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Cette page:  Tribune libre 1.0  -  Economie intuitive

Economie intuitive; Les fondement de l'économie, fragilité de l'économie - Complexité, équilibre et dérives de l'économie - Economie financière, avidité et désordres. Vers un économie raisonnée ?


Pages regroupées

Economie intuitive, financiarisation - Ecologie; la boule à zéro, vert pas nature


 

L'économie ne repose pas que sur la possession de biens, de terres agricoles, de matériaux, d'énergies, ou autres richesses de la terre, mais sur la capacité à les transformer en valeurs commerciales. Au Japon, après le raz de marée du 11 mars 2011, et l'arrêt de la quasi totalité des réacteurs nucléaires, la question suivante fut posée "de quelle énergie dispose le Japon" ? le Japon a répondu par la voix du ministre de l'enseignement supérieur: "la première énergie, c'est celle que l'on ne consomme pas". Réponse volontairement sibylline, mais le Japon a en effet réussi, malgré une quasi absence, sur son sol, de ressources énergétiques, à renouer avec la croissance". La première firme française de voiture est Toyota !!  quand Renault et Peugeot sont à la peine, bien que faisant produire à l'étranger, surtout pour Renault (Maroc, Europe centrale, Amérique du sud, Chine ou ailleurs).

L'économie est étroitement dépendante de notre ressenti, car nous sommes ainsi faits: la valeur des biens est celle que nous leur attribuons, en fonction de références complexes et intuitives bien que paraissant raisonnées. Les notaires le disent, des héritiers s'étriperont pour un petit objet sans valeur, mais laisseront filer des meubles de prix. La méfiance est plus prompte que la confiance. La Bourse sur-réagit à la moindre alerte, passant d'une côte de 40 à 8 pour une entreprise qui est toujours là et qui vend tout autant.
Nous surestimons ou sous-estimons en fonction de notre supposé bénéfice: pour un montant égal, les gains sont imperceptibles, et les pertes dramatiques. La confiance, l'insouciance et l'espoir sont autant d'éléments potentiellement perturbateurs. L'économie la plus solide peut s'écrouler d'un coup si les peuples se désolidarisent de leurs institutions.
Déjà, de nombreux jeunes ne veulent plus s'échiner à travailler comme leur parents. La société occidentale actuelle le leur permet. On fait donc appel à des étrangers, moins bien lotis que dans leur miséreux pays d'origine, ou bien on importe leur production.

Pour les profiteurs, l'économie grippe-sous va vers le profit sans peine. Leur morale leur dit qu'ils rendent service à ces pauvres hères. Ce serait vrai si une substantielle partie des bénéfices leurs revenaient, ce qui est loin d'être le cas !
Le ramassage de légumes en Inde est payé l'équivalent de 50 centimes d'euros la demi-journée (années 2010).

 

Fondements de l'économie
 

 N'en déplaise à ceux qui prétendent qu'une gigantesque corne d'abondance déverse ses bienfaits sur un monde où il n'y a plus qu'à partager, les fondement de l'économie sont avant tout matérialistes. Si la pensée a pu influencer l'économie, il lui a fallu, pour se répandre, le secours de la feuille, puis de l'imprimerie. C'est ainsi que se serait répandu le christianisme, devant le judaïsme: la catéchèse et les évangiles, qui ont été traduits tout d'abord en grec, alors langue véhiculaire (internationale), ont été écrits et copiés, se répandant assez vite dans le monde entier.

L'économie naît du besoin que l'envie crée, et de notre imagination à créer les envies. Elle est exclusivement basée sur l'exploitation des produits du vivant (terre et mer), dont  ceux de cueillette, de fabrication et d'extraction (récolte, taille, terres et minerais).  
Sans exploitation ni transformation des matières de notre planète, l'économie serait réduite à la subsistance animale
: chercher à manger, défendre son domaine nourricier, se protéger, se reproduire. Point d'outils autres que le bâton ou la pierre, encore moins de bâtisses, cités, routes, ponts, machines, et richesses.
Si l'envie engendre le besoin, le besoin engendre le commerce. Car il faut bien échanger (par exemple, produits de la forêt contre produits de la mer), ou payer avec une valeur définie comme équivalente (coquillages, perles, monnaie, billets). Le commerce s'organise alors en un réseau d'acteurs de plus en plus complexe, avec ses producteurs, négociants, transporteurs, commerçants, liés par un système de règles, facturations, droit. Ce réseau réagit automatiquement aux fluctuations de la demande et de l'offre; mauvaise pêche, chasse ou récolte, perte de stocks, variabilité des besoins, concurrence nouvelle, nouvelles offres de produits, profit de ceux qui en ont le pouvoir.

Ce commerce engendre le travail, au sens qu'un individu travaille pour quelqu'un d'autre, et par suite, n'a plus comme préoccupation première la satisfaction de ses propres besoins (tels que, élevage, chasse, pêche, cueillette ou récolte, transport de matériaux pour son habitat, recherche d'eau..). Ce travail ne se partage que difficilement, mais les profits qui en découlent pourraient être plus équitablement répartis. C'est une vue différente de ceux qui pensent que le travail se partage, bien que certaines circonstances économiques puissent leur donner raison. Par exemple, la pratique du chômage partiel au lieu du licenciement.

Quand ses cousins les animaux, se reposent et trainaillent à l'aventure une fois nourris, ou broutent paisiblement toute la journée, avec il est vrai, davantage de risques, l'homme, pressé de satisfaire des besoins de plus en plus exigeants, s'impose un travail de forcené, dont profitent certains de ses semblables.

L'économie politique naît de la nécessité de maîtriser et orienter l'économie naturelle, au niveau d'un pays et non plus de la famille ou d'un groupe, afin de conserver un certain équilibre des échanges et de leur paiement  ~~~~~ elle monétarise et régule financièrement ce qui se pratiquait déjà au niveau du troc (échanges différés, promesses de compensation à venir, donc dettes et remboursements qui pouvaient être conditionnés d'une majoration (intérêts). L'économie financière permet de lever des fonds destinés au démarrage de l'entreprise ou à sa croissance. On y institualise donc le prêt d'argent, la dette et son remboursement. Elle est rapidement devenue un moyen de peser sur les échanges, se jouant de leur valeur réelle devenue subjective, cela afin de satisfaire de nouvelles ambitions, de nouvelles puissances. On sait jusqu'où cela peut aller. Jouant sur les envies de nos dirigeants, deux acteurs y font la loi, La banque, avec ses prêts bancaires, et la Bourse d'échange et son actionnariat.

Tombé sous le charme de sa technologie scientifico-mathématique, avec toutes ses composantes, chimie, biologie, nucléaire, électronique et même économie traitée comme une science productiviste, l'humain en oublie souvent l'essentiel. Désormais riche de ses nouveaux jouets, il a bâti et fabriqué sans relâche, défonçant tout, creusant rasant ou perçant territoires et montagnes, brassant par milliards de tonnes pour extraire des matériaux de construction (plâtre, ciment, amiante..), des métaux, de l'or, du pétrole ou des pierres précieuses, des produits chimiques. Après avoir cueilli, puis élevé extensivement (nomadisme), il a organisé le monde végétal en cultures, le monde animal en élevage afin d'obtenir en suffisance - pour certains en tous cas - la nourriture et tout ce dont il ne plus se dispenser.

Quand le bâtiment va, tout va. Sans bétonnage, point d'avenir. Ceux qui ont prétendu revenir en arrière ont vite rebroussé chemin. Toujours plus; toujours plus de monde pour constituer un marché conséquent (on ne peut construire une voie ferrée ou des voiture avec seulement quelques milliers de personnes), toujours plus de transformation des matériaux, toujours plus de "bâti", toujours plus d'innovations, toujours plus d'études. Notre économie, c'est la marche forcée. Forcenée même. Il faut que tout s'accroisse, s'étende, s'élève, augmente, s'entasse, se transforme, se détruise pour laisser la place. INVESTISSEMENT, FINANCEMENT, EMPRUNT, sont les maître mots.

 

L'économie est en équilibre instable, un rien réagit sur tout.

La réduction des accidents de la route a fait monter au créneau les croque-morts, par crainte du chômage. Elle aurait pu ravir les hôpitaux, moins surchargés ! mais non !  faut-il cesser de réduire les accidents ? On en rit, mais c'est la réalité économique: si il pleut on vend des parapluies, mais plus de shorts, et la saison touristique en pâtit. L'économie est tributaire du climat ~~~~~~~~~~ Baisse des commandes, emballement d'une mécanisation hors contrôle, et c'est le chômage viscéral qui mine l'équilibre social. Pourquoi pas la famine ? le Smartphone et le MP3 ne se mangent pas. Comment imaginer revenir à une situation d'autrefois ?

Les banquiers payaient, mieux qu'ailleurs, de très nombreux employés qui comptaient pièces et billets, calculaient dépenses et recettes, tenaient des registres, faisaient la clôture quotidienne ! aujourd'hui, l'ordinateur fait tout, on ne compte presque plus d'argent, il n'y a presque plus d'employés, mais ils voudraient se débarrasser de la monnaie qui subsiste ! (mais la conserver pour la seule finance)? Aujourd'hui, on ne pourrait plus payer tous ces gens. Pourquoi ? Malgré ces importantes dépenses en personnel, les comptes étaient même rémunérés. Où est passé l'argent ?

L'homme ne sait pas faire souffler les vents en sens inverse, pour voir se redéposer la terre qu'il a fait s'envoler (*).

(*) La fine et fragile couche de terre d'une zone aride américaine, victime passive d'une exploitation excessive par le tracteur, s'est envolée en quelques jour sous l'action de vents puissants, la transformant irrémédiablement en vrai désert de poussière. Celle de notre terre de Beauce, morte de tous ses produits, nue car sans aucune végétation, pourrait tout aussi bien disparaître un jour.

La stagnation inquiète, le spectre de la décroissance affole

 C'est alors que tout s'est réduit, a manqué, baissé, diminué, appauvri, vieilli, écroulé. l'horreur du retour en arrière se profile, avec les maisons froides, l'eau au puits, le lavage au bac public, le pain sec, les patates germées ou pourries, la marche à 30 kilomètres, la faim, les blessures, la maladie, les mauvais vêtements. Alors, chaque jour, on s'accroche aux résultats américains ; on attend toujours les résultats de l’emploi, du logement, des taux d’intérêts, des créations d’entreprise, bref, de quelque chose d’extérieur qui va peser dans nos propres résultats et décisions. Il y a là quelque chose de presque obscène, dans cette société qui a tout et qui n'est pas capable, au minimum, de le conserver.

L'Etat capitaliste retrouve alors les bienfaits de l'Egypte des Pharaons : on lance ses grands travaux, générateurs d'activité et d'emplois, mais qui ruinent la population qui a faim. Le tram est l'un d'eux; il n'y a guère plus coûteux que lui et il est subventionné par l'Etat (c'est à dire que ceux qui ne l'auront pas paient comme les autres). Il faut tout refaire et profond, la voirie, les tuyauteries, les câbles, bâtir un soubassement complexe, des pylônes, des terminaux etc. parfois élargir la rue et rénover un quartier (sciemment ou non), ce qui peut être Comme pour notre TGV, qui a fait fermer bien des lignes et des arrêts, bien peu de pays ont adopté cette positive attitude qui a fait fermer des liges de bus qu'il a fallu rouvrir après.

La maîtrise des économies revêt différents visages

Le contrôle par l'Etat, militaire ou religieux.

Le monde nous offre une panoplie d'expérience gouvernementales, des plus répressives aux plus libérales. Mais ce n'est là qu'un aspect politique. D'autres influences environnementales existent, telles que le poids du passé, la configuration géographique, la taille, le tissus social et la mentalité des habitants.
Ceux qui affichent le
libéralisme le plus débridé, si il en est, conservent en secret une bonne dose de protectionnisme, parce que c'est la vie !

Il y a des nostalgiques de l'Union soviétique, dont on a connu l'exigence d'une idéologie si mal appliquée. Personne ne peut les confondre car ils ont leurs justifications ! Nos sociétés libérales, si bonnes, ouvertes et commerçantes, connaissent l'injustice et le désordre social. Elles tuent aussi, si on les dérangent.

Les sociétés antiques n'étaient pas précisément démocratiques, au sens d'aujourd'hui, bien qu'en grec, démos désigne le peuple. L'économie de la Grèce antique ou de Egypte, gravitait essentiellement autour de la religion et de son représentant suprême (temples, palais, sculptures, arts religieux). Elles étaient néanmoins ouvertes au commerce extérieur.

Le contrôle commercial par l'Etat,  interne ou externe. Le brevet.

Les graines. La France, très protectionniste en interne, a été  la première à imposer une liste de graines légales. On ne pouvait plus planter les espèces anciennes, ni en produire d'autres. L'assouplissement avec l'écologie est très récent et limité. Il y a eu les roses, puis d'autres fleurs, les fruits et légumes, puis le pain ! tous portent le nom de celui qui les a brevetés, lequel racle sa part de bénéfices. C'est antiéconomique. Ne reste plus que le pain ordinaire, pour le meilleur, on paie une redevance au créateur. Il est probable que la farine elle-même ne soit plus disponible. 

Initié en Amérique, tout le vivant passe peu à peu sous contrôle du brevet. On connaît les plantes vivrières transgéniques, mais assez mal l'insidieuse Bio-piraterie.

Un américain a lutté contre ces excès profondément malhonnêtes, issus de la plus grande démocratie,  je cite: "ils avaient toute une collection, oreilles de chien, déchets humains, etc. mais je cherchais autre chose: une graine très riche en protéine, le quinoa, qui avait été piratée par une université du Colorado au dépend des indigènes. Sans lui, les indigènes auraient été contraints à verser des redevances pour leur culture ancestrale, piégés par une Université.

 Suite colonne de droite  

Un micro organisme du sol originaire de l'Inde avait été volé. J'ai vu alors aussi  qu'un brevet avait été déposé sur une femme indienne Guarani et sur sa lignée cellulaire !  Terrifiant et ridicule, mais signé du secrétaire d'Etat américain aux finances qui est dépositaire de tous les brevets internationaux. Le conseil général des indiens Guaranis a été contacté, et on leur a expliqué ce qui se passait: ils n'y croyaient pas et pensaient qu'il était fou (avec raison). Ils ont renoncé à ce brevet.

Le contrôle par l'élimination de la concurrence ou de l'opposition.

Je citerai ce boulanger du midi qui prétendait vendre sa baguette bien moins cher; devant les menaces, il a du y renoncer.
- On a cité en son temps, bien que sans preuve, l'incendie du tunnel sous la manche survenu dès le début de son exploitation, alors que les compagnies de bateaux transmanche réagissaient avec la violence, parce qu'elles étaient directement menacées.

Aux USA, il est maintenant interdit de pouvoir porter plainte contre Monsanto (le producteur du gaz sarin, des défoliants (Indochine), de divers pesticides, du maïs OGM etc).

En France, pays ultra protecteur des puissants, on protège tout. Directement ou par inertie administrative. Air France est soutenu en interne et c'est pourquoi il a fallu attendre les lowcost anglais, qui sont parvenus à contrer la loi sur de petits aérodromes.
Afin de protéger la SNCF, toute liaison par bus au sein d'une même région est interdite, sauf si le terminal est à l'étranger ! 40% des demandes de lignes privées sont refusées, alors que ce transport coûte moitié moins qu'en TGV ! c'est ubuesque, et ç'est un frein au développement économique

 


L'ALERTE.
L'espèce humaine a désormais envahi tous les espaces. Tout est revendiqué, tout a un propriétaire, jusqu'au moindre bout de terre affleurant à peine l'eau. Les espaces vierges, la découverte, c'est terminé !
L'accroissement de population est recherché par tous les Etats, car sans une forte population, on ne peut pas occuper, ni influer, tout au moins d'un point de vue géographique, économique, industriel, et surtout militaire. Le nombre gagne toujours. Ne serait-ce qu'avec son pouvoir d'envahissement.

Les nouveaux consommateurs: Avec l'Inde et la Chine, plus une partie de l'Asie, le Brésil, et dans une bien moindre mesure, deux ou trois états d'Afrique, dont le Nigéria (L'industrie du continent ne représente que 3% de son PIB !), l'arrivée potentielle de plus de trois milliards de nouveaux venus sur le marché du mieux vivre, leur exigence en biens de tous ordres, donc de développement industriel, est en passe de modifier considérablement l'équilibre  jusqu'alors maintenu par les pays riches.

Où trouverons nous les matériaux ? en creusant partout et plus profond, en rasant les montagnes ?  Où trouverons nous la nourriture, en cultivant artificiellement, chimiquement ? en alimentant les poissons avec des plantes (*) et les vaches avec des farines de poisson ?   (*) recherche en cours.
Aux dernières nouvelles, nous mangerons des insectes, élevés par milliards de milliards, mais que mangeront les insectes par milliards de milliards ? quid de leurs maladies à venir ? Côté élevage, on bourre tout de d'antibiotiques, sinon ils en mourrait en grand nombre bien qu'étant tous très jeunes. Des antibiotiques qui n'agissent plus, même pour nous, Les élevages de saumons ont posé et posent à nouveau de gros problèmes. Côté mer libre, les espèces sauvages, baignent dans les ostéogènes, tranquillisants, pesticides, engrais et tant d'autres. C'est dénoncé par de vrais scientifiques.

Croire que d'hypothétiques solutions nouvelles viendront régler le problème à notre place, est hasardeux, bien que dit-on, cela se soit toujours produit, et que globalement, tout le monde se soit enrichi. Avec des œillères oui, pour 15% de la population mondiale. Quel est donc le problème ? les 85% restant, pour les ressources dont ils manquent, en eau, énergies, matériaux, nourriture, soins médicaux.

La nature et les champs disparaissent à vue d'œil. Les plans d'urbanisme ne sont pas contrebalancés par des plans de naturisme, parcs touristiques exceptés, qui permettraient de conserver des champs et des espaces verts. Ah si, j'oubliais, on demande au Brésil de préserver sa forêt !!  L'Asie, c'est trop tard.

Qu'à cela ne tienne, Nos spécialistes, architectes et politiques associés, vantent la densification !  En gros, la réalisation de termitières ou fourmilières humaines, ou les deux à la fois, sur la base de ces sociétés d'insectes qui les fascinent. Moi aussi, mais pas comme modèle pour notre avenir. Ils prônent de gigantesques tours ou mieux des "amas" regroupant tout, habitations, routes, usines, qui seraient reliés entre eux pour éviter de descendre des centaines d'étages et en remonter autant plus loin. C'est pas bête, on en oublierait presque que leurs projets tuent ce qui resterait de nature. Qu'à cela ne tienne, dans leurs nouvelles villes, ils ont prévu la culture et l'élevage en étages (et sans doute la pêche). Et qui sait, des parcs et des forêts.

La densification de l'urbanisme complique tout.
Elle est souhaitée par les architectes qui ne gagnent sans doute pas assez avec des pavillons ou de petits immeubles sympas, et les politiques qui vouent un véritable culte à l'irraisonnable et au gigantisme.
La densification totale de l'habitat ne serait pas inéluctable si, en s'organisant différemment, on  renonçait ou densifiait à la place les immenses surfaces occupées par des parkings, agoras vitrines, centres d'exposition, zones commerciales, palais des sports, golfs et salons qui socialement sont bien moins indispensables que de la nature, des parcs naturels où l'on pourrait  se promener, courir, grimper, s'exercer à différents exercices individuels, dont sans les arbres.

La densification complique l'approvisionnement et le transport à un point que nous ne soupçonnons même pas, dont pour notre alimentation, la distribution d'eau et d'énergies, les équipements et objets divers, le bâtiment, les transmissions, la santé, les loisirs, tous attachés à notre  société de surconsommation.
C'est encore pire pour tout ce touche l'évacuation de nos déchets. Le tout pose des problèmes d'espace, d'hygiène, de sécurité, promiscuité, de bruit, de circulation, d'ordre public, de liberté individuelle, de disparités sociales graves.

Tout cela est de plus en plus coûteux pour des économies exsangues sans lesquelles l'argent est capté par une minorité qui vit ailleurs.

- L'accroissement de population se produit surtout dans les pays pauvres, et cela, bien au-delà de leurs ressources propres. D'un point de vue économique, le fait que ces pays produisent pour l'exportation au lieu de satisfaire leurs besoins propres, n'arrange rien, car généralement, ils sont privés de ce qui rapporte le plus, la transformation des matières.

En seulement un siècle, la population mondiale - "fourmilière humaine" selon Mr Imbert, chroniqueur - a été multipliée par quatre, passant de 1,5 à 6 milliards d'humains (*). L'invasion des pays riches est programmée; rien ne l'empêchera si rien ne se produit pour retenir les habitants sur place. Ainsi s'est construite l'Amérique du nord, aux dépens des autochtones amérindiens, envahie par des européens mourant de faim.

L'histoire peut-elle se répéter ?  La solution ne viendra pas des multiples déplacements des chefs d'Etats, sommets infructueux et dispendieux du G20, OMC, FMI etc, dont le seul résultat est de croire pouvoir régler le problème des autres. Mr Besson, chroniqueur, dit d'eux : "ils nous passent en permanence sur la têtes. Nous aimerions que de temps en temps, ils se posent parmi nous, dans nos vallées, nos plaines".

EVOLUTION POPULATION MONDIALE. Les chiffres varient selon les auteurs, puisque l'on n'en sait rien, mais voici l'une de ces estimations. Aux temps préhistoriques ainsi qu'au début de l'ère chrétienne, il y aurait eu 300 millions d'habitants 550 millions au  XVe siècle, un milliard à l'époque de Malthus (1766-1834; fin 18e début 19e), économiste anglais qui prônait le contrôle des naissances devant le danger de l'accroissement de la population ! soit 1,3 milliards peu après au 19e. Elle était de 2,5 milliards en 1950, 3,6 milliards en 1970,  près de 7 milliards en 2010, la plus forte croissance étant constatée en Asie Océanie et Afrique. L'accroissement est d'environ 100 millions de personnes par an (2009). Un traitement de choc en Chine a fait passer la progression de 6 enfants par famille à moins de 2, et le même résultat vaut pour la Tunisie. L'accroissement devrait donc s'infléchir de lui-même, soit par autorégulation, soit par l'extension du progrès matériel, dont, c'est loin d'être négligeable, la contraception.

 


Economie financière

Boulimie accapareuse, retour aux "fondamentaux".  J'utilise un terme signifiant le repli des grands groupes sur leur métier d'origine; la dispersion tous azimuts était devenue la règle des dernières années de boulimie financière, chaque Groupe affichant une féroce avidité pour s'accaparer d'un peu n'importe quoi à n'importe quel prix pourvu qu'on ait l'ivresse, se jouant des différents secteurs d'activité comme des pions d'un jeu de dames, avec la gestion déplorable des employés qui va de pair.
Ce que je rapporte ici, sur la base d'un article du "Courrier International" de déc. 2009, concerne le monde du travail et celui des hommes, qui pour l'heure, s'opposent toujours. Il semble qu'aux USA, là où on l'attendait peut-être le moins, il y ait une prise de conscience nouvelle dans les entreprises et dans la vie tout court. Est-ce passager et dû à la crise ? c'est probable.
LES SIGNES : réduction de la mobilité chère aux américains, et surtout à leurs entreprises, qui ne savaient pas vivre autrement.  IBM était moqué par I've Been Moved, (je suis muté). Rank Xerox était peut-être la plus féroce. Mais parmi tant d'autres, quand seul le tableau de bord et la croissance de l'entreprise compte. Donc moins de mobilité qui, se rendrait-on compte, n'est pas si productif que ça et même s'avère contre productif lorsque les employés sont touchés et laissés à demi KO (Knocked Out) sur le pavé, loin de leur famille avec toutes les complications d'usage. On voit resurgir une envie de mieux vivre en famille, de profiter du temps libre, ce qui irait de pair avec l'apparition de petits marchés, de quartiers même pour une vie locale qui réhabiliterait ce que l'on avait oublié du village de la conquête de l'Ouest, la connaissance des autres, la communauté et la  vie en société.

 

L'évolution technologique et la multiplication de sociétés internationales (multinationales) a favorisé la financiarisation de la planète toute entière.
Les financiers ont toujours été les décideurs. Le problème est, qu'avides de profit facile, ils impulsent la déshumanisation de nos sociétés, sans qu'aucun gouvernement ne s'en inquiète, ou tente seulement d'y remédier, vite rappelé à l'ordre.

Tout s'achète et tout est à vendre. Ce n'est pas nouveau; ce qui l'est, ce sont les moyens électroniques dont ils disposent, plus ceux qu'ils ont inventé, et la façon dont ils les utilisent. Avec la complicité des dirigeants. Un petit pays tout entier, ruiné par ses prêts et quelques manœuvres adéquates, pourrait être acheté par un ou plusieurs richissimes chinois qui paierait la dette ! A quand les pays côté en  bourse ? il n'y pas de limite puisque les places boursières sont elle-même en bourse ? comment peut-on accepter une telle ignominie ?

Fraude aux produits financiers douteux, vente-achat d'actions à la micro seconde (*), dont sur les taux de change des monnaies. Toutes choses qui devraient les classer dans le grand banditisme. Mais non !! cela les fait rire, puisque lorsqu'ils ont gravement fauté jusqu'à déstabiliser la planète et ruiné plein de pauvres gens, on les renfloue à nos frais !   (*) l'Italie aurait limité à la seconde (c'est un geste positif).

Les plus grands ports américains de l'Est sont la propriété d'une société anglaise. Un émirat voulait tout acheter. On peut s'attendre à ce que le port autonome de Marseille soit un jour Américain, Chinois, Saoudien. De même pour Roissy. Il ne s'agit plus là de libre échange, mais d'atteinte à la nation et aux citoyens qui, bien souvent, ont payé. Il ne s'agit pas même d'une marque nationale telle que Perrier, Orangina, les herbes de Provence, le savon de Marseille, passées aux mains étrangères. Coca Cola peut-il être acheté par les chinois ? J'attends de voir !

Protection libérale. C'est un non sens volontaire, car le mot "protection" ne peut s'accorder à "libéral". Le libéralisme,  c'est l'ouverture des marchés d'un pays. Bien comprise, c'est à dire protectionniste, elle concerne toujours les autres, et s'effectue parfois sous la menace. Ce sont les plus forts qui forcent les plus faibles afin de leur vendre leurs produits. Eux, sans en avoir l'air, se protègent par leurs juridiction sur les importations ou les aides internes. Tous s'en défendent. L'anomalie a été soulignée par les états africains qui dénoncent le fait que leurs produits soient taxés ou rendus moins compétitifs du fait des systèmes d'aides qui protègent les pays développés dont les USA.

En ce qui nous concerne, quel avantage aurions nous à laisser envahir par du bœuf aux hormones ou du poulet passé à la javel, tous américain ? Ils continent à faire pression !!
La pression des riches fait que quelques pays pauvres, aux gouvernement souvent véreux, sont volontairement maintenus dans la misère, ce qui permet de s'approprier à bon compte leurs richesses. On réalise vite que l'économie libérale mondialisée conduit les pays "soumis" à la dépendance économique et la perte de la souveraineté. Le FMI américain en est l'un des acteurs. Les pays d'Amérique du sud s'en sont libérés difficilement et à grands frais pour les peuples, mais vont mieux.

Une solution pour les pays pauvres est l'association des producteurs en coopératives, car celle-ci  élaborent des produits à valeur ajoutée et servent également de relais pour les financements et la vente. Vendre du jus de fruit ou lieu des fruits est plus rémunérateur et bon pour les emplois, car l'on n'importe plus le jus de fruit à prix fort

Au Brésil, cette année 1999 fut catastrophique pour l'orange, la caisse de 40 kg ne se vendait plus que 0,5 dollars pour un prix de revient de 1,5 dollars. A cette époque, un organisme lié à Max Havelaar (café équitable), a pris contact avec les associations de producteurs et les coopératives. Cependant, Max Havelaart n'est qu'une organisation administrative qui doit passer par les circuits traditionnels de traitement, conditionnement, transport et vente, ce qui en milite sensiblement la portée.

 

L'économie est née vers la fin du XIIIe- début XIXe siècle en se calquant sur les sciences de la physique et des mathématiques afin de s'approprier une égale légitimité. Des mots comme masse monétaire, flux montrent sans ambiguïté la source du vocabulaire, alors qu'il ne s'agit que de conventions et de règles crées de toute pièce pour un monde "des affaire " purement financier, afin de mieux maîtriser et profiter des revenus de l'argent.

La création de la Bourse a été décisive car si elle permet de lever des crédits par souscription, elle autorise surtout les manipulations les plus sournoises et plus grave, l'achat de sociétés comme un bien courant de consommation, créé par d'autres, avec leur talent et leur travail, sans compter celui des employés, qui sont peu de choses dans l'affaire. On achète, on vend, on jette. Certaines sociétés "start-up" sont crées dans le but d'être vendues !

Le plus grand vice de la Bourse est né de l'autorisation américaine de spéculer sur les denrées, alors qu'il y avait déjà les énergies. C'était un coup bas; comment les états peuvent-ils accepter que des gens s'enrichissent ainsi au dépens de pauvres déjà mal nourris ? c'est indigne et crapuleuxLorsque ces produits faisaient l'objet d'accords négociés de gré à gré, les possibilités que des intermédiaires en tire profit était fortement réduites.

La bourse leur a ouvert des possibilités de gains fabuleux en jouant sur les cours. Ainsi, alors  que la nourriture ne fait pas défaut dans les pays pauvres, leurs habitants n'ont plus les moyens de la payer; Pire encore, leurs propres productions locales peuvent être ruinées par la découverte de pétrole, ou la reconversion de l'agriculture traditionnelle vers l'huile de palme dédiée aux biocarburants !

 

Se passer de la Bourse ? l'influence de la Bourse est telle qu'il semble bien que l'on ne puisse vivre qu'au rythme de ses cotations. Or, rien n'est plus faux, car les actionnaires existent depuis longtemps, sans la Bourse. Un grand nombre d'entreprises sont soutenues ou financées par des actionnaires sans être cotées à la Bourse. Elles leur verse des intérêts, mais sans spéculation. Le risque existe tout de même, mais il est réduit car les gains ne sont pas spéculatifs. L'entrée en Bourse est un acte politique et spéculatif. Ce n'est pas moi qui le dit, mais "la Bourse ne joue plus le rôle pour laquelle elle a été créé, la levée de capitaux". Ne participant plus à créer - ou tuant plus qu'elle ne crée - elle devrait donc être supprimée. Pour être plus pragmatique, on pourrait commencer à étendre ce dont on parle beaucoup, qui aurait été entrepris par certains pays, la séparation des banques d'affaires de celles de dépôt (nous, les déposants) afin que l'argent des épargnants échappe au jeu de casino de la Bourse du monde "des affaires". En deuxième lieu, pour couper court à l'abomination, on lui enlèverait ce qu'elle n'aurait jamais du avoir, dont elle abuse, le contrôle du marché des énergies et les denrées. Cela apporterait de grands changements et l'on pourrait ensuite interdire les spéculations à la milliseconde par programmes mathématiques, car à un instant donné, personne ne sait plus qui possède quoi et d'énormes masses monétaires changent à tout instant de propriétaire. Chacun sait qu'il n'y a pas de réelle crise économique, mais que la finance seule dérape. La ou les Banques qui ont prêté outrageusement à la Grèce - sans vouloir exonérer les dirigeants de ce pays, pas plus que les nôtres en tous cas - sont les même qui ont participé à la falsification des comptes de la Grèce lors se son entrée dans l'Europe. Et les dirigeants de cette, ces banques sont également ceux qui notent aujourd'hui ce pays. Avec les triples A, les pays sont en Bourse !!  notons que ces agences de notation n'ont aucune légitimité internationale (*) et qu'elles ont été crées pour aider et protéger les petites entreprises américaine et donc jour un rôle social. Du reste l'une d'elles se nomme Standard and Poor (modestes et pauvres..). Jugez vous-même de l'insoutenable dérive.
(*)
Un célèbre avocat et ministre français a même prétendu, pendant la campagne électorale de mai 2012, vouloir les attaquer en justice.
 

"on parle toujours du coût du travail, jamais de celui du capital !"

C'est une formule qui se répand, une réponse cinglante à tous ces bien lotis qui trouvent que la main d'œuvre est trop chère, alors que des milliards s'évaporent; sont-ils atteints de cécité ou d'Alzheimer. Un intervenant fustigeait tous les accusateurs du coût du travail, en toute ignorance des exigences monétaires de placement, des astuces - souvent légales - permettant de ne rien déclarer, du grand banditisme consistant à planquer son fric, du blanchiment d'argent et de tout ce que nous ne connaissons même pas.

Et il y a aussi les salaire provocateurs du talent, comme ils disent pour se justifier. En connaît-on la limite ? Il se trouve que bon nombre de ces gros cerveaux, qui devraient servir la nation, se servent d'abord eux-mêmes et bien! Par leurs salaires, leurs stock-option, leurs interventions, très coûteuses, et leurs conseils dont j'ai pu avoir quelques échos. Ils rapportent autant que la publicité dont les tarifs sont disproportionnés.

Si l'on avait taxé les moyennes et grandes fortunes grecques, le pays ne serait pas au bord du gouffre. A quelques nuances près, cela peut être étendu au monde entier, dont la France "qui négocie l'imposition des riches (il y a un service spécial "touche pas" pour eux aux finances, connu de toutes les perceptions de France).

MYOPIE DES MEDIAS, ET DES POLITIQUES : Ils parlent du CAC 40, mais ignorent un grand nombre de sociétés par actions, qui ne sont pas à la Bourse mais qui versent des intérêts à leurs actionnaires. Et toutes celles qui n'ont pas d'actionnaires.
Le message "touche pas aux entrepreneurs", "ils créent la richesse et l'emploi" est sans aucun doute vrai, mais paraît bien protecteur et facile. On connaît leur intransigeance, qu'ils ne s'appliquent pas à eux-mêmes. Ainsi, dans un hypermarché, un employé est viré pour trois euros de bons donné à un tiers, et un serveur pour quelques frites mangées chez le roi du hamburger ! pareil dans toute petite entreprise, surtout sans syndicat (et encore..). Pour un faute minime qui ne justifie qu'une remarque en aparté ou un avertissement, Ils virent ! 

Pourquoi ignore-t-on les patrons qui ne déclarent presque pas de bénéfices, et qui se paient au SMIG ! j'en ai connu, dont le plus grand magasin de vêtement de la ville ! dans les mêmes conditions, d'autres, ont voitures de collection, résidences secondaires majestueuses, bateaux ou avions, tous ces biens placés  au nom de la société, sans oublier les dépenses personnelles, ni les fournitures, timbres etc. car ils n'acceptent plus de payer quoi que ce soit !

Il y a une niche fiscale, jamais remise ne cause,  la SCI, société qui permet de défiscaliser. Elle est très commode, légale et largement utilisée puisqu'un qu'un simple ménage non marié, comme notre Président, peut y souscrire et ne s'en prive pas. Il faut toutefois élire un président, des membres etc comme toute société. Mais des organismes s'en chargent.

FINANCE, MAGNATS ET PARADIS FISCAUX

Juguler les truands de la finance.  C'est pour le moment bien difficile car tous les pays sont endettés jusqu'au cou, Allemagne incluse (mais elle rembourse aisément), merci nos bons dirigeants et conseillers de haut vol, les meilleurs d'entre nous, devant qui nous nous prosternons bas ! ces messieurs de la finance peuvent continuer à jouer au casino à nos frais, personne ne leur dira rien, car si on ne rembourse pas leurs turpitudes, c'est tout simplement le désastre économique et social qui jette son ombre.

Et ça, ça fait peur ! (voir ci-dessous Vachovia, l'argent de la mafia). Alors ils jouent et on rembourse, ils rejouent et on re-rembourse.

Le Canada aurait été bien moins touché que d'autres parce qu'ils contrôlerait mieux leur banques. C'est donc possible.

Iles vierges, UN PARADIS (FISCAL). Plus de 800.000 sociétés sont enregistrées aux Iles Vierges britanniques, pour une population de 25.000 personnes. "Si vous voulez vraiment brouiller les cartes, vous pouvez avoir une société dont le nom s'écrit en caractères chinois".

Quelques mesures limiteraient bien un peu "les abus", mais pas vraiment, car pour acheter une société avec prête-nom, on vous propose une liste de noms et tout peut aller très vite. On y apprend comment faire "de l'évasion fiscale et non de la fraude". Les nostalgique disent néanmoins : "fini le bon vieux temps, auparavant une société était vendue et revendue et encore revendue et au final, plus personne ne savait qui en était le détenteur.
En l'an 2.000, le FMI estimait que les paradis fiscaux pesaient 1700 milliards de dollars. Mais, selon le Réseau mondial pour la justice fiscale, ce chiffre dépasse les 10.000 milliards de dollars. Deux fonds spéculatifs sur trois seraient enregistrés dans ces juridictions, pu lesquelles transiterait (fictivement) la moitié du commerce mondial.

Parmi les masses d'argent en jeu, une bonne partie est de l'argent est douteux (hedge funds) ou sale (argent de la mafia -  en principe combattue - argent des paradis fiscaux en général, dont celui du gratin crapuleux de la société, non combattu). La valeur monétaire considérée est telle que la retirer du circuit fait peur : lors de la révélation des manipulations frauduleuses de la  banque américaine Wachovia, celle-ci a négocié pour un montant ridicule et toute velléité de faire justice été abandonnée. La situation de M. Woods, qui s'était battu pendant des années et alerté les plus hautes autorités, "est devenue très difficile" et toute investigation a été arrêté.

De 2004 à 2007, la banque américaine Wachovia a blanchi 378 milliards de dollars pour le compte de cartels mexicains, ignorant les alertes de l'un de ses salariés, M. Woods. L'Etat a fermé les yeux devant le risque de déstabilisation monétaire, et celui qui a dénoncé a été obligé de cesser toute enquête, et de partir.

Bienvenue au club !. D'un certain point de vue, la France vient d'entrer dans le club puisque nous avons défiscalisé les achats d'un certain Emir venu faire ses emplettes à Paris.

 La banque avait une filiale à Londres (toutes les banques participent peu ou prou au blanchiment, toutes ont des liens ou des filiales avec les paradis fiscaux). "Le blanchiment à grande échelle ne s'effectue pas aux îles Caïman, à l'île de Man ou à Jersey, mais à la City de Londres et a Wall Street". Selon  The Observer, Londres (extraits). L

Contrairement aux organismes traditionnels, les hedge funds (fonds spéculatifs), n'ont pas à s'enregistrer auprès des autorités boursières ni à leur rendre des comptes. Ils prennent de plus en plus de poids dans la finance mondiale, représentent à eux seuls aujourd'hui 50 % des transactions sur les bourses du monde. Et s'ils se banalisent et s'ouvrent à une clientèle plus large, ils restent pour les grands corrupteurs une usine à blanchiment à un taux de rendement très fort

Je cite: "Sait-on qu'à la suite de l'attaque sur les tours de New York le 11 septembre 2001", sans oublier les conséquences de la catastrophe survenue en Louisiane, les compagnies françaises d'assurances ont payé des centaines de millions d'euros, au titre de la réassurance, aux compagnies américaines.
Sait-on que tous les vingt-deux jours l'équivalent de la masse monétaire mondiale change de main ?"
(années 2010)

En 2007 dans le monde, le volume des fusions acquisitions de sociétés à la Bourse, a atteint 4500 milliards de dollars (3061 milliards d'euros), soit 24 % de plus qu'en 2006. On voit bien que tout s'améliore, dans le plus grand intérêt des peuples.

Le grand capital. Leur problème est de placer leur argent - ils sont si nombreux, avec des capitaux si importants, qu'ils sont en concurrence - alors ils cherchent ce qui rapporte et c'est pourquoi ils n'hésitent pas à déplacer leurs fortunes qui cependant ne leur appartient pas toujours, comme les "fonds" dits "de pension", dont personne ne sait ce qu'ils reversent réellement, tout comme les assureurs. Beaucoup vivent cependant dans des paradis fiscaux. Ils exigent du 12 à 15% de rapport (rendement), et prennent le contrôle du plus surprenant, comme par exemple, de grandes exploitations, ou des cliniques (oui !). Alors, ceux qui y travaillent n'ont plus grand chose à se partager. Pour faire du profit et nourrir l'Ogre, on se démène comme on peut. Robin Cook, médecin et écrivain talentueux, se plaît à dénoncer tout ce petit monde plus ou moins proche de la santé. Cela doit être pire aux USA je suppose)
 


Vers une économie raisonnée

Vaste programme, comme disait le Général.

.Maîtriser l'économie n'est pas dans l'air du temps, cependant, tout peut changer, c'est imprévisible. Soyons bien conscients que seule la population peut agir et forcer le passage; les politiques et les gagnants du système ne le feront jamais, aucun d'entre eux, sauf dictature militaire.

Comment ? en limitant notre consommation en général (eau, énergies, biens mobiliers), en s'organisant pour réduire au mieux tous les gaspillages (nourriture, emballages, déchets divers), en renonçant à (faire) admirer un nouveau Smartphone tous les six mois (en roulement avec les autres), idem pour les voitures, sauf progrès majeur (je garde plus de10 ans des modèles de bonne qualité), en luttant avec les associations de consommateurs, contre l'arrêt programmé de tous les matériels, contre bien des abus commerciaux, plaie de notre société mondialisée pour un meilleur profit, en encourageant les coopératives et regroupements d'éleveurs et cultivateurs en vue d'une vente locale ou régionale de saison. En imaginant ce qui est demandé par certains, un traitement de l'eau à deux niveaux, l'un pour le lavage, arrosage, douche, l'autre pour la boisson et la cuisine (avec départ du deuxième réseau de distribution en immeuble ou quartiers). Deux niveaux également pour l'eau chaude; un préchauffage local immédiat jusqu'à l'arrivée de l'eau chaude du ballon. En produisant un peu de courant électrique partout où l'on peut en fonction de la technique (y compris sur les toiture de voitures, et se libérer du joug d'EDF! En organisant des manifs nouvelles non corporatistes sur ce sujet éminemment social, ce qui serait nouveau (Green Peace le fait, complétons les en ciblant un mouvement populaire et précis)

Ce ne sont là que quelques pistes, mais c'est une première étape pour les inviter à ne pas poursuivre leurs errements égoïstes. On les comprend, c'est humain ! éclairons les, la croissance n'a pas toujours été un facteur impérieux.
J'ai cité plus haut le cas des employés de banque, autrefois nombreux et bien payés quand on ne parlait pas de croissance.

La croissance. Aucun économiste sérieux n’y croit si j’en juge par l’interview du 9 12 06 produite par France Culture, " terre à terre ", qui bien que très écolo et sans doute teintée politiquement, n’en présente pas moins des débats sérieux.
La croissance n'apporte plus rien à la grande masse des peuples, mais assure la pérennité des privilèges de quelque uns et même l’élargissement de leur revenus et de leur pouvoir
. Nous le croyons volontiers. Chacun le perçoit au travers des objets de luxe de plus en plus faramineux, des montres à 10.000 euros, des voitures à 300.000, des "petits" bateaux à 800.000, les ports de plaisance encombrés qui masquent la mer, les terrains de golf qui se multiplient (appropriation exclusive d'immenses terrains en fond d'affaires immobilières) ou les portables incrustés de diamants.
Les emplois, eux sont à l'étranger !! ou sous payés en France

On explique bravement qu'il faut délocaliser (*), ou que les salaires doivent baisser avec un temps et une répartition du travail insupportable, que les la médecine doit ensuite prendre en charge. Ajoutons que selon l'intervenant, il faudrait s'attacher à recréer le tissus social, c'est à dire les liens qui n'existent plus entre les habitants comme du temps où leur vie en dépendait et qui existe toujours par nécessité chez les "Peuples du Sud", modestes ou pauvres. Ces liens ne sont pas désintéressés, cela n'existe pas, soyons lucides, mais ils invitent à un retour d'humanité. Si vous offrez un café, un jour il vous le rendra et pendant ce temps, le lien se maintient (toujours selon l'intervenant). "hibis" : le problème de nos jours est que tout est payant (même le soi-disant gratuit, en réalité plus cher encore que si il était payant). Exemple : pour assurer le ramassage des piles et batteries, il faut un sponsor !  oui, celui qui met sa pub sur le récipient. Autrement dit, sur un chiffre d'affaire (turn over) phénoménal, on refuse céder le moindre sous (alors que les gens qui déposent le font, eux, gratuitement). (*)  Un dirigeant chinois a dit assez justement, "vous nous faites les reproches de la délocalisation, mais ce sont vos industriels qui sont venus chez nous et nous n’avons pas été les chercher.

On pourrait ajouter que les prix si bas obtenus là bas ne se retrouvent guère dans la vitrine après être passés par les filtres des importateurs ou des sociétés qui délocalisent, mais enfin.. Selon le New York Times du 2 juin 07,  La part qui revient aux fabricants chinois serait - dans les cas de sous-traitance - infime.  Pour un produit revenant aux USA, "La Chine importe les composants (en moyenne 65% en provenance des USA), fait l'assemblage peu rémunéré et exporte le produit vers les USA. "Pour une poupée Barbie vendue 9.99 dollars, 35 cents seulement reviennent à la Chine"; mais celle-ci vit de la vente de bien des produits piratés.
La Chine propose 2,85 dollars la paire de jeans vendue à la douzaine, quand le bon prix normal est de 7 dollars. Combien paie-t-on un jean moyenne gamme ? c'est ça la mondialisation, le mal vient des occidentaux et de leurs scandaleux profits, pas de la Chine. Et l'on ferme les yeux sur ceux qui vont peut-être perdre les leurs, et qui seront alors abandonnés à leur misérable destin.

La mondialisation est un système promu par les hommes les plus puissants pour servir leurs propres intérêts. Bien entendu, ils nient, alors que tout leur revient et que rien ne va à la France.

Coluche disait avec humour : "un gala organisé au bénéfice des organisateurs de galas".

 


Les bénéfices "externes" des grandes sociétés internationales échappent aux Etats où elles sont implantées, ce qui ne limite en rien leur forte influence. Il y a bien là quelque chose de contradictoire. Le Président des USA pensait donc instituer une petite taxation (3 % je crois) pour les bénéfices des entreprises générés à l'étranger. Je ne sais pas ce qu'il en est advenu, mais bon courage car des bénéfices, elles n'en ont guère ! A contrario, L'Angleterre exonère les étrangers qui viennent habiter en Angleterre, de toute imposition pour leurs revenus produits à l'étranger. Cela commence à faire hurler les anglais qui eux sont taxés !  c'est ainsi que M. Mittal,  le roi de l'acier qui nous a pris Arcelor (et ne verse plus depuis presque aucun dividende aux petits actionnaires), réside en Angleterre et ne paie aucun impôt sur ses revenus. Sa société est installée en Hollande, donc soumise au droit hollandais. Il ne l'a pas choisi par hasard. Tout cela est légal et le nombre d'illégalités légales ne cesse de croitre.

La plus française des usines de voitures, c'est Toyota ! Comment apprécier le profit ? Ce n'est pas si évident que ça. La part de Michelin ou de Danone en France est très minoritaire. Les yaourts fabriqués dans l'est profitent à ces pays, dans la mesure où des emplois sont créés et les produis constituant originaires du pays. Tout comme Toyota profite surtout à la France (emplois, mais aussi matériaux et sous-traitants). Ce n'est pas forcément le cas. Une société en difficulté ferme d'abord ses usines où c'est le moins rentable, mais pas toujours, car il y a bien d'autres enjeux stratégiques.

De nombreuses sociétés sont désormais domiciliées dans un pays, tandis que le PDG et peut-être son entourage confidentiel, dans autre.                          suite colonne de droite

Une société française qui est ainsi managée des USA. Qui dit mieux pour brouiller les pistes. C'est "légal" !!  enfin la loi, faite pour eux, le dit.

Problème de Google, Tweeter et Cie, toute l'hégémonie américaine, qui ne paie pas d'impôts, non seulement en Amérique, mais dans tous les autres pays du monde malgré leurs juteuses recettes issues de la publicité, et tout ce qu'elle extorquent sans rien payer, copiant et publiant par exemple livres et journaux. Les Etats commencent à réagir. En France, un accord a été trouvé pour les journaux, et un procès est prévu pour les recettes de publicité. C'est un début.

Michelin, Danone, Renault, Ubisoft.. toutes ont une envergure internationale et de ce fait font produire, en "délocalisation naturelle" dans différents pays du monde comme Toyota le fait à Valenciennes ou ailleurs. Cela est tout à fait normal, depuis longtemps et l'intérêt est partagé. Une question est posée: faut-il les soutenir dès lors que la majorité des usines et des employés sont à l'étranger et que tous travaillent pour l'étranger ?
La tentation "des emplois", de la sous-traitance et de l'approvisionnement qui gravite autour, conduit à penser comme l'Angleterre: "l'essentiel est que ça soit chez nous". Mais on peut aussi y perdre son industrie, son âme et le contrôle de son pays. On comprend maintenant qu'il est dangereux d'abandonner son industrie au bénéfice de la financiarisation.

En l'absence d'investisseurs français, préférant financer les arts, nous vendons tout aux étrangers, sociétés, usines, terres, vignes incluses. Les allemands défendent becs et ongles leurs sociétés, souvent familiales (ça change tout). Chez nous, ce nationalisme, compris comme représentant une unité nationale naturelle - ne confondons pas -  est une chose honteuse. On oublie l'essentiel, "rester maître de notre destin et l'inculquer aux jeunes" !

La finale..

LES MEILLEURS JOUEURS DU MONDE ONT PILLE LE GRAND CASINO MONDIAL, LEUR TERRAIN DE JEUX.

M. Friedman dit,  je cite : "Au début des années 70, les  rapports des sociétés montraient étaient remplis de photos d'usines et autres activités tangibles. Plus récemment, le rapport annuel de Wall Street ne présente plus les activités, mais des graphiques d'évolution financières. J'ai le sentiment que les activités (matérielles) célébrées autrefois s'éloignent de plus en plus des actuelles activités économiques".

L'économie de marché entraîne l'économie financière dans son sillage de la démesure. Démesure qui se solde par d'énormes déséquilibres sociaux, à la fois au sein d'un même pays et au plan mondial. Un "pédaleur" de rickshaw indien gagne un 1,5 dollars par jour. A la moindre défaillance, il est remplacé. Beaucoup mourraient autrefois de tuberculose ou finissaient les membres rompus, le freinage étant la pire contrainte (roman de La Pierre et Collins, "Calcutta"). D'autres sont richissimes pour avoir réussi dans un commerce. Si seulement on pouvait leur faire tirer le rickshaw, rien qu'une fois ?


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 Economie  (fondement, fragilité,  complexité, équilibre et dérives de l'économie ; équilibre et déstabilisation ; mainmise financière - protection libérale. L'économie peut-elle être raisonnée ?)

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