposé à se faire embaumé devant les caméras.

La chaîne britannique et la maison de production Fulcrum ont publié une annonce dans divers magasines, dans l'espoir de trouver un candidat "au processus de momification utilisé dans l'Egypte ancienne". Le scientifique chargé de l'opération aurait déjà fait ses armes sur un grand nombre de porcs. Daily Telegraph. Courrier International janvier 2010.

Les médias, comme toutes les puissances démesurées, ne travaillent plus que pour eux-mêmes.

 


Sondages. Ils répondent à une sollicitation, puisque ce ne sont pas des statistiques légales. A partir de là, la tentation de ne pas trop déplaire peut intervenir !  53 % des français ont élu Mr Sarkozy, cependant le Figaro révèle que 70 % d'entre eux pensent que "sa manière d'exercer la fonction de Président de la République correspond bien à leurs attentes" (pas les 70% des 53% qui l'ont élu, mais bien de tous les français !).  Quand on fait le total de certains pourcentages, on peut dépasser les deux cents pour cent !  l'année où Mr Lepen a fait son meilleur score, on n'avait pas sondé les français sur leurs intentions en sa faveur.. Quand il ne savent pas, ou ne veulent rien dire, ils font du 49.5 contre 50.5.
Il y aurait des des sondages plus intéressants (??), mais qui paierait ?  Combien de français et de françaises font l'amour le premier samedi de novembre ?  Le fait réel est qu'ils tentent toujours et encore de nous influencer et de nous faire croire que.


Arrêt sur les mots

Grec et latin ont été les premières langues internationales - réservées toutefois aux gens de culture - qui permettaient de se comprendre, en Orient tout d'abord pour le grec (on traduisait en grec pour "vulgariser"), puis extensivement dans tout l'occident pour le latin. Ce qui nous paraît précieux était donc aussi utilitaire dans le monde religieux et médical. Leur avantage a été par la suite de ne pas être compris des autres, ce qui faisait bien plus savant. L'anglais a écarté ces langues qui demeurent cependant dans bien des mots (un "pensum") et expressions (le devise de Paris "fluctuat nec mergitur", je flotte et ne sombre pas)

Le langage à la dérive.  Le "sabir", qui s'est développé en Afrique du nord, est la langue des français qui, pour une nécessité essentiellement commerciale, mêle français et arabe avec de l'espagnol, italien etc. Presque un début d'espéranto, dont les espoirs qu'il portait se sont pourtant évanouis (on ne crée pas une langue pour les autres !). Le Pidgin est la langue de relation des anglais avec des langues d'Asie et d'Océanie, alors que de leurs relations avec les mélanésiens, est né le bichlamar.
Quant au "charabia", c'est un mot d'origine provençale qui désigne l'arabe (vient de l'espagnol "algarabia") pour évoquer un langage confus, inintelligible.

Francophonie. l'extrait d'un article publié par le CNRS (journal du CNRS n° 200 septembre 2006) : Je cite : "largement plus de 1,3 milliard de locuteurs parlent le mandarin, 600 millions l'anglais, quelque 400 millions l'hindi, 400 millions l'espagnol, 300 millions le bengali, 200 millions l'arabe, autant le portugais, presque 200 millions l'indonésien et 180 millions le français. Ce qui situe statistiquement le français aux alentours du 9e rang des langues les plus parlées dans le monde, « une position assez favorable mais qui n'est atteinte que si l'on inclut dans le décompte un nombre de personnes réputées francophones bien supérieur à celui des locuteurs natifs proprement dits (7o millions) », insiste Claude Hagège, titulaire de la Chaire de théorie linguistique au Collège de France et Médaille d'or du CNRS en 1995. De son côté, Dominique Wolton, directeur du laboratoire « Information, communication et enjeux scientifiques » du CNRS et membre du Haut Conseil de la Francophonie, juge la situation « tout sauf brillante : il y a beaucoup à faire, et vite, si l'on veut conserver au français un statut de langue internationale ».

Le franglais
L'anglo-américain domine le monde et il est bon de s'y plier, en admettant de facto sa suprématie pratique. Cependant une langue c'est, plus encore de nos jours, du commerce, mais également des règlements, du droit, un mode de vie et de pensée : si l'on n'y prend garde, c'est une soumission qui s'installe peu à peu; soit de l'autre côté, une suprématie sur tout.  Ce jargon anglo-saxon nous est quotidiennement servi par les journalistes, pour paraître au Top. On parlent ainsi du Must (si le mot est anglais, l'expression ne l'est pas), d'un panel (un groupe représentatif ; panneau, tableau de bord), une niche n'est pas pour le chien, mais désigne un créneau commercial, soit un petit domaine du marché qui n'est pas trop exploré par les autres. Le vintage est le millésime, l'ancienneté. C'est glamour évoque le luxe et la volupté de la mode; c'est un collector (connotation de collectionneur); c'est du live. J'ai même entendu "Untel, qui vient d'arriver pour un live en direct" !  "in live" signifie "en direct", en vrai, vivant (prononcer in comme inerte et live comme aïe ou l'ail); un live en direct est donc une répétition (pléonasme).
Notre pratique commerciale et culturelle (radio- télévision), nous inculquent donc la pratique d'un bichlamar franco-anglais.
Des esprits chagrins se sont offusqués - à juste raison -  que dans la plupart des grands groupes français, les réunions de direction et à fortiori les réunions annuelles de bilan aient lieu en anglais, sous prétexte que les actionnaires étrangers y participent. Les exemples sont nombreux, et je connais l'exemple de Delsey (bagages français) .

Encore quelques usages, non exhaustifs, loin s'en faut d'autant que chaque entreprise, chaque milieu a les siens !  c'est un "casting". Dixit un ami de la télé, pour dire "un essai". En anglais, c'est la liste des participants d'une production. On a fait un "deal" (conclu un accord- to deal = négocier). Il y a déjà les dealers, de triste réputation (revendeurs). Il n'y a plus d'entraîneur, mais des "coach". On "debriefe" un otage à la DGSE. C'est à dire qu'on lui fait raconter son histoire; to brief, c'est informer, expliquer ce que l'on va faire. Le "marketing" est déjà ancien (lancement commercial); on fait depuis du "merchandising" (présentation et ordonnancement des produits), on établit un "process" (une procédure, procédé), et l'on pratique le "testing" (recours à de faux clients), ce qui rime avec un "packaging" (qui inclus tout le nécessaire). Tout ceci pour faire du win win (winer winer serait mieux, soit gagnant, gagnant). On y parvient mieux en "customisant" (de customer, client). C'est "hype", c'est à dire "tendance", à la mode, "smart" peut-être. A la radio et la télé, il y a le "jingle" comme dans la chanson de Noël "jingle bell, jingle bell...). Le jingle est un terme typique anglais qui tinter, sonner, avec évocation du mouvement de cloche. En radio TV il marque une transition. Tout cela est "hype", tendance pour certains. Un venu du foot, il s'est fait "taclé". Phonétiquement car comment l'écriraient-ils ? tackle - prononcer "téqueul" - en anglais, signifie saisir, problème ou à bras le corps). Le mot "plaqué" est mieux pour un footballeur qui porte un maillot "collector".         suite colonne droite 

Le franglais (suite).
Les langues sont autant des instruments de communication que des visions du monde : « On pense et on crée dans sa langue, non dans une langue véhiculaire. » Pourtant, sous nos latitudes, nombreux sont les chercheurs qui pensent que le plus important reste de pouvoir diffuser la pensée, quitte à travailler directement en anglais, langue de référence dans de nombreuses disciplines. Réponse éclair de Dominique Wolton : « La plupart de nos élites scientifiques, politiques, technocratiques, économiques, artistiques et médiatiques, pensent que parler la langue du maître constitue une preuve de modernité, une forme d'intelligence, en tout cas d'adaptation au monde contemporain. La trahison des clercs, c'est, en l'occurrence, le fait d'abandonner le français, par conformisme, et se contenter du sabir anglophone.

On dit qu'il faut "supporter" le Paris St Germain. En français, ça veut dire subir un inconvénient, ou soutenir quelque chose ; mais pas encourager, car ça c'est de l'anglais (to support = encourager). Il est "addict" à la cocaïne ! en français on disait "dépendant". C'était assez clair il me semble. Addiction est maintenant au dictionnaire.
Il est vrai que le propre d'une langue vivante (pratiquée) est d'évoluer, mais si je suis d'accord pour conserver en partie l'originalité d'un mot étranger et ne pas tout traduire en français, je ne vois pas la nécessité d'utiliser l'anglais pour traduire le français !  au point de tenir les conseils d'administration en anglais dans les grandes firmes. Une sorte de jargon domine donc désormais, relayé par les journalistes qui s'en glorifient. Le premier mot à connaître est le "turn over" (chiffre d'affaire), souvent détourné dans le sens de rotation de capitaux, renouvellement, réinvestissement). et "process" fait plus évolué et plus court que processus. déjà anciens "le best off" ou le "collector" (collection) associés au départ à la musique enregistrée.
Si on retenait de l'anglais le pragmatisme et l'efficacité qui s'y attachent, nous n'aurions pas tout perdu, loin de là; mais ce n'est pas le cas car on ne l'utilise que par facilité, les mots ou les phrases étant généralement plus courts, et parce que nous sommes dans cette spirale de la mondialisation. On ne parle généralement que très mal l'anglais , mais ça fait bien.  Mieux vaudrait donc faire évoluer notre propre langue dans le même sens, par exemple en associant un verbe à chaque mot, ce qui commence à se pratiquer dans "le peuple". Je n'irai cependant pas jusqu'à vouloir réduire exagérément un vocabulaire pourtant pléthorique (et très peu utilisé). Plus que le vocabulaire lui-même, ce sont les multiples orthographes d'un même mot qui déroutent. Mair rien n'est joué car désormais, on va au drive des super/hyper marchés pour prendre ses commandes effectuées par internet.

Un petit aparté pour éclairer le sujet. Voici un exemple de simplification anglaise : un anglais n'a pas de mot spécifique pour dire monter ou descendre, ce qui nous étonne toujours. Il dit "go up" ou down, "climb up" ou down. Quand on apprend l'anglais, on est persuadé que to climb signifie monter !  chez nous une pente "descend", sauf en géométrie) et une côte "monte", les anglais ont une déclivité vers le haut ou vers le bas (a slope). Un autre verbe simple est "to pull" que l'on traduit par "tirer", mais qui est utilisé bien différemment : "the train pulled away, slowly at first" (le train démarra); et on le retrouve en sens inverse : "pull in" arriver !  un vocable des plus déroutants est le célèbre "to get". Les anglais disent de nous que nous avons un mot pour chaque chose. c'est exact pour les "pinguins" alors que nous distinguons les pingouins des manchots; sans doute ont-ils davantage de mots génériques, qu'ils complètent de leurs caractéristiques. Une pierre d'angle est en anglais  "an angle stone", c'est à dire une pierre d'angle. Dans la bonne société, c'est chez nous une "pierre angulaire". Un exemple qui me ravit toujours est celui-ci : chamel", soit "un chameau-elle" donnant chamelle par contraction. Cependant, leur règle s'applique en fait aussi aux autres animaux. N'en déduisons pas que leur langue est simple, car le sens dépend aussi de la forme des phrases (sémantique), et ils nous battent dans ce domaine. A cela s'ajoute une grande richesse de construction des phrases, dont le sens peut varier bien au-delà de notre très célèbre "vos yeux comtesse, d'amour me font mourir", arrangée à loisir mais qui  en conserve le même sens. Et il y a ce qui nous déconcerte le plus, a myriade de prépositions telles que on off, in, out, up, down etc, sans parler des accents toniques à l'italienne et des variations de niveaux à la chinoise, toutes choses que nous ignorons. Fin de l'aparté.


Le français leur paraissant peut-être ordinaire ou difficile, en tout cas peu gratifiant, ils préfèrent avoir recours à l'anglais.

Fort heureusement, nos canadiens francophones du Québec, s'efforcent de tout traduire en français, écrivant "arrêt" au lieu de stop sur les panneaux routiers; on y parle de sa chambreuse pour l'amie qui partage le logement ("roommate" en anglais, copine de chambre. A playmate est le ou la petit(e) ami(e). Et dans ce petit sous-pays d'un ensemble anglophone, c'est la "fin de semaine" et non le week-end, qui est retenu, le temps d'aller "magasiner" et non faire du shoping. Tous plus longs en français que leur équivalent en anglais.
Dès lors, on comprend qu'ils se méfient de la France, comme les autres pays pratiquant notre langue, au point de ne pas la voir présider la francophonie comme cela a été proposé.

La francophonie, ce n'est pas la France qui l'impose ou qui la contrôle et ils ont bien raison.


Les mots pour le dire.>

Les mots traduisent-ils la confusion de ceux qui les utilisent ? Il ne me vient guère d'exemples à l'esprit (je suis désespérément réfractaire), mais il y en a, formant des phrases que personne ne comprend. Y compris, m'a-t-il semblé parfois, ceux qui les prononcent. Un peu comme sur les imprimés administratifs, ou en réunion avec des spécialistes, ou encore dans quelque manuel scolaire, car dès le CM1 et peut-être même avant, le langage peut alors devenir tout à fait inquiétant.
Le corps enseignant supérieur a ainsi inventé "le référentiel bondissant"; autrement dit, un ballon ! qui est aussi "décliné" de manière plus populaire dans "je rebondis" sur ce que vous dites; comment, à pieds joints ? pour dire je reviens sur ce que, je reprends ou pour reprendre ce.. et à la rigueur, je réagis sur.
Un maître de conférence
, discourant sur une grande chaîne de radio française, cherchait des mots si compliqués qu'il ne parvenait plus à s'expliquer, déclarant enfin, "à cette profondeur temporelle..". Cela pour revenir aux premiers hommes antérieurs aux hommes préhistoriques(hominidés), et de l'apparition du langage rendu possible selon lui, par l'abaissement des cordes vocales !!  Dans le domaine informatique, j'ai vu afficher à l'écran, "supprimer toutes les occurrences non enregistrées". C'est du français, rien à dire, on le retrouve dans la bible ou son exégèse, mais pour une notice, cela ne facilite pas la compréhension.
2015. Selon les nouveaux programmes scolaires, apprendre à nager se dira  "traverser l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête";
Il y en a qui ont du y rester trop longtemps
..

J'ai relevé des mots "impossibles" dans des manuels pour CM1  CM/2 !  sont-ils devenus fous, nos meilleurs de la classe? Non, mais il leur faut nous montrer une supposée suprématie.

Rares sont les imprimés administratifs clairs. que faut-t-il mettre dans cette case ? nous voilà plongés dans las affres de la perplexité !

On nous a pourtant appris, de Boileau,  "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément".

"Les précieux ridicules".  "Les méandres du politiquement correct" font dire qu'un aveugle est un "non voyant" ou " mal voyant" si le malheureux perçoit quelque chose, qu'un chauve est un "déficient capillaire" ; un paralysé est devenu un " handicapé", puis un "handicapé moteur", puis "une personne à mobilité réduite". A quand la "personne automatisée" pour les fauteuils roulants ?  On ne trouve plus de clochards, de pauvres, de sans ressources. Un pauvre devient "un exclu", une personne qui a tout perdu, "un sans abri", ou "un sans domicile fixe", (SDF),  ce qui vraiment très imagé. Ceux qui n'ont pas eu de chance, sont "les accidentés de la vie". 

Je suggère de classer dans les "sans domicile fixe", la catégorie des très riches, qui ont de multiples domiciles, sans que l'on soit certain d'en identifier un de vraiment sûr, tant ils vont de l'une de leurs résidences à l'autre, en passant par les hôtels de luxe, parfois situés dans les paradis fiscaux.

Un cancre est "en échec scolaire"; mieux encore désormais, et plus prometteur, il est "en situation de résultat différé". Ne vous inquiétez pas, ça va venir..
Il y a donc plus grave ? oui, sans conteste. Deux exemples retenus en médecine : "le trouble obsessionnel compulsif", le "TOC" vous rend toqué (définition : épris - quelque chose, quelqu'un - un peu fou, maniaque). Avoir un trouble, c'est déjà gênant. Qui plus est obsessionnel. Mais compulsif, imaginez vous cela ?  nous allons tout droit vers "un état psychologique fragile" .. (par exemple, choqué, prostré, fou ou simplement drogué)."le processus vital est engagé" ; on a donc appuyé sur un bouton, comme pour la machine à café, et l'on attend maintenant qu'il meure ?  autrefois on disait "le pronostic est réservé" pour signifier que les chance de survie étaient faibles ou nulles.

"l'hypertension" vous fait craindre que ça puisse sauter à tout instant; j'en ai fait la remarque à mon médecin qui m'a répondu "super", ça serait mieux ? pourquoi pas forte ?
Quelqu'un d'endetté est "en difficulté de paiement". Ça, c'est sûr. Si ça s'aggrave, il devient "surendetté". La médecine, le droit sont les champions toutes catégories ; les maladies rares sont devenues "orphelines", sortes de pauvrettes bien esseulées.
La famille monoparentale est-elle bien une famille ? de même que la famille "recomposée" (qui est plutôt décomposée).

On s'est aussi préoccupé des petites gens, occupant de petits métiers. C'est ainsi que les caissières sont devenues des "hôtesses de caisse"; c'est fou le nombre d'hôtesses qu'il y a maintenant. Dommage que la respectabilité que leur accorde l'entreprise s'arrête là. Les voyageurs de commerce (quel nom), des VRP, "voyageurs représentants professionnels". A ne pas confondre avec les "VIP", qui sont les "very important person". Dernièrement, on évoquait "les minorités visibles", ce qui suppose qu'il y en a de cachées ? Ben voyons, c'est vous et moi, évidemment. Les autres font du raffut, elles s'expriment en emm.. tout le monde et on les écoute, on les bichonne.
N'oublions pas "les pays du tiers monde" en représentent largement les deux tiers)? Certains sont  "en voie de développement" depuis si longtemps.. qu'ils seraient plutôt en voie d'effondrement vu que les visées internationales des pays riches, conduisent à y soudoyer à la fois quelques hauts personnages pour s'assurer de sa fidélité, ainsi que les opposants au régime que l'on arme pour lutter et affaiblir le pouvoir soutenu. "L'aide" ainsi apportée, appuyée par quelque prêts qui ligoteront un peu plus le pays, permet de s'octroyer à bon prix toutes ses richesses. Les mots ont décidément une grande pudeur. De fait, ces pays sont "inféodés", autre mot à la mode pour exprimer la dépendance, voire la soumission.



On ne dira jamais assez la trahison des mots "la parole humaine est un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, alors que nous voudrions atteindre les étoiles", faillit s'écrier Gustave Flaubert avant de se raviser ; il préféra l'écrire.


Le but est d'éviter à tout prix d'appeler un chat, un chat. Ça fait plus évolué ?  il y a suffisamment de jargons savants pour ne pas compliquer un peu plus la vie des gens. Alors ki-ka-d-ra-p ?

Il n'y a plus de races mais des "ethnies", bien que quelques audacieux y reviennent. Le fait que, sur cette terre, seuls les blancs soit poilus sinon carrément velus, ne milite pourtant pas en leur faveur, car ils seraient plus proche des animaux que les autres; cependant, seuls les animaux se distingueraient par leur race et non par leur ethnie, vu qu'ils ne sont pas civilisés. L'objectif est donc de rappeler que l'homme n'est pas un animal, comme sous l'inquisition. Au regard de toutes ses exactions, dont on ne peut douter, il n'est pas bestial, il est pire.

Le "Global Language monitoring (GLM)", organisation anglophone qui "traque les termes bateau qui ont le vent en poupe", selon un journaliste, vient d'établir le "top 10" du politiquement correct à travers le monde. On y découvre que l'on ne dit plus "échec" mais "succès différé", comme pour l'invasion de l'Irak, que le mot "terroriste", trop substantiel, s'est effacé au profit de "misguided criminal", "criminel dévoyé" ou "dérouté", comme les avions. Parfois la poésie s'y glisse. Ainsi, l'offensant "brainstorming", soupçonné de désobliger les personnes atteintes de tumeurs cérébrales, s'est incliné devant "a thought shower", ou "averse de pensées".

Les mots pernicieux, falsifiés.   "Le complément alimentaire" est l'un des pires que je connaisse : il désigne des médicaments. Vous rendez-vous compte de ce que l'on tente de faire croire ? comment peut-on laisser dire pareille ineptie ? qui plus est dangereuse.

Et pour se référer à quelque chose de solide, et d'uni, rien de mieux que de remonter à la tribu !

Après viennent peut-être "les dégâts collatéraux" (dégâts mineurs et inévitables, de préférence chez les autres !  c'est d'ailleurs c'est "le prix à payer", disait Gondoleza Rice au sujet de bavures en Irak, un prix qui est à payer par ceux qui ont été attaqués !  j'essaie encore de  comprendre. Ils utilisaient aussi un peu des méthodes "contre-productives" (tortures, assassinats de prisonniers transférés dans des pays non soumis à la législation des droits de l'homme).

 Toujours en sciences, la "chimère", pour désigner un virus qui pourrait évoluer en une forme impensable jusqu'alors ou se combiner à un autre. La catastrophe suggérée n'aurait rien de chimérique ! Citons aussi à l'occasion, les journalistes en sont friands "les rafles" pour une descente de police, le "génocide" ou même "l'holocauste" pour quelques morts alors qu'il y en a des centaines de milliers ailleurs que l'on ignore superbement ; "l'intronisation", le "couronnement", le "sacre" en fin, pour une élection.

La surenchère des mots. Comme ci-dessus, il s'agit d'employer un superlatif pour surévaluer et impressionner mais sans intention déstabilisatrice mauvaise. C'est super. Le super(latif) est bon à tout et évite de se creuser les méninges pour chercher un autre vocabulaire; super cool, super cher, super sympa. C'est certainement déjà dépassé mais ça servira d'historique. D'actuel, on peut citer "c'est trop bon" c'est trop ceci, trop cela, pour exprimer que ça l'est beaucoup.

L'intellect en perdition: on se raccroche à des visions artisanales. Ainsi, ceux qui n'ont jamais touché un tournevis participent à un "atelier" pour établir un projet en groupe, et l'on utilisera des "outils"; en fait des concepts purement théoriques ('analyse, mathématiques, etc..) et "mécaniquement", ça ira mieux !

Les mots à la mode. Chez la jeunesse, des banlieues ou d'ailleurs, on cherche à se démarquer des autres, des vieux, de tout; Dans certains milieux plus huppés, on fait de même et il y a toujours la trouvaille de l'année qui se répand comme le feu. "Le boîtier "intègre" un transpondeur .."; il y a un GPS "embarqué", comme sur un navire ; il pourrait être simplement inclus, en équipement. Il y a de véritables énigmes "pour vérifier votre "éligibilité" à l'ADSL, et au dégroupage total, appeler le."; et on doute en plus de la vérification, car si ça ne marche pas, le remboursement n'est pas prévu. Mais "au jour d'aujourd'hui", beaucoup de choses "m'interpellent". On "revisite" pour dire que l'on reprend, réexamine, corrige, rectifie, révise ? Et en tout cas, "on peut dire comme ça", ce qui signifie que ce n'est pas tout à fait ça ? Tout ça est un peu abracadabrantesque. En fait, "j'hallucine".
La problématique.
Il n'y a plus de trouble, de gêne, d'inconvénient, de difficulté, de désordre, d'empêchement, d'obstacle, d'écueil, de préjudice, d'impasse, de blocage, de faisabilité, d'imprévu, d'incertitude, de contrariété, de réflexion, de choix à faire, de dilemme, d'échappatoire, de recherche de solution, de conflit, de risque, de préoccupation, ni même de problème, il y a une "problématique". le mot est lâché. Ça fait plus savant, ça impressionne, c'est énorme. Je n'ose pas avouer le nombre de fois où l'on retrouve le mot problème dans mes textes. Et j'en ai remplacé beaucoup. Je suis aussi une victime. Il va falloir que je me ressource.
 j'allais oublier le mot salvateur : c'est compliqué !

Urbanisme : autrefois, on ravalait, retapait, peignait ; on a ensuite rénové, restauré ; plus vaste et plus coûteux, on réhabilite, ou mieux encore, on requalifie; un summum.

Les langage politique et économique. Champions des faux semblants pour ne pas dire la vérité, leurs détours prêtent bien souvent à rire: la croissance négative, qui est la décroissance, fait appel à un langage mathématique. Autant dire qu'on avance à reculons.

 

Féminisation des mots.
Alors que bon nombre de mots féminins s'appliquent aux hommes sans que cela ne choque personne, la féminisation s'est imposée comme un droit. Je ne suis pas contre mais il faut revoir un bon pan de notre langue. Une règle grammaticale veut que qu'un mot peut être féminisé quand il provient d'un verbe, comme par exemple: danser: danseur, danseuse. L'évolution est le propre d'une langue vivante, à l'opposé des langues mortes (anciennes et non pratiquées), mais au cas présent, il s'agit moins d'une évolution naturelle qu'une modification à grande échelle pour satisfaire les fantaisies d'un lobby (groupe de pression). Les banlieues contribuent à une évolution forcée comparable. Doit-on pour autant mettre "la meuf" et "le keuf" au dictionnaire ? elle y est ou va l'être.

Un pêcheur, une pècheure ou une pécheuse ? mais pas pècheresse prévue par la religion !!  Un entraîneur, une entraîneuse (..); un pompier, une pompière !  ça se complique ensuite avec sapeur pompier; on propose très sérieusement "la sapeur pompière ou la sapeuse pompière"; avec chauffeur, cela devrait donner une chauffeure, mais non, ce sera "chauffeuse" (..), comme le siège, mais il est vrai que l'on conduit assis. La maire de Rouen. Le ou la chef cuisinier allemande ?  Un tribun, une tribune ?  Un préfet, une préfète ? - un (top) model noir, une top modèle noire ? ce mot est masculin d'origine (référence à mannequin); un amateur, une amatrice; une écrivain, une écrivaine ;  un chasseur, une chasseure ou chasseuse, chassière ou "chasseresse", en référence à Diane; que dire pour trappeur ? rappeur ? et de tant d'autres.. un chercheur féminin serait une chercheuse (France Culture ! juin 2009). Dernièrement, j'ai vu très sérieusement l'auteur devenir l'auteure, comme la règle le préconise ; enquêteur pourrait donc donner enquêteure au lieu d'enquêtrice. Enquêtrice serait bien proposé, mais aussi enquêteuse. . Quand à passer du père Noël à la mère Noël, ou du guignol à la guignolesse il n'y a qu'un pas. Une femme sénateur est une sénatrice, mais qu'est donc un premier ministre féminin, une première ministre (ministresse ?) c'est décidé, c'est la première ministre. Que serait une femme peintre, une peintreuse, peintrice, peintresse ?  il y a aussi medecin et medecine, mais on peut biaiser avec doctoresse pour éviter médecine. On dit un homologue, devrait-on dire aussi une femmologue ?  et un individu, une individuse (pour ne pas dire "individuelle").
Pour un contrat d'achat/vente entre ma femme et une autre femme, allions nous faire figurer : Signature de la vendeuse et de l’acquéreuse ?

On voit combien la gent féminine nous entraîne vers d'inextricables complications, dès lors que le féminin n'est pas évident. Si vous voulez élargir le débat, deux livres  : "le langage au féminin" et "le dictionnaire de féminisation". Sous toute réserve car, sans être misogyne, ce sont naturellement des propositions de féministes. Enfin, quelqu'un a ajouté, " faut-il préciser à chaque fois qu'on parle des français : les français et les françaises ?  et il ajouta "ce qui compte, ce n'est pas le sexe, mais le talent". A propos de racisme, alors qu'il était question de quota, Henry Salvador avait déjà affirmé la même chose, en remplaçant sexe par ethnie (ou race si vous préférez).

Préfète, sénatrice, mairesse, enquêtrice, actrice, auteure, procureure (on dirait semble-t-il, la procureur (et non la procureure?), écrivaine, tout cela est dit ou écrit bref, on assiste à une nouvelle ségrégation car on s'aperçoit bien vite que les profession "nobles" sont plus facilement déclinables au féminin. Les autres du reste, personne en s'en, préoccupe vraiment.
Il y a des règles que le commun des mortels ignore: La secrétaire perpétuel de l'Académie française. "perpétuel" est au masculin car il ne s'agit pas d'un métier, qui exigerait le féminin, mais d'une fonction, qui nécessite le genre neutre, dont le masculin tient lieu. Quand à ceux qui hésitent, ils ajoutent à la confusion, comme dans cet article de presse où l'on cite "la procureur".

Loin de ces raffinements, les incertitudes persistent : bien des gens disent la "photocopieuse" au lieu du "photocopieur" et on s'interroge à tort sur le genre de "l'autoroute", féminin, de l'HLM, féminin (habitation), ou de "l'après-midi", plutôt masculin mais mixte. On n'a pas tort quand on dit, d'un air connaisseur, "c'est de la belle ouvrage" !   la confusion est assez grande pour qu'une sympathique présentatrice de télé, café au lait, défendant les noirs et les femmes (ça devient épique) pour une accession aux postes de direction, a dit "la femme est un homme politique comme un autre" !!  comprend qui veut (4 03 06).


Les merveilleuses confusions de notre langage  font dire à un enfant le "chien Bernard", pour  St Bernard, et pour chacun de nous "les cahiers" pour lait caillé ou encore l'écailler ! (deux exemples personnels).

"le vent des globes", pour Vendée globe, ce que je croyais, rassuré par M. Louis-Jean Calvet

M. Louis-Jean Calvet, linguiste distingué s'exprimant pour l'occasion sur Science Humaines (juillet 2010), recherche les confusions, pièges et anomalies du langage de la vie courante. Il a écrit sur ce sujet en parlant des enantiosèmes, un mot pas vraiment courant que les journalistes et écrivains savent sortir de l'ombre. M Calvet a dit aussi que le sens n'était pas dans les mots, phrase déroutante s'il en est. 

Qu'est-ce qu'un énantiosème ? mon correcteur orthographique ne connaît pas me propose énanthème, énarthrose, énantiomère, énantiomorphe, preuve qu'il y a quelque chose dans l'air, mais qui n'éclaircit rien en ce qui me concerne.

C'est un mot qui donne un sens et son contraire, un vrai bonheur pour ceux qui pratiquent la langue de bois !   Deux exemples, car si ils ne sont pas très nombreux: hôte . Un hôte désigne à la fois la personne qui reçoit et celle qui est reçue.

Louer. Pas celui qui signifie faire l'éloge, vanter, mais prendre en location et donner en location. C'est cette sorte de confusion qui a fait mettre le panneau suivant à l'entrée d'une maison en Bretagne : "A ACHETER". Il cite également les confusion comme la course du Vendée globe où l'on comprend "vent des globes" (comme moi-même pendant un certain temps). Quand on ne connaît pas le mot, on traduit comme l'on peut: pour notre plus grande joie, c'est le domaine des enfants ! notre fille disait "un chien Bernard", ce qui n'est pas si bête.

M. Calvet traite aussi du lapsus (confusion) qui fait mettre un mot à la place de l'autre, parce que l'on a autre chose en tête qui nous tracasse. Et si le mot est très proche de celui qui devrait venir, notre cerveau le remplace immédiatement avant que l'on ait pu seulement réagir. Le Président Sarkosy a ainsi dit "..des prothèses pour réparer les factures" au lieu de fractures, au moment où il avait un problème personnel de factures. Nous en sommes tous victimes. Au fait, pourquoi M. Louis-Jean Calvet ne se prénomme pas Jean-Louis comme tout le monde ?

 

Doit-on simplifier notre langue ? Une simplification de notre langue serait sans doute souhaitable, mais qui peut le faire ? les académiciens, les intellectuels, sûrement pas (ne pas suivre la catastrophique tentative allemande). Une consultation Internet populaire ? ingérable, sauf si l'on fixe quelques pistes. Par exemple, accroître le nombre de mots de vocabulaire qui deviennent verbe et vice et versa (comme en anglais). C'est déjà assez fréquemment le cas : le saut, sauter ; une fouille, fouiller. ça ne sera pas facile : passer de la peinture à je peinture est amusant et utilisé "pour rire", bien qu'il y ait déjà, je "peinturlure"; la tendance est sans doute populaire, mais significative; elle correspond tout à fait à la règle anglaise qui fait de tout verbe un mot et vice et versa; l'évolution est donc en cours. Une allemande s'exprimant parfaitement bien en français, interviewée sur l'architecture de Berlin, a dit "escaladeurs" au lieu de "escalators", c'est à dire les escaliers roulants. Je suggère de tout ramener à escalateur.  Au Quebec, on magasine, on ne fait pas du shoping, pourquoi pas nous ? 

Revoir ensuite certaines double lettres et leurs exceptions, telle qu'appelle et appelé, ou cité par l'hebdomadaire Marianne, imbécile, imbécillité. Apercevoir est un autre cas, le p n'y est pas doublé alors qu'il devrait l'être (début de mot en "ap" comme dans apprendre). Mais également honneur mais honoré, homme, bonhomie.
Avouons que lorsqu'on assiste à une projection, le projecteur qui projette est un rien agaçant. Ne pourrait-il projecter ? cela le distinguerait de projeter.. un projet.

Sacrifier les accents graves et aigus que peu d'entre nous savent bien placer (ou en tolérer un seul et unique, vertical).
Sacrifier l'accent circonflexe, qui  est déjà le résultat de la disparition d'un S du français ancien, sans que cette accentuation ne le fasse prononcer pour autant ! autant le faire disparaître à son tour. c'est notre bien ? oui, c'est le nôtre !

Revoir des complications sans grande justification comme sous-marin et souterrain.

Et puis il y a une foultitude de subtilités qui n'ont pour raison que la distinction des linguistes de talent : ceci et cela. Je vous dis ceci: puisqu'il vient, allons voir.. (ceci annonce la suite). Cela étant, nous pourrions.. (cela se rapporte à ce qui est avant). Médical (dispensé par le l'institution du même nom), médicinal (pour les plantes, dont les médicaments en proviennent)

Les tolérances d'écriture n'ajoutent en rien à la clarté puisque l'on admet deux écritures, ce qui ne satisfait pas vraiment. On ne croit plus son correcteur automatique (ou automatisé ?)

Que faire ? laisser les écrivains ne régaler qu'une faible part de leurs lecteurs ? Leur talent ne provient pas de ces subtilités, mais de la construction de leurs phrases. Les meilleurs écrivains, on le sait bien, écrivent des phrases grammaticalement incorrectes !

Faut-il vraiment choisir et amputer notre langue ? laissons leur liberté aux érudits, tout en permettant une simplification légale d'usage. Après tout, les formes anciennes ne sont pas interdites et on lit bien avec délectation Lafontaine, la Rochefoucauld, Jules Vernes pourquoi pas, avec sa sublime description du rayon vert, bien que plus personne ne s'exprime encore ainsi.

Cela nous épargnera de tomber dans le  cauchemardesque, adjectif qui crée la tentation de mettre un d au bout de cauchemar. Dans cet ordre d'idée résoudre pose plus de problème qu'il n'en résout. Je ne vous l'envoie pas dire
Impossible de remettre en cause de telles particularités, si nombreuses, mais là encore, la logique devrait faire admettre une tolérance.
Il y a des mots si alambiqués, que sous leurs différentes déclinaisons, ils sont à peine reconnaissables. Il ne m'en vient pas à l'esprit à l'instant, mais j'en avais remarqués.

On ne cherchera pas à modifier les fondements de notre langue, même illogique comme le mot "gens", masculin pour gens de robe, de lettre, de maison, d'épée, mais féminin pour bonnes gens.

De même, singulièrement singulier pour "gendarme" (gens - pluriel - d'arme). Certains mots, mal prononcés, peuvent prêter à confusion (être confondus ou confusés" ?) tels que joaillier et geôlier, pourtant aux antipodes. (entendu à la Télé).

Les subjonctifs et leurs accords ont pratiquement disparu du langage courant. Je ne dis pas de les supprimer, mais si l'on veut que tout le monde parle correctement français, il faudra bien, à l'heure des consoles de jeu, des SMS, de la vidéo sur soi et de l'ordinateur, sacrifier quelque chose. D'autant que le français littéraire n'en sera pas pour autant condamné (ce serait dommage). Comme le romancier Vladimit Volkoff le dit "il serait indécent que moi, qui fus officier français, je busse à cette victoire, mais si je pouvais y busser, j'y busserai". Il y a aussi les "buvasse", "qu'ils le susse" qui font les délices des puristes. Mais à propos, que devient le genre masculin de délice, ainsi qu'amour et orgue, lorsqu'ils sont mis au pluriel ?

Il n'est pas question non plus de renoncer aux subtilités qui canonisent le français et laissent les étrangers béats d'incompréhension telles que "à part entière" et "entièrement à part". ou encore "ça commence à bien faire" et "ça ne peut faire que du bien".

Il y a sur le Net, une encyclopédie très conséquente qui est alimentée librement par les internautes, tout en étant gérée sérieusement. Elle est en grande partie scientifique et majoritairement en anglais, mais elle commence à soutenir la comparaison avec d'autres très célèbres.

Comment jeter des bases ? en créant un évènement permanent sur internet, comme peut l'être vikidia, une version de vikipedia pour juniors ? les suggestions libres prendront  progressivement force et valeur pour s'intégrer peu à peu dans le langage parlé, puis écrit. Chacun aurait son mot à dire.
Il y a eu une initiative du ministère de la culture "inventer des mots".
Presque un début ! (*)


(*) quelques pistes à l'anglaise (mots et verbes se complètent) pour simplifier notre expression:
Adjectifs
: boulocheux, en référence à pelucheux; bouloché est un état (il est bouloché) boulocheux est un état, une sensation.

A notre époque de loisirs, bon nombre d'absences seraient à combler. Dont ceux qui voyagent, et qui étaient autrefois des "oisifs" en "villégiature". Comment nommer ceux qui se bronzent sur les plages ? autrefois, c'était des baigneurs, terme impropre car beaucoup ne se trempent même pas.

Un terme a bien créé, "les plagistes", pour ceux qui les reçoivent ? En attendant mieux, je suggère "les étalés"; pas très élégant, je l'avoue, mais réaliste..



Les accents. L'anglais n'a pas besoin d'accent pour distinguer les multiples façons de prononcer le redoutable "ough" de tough, though, although, plough, hiccough ou encore le "i" (aï ou i), dont les exceptions sont si nombreuses qu'il vaut mieux, dit-on, ne pas retenir la règle.

"Le chant des langues". Bien des langues se distinguent par des hauteurs de son modulées complétées d'une accentuation syllabique, sorte de vocalise pratiquée par les anglais, italiens ou chinois. Sous cet aspect, le français serait le plus doux, car sans véritable accent tonique et sans lettres "dures", pour ne pas entrer dans le détail des lettre muettes ou des accents locaux. Je me souviens de danois qui, lors d'un pique nique au bord d'un fiord, nous ont écouté pour le plaisir du son, car ils ne comprenaient rien. Ils avaient fini par le dire à nos amis. Ces langues nordiques, souvent rudes, expliquent leur ressenti; en Allemagne, notre fille pourtant bien intégrée, est considérée comme chantant l'allemand !  une langue qui peut être terrifiante, mais douce aussi, selon les mots choisis ou l'intonation donnée.

Le chinois. Trois niveaux de hauteur de son caractérisent  les phonèmes de la langue chinoise, une redoutable difficulté qui confère au mot chinois des significations différentes sinon opposées, grand danger pour l'étranger qui risque l'outrance.




Pensée unique et obscurantisme.

On défend à grands cris la liberté d'expression, mais dans les faits, elle n'existe guère. Lorsqu'on tient un propos qui dérange, toute une assemblée, mais tout aussi bien un groupe des amis, hurle au loup. C'est l'excommunication assurée.
"Au moyen âge" - référence de temps conventionnelle - la religion interdisait toute autre pensée ou concept qui n'avait pas été approuvée par l'Eglise. Sous d'autres approches, nous y sommes revenus.
En contestant ce dont nous abreuvent les médias, qui ne se gênent guère de tronquer, déformer sinon inventer pour leur cause, j'insupporte souvent les autres, qui préfèrent y croire, se prêtant ainsi au jeu.
La raison est limpide, c'est bien plus confortable ! Pourtant, les médias, nouveaux gourous, nous abreuvent de pensée unique au quotidien. Le tsunami médiatique qui a déferlé sur nous à l'occasion de la terrible catastrophe indonésienne, mais aussi indienne - faut-il le rappeler, aura tout autant dévasté nos consciences que notre liberté de penser et d'agir. Nous voila revenus aux délices de l'inquisition, car à la télé ou à la radio, on stigmatisait les invité et les auditeurs sans aucune retenue "vous avez donné bien sûr ? combien, xx euros, comme tout le monde ? ". Je n'invente rien, un présentateur connu a vraiment dit cela.

Honte et châtiment à ceux qui n'avaient pas encore donné. Heureusement que la parole de Dieu me rassure (Bible de St Luc): "celui qui se fait oublier sera distingué" et son contraire, "celui qui se distingue sera oublié", illustrant l'exception accordée par le fils de Dieu à riche percepteur qui se faisait remarquer. Ouf !  je serai peut-être sauvé.

Pensée unique du milieu médical. L'origine d'une forme de cancer des intestins a été certifiée ne pas être d'origine virale ou bactérienne. Courageusement, un médecin persuadé du contraire s'obstinait. Il a été rejeté et ridiculisé. Jusqu'à ce qu'il parvienne à prouver qu'il avait raison. Depuis, il a sauvé des milliers sinon des millions de vies. Je n'ai hélas pas conservé l'article, mais peu importe car c'est assez courant chez les scientifiques aussi !

La pensée unique la plus marquée se rapporte aux minorités et au racisme. "Le racisme est puant, donne la nausée, est nauséabond". Un beau vocabulaire de haine proféré par des gens qui défendent les opprimés !! seulement les leurs.

par auto-défense, à l'encontre de quelques étrangers, voisins souvent, parce qu'ils leur rendent la vie difficile, sinon impossible.

Peu importe si ces étrangers là abusent de la protection dont ils jouissent, font ouvertement comprendre qu'ils n'ont rien à craindre, et agissent donc comme ils l'entendent, en bafouant ouvertement nos lois et nos règles de vie.

protéger pour vivre au mieux dans ce qui est encore leur pays.  C'est une honteuse inversion de la victime.

La pensée unique soulage et simplifie la vie. Elle rassure et permet à la société de s'organiser, de poursuivre ou rechercher ses orientations dans des directions stables. Tout empêcheur de tourner en rond dérange ! sans remonter aux grands cas historiques, le chanteur Guy Béart l'expliquait très clairement: "il a dit la vé-ri-té, il doit être,.. exé-cu-té !
La pensée unique contrarierait ainsi une certaine volatilité de nos concepts, ce qui nous serait tout aussi insupportable !  Exactement comme peut être perçue l'évolution incessante, et incontrôlée de la technologie, avec ses choix à faire, souvent coûteux et si vite périmés, des enfants qui ne peuvent comprennent les difficultés des parents. Tout le monde est égaré. Pour la majorité des gens qui n'ont pas les moyens, mais qui ne peuvent se tenir à l'écart, c'est un drame dont personne ne se préoccupe. Imperturbablement, la pensée unique du progrès apporte chaque jour son petit Dieu technologique.

Elle ne devrait pas pour autant systématiquement l'obscurantisme dans certains cas, mais la croyance, comme je l'ai dit, c'est la protection. Un médecin La pensée unique impose à tous que la terre soit ronde et tourne autour du soleil, comme elle pouvait imposer auparavant sans un modèle antique répandu, qu'elle était plate, le ciel étant soutenu par quatre piliers et qu'on ne savait pas ce qu'il y avait au bout. Les Shadocks, ces personnages français très drôles, avaient trouvé la solution : ils pompaient l'eau qui était derrière pour la mettre devant. Au moins étaient-ils drôles. Pourtant, comme pour les Shadocks, l'originalité est très appréciée et souhaitable car elle excite notre curiosité. On adore le nouveau et tout le commerce abuse de cette avidité aveugle. Quelles sont alors les limites à ne pas franchir ? celles qui mettent en péril quelque chose d'important, des statuts, un système, une profession, une industrie, l'ordre. Ou ce qui risque de déstabiliser, désorienter nos assurances et notre compréhension, car sans règles fiables, on ne peut pas vivre. J'ai parlé de "conventionnel" :  il en faut, car c'est le tissu social qui nous enveloppe et nous protège. Dans une société, l'ordre est ce qui doit être assuré en premier.




Le racisme. 

Il y a des racistes impénitents. Gageons qu'ils ne sont pas seulement racistes, mais également intolérants et difficilement supportés par ceux qui les entourent ou approchent.

Rétro-racisme. Ceux qui le dénoncent le sont en pire. C'est le cas de bien de nos ressortissants des anciennes colonies qui bien qu'ils soient souvent "mélangés" "demi" ou "métis" selon les appellations locales, attendent surtout une reconnaissance du fait par intérêt financier, car je ne vois pas comment "leur mémoire" - dont je ne nie pas les abominations - pourrait se satisfaire d'une brève mention. Doit-on réécrire tous les ouvrages, faire des monuments, verser des larmes de crocodile avec eux ? Allez un peu dans nos Antilles, frottez vous à l'un d'eux alors qu'ils tente de vous escroquer, et vous verrez. C'est du vécu, même en France

Il suffit d'aller là-bas pour s'en convaincre. Les brésiliens, eux, ont semble-t-il surmonté ces problèmes pour fonder une société multiraciale qui a intégré et non pas oublié ce passé. On dit de même pour nos îles de l'océan indien, dont La Réunion, où l'intégration serait un modèle. Voire.. Pourquoi pas ailleurs et à qui la faute. Je n'ai pas de réponse mais il me semble que nous ne nous complaisons pas dans un passé qui, pour bien des français à la même époque, n'a pas été tendre non plus.

Il y a des racistes par réaction. Parce que quelques étrangers bafouent ouvertement nos lois ! font ce qu'ils veulent et n'en ont rien à faire, parce que c'est à nous de nous soumettre. Il est vrai que dans le XVIe, il y en sûrement très peu, car le terrain est trop cher pour y construire des HLM ! (sauf quelques faux HLM, comme il a été dit, qui n'ont de modéré que le loyer (matériaux de luxe, etc pour ces pauvres riches). 

Ces racistes qui n'en sont pas, puisque tout autre bon français de souche se comportant ainsi déclencherait les mêmes ires, qui ne font que se protéger pour vivre au mieux dans ce qui est encore leur pays, dans lequel ils acceptent les bretons, les basques, les provençaux, et peut-être plus modérément les corses ou les alsaciens, avec leurs statuts spéciaux, ces derniers nous désigant d'ailleurs comme étant "de l'intérieur".

La vérité n'est pas celle que l'on nous inculque, car un restaurateur qui n'emploie pas un chinois est raciste, mais pour avoir fréquenté les restaurants chinois en France, outre mer et à l'étranger, je n'y ai jamais vu d'autres races (pardon, ethnies), que des chinois ou des vietnamiens.
Où est le problème, dira-t-on de mauvaise foi, puisque personne ne voudrait travailler avec eux et comme eux, selon leurs normes
. Ah bon, et les lois sur le travail alors, dont tous nos patrons se plaignent amèrement ? Ils ont des des coutumes qu'il ne faut pas contrarier.

D'ailleurs, comment feraient-ils, dans ces vastes quartiers que les français ont préféré quitter sous une pression tangible, laissant l'occupant  chinois, maghrébin, noir pourquoi pas, vivre selon ses propres coutumes, sa propre religion. Dans ces territoires hors norme, nos bons conseilleurs étatiques antiracistes ne vont pas prêcher la bonne parole. Nos lois ne les concerne pas.
Pour en avoir vu hélas cette réalité se concrétiser tout près de chez nous, pour gâcher notre fin de vie, je sais de quoi je parle. Dans un de ces quartiers, j'ai vu le conducteur d'une voiture qui faisait le taxi, embarquant deux femmes voilées, à l'arrière, qui l'on payé pour sa course. Ces lieux font vivre toute une économie cachée, des ateliers illégaux et esclavagistes, des passeurs d'hommes et trafic variés. Des "communautés" où personne d'autre ne sera employé ou alors en "esclave", comme ces filles esclaves "importées en douce, que l'on retrouve en France - mais combien sont-elles ?  chez quelque bonne famille d'Afrique, d'Orient et d'Ailleurs. Parfois des diplomates officiels. Et l'on nous fait procès de racisme?   
      
Il y des gens qui militent pour justifient tout comportement frauduleux sinon criminel, parce qu'ils sont si bons et généreux, alors que nous sommes si mauvais. Je précise ici ma pensée; je ne parle pas des malheureux que des gens admirables comme l'abbé Pierre, mais aussi tant d'autres anonymes aident de leur mieux, mais de ceux qui font commerce, politique ou autre, des méfaits des autres, échappant ainsi au travail qui contraint les autres. Ils sont plus nombreux que l'on croit; leur habileté suprême est de parvenir à faire croire qu'ils sont utiles en ne se soumettant à aucune des nombreuses contraintes que subissent les salariés normaux. Chaque jour, chaque semaine, toute leur vie.

Racisme. Voir à ce sujet, ainsi que pour le colonialisme, Tribune 4.0




    La perte de l'intimité, la perte de sa personnalité.
Les caméras, les drones miniatures. Loin des photos de famille ou des paysages gravés sur la pellicule argentique, que l'on prenait parcimonieusement, les appareils photo numériques, spécialisés ou intégrés dans n'importe quoi permettent de mitrailler en toute circonstance. Il faudra désormais compter aussi sur les drones, ces modèles plus ou moins réduits d'avions et d'hélicoptères télécommandés. La France essaierai de faire ainsi voler une libellule mécanique. 09 2008. Les chercheurs néerlandais on construit un micro drone à ailes battantes de 10 cm d'envergure pour un poids de 3,07 grammes. il vole 3 minutes à 5 mètres par seconde et possède une caméra vidéo transmettant en direct. La prochaine version d'ici trois ans, devrait faire 5 cm d'envergure pour 1 gramme. Il ne mordent ni ne piquent pour l'instant. Ci-dessous, un drone expérimental de - très grosse - abeille destiné à polliniser des fleurs.

Récit, août 2015. "Il faisait beau ce jour là et nous déjeunions dans le jardin. Voilà que trois guêpes viennent nous tourner autour. C'est à chaque fois la même chose. A peine installés, elles sortent d'on ne sait où. Du coup, je les ai bien regardées ; l'une d'elles me semblait bizarre.. et tel que nous connaissons notre voisin...".
En attendant, les minuscules caméras fleurissent bel et bien pour le bonheur des espions en tout genre et des voyeurs ; dans un panier, et même au bout de la chaussure, pour aller voir comme dit la chanson "sous les jupes des filles..". La tentation, elle, n'est pas nouvelle.

Les réseaux sociaux. Ils sont captés par les grandes oreilles des publicistes et des organisme d'espionnage commercial, industriel ou étatiques. C'est ainsi que Twitter vend ses milliards de messages !! oui, je dis bien les textes de ses clients !  ils intéressent les commerciaux et autres organismes, mais aussi l'état américain. Et le secret des correspondances ? fini, oublié, la mondialisation nous apporte ses bienfaits. Et Skype, le réseau de téléphonie par internet ? pareil, surtout depuis qu'il a été acheté par Microsoft, qui aurait cédé aux sirènes du Pentagone. Ces réseaux dits sociaux, sont de plus associés à Google,  Plus une seule page sans une alignée de ces réseaux qui pullulent et se tuent. Disparu le My Space ? c'était le premier !! un monde virtuel nouveau avec rues et boutiques. Comment, vous n'êtes pas sur.. ni sur.. comment pouvez vous vivre sans des followers, des centaines, milliers d'amis? bon, Ok, on peut s'y mettre mais sous un nom d'emprunt : M. Bismuth par exemple, sans adresse, sans y exposer toute sa vie. Bien que cela ne garantisse rien contre les hackers.

Le net et Google. On y étale dans le monde entier tout ce qui a pu être prélevé sur les sites, la presse, les archives, les rues, les lieux connus ou discrets. Mais également sur nous, adresses, téléphones, voisins, prochainement nos habitudes, où l'on est, ce que l'on fait. .
Tout se vole ou se vend. Dont nos adresses, numéros de téléphone, Cette collecte s'effectue par tous les moyens. Au point que l'on ne peut achever certaines recherches ou commandes, si l'on ne donne pas tout, les champs étant obligatoire, impossible de poursuivre. Mon fournisseur de café me demande mon numéro de portable pour me "fidéliser", au lieu de mon nom. Bizarre non ? intolérable ! et l'on nous bassine avec la protection de nos libertés individuelles.. Mascarades. Le grand maître en la matière est le fossoyeur Google. Quelle n'a pas été ma surprise de voir toutes les photos de mon site extraites sans leur contexte ni commentaires et rassemblées avec d'autres en tapant une commande de recherche. Ecœuré. Google fouille partout, passe partout, photographie tout, même les ouvrages du monde entier et des bibliothèque, s'invitant avec le sans gêne d'une Amérique superpuissante et arrogante, sans rien payer, ne respectant rien. Des truands? oui. Avec notre curiosité et notre complicité. En tapant mon nom, j'ai vu s'afficher mon adresse, mes deux numéros de téléphone dont celui de l'ADSL que personne n'est sensé connaître, et même tenez vous bien, mes voisins !! ou sensés l'être car les plus proches n'y figuraient pas et d'autres très éloignés que je ne connais même pas y étaient. N'importe quoi et dangereux. Et pour ceux qui sont sur des réseaux sociaux, c'est bien pire.

Google fouille tout le NET, regroupe des images et pour cela rentre dans les sites ! dont le mien. C'est une intrusion, une violation de domicile intolérable.Mais apparemment, ça ne choque personne et personne n'a porté plainte. Contre Google, vous imaginez ? mêm les Etats, sont à la peine !!!

Notre smart phone (téléphone à technologie cellulaire) est justement repéré par sa connexion à la cellule qui couvre le lieu où l'on est (entre trois émetteurs-récepteurs). même éteint dit-on, soit parce qu'il reste quelque chose, soit par la batterie.
Plus la fréquence augmente (génération G 2,3,4..), plus la cellule se rétréci. On est actuellement dans le domaine du micro ondes. Quand on passera à celui de la lumière, avec des lasers qui balayeront l'espace comme le font les premiers modèles de voitures sans conducteur, ce sera sans doute bien pire encore. C'est la la fibre optique qui a donné l'idée de poursuivre dans l'air avec de la lumière. C'est en cours pour remplacer la WI-FI et c'est à ce stade, un bienfait.

 Les appareils seront tous communicants ce qui va donner des envies: on saura ce que contient votre frigo et vous recevrez les pubs en conséquence sans jamais pouvoir les faire cesser. On saura à quelle heure vous allumez les lumières, le chauffage, la télé. On saura que vous avez un bébé et que vous ne changez pas toujours ses couches régulièrement. J'exagère ? non, les couches communicantes  commencent à être commercialisées pour alerter les parents? Ce sera aussi très pratique pour enlever un enfant ou une jeune fille car on saura aussi si les parents se sont absenté et comme leur serrure magnétiques communicante aura été vampirisé par le hacker, rien ne sera plus facile.

Les puces. Autrement dit, des chips en anglais, soit de minuscules processeurs et mémoires en circuits microscopiques (dits intégrés) qui font fonctionner tout PC ou appareil électronique. Elles vont nous gratter bienfort car nous en aurons partout à la naissance, pour s'inscrire quelque part, pour participer à...
Provisoires ou implantées, elles contrôleront tout; déjà ce que les montres connectées contrôlent, mais cent mille fois plus; notre identité, notre santé avec des dispensateurs et analyseurs de ceci, de cela, ou on est, ce que l'on fait, si on est seul et depuis quand, Il y a un livre de Robin Cook sur le sujet médical. Rien ne sera innocent et strictement dans notre intérêt, ce ne serait pas humain. Mais ce sera pour notre bien être, comme la CSG généralisée.




La dématérialisation.

Le zéro papier promis par l'informatique ne s'est pas produit, fort heureusement, c'est bien le contraire qui est arrivé, la prolifération jusqu'au paroxysme.. Que de gâchis pour si peu de valeur. Certains livres doivent avoir été écrits par une machine à assembler des paragraphes !
Que l'on ne s'y trompe pas, la dématérialisation est néanmoins en marche avec Internet, lequel permettra de consulter des millions d'ouvrages, dont les plus rares; qui par le fait, ne le seront plus. La photo papier brillant ou mat n'est plus ce qu'elle était, palpable, issue de l'action de la lumière sur des sels d'argent, c'est à dire analogique, c'est à dire vraie. Plus de film cellulosique en cartouche à placer dans un logement impossible, plus de languette à titrer, puis à essayer de la rentrer pour avoir été trop loin. Le numérique nous occupe en nous privant de ces manipulations, de ces touchers.

On entasse indifféremment des milliers, dizaines, ou centaines milliers de photos, vidéos, et morceaux de musique sur des mémoires qui ne s'expriment plus que par du virtuel, c'est beau, c'est plus varié, on peut voir vingt positions quand l'on en prenait qu'une. Et l'on y passe un temps fou, à copier, à retoucher, à sécuriser, à tricher pour supprimer ce qui gêne; à recadrer, à redimensionner. Comme je le fais pour ce site. On est content, on n'avait déjà plus beaucoup de temps, cela devient critique.

Avec le virtuel informatique, qui ne l'est pas tant que ça, une incription, une erreur quelque part dans un service n'est plus rectifiable, ni effaçable, ça tourne tout seul.


OTAGES A VIE.Partout où l'on s'inscrit, on est prisonnier.
Supprimer une adresse mail ? impossible ! rien n'est prévu pour cela, j'en ai fait l'expérience; elle est supprimée du PC, mais l'on peut toujours y envoyer des mails, indéfiniment, et selon le cas, sans pouvoir y accéder.
Paypal ? suite à une erreur, je n'ai plus renouvelé mes Nos de CB. Mais impossible de supprimer le compte. Pout toute requête, il faut téléphoner. Et attendre. Souvent pour rien. Quelques années plus tard; il revient à la charge et se substitue à ma banque. Je l'ai signalé. cela n'intéresse personne. Remarquons que le problème est plus global, même en réel avec guichet. Quitter une banque ? impossible d'autant que l'on ne pourrait plus percevoir son dû; c'est la loi, on ne paie plus en espèces. Quitter son fournisseur d'accès ? parcours du combattant malgré la loi. Ils s'assoient dessus. Il faut aller en justice alors qu'ils ont tous les torts. Ce serait à l'Etat de les condamner.

Mon annonce est dénaturée, "la base de données a rajouté des choses que l'on n'a pas tapées".
Je mets une annonce pour vendre ma voiture, Primera, essence, 10 CV, annonce qui sera également publiée sur PARU VENDU (Internet). Une personne m'appelle et me demande si elle est à essence ou diesel, car me dit-il, il y a confusion. J'appelle le journal, "on ne comprend pas" ! ma voiture est à la fois diesel et essence, avec  6 CV au lieu de 10 !
Pour tenter de régler le problème, et après trois appels et pas mal d'attentes, le personnel (serviable, fort heureusement) va essayer de modifier en désignant le modèle à injection "i" . car "il y a des modèles type pré-enregistrés". Mais c'est à moi de revérifier le lendemain. Ouf, c'était bon.


Alors qu'il fallait 10 secondes pour mettre à l'heure un réveil, on met une demi-heure en pestant. Deux boutons suffisent à vous faire plonger dans la notice, le doute, puis l'angoisse. Fini le contact charnel avec ces boutons qui claquaient et basculaient. On effleure, et même sans cela parfois, ça change tout seul au pire moment, celui où l'on allait réussir.

La porte du docteur. Les pires boutons que je connaisse sont ceux de la sonnette d'entrée de son immeuble. Il faut taper sur un chiffre puis sur un autre bouton. Nous avons été de ceux qui ne parvenaient pas à ouvrir. Rien que d'y penser, ma tension monte. Si on réussit, une voix à vous faire grincer des dents dit "la porte est ouverte "!  et il faut pousser parce qu'on ne voit rien bouger. On a compris un jour ce qui se passait. Voici la suite

Le bouton répétition. C'est la grande création de l'informatique qui aide à s'énerver. Quel rapport avec la porte du docteur ou - je ne vous l'ai pas encore dit - le code à taper sur un appareil que présente le livreur ? la répétition, tout est là. Si vous avez la main un peu lourde - on appuie souvent un bon coup pour que ça marche, la machine tape 111 au lieu de 1 et c'est pour ça qu'on ne pouvait ouvrir. Car on ne peut pas bien lire non plus. Sauf une fois où ça ne marchait vraiment pas et qu'on a sonné chez l'autre docteur ! qualité française.
Depuis, le système a été changé et c'est nettement mieux. Mais on attend. Quoi ? "qu'il traite l"appel" car c'est ce qu'il dit "veuillez patienter nous traitons votre appel" (pour ouvrir une porte) fichtre, c'est sérieux. Il prend des photos, nous mesure ? on ne sait pas, mais on attend. "la porte est ouverte" : on sursaute, mais ce n'est pas vrai, il faut pousser; ou tirer. On ne sait plus avec ces portes sans poignée.
Eh bien, avec le livreur de surgelés, c'est le même coup, il nous a dit, "je connais les codes de la plupart de mes clients" car ils n'y arrivent pas ! à quoi ? à taper leur code sur le clavier de son appareil qui a un défaut  ça m'est arrivé. Le pire est peut-être de signer sur l'écran des livreurs de colis, comme ça, sans appui, en l'air, avec le doigt ou un stylet. "Ca sent si bon la France.." chantait un certain Maurice Chavalier


"Ne touche pas" dit la mère à l'enfant, dans la magasin ! mais on touche nous, on en a besoin, c'est vital. quelle privation, quelle douleur; On a besoin de palper, de sentir, de tripoter, frotter, retourner, feuilleter; soupeser, presser; ou assembler pour voir si ça tient. On voit le produit en dessin, avec quelques textes dont un bout en français - pas toujours - et comme ça a l'ait bien, on est tenté d'en savoir plus  que couic, rien. C'est scellé. Comment est-il vraiment ? y a-t-il ceci avec ou cela, quelle est la vrai couleur ? la bosse là peut-être, derrière, qui empêchera de le caser dans l'espace dévolu ? on ne voit pas l'arrière! c'est dématérialisé avec la matière dedans. On enrage encore.

L'omelette sans casser les œufs. Dans les restaurants, le jaune d'oeuf, le blanc d'oeuf, la sauce pour le poulet ou la salade, le poulet et la salade, ainsi que la pâte, les gâteaux, les flans et les îles flottantes, tout, tous arrivent en poches plastiques comme celles des prise de sang (l'analogie arrête là si ça ne vous envoie pas à l'hosto). On y fait encore un peu de cuisine.  On réchauffe plus que l'on ne cuit. Moins dans les plus grands restaurants dit-on, mais ce n'est pas tout à fait vrai.

Pourquoi attendre un serveur pour passer commande ? un clavier sue la table suffirait : poulet béarnaise au carottes du Niger, tapez 26. Qu'ajouterait une personne dans ce cas ? "A la cuisine", des machines presseront leurs poches assemblées en tourniquets comme les machines outils le font si bien, avec précision - qu'ajouterait une personne dans ce cas ? - et le robot cuiseur s'occupera du reste - qu'ajouterait une personne dans ce cas ?



Mais la plus grande dématérialisation jamais concoctée, et poursuivie depuis des lustres, est celle qui intéresse les Banquiers tout autant que les Etats : celle de l'argent.  Cela évite de compter des billets, ou pire encore des pièces, et de transporter dans de gros et lourds ballots. Ce n'est que bénéfice, bien moins de personnel mais bien plus de manipulation de Pièces d'or et d'argent remplacées par des assignats, des chèques, une carte bancaire virtuelle, puis le paiement de tout par simple contact avec ou sans code. Plus de billets, plus de pièces, plus de référence. On passe de la montre à aiguille à celle à chiffres électroniques.

On s'endette sans s'en rendre compte, on peurt vous voler vote argent ou vous ruiner plus aisément.

 


UN PEU DE TOUT

Le débat d'idées. Nous aimons par dessus tout les débats. Principalement les débats de mots; nous le constatons partout, en famille, entre amis, en réunion de travail, dans les syndics, partout. Tout mot, toute phrase pose problème dans sa signification (sémantique), ce qui déplace, sine qua non, le débat sur un autre plan. C'est dire que la forme nous paraît plus importante que le fond et que l'on ne débattra du fond qu'après avoir éclairci la chose. Toutefois, si l'on y parviens car il faudra aussi avoir épuisé tous les aspects secondaires ou détournés, que quelques bons mots amèneront aisément. On se plaît de surcroît à mystifier, à tromper l'opposant, à ne pas respecter ses propres propos. On finit la plupart du temps sans avoir réellement traité le sujet, vers la fin parce que c'est l'heure. C'est hautement dommageable. Le choix est assez clair, c'est cela ou une directive, puisque nous ne pouvons pas réellement travailler en commun, en grande partie en raison des barrières hiérarchiques. Mais aussi parce que rien n'a été préparé. Cela est particulièrement vrai dans les administrations. Des cadres prennent l'avion pour passer leur temps à cela. Je ne l'ai jamais bien supporté.
Des français ayant une expérience professionnelle des chinois ont adit, que contrairement à nous, les chinois commencent par traiter les sujets les plus importants, donc les plus difficiles.

La négation du sexe.
Nos scientifiques en rient, le sexe n'apporte aucune différence fondamentale et la femme peut faire ce que fit l'homme et vice et versa, seule leur socialisation les conditionnerait. Libres de leur choix, le bébé en bleu ou en rose s'orienteraient donc indistinctement vers les camions de pompier ou la poupée. Cela me paraît un peu simpliste, car nos compréhensions et comportements radicalement différents ne se limitent pas à la conduite d'un tracteur ou même d'un engin de mine, qu'une femme peut très bien assurer.
Pour clore le débat, car des femmes bricolent et des hommes cousent, mais n'allaitent pas encore, je dirai ce dont la littérature nous abreuve, Mars ou Neptune, nous ne vivons pas dans le même monde !! et l'incompréhension est totale.
Leur instinct, leur illogisme, enfin ce qui nous sidère si souvent, nous les hommes, nous sont totalement incompréhensible. Que faire quand pour l'un la route monte, alors que pour l'autre, elle descend, ou que le deuxième GPS embarqué à la droite du conducteur contrarie celui du tableau de bord ?


L'envol du féminisme. Comme disait Sacha Guitry, "je n'ai rien contre les femmes, je suis tout contre". La féminisation flamboyante nous conduit tout droit vers le déséquilibre opposé, à cela près que si les hommes sont généralement jugés lâches par leur égéries, promptes à les envoyer au casse pipe, les femmes sont crues et provocatrices, aiment l'esclandre comme au restaurant dans tout bon film, criant à la cantonade et quittant la table.

Je suis pour l'allègement des tâches de la femme, l'élévation de la condition féminine, l'égalité des salaires (dans la fonction publique, c'est le cas), mais tout ne peut se partager, la femme élève les enfants parce qu'elle les a fait et qu'elle les allaite ! Jai exécuté moi-même de lourds travaux dans la maison et le jardin pendant des décennies  et je le fais encore un peu. Mais le ménage, la cuisine et le lavage repassage ne sont pas mon fort. Pouvons nous vraiment tout partager en deux ? à l'évidence, non ! pour elle et pour moi.
C'est pourquoi dans un régime
supposé égalitaire, je ne comprendrais pas que j'ai encore à ouvrir la porte puis à m'effacer pour laisser passer madame, que je sois obligé descendre du trottoir, qui plus est devant une bien plus jeune que moi, qu'il faille me baisser quand elle laisse tomber sciemment son gant pour affirmer sa supériorité.

Je ne comprendrais pas que ma condition m'impose d'ouvrir bocaux et
bouteilles, servir le vin, inviter au restaurant, élaguer les arbres, visser, clouer, démonter le robinet et la chasse d'eau qui fuient, démarrer ou réparer la voiture, mettre les valises dans les casiers (trains, avions) etc.
Ou est donc l'égalité des sexes dans ces conditions, le juste équilibre, la symétrie, alors même que si l'on ne se soumet pas à la liste des convenances envers la gent féminine, la femme se drape d'emblée dans ses droits séculaires de faible femme outragée. N'est-il pas plus agréable de continuer à pratiquer ces galanteries de bon aloi, qui rendent la femme si complaisante ? parfois.

Les soldes, vraies et fausses.
Cette vente de vêtements dépréciés a été crée après la dernière guerre (39-45) pour permettre aux pauvres de s'habiller à meilleur compte. C'était une époque sociale avant l'heure, celle de la dedeuche et de la quatre chevaux. Depuis lors, le système a fortement dérivé avec l'arrivée de forains en tout genre mais surtout, avec la fabrication de soldes qui ne sont évidemment pas des vêtements bradés et qui au mieux valent à peine leur prix. Pour contrer ces abus trop visibles, une loi canon a été votée: n'auront plus droit au rabais que les vêtements ayant été achetés moins de trois mois avant. Il suffit donc de les fabriquer trois mois plus tôt et d'attendre un peu. Nous savons tous ce qu'un vrai vêtement en solde; c'est celui que l'on a convoité longtemps sans pouvoir se décider et que l'on retrouve enfin, par miracle à sa taille, avec un bon rabais qui emporte la décision. Le pire consiste à afficher 10% de rabais, puis de vous informer après que l'essayage, que les retouches ne sont pas gratuites ! (cas vécu pour un pantalon chez le plus chic magasin de la place !

La solution : il faut supprimer les soldes et laisser les commerçants rabattre les prix comme ils l'entendent tout au long de l'année, article par article au milieu des autres articles. Il faut interdire l'affichage de tout ce qui pourrait rappeler les soldes. Et faire appliquer la loi sur l'affichage des prix, toujours pas respectée (en particulier pour les articles chers).



Les hôtels et la pension. La pension proposée à l'hôtel est sensée vous avantager. Le choix des plats et leur qualité peuvent sen trouver réduits, et l'on peut être placé dans une arrière salle queconque. A deux, on paie deux fois la chambre.

Nous ne prenons plus la pension, mais la carte, Au même prix, plat que l'on aime, boisson et dessert. Le tout dans une bonne ambiance. Et on est libre de pouvoir aller à la pizzeria ou de pique-niquer dans la nature.
Le test : quand on annonce cette préférence, ça ne plait guère !
 - Qualité du service à la vente, Qualité des produits, Service Après Vente (SAV),

Petits Commerces et Multinationales. Commerce Equitable. voir "qualité française"


Les accidents domestiques. Dans les pays riches, les accidents de loisir ont remplacé les accidents de travail. Il n'y a pas de syndicat des loisirieux.

Chaque année 20.000 à 50.000 personnes meurent d'accidents domestiques en France. Chutes en premier, incendies en dernier,  2 à 3 % (5000 incendies dont 1500 morts par an); blessés, 4 à 6 millions.

Il a chaque jour des enfants et des adultes victimes d'accidents domestiques et si nous y avons échappé, c'est presque par chance, comme avec les risques automobiles d'autrefois.
On peut se demander si l'homme préhistorique avait autant d'accidents (en % de la population), hors mortalité due aux infections, aux maladies diverses que l'on guérit de nos jours ou à l'usure d'un corps trop sollicité. Chez l'humain, les accidents dû au travail forcé, surtout à partir de l'industrialisation du XIXe, ont fait tristement parti du quotidien. Et cela existe encore, dans l'ensemble du monde.

suite possible Le syndrome du Père Noël (crédulité)- Tracasseries, l'espoir. On ne peut rien faire; n'y a-t-il rien à faire ?

hibis Curiosité                   retour au début de page