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Physique 1  Physique 2 (chaleur, pression, liquides, colles, mousses, ondes et communication, socialisation, dérives..) Physique 5  (électricité)  Physique 6 (magnétisme)  Physique 7 (électromagnétisme)


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Le monde vivant (perception, communication, socialisation..) - L'univers (étoiles, rotation..) - L'humanité et la société (de la nourriture aux services, dérives sociales et technologiques, la morale) - La vie et son questionnement (religion, philo, science, morale) - Un bilan provisoire pour le futur (tout n'est pas négatif et nous bénéficions du progrès, mais ..).

Reproduction publique ou commerciale réservées. Merci beaucoup de bien vouloir respecter mes voeux si vous êtes intéressé par mes choix et leur développement. Email "hibis".

Le monde vivant

La perception - la vue./ La pensée nous appartient. Nous la croyons indépendante, impartiale, équitable et en toute circonstance, justifiée. Nous la soutenons donc en général mordicus, bien qu'elle ne dépende que de ce que nous délivrent nos sens ou de notre interprétation. Et si on est pris à contre pied, on crie à la supercherie ; tout simplement parce que nous n'avons pas pu imaginer autre chose. Deux observateurs placés face à face avec une pomme entre eux jureront, le premier qu'elle est verte et le second qu'elle est rouge ! (cours de communication). . Notre vue peut être soumise à des aberrations de perception, et même sans cela, si l'on demande à plusieurs personnes ce qu'elles ont vu, on risque bien d'être atterré par les réponses discordantes. C'est toute la difficulté des témoignages et je me souviens qu'avec ma femme, nous n'étions pas d'accord sur la couleur d'une voiture vue peu de temps auparavant. L'âge n'arrange rien et c'est assez déstabilisant ; qui avait raison ? personnellement, j'ai douté de moi - mais après coup - car j'ai prêté davantage attention au modèle qu'à la couleur alors que chez ma femme, je suppose que c'était l'inverse. Elle devait donc avoir raison, car elle ignorait tout du modèle. Ce que l'on pense dépend aussi étroitement de notre environnement, du moment et des circonstances, de notre éducation enfin, en référence au cadre de vie qui nous a été inculqué. Et le matin n'est pas le soir. Ainsi va notre perception des choses.

Aberrations visuelles. Une expérience s'appuie sur cadre avec petit bateau peint au centre. Autour de lui, tournant autour d'un axe  - au centre du bateau - il ya un disque qui comporte des spirales alternées noir et blanc partant vers le bord. On lance le disque qui tourne rapidement. A l'arrêt du disque, on voit nettement le bateau avancer vers soi ou s'éloigner (il s'agit dans ce cas d'une déformation provisoire de la rétine).
   - Des lignes parallèles barrées par une ligne en biais ne semblent plus parallèles.
       -  Un cercle découpé paraît plus grand que le trou pratiqué dans le carton d'où il est extrait.
           -  Un tableau accroché près d'une ligne en biais (mur, décors),  paraît de travers
(avec un positionnement vertical pourtant parfait ; voir Bricolage ou Décoration, tableaux et encadrements).

  - Coucher de soleil, grosse lune. Le soleil  près de l'horizon paraît tout à coup bien plus grand (derrière des arbres, une maison, c'est encore mieux).
         - L'éclairage, des couleurs qui se contrarient, un contre jour, un mouvement perturbateur, quelque chose d'inhabituel, faussent la perception.
              - Les angles de vue nous trompent, les vues partielles aussi.
Voici un exemple très simple : un ballon dirigeable passe assez bas au-dessus de vous et s'éloigne devant vous, ou un peu en biais. Si il y a une ligne d'arbres derrière laquelle il disparaît, l'effet est encore plus saisissant, et tout le monde jure qu'il descend et va se poser derrière. Or ce n'est pas le cas et il vogue toujours à la même hauteur. Explication : en s'éloignant, l'angle par rapport au sol sous lequel vous le voyez diminue et donc la distance au sol paraît diminuer : on croit qu'il descend. C'est également perceptible avec un avion.
Lorsqu'on regarde deux avions à réaction identiques volant à la même altitude, le sol n'interfère pas car on a la tête en l'air et seuls leurs dimensions relatives sont perceptibles ; le plus éloigné ou le plus haut est plus petit que l'autre et le plus éloigné pourra faussement paraître simplement plus haut..

Exemples d'anomalies imagés. Le premier exemple (roues avec pales), montre une aberration de notre vision. Agrandissez en cliquant dessus et vous verrez une roue qui ourne lorsqu'on regarde l'autre.

Le deuxième exemple trouble notre compréhension car l'on peine à faire ce qui est demandé. C'est révélateur pour qui veut bien l'admettre. Cela paraît tellement bête, qu'après y être parvenu on se disculper : "il suffit de le faire en faisant attention" ! oui, mais..'
Voici donc l'exercice : regardez une inscription et dites sa couleur, pas ce qui est écrit !  la tentation de dire ce qui écrit est forte car bien que l'on ait compris l'exercice, un conflit s'élève entre la partie droite de note cerveau et sa partie fauche, toutes deux spécialisées (signification, couleur).

L'oiseau qui plonge et attrape le poisson alors que ce dernier n'est pas là où il le voit fait automatiquement la correction d'angle nécessaire. Ce n'est pas son cerveau rationnel qui lui dicte car l'homme lui ne sait pas le faire et fait appel aux mathématiques pour cela !   voir "les liquides, l'eau et la vue", expérience du bâton brisé). Le poisson qui saute hors de l'eau pour attraper l'insecte fait la même correction !

L'éducation de notre cerveau nous fait voir ce qui n'existe pas. Par exemple, la perception du relief ; bon nombre d'exercices sur le sujet montrent comment notre interprétation est faussée (reconnaissance d'objets) ; il suffit de tracer ou de peindre quelques lignes fuyantes et nous voyons le relief là où tout est plat (la feuille, la toile). Selon des expérimentations pratiquées, là où nous voyons en relief, un être "primitif" ne voit qu'un dessin plat incompréhensible. Et c'est aussi vrai pour nous. Inversion de relief : on voit par exemple le relief apparent d'un angle  (boite dessinée en relief) mais selon l'observation, on le voit en creux ou en saillie !  là où certains voient l'intérieur d'une boite, l'autre voit l'extérieur d'un cube !

Le poids de l'environnement.  On ne peut généralement pas contester les courants de pensée admis et véhiculés par la société toute entière. Toute nouveauté trop dérangeante est par principe rejetée,  par la société toute entière ; c'est ce que nous apprenions en étudiant le moyen âge !   on ne remet pas en cause sans précaution ce qui est admis par tous depuis longtemps : c'est donc une réaction normale d'autodéfense contre une agression. Un mot du Général résume cela : "on a toujours tort d'avoir raison top tôt". Les sujets les moins contestables sont ceux qui relèvent de la croyance et dans une certaine mesure de la science (qui se place un peu dans l'imaginaire) ; on retrouve là notre cerveau reptilien.
 Le poids des connaissances et de l'état de la technique de l'époque. Les deux conditionnent notre perception et nos déductions. Au début de l'automobile, on pensait qu'à une certaine vitesse, 40 Km/h, on allait mourir de froid ou être écrasé par la pression de l'air. Madame la lune était un rêve et le regard qu'on lui portait était celui du mystère et de l'impuissance.


Le milieu dans lequel on évolue. Que voit de l'univers une bactérie, un virus, une puce ? voilà des questions gênantes qu'il vaut mieux ne pas poser. Ils voient un autre monde !  un télescope leur ferait-il appréhender notre corps ? certainement pas. Les effets d'échelle et de temps sont terrifiants ; à l'échelle de l'atome ou de l'électron, nous sommes une galaxie d'étoiles vide et transparente (voir "atomes"). C'est pourquoi les rayonnements nous traversent si aisément et c'est pourquoi rien n'est véritablement étanche, ni le verre, ni le métal qui, à la seule l'échelle moléculaire, absorbent taches et odeurs. A cette échelle, encore loin de l'atome, un virus traverse facilement la porcelaine !
Quand au temps, des organismes ne vivent que quelques secondes, Certains arbres 2000 ans. Mieux vaut ne pas y penser, afin de continuer à vivre sain de corps et d'esprit !

Le groupe, la vie en groupe. Les animaux vivent généralement en groupe pour deux raisons vitales : ils recherchent la même nourriture et c'est indispensable pour leur reproduction. Ils vivent soit en groupes organisés (lions, éléphants, singes, manchots ..) ou au sommet de l'échelle, en société (abeilles, fourmis, termites). L'homme a franchi ces étapes pour les mêmes raisons. Les animaux vivent souvent en symbiose avec d'autres animaux ou plantes. Exemple : le poisson "labre" nettoie les poissons qui se présentent à sa station service !  une gestuelle permet de se mettre d'accord. Voir aussi "les poissons sont extraordinaires"  et  "les coraux"

La loi du groupe dans une société.  Dans un troupeau de vaches, pas vraiment réputées pour leur quotient intellectuel, il y a des règles étonnantes et des coups bas pour celles qui dérogent à leur position sociale. Chacune doit tenir la position qu'elle a sans doute gagnée par la force et l'intelligence. On leur coupe d'ailleurs les cornes pour éviter les blessures;  j'en ai vu se sonner des coups en revenant du champ pour rependre une place perdue. Toutes se placent selon des règles que chacune défend constamment tant qu'elle en est capable. Après, elle finit dernière du troupeau. Mais tout n'est pas si limpide car, comme dans notre société humaine, certaines d'elles, pas obligatoirement plus faibles, ni forcément moins intelligentes, se contentent d'une position de retrait. Il est bien connu que certains "dominés" orientent les décisions des dominants, lesquels en ont grand besoin.

L'appartenance à un groupe est complexe. Le groupe peut être quelque chose de fort et solide, comme la société à laquelle on appartient, avec ses règles, par le niveau social ou culturel (voir ci-dessous), mais aussi par quelque chose de mouvant, qui se fait et se défait selon le moment. Dans nos sociétés, le groupe peut être seulement "implicite et spontané" du seul fait de la possession d'un matériel (vous avez aussi un/une xy ?), d'un habit, ou de l'appartenance à un village, à un département (songez au débat sur la suppression du numéro de département sur les

 plaques minéralogiques..). Un phénomène fugitif, habilement alimenté, peut "souder" artificiellement et provisoirement les individus, "Harry Potter", "le dernier "Tube".

La communication. Les animaux communiquent tous : gestuellement, par échange de sons ou de phéromones (odeurs). Les plantes communiquent par la diffusion (et la perception) de molécules chimiques. Même au sein de la matière "élémentaire", les cellules, il y a communication car elles sollicitent ce dont elles ont besoin pour fonctionner et s'alimenter ou se défendre.  Il y a sans doute d'autres moyens que l'homme ne peut identifier ni soupçonner actuellement (autres ondes, électromagnétiques, ultra sons, champs inconnus).

Gestuelle. Des similitudes sont observées entre humain et singes, auxquels nous ressemblons, ou qui nous ressemblent, à votre goût. La plus caractéristique serait la position des bras tendus vers l'avant, paumes tournées ver le haut. Certains singes prennent cette position pour demander une banane, et bien d'autres choses comme demander de l'aide, du sexe ou jouer. Cette position serait héritée des lézards qui s'aplatissent, rentrent leur cou et la tête pour se protéger en affectant la soumission. Position qui est commune au monde animal (l'homme soumis ou penaud rentre les épaules et baisse la tête). La position des mains paumes vers le haut est donc celle d'une demande, au sens large, comme le geste du mendiant, celui d'une personne qui demande un service, qui s'excuse, avec ce geste bien connu quand on veut dire, "ce n'est pas ma faute, ce n'est pas moi". Un geste pour adresser une requête, à Dieu par exemple (position des prêtres). Ce langage n'appartient pas à l'homme, et il est probable qu'il en est de même pour d'autres significations, avec d'autres mouvements du corps.
La position dominante est caractérisée par le corps et la tête redressés, mais ça tout le monde le sait (se dresser comme un coq) paumes retournées à plat et tapant sur la table comme un dirigeant peut le faire en réunion. Sans parler du regard. Article du New York Times octobre 2007.

On a découvert que sous la mer, la communication des baleines, bélougas et peut-être dauphins, serait possible sur de très très grandes distances, d'un bout à l'autre d'un océan peut-être. Ils mettraient à profit des sortes de couloir formés par des couches d'eau de températures ou salinité différentes qui canaliseraient les ondes.
Lors d'une émission radio, une vétérinaire expliquait à un auditeur que si son serin chantait, c'est parce qu'il appelait sa belle. C'est sans doute vrai dans ce cas. Pour nous, les oiseaux chantent, ils ne parlent pas. Comment expliquer alors l'échange de "chants", auquel nous assistons dans notre jardin, entre les deux merles d'un couple, qui "s'expriment" l'un après l'autre et sans jamais s'interrompre ? Les sons, d'une grande complexité, n'étaient jamais les mêmes. Autre exemple, comment expliquer ces trois cris brefs, lors d'un rassemblement de mouettes à la Grande Motte, alors que nous observions cet immense ballet, qui firent immédiatement former une colonne qui s'éloigna sur le champ ? Un chant ? non, un ordre attendu, connu et bien différencié du tapage général. Je possède cet enregistrement.

L'écouteL'écoute est tributaire des préoccupations du moment. Dès lors qu'il ne s'agit plus de banalités ou de simple bavardage, ce que vit ou ressent un interlocuteur au moment où l'on s'adresse à lui, c'est à dire ses préoccupations immédiates, conditionne totalement sa compréhension ; le  "il n'écoute pas" est révélateur du fait, car celui qui parle ne comprend pas cette distraction. Si l'interlocuteur a froid, n'est pas bien, a mal dormi, n'a pas le temps, a eu une dispute, il n'est pas disposé à vous écouter et vous ne serez pas entendu ; il faut donc pouvoir capter l'intérêt et ce n'est pas facile, surtout entre sexes opposés qui vivent dans des mondes totalement étrangers ou presque (on n'est même pas d'accord sur les couleurs !).
- On entend mieux ce que l'on souhaite entendre - et non ce qui nous est dit - et il est courant que la réponse soit totalement biaisée, sinon sans aucun rapport avec l'affirmation ou la question de l'interlocuteur; les phrases sont entendues au travers du filtre de nos conceptions, connaissances ou pensées du moment. Le résultat est que l'on répond à côté ; les débats politiques sont très révélateurs de ce fonctionnement, meilleurs encore dans la négation et la mauvaise foi qu'à la maison. L'écoute n'est bonne que si l'interlocuteur peut lui-même y trouver un avantage. Au cas contraire, il fait semblant par politesse. L'habileté de celui qui veut faire passer quelque chose consistera à trouver la faille; les plus habiles persuadent carrément l'autre que c'est lui qui a eu l'idée ! (celle qu'ils veulent eux-mêmes faire passer), car par défiance ou autodéfense, l'idée de l'autre est bien souvent méprisée ou contestée. Avec de grands nombres, ce mécanisme d'opposition peut tout à fait curieusement conduire dans certains cas à un équilibre proche des 50, 50, cas qui se vérifie à chaque élection véritablement démocratique, car les enjeux, si ils peuvent être importants, ne sont jamais vitaux. Si cela était, le phénomène disparaîtrait probablement. 

L'évènement soudain (bruits anormaux..) a toujours la priorité de l'intérêt, de même que l'urgence apparente (téléphone). C'est pourquoi les publicités se doivent d'être si percutantes, idiotes même (jeune femme en slip pour un yaourt, explosions pour une eau minérale ou un chocolat).

L'écoute se fait par niveaux sociaux  ou groupes (culture, richesse, origine, rang hiérarchique..), autant de barrières psychologiques puissantes qui bloquent la compréhension réciproque. Un chef explique à un subordonné (inférieur), mais ne l'écoute guère, à moins qu'il n'y trouve un intérêt personnel qu'il exploitera généralement à son compte. Si le subordonné doit s'adresser à un chef "non coutumier", il est préférable qu'il soit accompagné du chef de son propre service qui lui servira "d'interprète" et confirmera sa légitimité. Une réunion ne peut être animée par une personne de rang inférieur à l'assemblée, sans - au minimum - sa présentation par une autorité reconnue. Sa seule compétence, même unique, ne suffit pas.
Au sein d'un même niveau social, d'autres barrières, plus perméables, existent également (écoles, champs d'activités, modes de vie, légitimité du niveau social..).

Nous vivons chacun dans un monde qui n'est pas celui des autres. Seuls nos intérêts matériels ou moraux peuvent être partagés occasionnellement. Si l'éducation et la vie en société forcent souvent nos résistances naturelles, ce n'est que superficiellement et un évènement grave (accident, guerre, danger, faim) fera bien vite tout éclater. Cela explique le "tu as toujours raison".

Les sept pêchés capitaux. La religion a inventé le péché. Combien de fidèles se sont empressés de recommencer après trois avé et deux pater. La nature veut que l’on se disculpe de toute responsabilité, de tous péchés maux et travers, y compris les plus graves, sauf peut-être parfois, lorsqu’on se trouve directement confronté à leurs conséquences. Encore imaginons nous des circonstances atténuantes. Encore préfèrerions fuir ou nous racheter en aidant plutôt que passer des années en prison (autrefois c'était le terrifiant supplice ou la mort). Ce n’est jamais de notre faute et l’on change également d’avis pour de bonnes raisons. On entend dire " je suis responsable mais pas coupable" ou " j’ai menti de bonne foi",  "j’ai tué par nécessité",  "Si ce n’est pas moi, ce sera un autre qui le fera (ou qui va en profiter"). Dans le tribunaux, la victime dit "il ne se repend même pas".
 

La fainéantise ou la loi du moindre effort. La société nous culpabilise: on se sent coupable de ne rien faire. De fait, chacun se plaint de ne plus y arriver, pour des salaires de plus en plus maigres ou contraignants. On travaille alors plus en en pensant y échapper après (machines robots etc), mais dans la réalité, rien de tout cela n'arrive et ne fait qu'enfoncer un peu plus le clou, s'embourber davantage encore. Des études ont révélé que des gens sont amenés à mentir, dissimuler ou fausser des résultats pour se sortir du guêpier, s'en tirer quoi. C'est anormal, mais notre société conduit de plus en plus au mal-être parce que nous ne sommes pas faits pour cela. Dans le fond, seuls quelques impératifs nous poussent réellement à nous activer: s'abriter, se protéger, se nourrir, se reproduire, se promener pour découvrir, éventuellement dominer ou s'assurer un confort.

- On poursuit des études pour mieux gagner sa vie, repousser ou fuir l'enrôlement du milieu du travail, éviter les tâches les plus ingrates. C'est aussi une consécration et une spécificité française (la culture déifiée). Il n'est pas du tout sûr que l'on s'y adonnerait si une situation convenable pouvait être obtenue sans cela - ce qui ne signifie aucunement être inculte - car au fond, ne serait-il pas normal, que ceux qui permettent aux autres de posséder tous les biens, par un travail souvent difficile, fatiguant voire dangereux, recueillent eux aussi une part des profits ?  Les épreuves de l'éducation sont un drame pour ceux qui échouent ; rares seraient ceux qui s'y contraindraient encore et notre société prendrait une autre tournure. On peut s'instruire toute la vie et surtout, le faire dans un domaine voulu et avec l'utilité qui s'y attache. Bien des grands de ce monde n'ont pas fait d'études ou ont quitté l'éducation pour réussir - en dépit des prédictions coutumières des professeurs à l'égard des "cancres".
- Dans le travail, on se porte tout d'abord vers ce qui est ludique, pas difficile, repoussant à plus tard le plus important; le plus astreignant. C'est en théorie anormal puisque après, on est soulagé ! On voit ainsi des groupes de cadres effectuer des inspections de routine qui ne sont pas du tout de leur niveau, mais c'est ludique et on se laisse aller agréablement.  Les solutions ou décision difficiles  font courir un risque, mettent des personnes en cause, exigeraient des contacts difficiles. Rien que des motifs pour les évacuer au mieux. Si possible par de faux semblants. J'ai souvent tenté souvent d'inverser les choses - pour être soulagé ! -  et je m'étais rendu compte que c'était plus facile en m'isolant (j'en avais trouvé le moyen .. dans le train). Combien de réunions, de sommets internationaux fantoches, de grandes messes, où les sujets importants pour les participants sont ignorés ou balayés. Les  plus honnêtes l'avouent, il ne s'y décide rien d'important !

- Le rythme de la jeunesse, avec ses facultés aiguisées, où tout est permis, ne peut guère être maintenu en vieillissant ; les mêmes conditions au travail génèrent stress et mal vivre pouvant aller jusqu'à la maladie. J'ai vu des professeurs très inquiets d'un changement de programme ou paniqués par les qualificativement nouvelles qui leur étaient demandées. Un peu de stress est bon, stimulant, dans la mesure où l'on pense savoir ou pouvoir faire face. Il devient alors un challenge acceptable, un défi ludique même qui met un peu de piments dans la vie.


- Bon nombre de nos routes proviennent de pistes ancestrales, parfois animales au début, puis sentiers de l'homme, voies romaines, routes. Selon l'humour corse, la chèvre tracera la route ! parce qu'elle prend le tracé le plus facile au regard de la dépense physique et du temps pris, soit le meilleur compromis et c'est toujours ce que nous faisons ; par extension, on évite également le coûteux, le complexe, même si à long terme ce serait indiscutablement le meilleur. La règle du moindre effort est inscrite dans nos gênes ; les pelouses piétinées pour couper un virage, les barrières renversées en sont l'indiscutable preuve !  on cumule gain de fatigue et gain de temps. Cependant, il n'est pas tenu compte de ces besoins chez l'humain en société, même plus comme autrefois où des servitudes permettaient de "couper" un itinéraire, en passant chez l'autre ou entre deux. Pour un droit au passage, des familles s'entretuent parfois, preuve que ce n'est vital !  Les villes obligent à de grands détours parce que l'on ne passe pas sous les barres d'immeubles, les grandes voies de circulation, autoroutes, voies ferrées, les grandes propriétés sont autant de gêne et de contrariétés quand il faut obligatoirement faire un grand détour, encore plus pour ceux qui habitent en face : et à qui on interdit parfois de prendre le nouvelle route directement, les obligeant de surcroît à un détour supplémentaire (cas réel). Ajoutons qu'en voiture on peut même plus s'arrêter ; le tout est bien plus grave qu'on ne le pense pour le bon équilibre de chacun. Un tout un  chacun qui s'y reconnaîtra fatalement dans ces lignes.

Pourquoi ces comportements : parce qu'il n'y a aucune raison de s'épuiser si rien ne le justifie, parce que nous devons garder nos forces pour ce qui nous attend peut-être (quête de nourriture ..). C'est un acquis de survie, totalement primaire, reptilien diraient les spécialistes -  dicté au premiers jours par l'impérieuse règle de la vie.

Le mensonge. C'est une défense naturelle, illustrée pourrait-on dire par "l'inculpabilité" ci-dessus ; c'est une une sauvegarde dont les racines sont profondément ancrées dans LA VIE du fond des âges, la vie animale du premier stade. Dans la vie animale, la mort est tant pis pour le plus faible, une blessure ou un accident souvent irrémédiable sans que personne ne puis y faire quoique ce soit. L'humain n’accepte pas davantage la responsabilité de ce qui arrive aux autres, ni de ce que l’on fait qui pourrait être contraire à l’ordre établi et à la justice. Voilà pourquoi on nie toujours et l’on ment sans aucun scrupule pour dissimuler ses propres actes. Car ça ne regarde que nous-mêmes et personne d’autre. Seul le risque encouru, par les pressions de la société ou sa justice, tempère nos actes. Lorsqu’on ne pourra plus rien dissimuler, et au pire lorsqu’on saura lire dans nos pensées, il n’y aura plus de vie sociale possible. Ce n'est pas seulement moi qui le dit, je cite "nous mentons en permanence pour préserver notre vie sociale". Car on ne peut pas dire directement à quelqu'un qu'il est gros, moche, que vous aimeriez qu'il disparaisse, qu'il pue, que vous le haïssez. Encore moins avec vos supérieurs ou devant l'autorité. Nous mentons pour nos pensées mais aussi pour nos actes, "bien que l'on ne fasse rien de mal et que l'on n'ait rien à cacher". Pour les actes mineurs, on n'a pas à être vu, ni à dire pourquoi on se gratte ou comment on enlève ses chaussettes, parce qu'il faudrait alors se justifier sur tout.

Voilà pourquoi les militaires, la police ou la justice cherchent à faire avouer, parfois avec les moyens que le justice elle-même réprouve. Comme le disait Eva Joly, magistrate de l’affaire Elf : " ils mentent toujours ".

Rien que la vérité, je le jure". Tu ne ne mentiras pas" n'est pas même explicite dans le décalogue (les dix commandements de la Bible), où seul le parjure est cité. C'est dire qu'on n'osait pas même l'évoquer. Mais le philosophe Kant l'a condamné et c'est pour cette raison que l'un des ses admirateurs, un américain a décidé de ne plus mentir pendant un an. L'auteur de l'article, que je résume et commente ici, suggère que ne pas mentir est la chose la plus difficile qu'il soit, plus difficile qu'aimer son prochain, ce qui n'est pas si commode. J'ajouterai ce à quoi vous pensez sans doute : comment saura-t-on qu'il n'a pas menti ?

 il y a un rébus sur ce sujet dont j'ai oublié le contenu précis : il s'agit de trois personnages qui relatent un fait en affirmant tous que le précédent a menti, sauf que l'un d'eux ment en le prétendant. Cela permet de démasquer le vrai menteur. La connaissance de ce rébus, composé pour la satisfaction de l'esprit, ne permettra en aucune manière de dénouer les prétentions de notre homme. Nous l'avons d'ailleurs démasqué, c'est du pipo. Reste que c'est sans doute également une habileté pour se mettre en valeur ; la preuve est que l'on parle déjà de lui !

La simulation. C'est également un défense naturelle liée à la survie. Nous avons vu qu'un oiseau peut simuler un handicap - ici une aile cassée -  en vue de détourner l'attention d'un prédateur sur lui et protéger ainsi sa progéniture dissimulée dans les parages. On pourrait évoquer les animaux qui changent de couleur ou qui prennent des formes trompeuses pour mieux se fondre dans le paysage, mais il ne s'agit pas là d'une simulation calculée. Des cas comme l'oiseau, il doit y en avoir plus qu'on ne peut l'imaginer. Faire le mort est également basique. Allons plus loin, les plantes simulent-elles ?  pourquoi pas, puisque qu'elles communiquent (phéromones), et se modifient selon l'environnement, leurs hôtes etc. Ce n'est pas parce que l'on a rien observé que rien n'existe, ça se vérifie chaque jour. Par exemple, je soupçonne mon magnétoscope de simuler parfois car il arrive qu'il n'y ait rien du tout sur la bande ou alors quelque chose d'autre !  d'autres l'ont dit mieux que moi  "Objets inanimés, avez vous donc une âme ?".  Rions un peu, trop de sérieux tue..

Le regret ou la honte. Ces notions font appel à la socialisation et donc aux règles que nous imposent la société au sein de laquelle nous avons été éduqué. Pour reprendre les mots d'un écrivain, "ces notions sont relatives à la race, au milieu, au moment". "Un géorgien serait honteux de roter à la fin d'un bon repas en Géorgie, mais dans le Caucase, ce serait l'inverse. Il en est ainsi du sexe pour bien des peuples".

Repentance ou soumission ? voici une histoire vécue classique. "En mon absence, mon chien dévore tout (chaussures, canapé..) et je vois bien qu'il comprend, car il prend un air coupable et penaud". . Il voit seulement que vous êtes fâchée et prend une attitude soumise".Voir Brico animaux pour en savoir plus sur eux). La repentance, n'a aucun sens pour lui. Il doit seulement apprendre ce qu'il peut faire ou ne pas faire pour vivre en bonne entente. La réciprocité étant également attendue. Les animaux ne savent pas ce qu'est la responsabilité. Dans la nature, il n'y a pas réparation de ce qui survient par la faute d'un autre. Nous agissons de même.
Pour se justifier, l'humain s'appuie sur de grandes valeurs morales comme la justice, le devoir, la religion. Il agit ainsi "pour une cause juste". C'est ainsi que la guerre excuse l’inexcusable. Pour elle, on torture, on tue, on handicape gravement, on envahit, on détruit des vies et des biens sans la moindre gêne ; même 60 ans après, bombes à fragmentation plus récentes incluses. L'ancien envahisseur vient-il les enlever ? paie-t-il pour cela ? il ne se repend en rien.
Les Etats, les grandes sociétés, tout comme les truands, avancent de même, à l'abri de leurs bureaux et de leur puissance. Alors que le désastre est immense, la justice n'existe plus. Le voudrait elle qu'elle elle ne le pourrait que 50 ans après au mieux, lorsque les puissants du moment ne sont plus que d'impuissantes bêtes traquées sans soutien. A une époque plus que tardive où, convient-il de noter, les juges n'ont plus guère la légitimité de juger, car les nécessités de survie de l'époque et moyens matériels, les conditions de vie, les pénibilités, la morale, les croyances du moment sont totalement étrangères à ceux qui veulent la justice, souvent semble t-il davantage pour en tirer un avantage que pour une véritable justice. D'autant qu'à l'époque, les gens ayant vécu les faits en avaient tiré d'autres conclusions. De Gaulle n'avait pas poursuivi ses détracteurs les plus acharnés, y compris les militaires rebelles ou dévoyés. Ni même les communistes.

 

L'inné, qui fait battre des ailes à un oisillon pour prendre son premier vol, n'a pas transmis chez l'humain le savoir vivre, compter, lire, pas même se tenir debout !

Le débat entre l'inné et l'acquis est éternel et sans issue, car les appréciations varient selon l'âge, la culture, la foi, les expériences de la vie, ou par simple conviction personnelle.

Capitalisation de la formation. Combien de temps pour nous éduquer, nous former, nous apprendre à "réfléchir (très conventionnellement) ? 10, 20, parfois 30 ans d'études intensives.
Pour certains, presque la moitié de leur vie, et nous continuons après. Les animaux apprennent la vie de l'homme autant que nous apprenons la leur. Certains nous testent, nous surveillent, nous imitent même ou imitent nos bruits mécaniques (perroquets, mais aussi éléphants !).

Est-il vrai que des facultés d'acquisition se transmettent; rien n'est moins sûr. On ne ferait pas de ponts si techniques si on n'avait pas lancé le premier il y a des millénaires, dont les ponts de lianes, ceux de de cordes des Incas, ou celui d'un génie chinois retrouvé sur des peintures, fait d'un extraordinaire et élégant assemblage de poutres. On ne réaliserait pas ces inimaginables circuits électroniques si le poste à galène n'avait été découvert. Car seule l'accumulation des connaissances le permettent.

Nous n'inventerons jamais la technologie du futur. Sauf dans les publicités. Nous n'inventons pas ce qui appartient à un autre monde, nous n'inventons que selon les techniques du moment, et c'est ce qu'a fait Léonard de Vinci. Au-delà, ce n'est plus une invention, c'est une vue de l'esprit, comme le transposition immatérielle en un autre lieu ou en un autre temps.
- Il n'est pas rare du tout que plusieurs personnes inventent la même chose au même moment, parce qu'il y a le même besoin, et la même technologie.
L'homme des cavernes ne pouvait pas penser aux transistors et nous ne pouvons pas davantage imaginer le futur très éloigné, ni penser comme un chat ou tout autre animal, ce qui aurait conduit à un monde forcément différent.

Education, instruction (socialisation). L'éducation et l'instruction nous contiennent dans des cadres de vie rigides et fermés ; chacun de ces cadres est plus moins accepté et respecté selon ce qui leur est propre à chaque individu : origine, milieu, fréquentations, plutôt liés à la vie (acquis) - aptitudes, pulsions, caractère, plutôt liés à l'hérédité (gènes, inné). Dès qu'un un problème dépasse ce cadre, il nous déstabilise comme tout évènement inattendu, c'est à dire hors norme, inhabituel, contradictoire. L'intelligence et l'instruction ne sont alors d'aucune utilité puisqu'il n'y a plus de repères. Pour le problème, un graphique de points à relier entre eux illustre ce blocage (il faut sortir de la figure conventionnelle, ce que l'on n'envisage pas à priori). Les malins et les escrocs savent jouer de l'inattendu, déstabilisateur à loisir. Une diversion, une contradiction, quelque chose d'impossible que l'on vous présente comme probable et l'on est égaré. De fait, on ne fonctionne intelligemment que lorsque tout est normal.

Un exemple de blocage : l'homme étudie l'infiniment grand et l'infiniment petit se situe exactement entre les deux, tout comme les grecs - mais pas seulement eux - s'imaginaient être au le centre du monde. En dessous d'une certaine taille, l'humain que ce n'est plus son monde, ce qui est bien commode. Ecraser des millions d'insectes minuscules en roulant ou en marchant, c'est un bienfait pour l'humanité ! 

Par sa culture et ses certitudes, l'humain s'est classé comme "l'être suprême n'ayant rien de commun avec le reste des êtres vivants". Il y cent ans et moins encore pour quelques cas, les "sauvages", dont les noir, n'étaient pas des hommes : c'étaient des animaux. La haute société scientifique l'enseignait ; c'était d'ailleurs bien commode, très avantageux et tout le monde se complaisait donc à y croire. C'était Il n'y a pas si longtemps que ça et ceux qui disent "c'était avant, il y a longtemps" cherchent avant tout à se disculper et à se persuader qu'ils ont atteint un stade de civilisation d'une incomparable perfection. Leurs certitudes, à la hauteur de leurs illusions, les relèguent de fait au même niveau que ces ancêtres dont ils tentent de se détacher.
Il n'est pas sûr que les choses aient tellement changé dans le fond ; l'intolérance, si elle s'est démarquée des races - en apparence tout au moins - fait un retour inquiétant avec le politiquement correct, et ses interdits
.


L'inné fait que l'œuf du coucou pondu dans un nid "squatté", donnera naissance à un oisillon qui, à peine sorti de l'oeuf, poussera par dessus bord tous les oeufs "légitimes", au milieu desquels il se trouve, afin de bénéficier de toute la nourriture. Comment les gênes lui dictent-ils cela ? comment les oiseaux "propriétaires" acceptent-ils cela ?

L'inné fait que la jeune tortue sortant de son œuf se dirige tout droit vers la mer. Se tromperait-elle si la pente était inversée ?

L'inné, qui fait battre des ailes à un oisillon pour prendre son premier vol, n'a pas transmis chez l'humain le savoir compter ou lire, pas même se tenir debout ! 

Il y eu des cas d'enfants élevés avec des animaux (l'homme est bon), ou retrouvés en forêt, totalement sauvages; ils grognaient, montraient les dents et se comportaient comme eux.

L'HEURE. J'aime bien prendre l'heure comme exemple. Pourquoi l'heure ? c'est ce qu'il y a de plus abstrait.
Combien faut-il de temps pour que le jeune enfant apprenne à reconnaître l'heure ? beaucoup, on a beau faire manipuler les aiguilles, commencer par les heures, les demi-heures etc, rien ne rentre, même pour les doués ! il faut beaucoup, beaucoup de temps. D'ailleurs, comprenez vous bien le décalage horaire ? lorsqu'il faut avancer ou retarder le réveil ? ou pire le changement de date, quand vous traversez le Pacifique et qu'on vous fait  changer d'un jour entier, mais pas d'heure !
 
SAVOIR COMPTER. Certaines études scientifiques sont assez affligeantes: "les lions savent-ils compter" ? pourquoi pas les punaises ? oui et non, répond l'expert, ils "apprécieraient" jusqu'à dix !  d'où vient cette hypothèse ? parce qu'ils ne chassent pas à plus de 6 ou 8 ?  Un enfant non instruit ne sait pas compter et nous ne savons pas si il apprécie jusqu'à dix. Devant un grand nombre, nous n'apprécions pas davantage la quantité.  Il n'y a aucun un acquis, il faut apprendre !  On sait seulement qu'il y en a beaucoup, sans plus et sans doute, pas mieux que le lion. D'ailleurs, le lui a-t-on demandé ? Pire que les lions, les membres d'une certaine tribu d'Amazonie ne savent pas compter au-delà de deux: Tout d'abord, ils n'ont pas besoin de ce savoir et si ils en avaient eu besoin, ils l'auraient développé. Cela ne signifie en aucune manière qu'ils sont moins intelligents que nous. Leur savoir est autre.

VOIR LE RELIEF. Dans certaines tribus, mais selon moi, il suffit de voir autour se soi, on ne perçoit pas le relief des plans ou images (perspective) et l'on n'y voit qu'une image plate.  NOUS AUSSI !  Voir la perspective sur un feuille plate n'est que pure éducation. La preuve est que plusieurs personnes ne voient pas toujours le même relief, si elles le voient et que mieux encore, on peut voir du relief où il n'y en a pas ! ou ce relief s'inverser alternativement en bosse ou en creux à tout moment !!
A la télé, un magicien visse un boulon dans un écrou, puis réalise un tour de force tout à fait impossible avec un boulon vissé ! la réalité est que les deux ne sont qu'un bout de carton plat peint, simulant les pans d'un écrou et le filetage. Il n'y a ni vis ni écrou et il ne visse dans rien !  GENIAL. saurais le refaire)

L'accroissement du volume de notre cerveau accroît-il davantage la mémoire ou l'intelligence ? Pour notre époque, je n'ai pas connaissance de différences de volume entre nos différents cerveau. Si c'était le cas, on nous mesurait au scanner !  Prise au cours des âges, c'est  l'accroissement la mémoire qui prédomine. Le nombre de connexion des synapses, liées au nombre de cellules de notre matière grise, vient après.
Si l'on rapproche les facultés de gens hors du commun, dotés d'une mémoire gigantesque, de leurs prises de position ou de leurs les décisions, on constate des dysfonctionnements sérieux (comment peut-il dire pareile bêtise ?  A
ptitudes ou pas à des degrés différents, nous sommes tous "dirigés" par notre inné, et donc d'une certaine manière par ces "minuscules êtres" du fond des âges, qui n'en savent pas plus que nous.

--  Un berger africain "inculte" a franchi avec beaucoup d'avance toutes les étapes du savoir jusqu'au succès d'une grande école. Son esprit était comme vierge sur ce plan. Bien d'autres en seraient capables car ce que doit retenir au cours de sa vie un homme vivant dans la nature, si il doit y survivre, correspond à un niveau culturel élevé. Tous n'y parviennent pas, comme chez nous, les cultivés.

La "grosse mémoire" en moins, n'y a-t-il pas chez certains animaux autant d'aptitudes ?  un animal pourvu d'une intelligence normale n'est-il pas plus intelligent qu'un humain mal né ?  on ne cherche pas à le vérifier, et même quand cela serait, on ne le pourrait que très difficilement car l'animal n'a pas notre socialisation, et surtout pas l'habileté de nos doigts. A l'inverse, des enfants élevés avec des animaux (des cochons), se comportaient comme eux et n'avaient rien d'humain, poussant des grognements, sans la moindre velléité de se mettre debout. Preuve, s'il en est, que l'humain n'a pas, à la naissance, les facultés qui lui seront (longuement) inculquées lors de sa socialisation. Cette socialisation apporte une connaissance qui ne "s'imprime" pas dans l'acquis. Tout est à recommencer pour chaque naissance. Frans de Waal, ethnologue hollandais, dit à propos des grands singes "leur cerveau est trois fois plus petit, mais dans le domaine des émotions de base et des rapports quotidiens, je ne crois pas que nous soyons beaucoup plus intelligents. Nous nous différencions par le langage parlé, les notions abstraites et l'intelligence technique qui en résulte, mais la ligne de partage n'est pas très nette. Les grands singes ont développé des outils et on peut leur enseigner l'usage des symboles.


Virtualité. Dans le miroir, vous ne voyez que votre double "virtuel", puisqu'il n'existe pas. Bien qu'habitués, l'apparition inopinées de ce double nous surprend toujours. L'image virtuelle est formée par l'ensemble des rayons lumineux que nous émettons et qui sont réfléchis par le miroir. Cette image apparaît au double de la distance qui nous sépare du miroir (symétrie par rapport au miroir). En théorie, n'importe quelle source de rayons lumineux émis par un objet doit permettre de le "revoir". Nous voyons des astres dont la lumière a mis des milliards d'années à nous parvenir et qui n'existent plus depuis longtemps. Allons un peu plus loin dans le fantasmagorique : si on pouvait aller bien plus vite que la lumière et rattraper ce qui a été émis dans le passé, ou encore si quelque chose soudainement nous la renvoyait de l'espace, on devrait pouvoir revivre le passé de la même manière que l'on voit des étoiles qui n'existent plus ! virtuellement, car les personnages ne seraient pas ressuscités, pas plus que ne le sont les étoiles. Ce n'est qu'un jeu, n'y pensez pas trop. Les images de microscopes ou jumelles sont également des images virtuelles qui se forment plus près.

Le miroir magique -  Le premier miroir est la surface de l'eau. Il peut dévoiler l'arrivée d'un prédateur lorsque, le soir venu, les animaux sauvages viennent se désaltérer. Ce miroir (l'eau miroite ..) peut toutefois leur poser problème lorsqu'ils se voient eux-mêmes, croyant à un compatriote à l'étrange comportement, éventuellement curieux ou agressif puisqu'il vient à leur rencontre et s'éloigne ne même temps qu'eux !  Des singes (toujours eux), ont compris qu'il s'agit d'eux-mêmes car ils se touchent différentes parties du visage en vérifiant dans le miroir. On accroche un petit miroir à la cage des oiseaux afin qu'ils se sentent moins seuls, mais aussi dans les espaces habités par ..nous, les humains (*) ; j'en avais mis contre la vitre de l'aquarium, pour que mon poisson jojo, unique rescapé, s'ennuie moins : il y "pédalait" devant, le nez contre la vitre, toute la journée !
(*) Nous y vérifions notre tenue, coiffure, ou propreté..  Un grand miroir agrandit un espace restreint bien réel d'un espace virtuel et symétrique, qui s'ajoute à la vue !   Et si l'on en met dans les ascenseurs depuis longtemps, c'est uniquement pour lutter contre la claustrophobie ; avec soi-même à regarder, cela va déjà mieux, on est deux et ça bouge. On peut même se faire peur, ce qui nous rapproche alors de l'animal. Le miroir apporte de la vie.

La virtualité des images est également une pure création de notre esprit, sans les yeux : lors d'un rêve, en observant un tableau, à l'écoute d'une description ou encore à la la lecture d'un roman. Chacun interprète et crée ses propres images "internes", plaisantes ou gênantes. Une faculté que n'apporte pas une photo ou un film, car ils représentent une réalité et ne laissent donc que peu de place à l'imagination. Toute la puissance d'une peinture, d'un bon livre est là ; au point que bien plus tard, on peut ne plus savoir si l'on avait lu un livre ou vu un film. D'ailleurs, on "reconnaît" ou non un film tiré d'un livre que l'on a aimé. Je me souviens d'un film tiré d'un roman, dont nous redoutions la transposition au cinéma, et qui nous avait presque parfaitement fait ressentir le livre. Il est vrai que l'auteur était le metteur en scène, je crois ("Le crabe tambour").

L'imaginaire virtuel s'exprime par les logiciels de jeux pour ordinateurs. Les images ne sont pas virtuelles mais bien réelles (affichées à l'écran au lieu d'une feuille), mais par contre, les situations qui nous plongent dans un monde imaginaire le sont (d'où le mot virtuel); et c'est interactif ce qui en accroît très fortement la puissance (et la dépendance).

Symétrie. On se voit donc symétriquement par rapport au miroir, c'est à dire inversé (donc ce n'est pas réellement nous, mais notre symétrique, que personne n'a jamais vu (on ne nous reconnaîtrait pas ainsi), Si l'on se regarde dans un miroir, on ne peut s'identifier totalement car on voit en fait son symétrique, qui n'est pas ressemblant. Pour se voir, il faut une photo, dans laquelle on ne se reconnaît qu'à moitié - c'est le mot - puisque l'on ne se voit chaque jour que devant le miroir. De plus l'animation (expressions diverses) ainsi que le relief y sont absents, dont  les différents angles de vue. Tout visage étant dissymétrique, un jeu consiste à imprimer deux photos identiques, dont l'une sera symétrique de l'autre (la gauche devient la droite). La chose est facile à faire à l'ordinateur avec un logiciel de dessin simple (Paint, de Windows : on sélectionne un demi visage, coupe, colle et déplace à côté, puis l'on fait l'inversion horizontale). L'effet est garanti pour vous ou vos amis.

Le peintre qui ferait son autoportrait à partir d'un miroir, ferait un visage que ses proches ne reconnaîtraient qu'assez mal, puisque se regardant dans le miroir, il peindrait en fait un autre visage que le sien. Ceci a été exploité dans un film policier d'Agatha Christie.

Symétrie et orientation. Ce qui est symétrique, malgré sa simplicité apparente, nous oppose bien souvent des difficultés ; il n'est pas rare de ne plus se reconnaître dans un lieu symétrique par rapport au lieu habituel (exemple, deux appartements identiques, mais à l'envers : on est complètement perdu ; cela peut nous troubler ; le miroir nous montre la page écrite à l'envers, que l'on ne peut plus lire.

Un exemple troublant de symétrie affecte les automobilistes qui passent à la conduite à gauche en louant une voiture pour conduite à gauche, volant à droite : la disposition des commandes y est inversée, dont le levier de vitesse qui est à gauche, mais avec une grille de passage des vitesses normale, comme nos voitures conduite à droite, volant à gauche : vous voyez ça se complique déjà .. déjà absorbé par le fait que les voitures que l'on voit arriver ne semble pas être sur la bonne file et vont vous percuter, imaginez d'avoir à passer les vitesses du bras gauche, en le plaçant comme vous le faisiez avec  le bras droit ..saisissez vous bien ?
Et ce n'est pas tout, car je me souviens qu'en Suède (conduite à gauche à l'époque, mais avec ma voiture "normale"), je n'ai pas vu des panneaux de signalisation, parce qu'ils étaient placé à gauche et qu'instinctivement, je les cherchais à droite !

L'orientation, le sens de l'environnement et des objets. Des individus prennent ou font à l'envers, au regard de la norme, parce que c'est le sens normal pour eux : un porte manteau courbé, un outils, un ouvre boite. Et cela systématiquement, sans y réfléchir. Ajoutons que droitiers et gauchers "ne tournent pas dans le même sens". D'ailleurs, la droite et la gauche, notions relatives, doivent être précisées (par rapport à quoi), ce qui a fait créer les mots bâbord et tribord aux marins, mots qui précisent l'avant et l'arrière du bateau, c'est à dire le sens de la trajectoire. Il n'est pas rare de dire à quelqu'un : à droite !  et voir l'autre partir à gauche - il sait très bien où est sa droite - preuve que la notion n'est pas si évidente. Un plan de ville est posé au hasard devant nous : les têtes se tournent de tout côtés, on se contorsionne, des mains pointent à droite, à gauche, en bas. Sa compréhension n'est possible que dans le bon sens et celui-ci n'est pas forcément le même pour tous. par exemple, certains préfèrent le nord devant et d'autres la direction où l'on se dirige (option retenue par les GPS, parce qu'on ne cherche pas s'orienter, mais à se rendre quelque part). La perception de l'orientation peut donc varier donc selon ce que l'on a à faire. Dans une maison symétrique d'une autre, on est complètement perdu. Un kiné nous faisait faire des mouvements en posant les mains sur la tête et le coup. Dans un sens, c'était facile, dans l'autre, je finissait par composer une sculpture à la  Picasso, toute emmêlée. Je suis pourtant plutôt ambidextre et bien des mouvements symétriques ne me posent pas de réelle difficulté. Dans ce cas, c'était pour moi quasi impossible.
A l'inverse, il y a des symétries en nous, des choses qu'on a appris à faire de la main droite et que l'on sait automatiquement reproduire de la main gauche, symétriquement, sans qu'elle ait jamais été éduquée ; exemple :  avec la main gauche, je peux écrire de mon écriture de droitier, mais en inversant le sens de gauche à droite. or ma main gauche n'a évidemment jamais appris à écrire !  Bien des gens peuvent en faire autant , essayez !

Notre planète elle-même induit une symétrie entre hémisphère nord et hémisphère sud : le tourbillon de l'eau qui s'écoule dans un lavabo y tourne en sens inverse, les escargots et les dauphins y sont également soumis.. voir ci-dessous "rotation de la terre".

Les fausses symétries. Aller n'est pas revenir car le paysage n'est pas reconnaissable au retour, vu sous une face cachée à l'aller et inversée gauche droite, avec d'autres embranchements. là où l'on croyait pouvoir s'y retrouver sans peine, on se perd lamentablement. Monter n'est pas descendre et bien des gens se sont trouvés en difficulté ) la descente puisque toutes les prises sont à l'envers; et que l'on a pas la tête en bas pour voir (seul le léopard peut descendre la tête en bas, grâce à une articulation des pieds particulière); les muscles ne sont pas non plus ceux qui ont été sollicité à la montée. Cependant, beaucoup de gens sont absolument sûrs d'eux et parfois en meurent. "on y est monté, on va bien pouvoir en descendre"; sous-entendu "ce sera plus facile et moins fatiguant".

Orientation des animaux. C'est un grand débat. Voici une conclusion intéressante : Le rat nouveau né ne perd pas le nord : le sens de l'orientation est inné, c'est ce que viennent de prouver les scientifiques de l'University College London chez le rat. Avant même que le rat nouveau ait pu explorer son environnement, les mesures du signal directionnel de son cerveau sont identiques à celles d'un rat adulte. Le sens du lieu lui, se développe avec l'âge. Le Point juin 2010.

Chacun de nous connaît ces histoires de chiens et plus étonnant pour nous, de chats qui, égarés, ont retrouvé "leur maison" à plusieurs centaines de km, parfois après plusieurs année d'errance. Des tests concluants ont été pratiqués à ce sujet. Des nano grains de magnétite, un oxyde de fer, seraient présent en grand nombre dans certaines cellules, et de façon variable, chez les animaux (nez, oreilles, articulations, ligne latérale chez les poissons etc.). Des cryptochromes, molécules présentes dans la rétine, seraient également sensibles au champ magnétique.
Par contre, l'orientation des pigeons voyageurs "professionnels", provient de l'éducation: ils reviennent à la maison ! pour obtenir ce résultat, on les a transportés préalablement de plus en plus loin de chez eux. Peuvent-ils revenir de n'importe où, ou seulement des lieux où on les a progressivement amenés ? je ne sais pas mais ils semblent bel et bien "spécialisés".


L'univers.

La lune. Nous sommes tous des lunatiques au sens propre. On ne vit pas dans un système isolé. Nous sommes par exemple assez fortement dépendants de la lune par son attraction sur les liquides (marées de la mer mais aussi des liquides de notre corps) ; par exemple, la femme est réglée sur le cycle lunaire. Les autres combinaisons et mouvements des astres sont certainement tout aussi influentes, aussi bien pour la météo que pour nous-mêmes; Les forces internes terrestres, imaginées mais totalement inconnues, ont-elles aussi des effets sur la vie ?  La lune a et a eu des effets sur tout et ces derniers permettent de retrouver ses variations du passé (voir les nautiles).

La rotation de la terre ; les masses internes liquides.  Il est difficile d'admettre que les gens "du dessous" de la terre ne tombent pas dans l'espace. Si l'attraction terrestre nous colle sur "le plancher des vaches" quel que soit le lieu, être dessous ou dessus par rapport à l'axe de rotation (penser à une toupie), n'est pas indifférent pour la vie. Par exemple, les escargots du sud sont enroulés à l'envers et les vents y sont déviés à l'envers aussi (le mistral descend la vallée du Rhône et part vers l'est par le fait de la rotation de la terre ; pour la même raison, les alizés s'incurvent. Et les courants marins y sont également sensibles. En fait, tout subit cette influence car nous sommes dans une essoreuse !  Est-ce que cela nous influe ? pourquoi pas si ça peut enrouler un escargot à l'envers ou faire nager les dauphins, pendant leur sommeil, en sens inverse dans l'hémisphère sud.

Nos continents sont des surépaisseurs de plaques qui s'étendent sous les océans (sous les océans, la croûte terrestre ne fait parfois que quelques kilomètres). Ces plaques aux multiples fractures de toutes tailles flottent sur un magma de minéraux en fusion ; de plus il y aurait au centre, écrasé par la pression, un noyau très dur.  Enfin, on ne sait pas vraiment puisque personne n'y a jamais été et que seuls les volcans nous en montrent un peu. Ce ou plutôt ces magmas en fusion sont certainement agités de courants (comme dans les océans), en raison des variations thermiques (et donc de densité). Il est probable que notre météo subisse également, plus qu'on ne l'imagine, ces courants brûlants sans doute instables. Il est probable que les courants y sont inversés, comme pour les vents.

Les astres. Des milliards d'astres sont autant de soleils que celui qui nous éclaire et nous réchauffe. Tous tournent autour de quelqu'autre masse comme notre soleil tourne à la périphérie de notre galaxie, la voie lactée, disque de 200 milliard d'étoiles dont on peut voir, pendant les belles nuits claires, sa tranche plate (bande très dense). Notre galaxie tourne aussi sur elle-même et comme toutes les galaxies "fuient", peut-être tournent-elles autour de quelque chose d'autre chose, encore plus massif. La théorie dit qu"elles sont en expansion depuis la grande explosion, le "big bang" originel qui a créé l'univers, théorie bien commode mais pas très convaincante;.

Comment imaginer un seul instant que nous serions totalement indépendants de tout cela ?  et que ce courant chaud, el-Nino-chéri, présenté quasiment comme un être vivant indépendant, conditionnerait à lui seul le climat d'une bonne partie de la terre alors qu'il n'est lui-même que le résultat de variations bien plus vastes ? il permet toutefois une certaine visualisation locale du climat et il est utile de l'observer.

Mais c'est encore sans compter le monde rayonnant qui nous transperce de part en part.  Voir physique 11

Il faut donc admettre, sans rien expliquer, que notre vie ne dépend pas exclusivement des nourritures terrestres, du soleil ou de la lune, mais aussi de l'ensemble des matières et de leurs mouvements dans l'univers, le tout agité et traversé par de très mystérieux rayonnements.

 


LA VIE ET SON QUESTIONNEMENT

Les être vivants sont tous mortels bien qu'ils soient tous constitués de particules immortelles (par exemple les atomes), lesquelles semblent constituer indifféremment les êtres vivants et la matière inerte (ou supposée telle). Devant l'énigme, trois camps s'affrontent - non pour la vérité, mais pour le pouvoir - les religieux, les philosophes et les scientifiques. Les religieux et les philosophes œuvrent pour notre salut (l'âme), les scientifiques pour nous sauver (matériellement).

Les religieux. Si ils ont toujours entretenu une relation ambigüe avec la science, ils acceptent désormais d'en parler, en reconnaissent les résultats. Ils viennent de réhabiliter Galilée, un peu à regret. Galileo (italien), qui, intrigué par les oscillations d'un lustre de cathédrale pendu haut, en avait déduit que la terre tournait sur elle-même et sans doute autour du soleil.

Ils n'ont toutefois jamais rechigné à utiliser la connaissance en général et la science en particulier, ayant cela en commun avec les illusionnistes, surtout lorsqu'elles leur permet de faire des miracles (apparaître dans les gradins au milieu de la foule (temple Maya), utiliser une éclipse prévue, faire pleurer les statues.
Les religieux sont des créationnistes car le monde a été créé par leur DIEU, qu'ils idolâtrent, toutes civilisations confondues, les animistes voyant son action un peu partout dans la nature. Dieu pense autant à punir sa création qu'à la récompenser, tentant même parfois de l'éliminer (le déluge), et lui en promet - sous de sévères conditions - une vie meilleure dans l'au-delà. Leurs prétentions sont parfois réfutées par les scientifiques, dont les archéologues, y compris en Israël où ils ont été contraints de renoncer à quelques affirmations.

Les philosophes. Ils ont pris le train de la science en marche. La religion les fascine et ils se situent entre les deux. Les philosophes aspirent à expliquer la vie, peut être davantage la mort afin de mieux nous faire vivre. Le langage des philosophes est impénétrable. Luc ferry, un homme à la connaissance atypique et d'apparence abordable a tenté pour la deuxième fois d'expliquer simplement la philosophie. Il n'est pas vraiment convaincant. Cela suppose un formatage préalable de notre esprit.

Passons sur le cosmos, "harmonie du monde tel qu'il était perçu par les anciens (univers, nature, dieux et hommes) qui va devenir chaos chez les modernes, c'est à dire tout l'inverse, ou encore le Logos antique (la logique), termes que l'on peut à la rigueur apprécier, alors que des termes comme "transcendant" ou "immanent" inquiètent. En survolant un peu "la théoria" ou le "cogito", et simplifiant beaucoup, je retiens qu'un certain détachement de ce qui nous dérange serait la solution, bien que ce soit très proche du bouddhisme. Il avoue avoir mis lui-même des années à comprendre Kant, et son monument de la pensée, "Critique de la raison pure" (1781), "terriblement difficile à lire" : on comprend dès lors que ce monde leur est réservé.

Les scientifiques. Imprégnés de connaissances quasi surnaturelles, ils ont toujours été considérés, sinon vénérés. Leurs pas les guident désormais vers la maîtrise totale de la nature, qu'ils devraient pourtant être les premiers à respecter, ne serait-ce que parce qu'elle leur a apporté et leur apporte encore, une bonne part de leurs découvertes. Les biologistes devraient se distinguer; cependant, les molécules synthétiques qu'ils produisent peuvent donnent le cancer ce que ne font généralement pas les naturelles. Mon médecin me dit "mais c'est la même molécule". Je lui réponds "sans doute, mais elle n'a pas les mêmes effets". Il y a un truc.  

Ce sont de nouveaux créationnistes, à l'instar des religieux, dont pourtant ils se moquent. Si l'on ne peut nier les réussites passée de la science dans l'amélioration des conditions de vie, on peut regretter son orientation affective vers le développement industriel, maître mot (là aussi) des politiques. Côté explication de la vie, l'approche de la science est sans espoir car elle ne fait que repousser sans cesse les frontières de l'infiniment grand et de l'infiniment petit (on aurait trouvé que certains noyaux d'atomes ne seraient pas ronds, mais ressembleraient à.. des molécules). Il n' y d'autre espoir qu'une course poursuite effrénée.

 

Jules Ferry nous apprend que sa philosophie est un manière de vivre mieux en ignorant affectivement ce qui peut faire du mal  (proche du détachement bouddhiste donc), peut-être pour aller plus sereinement vers la mort, grande préoccupation des philosophes, mais pas seulement eux, dès que l'on est vieux !   La philosophie aimerait bien aussi répondre à "qui sommes nous, où allons nous ?", questions auxquelles d'un point de vue plus pragmatique, je préfèrerais substituer "sommes nous ce que nous pensons être ou ce que les autres perçoivent de nous ?  en ajoutant que chacun d'eux (les autres), s'en font probablement une idée différente !  il suffit de parler de quelqu'un pour vérifier que bien des avis divergent. Dans ces conditions, ne vaut-il pas mieux rester ce que l'on est - à quelques retouches près si l'on en est capable - par exemple pour se faire embaucher ou mieux vivre en communauté, car pour mieux plaire à quelque uns, on risque de déplaire davantage à d'autres. Le mieux est l'ennemi du bien, dit-on avec une certaine justesse, et le naturel n'est-il pas préférable à toute autre tentative ?

Une sorte de roman très étrange sur le dernier homme, œuvre quasi populaire (..), plutôt approchable: "Ainsi parlait Zarathoustra". Zarathoustra parcourt le monde à la recherche de la lumière, c'est à dire la vérité. Nietzsche qui reconnaît sinon admire les français (dont Montaigne), et qui, selon les critiques, serait "l'instigateur involontaire du nazisme et du gauchisme", "niait toute démocratie", "se réjouissait des dégâts et des morts à Nice, après un tremblement de terre, dont il aurait "souhaité la disparition" ainsi que de "la mort de 200.000 indonésiens par raz de marée". Nietzsche qui, entre chagrin d'amour et demi folie écrivit ce livre "Ainsi parlait Zarathoustra". Un tantinet déprimant. De Nietzsche, je retiendrai l'évidence "On apprend trop et on ne réfléchit pas assez". C'est à la portée de tous. Et il a dit tant de choses et leur contraire..


La Science, l'Univers et la Religion.

 Thibault Damour « ta question du big bang n'a pas de sens. »

Extrait d'un article de la revue Le Point. Je cite: "Cela ne ressemble à rien et c'est pourtant le plus fascinant concentré d'intelligence de la planète. Là, dans un bâtiment austère de la rue de la Loi à Bruxelles, s'est réuni la semaine passée le Conseil de physique Solvay, soit quatre-vingts physiciens, venus de tous les pays du monde, assis autour d'un tableau noir pour, comme ils le font régulièrement depuis 1911, discuter, en anglais, des dernières découvertes de la physique. Cette docte réunion, où siègent l'astrophysicien américain Brian Greene (voir interview) ou le Français Thibault Damour, avait cette année du pain sur la planche à équations. Son sujet: «Aux frontières de la physique moderne. La structure quantique du temps et de l'espace ».

Pour les profanes, disons qu'il s'agit de revoir l'origine du monde. Car voici la grande affaire: le beau récit du big bang, cette merveilleuse histoire d'un début fulgurant où, jaillissant du vide absolu, toute la matière de l'Univers se met en expansion, ne serait plus tout à fait suffisant.

La science n'aura jamais fini de tenter de comprendre l'origine du monde. Une quête grandiose, vertigineuse, qu'elle se dispute de tout temps avec la religion. La raison et la foi s'arrachent la réponse à la question de notre présence dans cet Univers, s'affrontent sur la question de savoir si notre Univers est seul ou accompagné d'autres, s'il était déterminé, conçu pour nous accueillir ou s'il n'est régi que par le hasard. Il en va, pour la science comme pour la religion, de leur survie. Car, si l'« hypothèse d'un dieu » l'emportait, la science et ses disciples ne passeraient que pour de brillants décodeurs d'un scénario archi complexe écrit par un Créateur. Si la science, en revanche, réfutait définitivement l'existence d'un Dieu, alors la religion devrait se contenter de n'être qu'une morale, plus ou moins vertueuse. Lutte infinie. Chaque avancée de la science fait vaciller la religion. Puis, comme cette avancée ouvre à son tour une porte vers d'autres questions, la religion se rétablit.

Match perpétuel que décrivit joliment l'astronome américain Robert Jastrow : "Ils ont escaladé des montagnes d'ignorance, s'apprêtent à se hisser au sommet et, lorsqu'ils ont grimpé sur le dernier rocher, ils sont accueillis par un groupe de théologiens installé là depuis des siècles".
D'abord, donc, était le big bang: un instant hors du temps et de l'espace. Du vide total, soudain, surgit toute la matière de l'Univers. L'explosion primordiale. Un minusculissime instant durant lequel, dans un minusculissime espace, plusieurs milliards de fois plus petit qu'une tête d'épingle, comme l'écrit Claude Allègre dans son « Dictionnaire amoureux de la science » (Plon/Fayard), naît l'Univers. Tout commence à 1 puissance - 43 seconde, soit 0, 00 (43 zéros) 1. A 10 puissance -6 seconde (1 milliardième), la combinaison chimique de l'Univers est fixée.
A la troisième minute, 98 % de la masse de l'Univers est constituée. Après trois cent mille ans, l'Univers dispose du matériau pour fabriquer galaxies et étoiles. Notre Univers est âgé de 15 milliards d'années lorsque la vie apparaît. Une pacotille à l'échelle vertigineuse de ce temps cosmique. Bientôt, ce sera l'homme. Un grain de sable sur la vaste "plage cosmique", dit le physicien d'origine vietnamienne, professeur aux Etats Unis, Trinh Xuan Thuan.
Dans les années 50, ce récit est scandaleux pour les croyants. L'Eglise catholique va un temps s'en offusquer. Car le big bang, il est vrai, ne parle guère de pommier et de serpent. Un épisode fâcheux de plus entre Dieu et la science, qui font depuis longtemps mauvais ménage. Mais Pie XII se ravise. Le scénario du big bang présente de nombreux avantages pour ceux qui, comme sent l'existence de Dieu. S'il y a un début à notre Univers, un début aussi merveilleusement ordonné, où soudain tout se met si parfaitement en place, c'est qu'il y a un scénario de la création, et s'il y a une création, il y a forcément un créateur. CQFD. Pie XII se convertit à ce récit scientifique et, mieux encore, il nomme l'un de ses découvreurs, Georges Lemaître, président de l'Académie pontificale, qu'il vient de créer.

Dieu et la science peuvent chanter en chœur l'origine du monde.  L'unisson de Dieu et de la Science sera bref. Car, si le modèle du big bang fait partie de notre culture, il lui est aujourd'hui fait maints reproches. Trop mythique, trop anthromorphique, trop étroit, ce scénario serait devenu au fil des ans un mythe fondateur qui arrange trop bien les croyants. Le big bang ne suffit plus aux scientifiques.

 Note d'hibis : Sont-ils devenus fous ?  Ce grand ballet de la vie et de la mort, de la naissance et de la disparition ou tout ne serait que brassage et transformation de matière, ou mieux encore brassage de flux de rayonnements d'énergie corpusculaire, renvoie encore à la religion. "poussière tu es, poussière tu retourneras". Des théories, des postulats, oui. D'explication, point. Et il n'y en aura jamais. Pour preuve, si il en était, les questions de Trinh Xuan Thuan que chacun se pose, sans avoir fait d'études; je cite : "Pourquoi nous, malheureux "grains de sable sur la plage cosmique", avons-nous les moyens intellectuels de comprendre l'Univers" ?   ou encore, que s'est-il passé une fraction de seconde avant le big bang ?

Voici également ce qu'en dit un jour Einstein "La chose la plus incompréhensible à propos de l'Univers est qu'il soit compréhensible". En effet. Et pourquoi ? Pourquoi l'ordre et non le chaos ?

On ne peut nier cependant l'intérêt pratique des théories, qui lorsqu'on parvient à les constater, ou à les appliquer, se transforment en merveilles ou en cauchemar (voyage du système solaire proche pour l'espace-temps, E=MC², ondes d'énergie cohérente telle que la lumière laser, et d'autres bien plus conséquentes à venir, nanotechnologies etc.).

De nouvelles questions, qu'on pourrait résumer par trois interrogations, bouleversent ce statu quo entre Dieu et la science; la première : pourquoi la vie est-elle apparue? Le devait-elle? Le hasard est-il défendable, alors que les lois physiques nous décrivent de mieux en mieux un Univers parfaitement organisé ?"
"Six cadrans ajustés avec soin pour créer les conditions de notre existence. "Dans « Le roman du big bang" (JC Lattès), dirigé par Simon Singh, physicien des particules à Cambridge, un astronome britannique, Martin Rees, explique que la structure de l'Univers dépend de six paramètres. Trinh Xuan Thuan écrit, lui, dans "Science et quête de sens" (Presses de la Renaissance), qu'il y en aurait non pas six, mais une quinzaine. 'Des "constantes physiques"; telles que la constante gravitationnelle, la constante de Planck, la masse des particules élémentaires, la vitesse de la lumière, etc. "Qu'elles soient six ou quinze ne change d'ailleurs rien à la démonstration. Martin Rees, en effet, se demande ce que serait devenu l'Univers si un seul de ces paramètres avait pris une valeur différente. par exemple la valeur de l'interaction forte qui tient ensemble les protons et les neutrons dans le noyau de l'atome. cette valeur est de 0,007 et si ce chiffre quasi miraculeux avait été un point plus faible (0,006), tout l'univers serait uniquement rempli d'hydrogène simple, alors qu'avec un point plus élevé (0,008), l'hydrogène aurait disparu dès l'origine du big bang et il n'y en aurait pas eu pour alimenter les étoiles (notre soleil "brûle" par le phénomène atomique de fusion, de l'hydrogène).

Est-on là obligé d'admettre l'hypothèse de Dieu ? qui aurait ainsi tout "réglé" pour que la vie apparaisse. Pour d'autres, il y aurait une multitude d'univers séparés et isolés dont l'immense majorité serait stérile.  Propos recueillis par Émilie Lanez. Le Point 1735 15 décembre 2005, 

La suite, consacrée à l'espace-temps, est plus subtile et je ne l'ai pas reproduite. Le pire étant l'affirmation que le temps n'existe pas. Pour une notion de l'espace-temps, voir plus haut, chapitre "rayonnement", puis espace-temps.

 


L'humanité et la morale

Grandes questions.   - L'animal a-t-il une âme ?  L'homme en a, selon la religion, et l'animal qui croit en Dieu devrait en avoir une. Ne me demandez pas pourquoi ou passez directement en B.

B Qu'est-ce que l'âme. C'est la présence de Dieu en nous. Va-t-elle au ciel  en tant que témoin ou partie survivante ? Un génie avait donné son poids (3 grammes ?).

Août 2004; Sciences et Avenir a consacré tout un numéro sur le sujet suivant:
L'animal a-t-il une morale ?
Comme l'homme à coup sûr, mais pas la mêmela Bible semble ne pas s'en soucierL'animal n'est pas un humain, mais si l'on se réfère tout de même à la morale de l'humain, ça ne doit pas être rose tous les jours pour l'animal non plus.

Ce qui nous fait reconnaître, chez l'animal, qu'il a du respect ou un comportement moral, n'est en général pour lui, que l'inutilité de tuer; ou de se fatiguer pour rien; ou de conserver un équilibre; ou d'attendre un rendu. Cela n'est même pas certain du tout. Bien des animaux jouent avec leur victime, et ce ne doit pas être pour s'excuser !! Si les fourmis avaient des kalachnikovs, elles balaieraient probablement tous les êtres de notre planète. En réunissant ses milliers es têtes nucléaires dernier cri (c'est le mot), l'humain a de quoi le faire.

L'humain a-t-il une morale ?
Comme l'animal à coup sûr, mais pas la même ! Preuve que ce n'est pas si naturel ni évident que ça, la Bible s'en est soucié. Avec une liste d'interdictions. De tout temps, la société s'en est soucié aussi, avec une autre liste d'interdictions.

Dans "Sinoué l'Egyptien", l'auteur soulignait déjà les calculs et la perversité des gens au temps des pharaons. On s'étripe partout.
On ferme les yeux sur le travail exténuant des enfants, et sur bien d'autres choses que la moral réprouve. Les riches pratiquent à l'occasion l'esclavage des employés et volent dans les palaces (il ya de si belles chose..). A l'occasion ils pratiquent aussi l'esclavagisme.
 - Les religieux ne sont pas en reste; outre le saccage des mollusques (pour le pourpre) ou leurs bénitiers, ils ont participé à la disparition des forêts pour bâtir (il fallait énormément de bois), comme pour les navires. Ils ont racketté directement, en distribuant des indulgences, en montrant de supposées reliques.  La justice libère sous caution. Est-ce moral ?

Morale et violence. C'est ce que nous préférons voir en général;  accidents, meurtres, catastrophes, scandales, d'épouvante, sexe.
L'horrible n'est-il pas en premier conté à nos d'enfant, le soir, avant d'aller au lit
?  ça passe (presque) inaperçu. On en rit ("le pont d'Avignon", "le petit chaperon rouge", "il était un petit navire", "blanche neige", la mère Michel ..). C'est pour les enfants !!

Voici quelques extraits de l'interview d'un philosophe sur l'évolution de la violence ; (France Inter, 21 Octobre 2004)   "Les images de violence créent une émotion, une fatalité de la vie; elle est la matière première de l'actualité parce que nous sommes demandeurs; la violence selon Platon est liée au courage"; "la fabrication et la vente d'armes n'a jamais été aussi florissante, mais en vendant des armes, on exporte la violence" ; "les intérêts économiques des pays justifient l'usage des armes;  "n'offre-t-on pas une épée à l'académicien ?"
"la première réaction devant l'étranger n'est pas l'hospitalité mais l'hostilité" (qui c'est celui là, qu'est-ce qu'il fabrique, il n'a pas l'air franc ; l'étranger est toujours le premier accusé, par commodité et lâcheté).

"Il faut agir sur la violence afin qu'elle ne devienne pas un droit, un mode de vie" (c'est le cas d'une minorité des quartiers dits sensibles, mais on la constate aussi dans la rue avec les citoyens normaux, et elle est exacerbée chez les automobilistes : pour une simple place de parking, on peut mourir !).
"L'homme ne peut concevoir la violence sans l'aide de Dieu, qu'il représente donc violent" (sauf Bouddha, qui enseigne une philosophie, encore que des bouddhistes viennent d'assassiner des chrétiens en Indonésie au moment où je tape ce texte). Même dans les quartiers, on se réfère au Coran pour justifier les sévices, parfois monstrueux, sur les jeunes filles.

La morale vient tout d'abord de la Vie ; ce n'est pas la peine de tuer ni de voler sans nécessité. mais qu'est-ce que la nécessité? c'est survivre, procréer, être parmi les chanceux, les bien lotis, les bien placés, ceux qui mangent et possèdent, se font respecter. Et pour cela, certains sont prêts à tout ! jusqu'où irions nous nous-mêmes ? Cela dépend. 
Des oiseaux vont voler le nid ou les décors patiemment assemblés par d'autres, le chat joue avec les oiseaux ou la souris avant de les achever; les fourmis élèvent des pucerons. L'humain n'est pas en reste.

Il n'y a pas de morale absolue. A chacun la sienne, selon les situations, les sociétés, et les époques.

Un roumain qui gagne 150 € par mois est un riche pour l'un de ces enfants abandonnés de Quito, du Vietnam ou d'ailleurs), mais il ne voit pas les choses comme celui qui en a dix fois plus, avec tout un tas de facilités et d'avantages sociaux. La morale n'est pas la même selon que l'on a faim ou pas, qu'on a besoin se drogue, d'alcool, d'amour ou pas.

La morale est collective. Elle se construit sous l'effet des évènements de la vie, par communautés, par des accord collectifs plus ou moins implicites, lesquels se traduiront peu à peu par des textes. La loi tente ensuite de la faire respecter par tous.

Sont fondement est-il religieux ? les chrétiens ont tous en mémoire les sept pêchés capitaux. Aux USA, l'avortement est une grande cause de désaccord national, mais n'est pas admis. En France, il est accepté, mais parfois avec réticence (on constate des temps d'attente volontairement excessifs, qui conduisant à des interventions plus lourdes ou à un refus). La morale s'oppose à la loi. Quelques médecins le refusent ! Dans d'autre pays européens, on en fait commerce. Septembre 2004: un bateau hollandais croise au large du Portugal: à bord, on y pratique l'interruption de grossesse interdite dans ce pays.
La pilule contraceptive, par contre, est acceptée un peu partout. Ce n'est pas plus moral puisqu'on empêche la création de la Vie pour s'adonner au plaisir sans risque (la luxure en somme).

La morale est évolutive. Le bien être conduit généralement à un assouplissement de la morale. Les seins nus sur la plage ou sur les magasines sont assez représentatifs. Il suffit que la collectivité le décide (sans pouvoir toutefois empêcher une forte opposition). Avec mes voisins, mes amis, mon prochain en général, j'ai une morale; à condition qu'ils ne me dérangent pas à l'excès. C'est exactement comme pour le racisme.
L'irrespect de la morale dépend du risque encouru et de l'envie qui nous pousse. Deux seuils sont à franchir, celui défini par la société, et le sien propre.

Ces questions sont éternelles.

 


L'humanité et la société

Cette deuxième partie peut paraître très éloignée de la présentation qui précède ; il n'en est rien ; elle n'est pas non plus une critique politique partisane ou tout autre fait à l'encontre de notre société. Encore moins l'expression d'un pessimisme exacerbé. Elle concrétise seulement ce qui vient d'être exprimé plus haut, en se référant à la réalité de notre quotidien, pour exprimer que l'humain étant le dernier maillon de l'animal, ou supposé l'être, il lui est totalement comparable dans ses comportements, lesquels ont des millions sinon trois milliards d'années. Car ce qui nous constitue tous, du plus gros au plus minuscule, sont les microscopiques qui n'ont pas changé.

Le comportement de l'animal humain, avec ses interrogations, ses pulsions, ses croyances, ses craintes, issues de la couche reptilienne de son cerveau, trouve une suite dans les faits de la vie courante, qui y sont bien plus liés qu'on ne veut l'avouer.

L'humain s'interroge sans cesse sur lui-même, depuis toujours, au travers de la vie des dieux grecs, des personnages de la bible, des romanciers, critiques ou humoristes: pourquoi cet étonnement perpétuel devant "tant d'infamies". Alors que la Vie dirige tout, à commencer par les micro-organismes qui nous composent, sans savoir comment ils parviennent à de si complexes assemblages, ni pourquoi ils partagent avec nous les mêmes penchants, admirables ou démoniaques. "Sinoué l'égyptien", un roman passionnant dont l'action se situe au temps des pharaons, a retracé les travers de l'homme, de ses enfants, de ses concurrents ambitieux que rien n'arrête.

L'intérêt personnel. Seul le bon sens l'infléchit parfois. Une sorte de de contre-intérêt qui prime et impose la modération. Quel bénéfice en tireront-nous ? quel en sera le prix?  Encore faut-il que l'intérêt soit palpable, donc à court terme. Les virus peuvent se nourrir jusqu'à "tuer la bête" - on ne le sait que trop, hélas -  ce qui n'est à priori pas leur intérêt puisqu'ils vont périr avec. Ainsi va l'humain.

Il n'y a jamais rien de gratuit, de totalement désintéressé, même chez ceux qui se démènent pour les autres.

J'aime apporter une aide occasionnelle pour le bricolage, mais pas systématique ! Je suis désintéressé à priori, mais j'ai envie de le faire, exactement comme la personne qui se jette à l'eau pour en sauver une autre, parce qu'elle se reprocherait de ne pas l'avoir fait, ou ne peut supporter de voir cette personne mourir. On attend toujours quelque chose. combien de fois avez vous entendu dire, "il ne m'a même pas remercié". De nombreuses expressions confirment ma thèse : "à charge de revanche", "renvoi d'ascenseur", "je vous revaudrais ça", je suis votre obligé, "nous sommes désormais liés", "un prêté vaut bien un rendu", et bien d'autres.

Tout service induit dans notre esprit une dette, l'attente ou l'espoir, que cette aide pourrait nous être rendue, par n'importe qui d'autre et non forcément par celle qui en a bénéficié. Rendue sous une forme quelconque, pas forcément matérielle. C'est le principe de l'entraide sociétale.

Louis XIV disait "quand je donne une place, je fais deux mécontents et un ingrat". Les deux mécontents n'ont pas eu la place convoitée, l'ingrat complote ou son attitude n'est pas révérencieuse. Et le Roi s'en plaint car il aurait bien aimé en être remercié.

Ceux qui ont perdu ou sont encore en difficulté se consacrent plus facilement aux autres. Cela leur est nécessaire. C'est admirable, je n'en disconvient pas, car beaucoup ne le font pas, et tant d'autres font du mal, parfois pour les mêmes raisons. Je ne cherche pas à diminuer ou dénigrer le bien que font ceux qui se consacrent aux autres, loin de là, mais ils en ont besoin. Inconsciemment, ils recherchent une gratification.

Celui qui aide les alcoolique est un ancien alcoolique, idem pour les fumeurs, etc. Cela n'empêche pas qu'ils soient admirables (voir le docteur alcoolique au dernier degré qui a prescrit le baclofène.

La surestimation humaine de son acquis.

Fort heureusement, Nietzsche, philosophe favori des français, qui nous le rendait bien, a également dit "on apprend trop et on ne réfléchit pas assez". Sans doute, et je partage ce point de vue. Encore faut-il le relativiser. La propension de l'homme à se surclasser, surtout si il a fait quelques études, est inimaginable. Combien de fois a-t-il été le détenteur - scientifique ou non - de la vérité ? pour se déjuger à la première occasion, et sans gêne aucune : "avant, on croyait que", mais "maintenant on sait", c'est à dire "on est sûrs de détenir la vérité vraie". Ceux qui ont le pouvoir s'imposent.
Voici une histoire vraie, incroyablement déroutante: on découvre il y a peu, une race "de singes" dont les caractéristiques et le comportement sont étranges. Un savant "un peu réac", pense que ce sont des hommes: grand débat car ça ébranlerait gravement les théories de l'homme. Le savant fou se dévoue et va jusqu'au bout des choses : il est en effet admis que des espèces différentes ne peuvent se reproduire ; "il passe donc à l'acte avec une femelle", dont il a un enfant !!  il menace ensuite de tuer l'enfant si l'on ne reconnaît pas que ce sont des humains, comme nous tous. Car il s'agissait bien d'humains, et non de singes. Cela vous fait rire ? sachez que jusqu'en 1967, les aborigènes d'Australie n'étaient pas décombrés par les anglais car ils faisaient partie de la flore et de la faune du pays ! oui, 1967, hier.

Intelligence ou aptitude. Voilà de belles convictions qui s'opposent. C'est pourquoi je préfère parler d'aptitudes et de comportements au lieu d'intelligence; je ne suis pas le seul. Cette vision des choses force à relativiser nos concepts. Des esprits dits supérieurs placés dans les circonstances qui ne leur sont pas coutumières, ne raisonnent-ils pas - ou ne se comportent-ils pas - totalement à côté du sens commun. Nos politiques en offrent de bons exemples; cela m'est arrivé; cela vous est arrivé. Qu'est-ce donc l'intelligence ? un mot d'inspiration plus ou moins divine qui permettait de distinguer l'homme de l'animal. Nous avons dû depuis réviser notre vision du monde animal et lui accorder - non sans mal - quelque intelligence; ce n'est pas encore admis par tous ici-bas. Reste à l'étendre à l'ensemble du monde vivant, dont au règne végétal qui nous échappe encore, bien que nous étonnant de plus en plus. Question de communication, question d'avancées technologiques qui nous subliment. Les techniques et découvertes s'empilent sans pour autant faire qu'une génération soit plus intelligente que la précédente. En moins de cinquante ans, on est passé de la fée électricité, avec ses quelques tubes (lampes) radio, à des milliards de transistors microscopiques et leurs composants pour seule carte graphique (video) d'un ordinateur courant. L'homme préhistorique avait déjà gravé des cartes de lieux, dont on vient de déchiffrer un exemplaire : ne l'ayant pas jugé possible, on ne pouvait pas l'identifier !  cela marque la limite de nos facultés : elles sont conditionnées. Avancée dans la découverte : si tout disparaissait, matériaux machines, livres, nous nous retrouverions en sachant - au mieux -  faire du feu. Un artiste de cinéma italien disait "qu'est-ce que la céramique ? de la terre, de l'eau et du feu". Mais combien de siècles, de millénaires de centaines de millénaires pour y parvenir ?
Peut-on aller contre la science et la technologie ? d'une manière générale, non, c'est mal vu ; on peut tout de même regretter qu'elles serve en premier lieu à tromper ceux qu'elles sont censées servir; quand ce n'est pas pour les dominer ou pire, les faire massacrer. C'est un problème de comportements. On ne changera jamais. 

Quittons le technologie pour la justice.

 on ne juge et condamne en règle générale, que les sous-fifres, les lampistes, ceux qui n'ont rien à mettre sur la table pour peser, ceux qui si on les touche, ne risquent pas d'embraser la société, ceux qui ne sont pas défendus par des pairs puissants, ou ceux dont on n'a plus rien à craindre, car devenus vieux, ils sont isolés. On aime ainsi juger les faits 50 ans après ou plus, alors que l'on n'a rien a rien fait entre temps, et que tout l'environnement, le contexte et les valeurs ont changé !  Ça n'aurait aucun sens si il n'y avait pas quelque intérêt sous-jacent. Comme par exemple la reconnaissance du colonialisme.

Imaginons que des descendants demandent la condamnation - à titre posthume évidemment, ça existe - d'un barbier qui aurait raté son opération, ou un forgeron qui aurait massacré une mâchoire en arrachant quelques dents ? (*)  Avec le développement de la généalogie, et en toute mauvaise fois, ce n'est pas si improbable que l'on croit. Et pourquoi pas exiger des réparations pour crime de guerre, génocide, viols, pillages etc d'Attila et de tant d'autres ?  Assez curieusement, des "entités" comme les mormons américains parcourent le monde entier pour s'approprier les arbres généalogiques de tout un chacun. On peut s'interroger  sur cette démarche, mais on leur donne tout ce qu'ils veulent, je crois. Cela ferait paraît-il partie de leur nécessités de vie, comme les pèlerinages pour d'autres croyances, mais j'en doute car ces prétentions peuvent couvrir d'obscurs dessins, pas moins que Google pillant toutes les œuvres des bibliothèques du monde.
(*) Précision utile: ce n'est pas imaginé, le barbier "opérait" à l'occasion, et le forgeron arrachait les dents, dans la rue, sur une chaise. Il n'y a pas si longtemps que ça et des dessins, peintures, et descriptions, subsistent.

Des philosophes se penchent sur cette question cruciale "l'homme est-il plus méchant que les animaux" ?  "oui" affirme-t-on, car l'homme sait ce qu'il fait et il le fait par vice et non inconsciemment comme les animaux qui peuvent dépecer leurs proies ou "jouer" avec en les torturant.  "Vaste débat", aurait dit le général De Gaulle. Et rien n'est moins sûr. On rejoint ici le débat sur la morale. Leur cruauté vaut bien la nôtre mais, ils n'ont pas nos moyens. Le guépard massacrerait sans distinction et sans faim aucune, abandonnant ses victimes agonisantes. Le lion - mais pas seulement lui - peut tuer toute une portée pour rendre sa fertilité à une femelle nouvellement conquise. La méduse empoisonne indistinctement tout ce qui est autour. Les exemples d'horreurs "inconscientes", sont légion.

L'homme sait-il vraiment ce qu'il fait, mieux que l'animal, que par ailleurs, il est ? voilà une autre question ?

Comme chez l'animal, son insctinct domine la raison, ou sa raison/folie est décidée par son instinct, son inné, son cerveau reptilien dit-on encore.

Bas calculs, vacheries (ah, le salaud..), tortures, massacres gratuits, bombes à fragmentation, à souffle, à rayonnements, radioactives, dont les restes vont bientôt couvrir la moitié de la planète et que les "bons peuples autorisés" ne cessent de créer, d'expérimenter et de fabriquer.. pour les vendre "aux mauvais peuples", avec consigne de ne pas les utiliser !

La vie est difficile et imprévisible; les calculs tournent souvent mal. La recherche du mieux conduit parfois au pire. Toujours dans le cadre de mes exemples concrets, voici une petite histoire: un couple se plaint du bruit de la rue qui lui rend la vie impossible. On fait des travaux d'isolation à grands frais et l'amélioration est importante. Mais voilà qu'ils ne supportent plus le bruit que fait désormais le voisin, qu'ils n'entendaient pas jusqu'alors !!  Cela rappelle le client d'une voiture de luxe, très silencieuse, qui était gêné par le tic tac de la montre. Ou l'histoire vraie d'un ami qui avait demandé au vendeur ébahi "un sèche cheveux bruyant" !  Pendant la sieste, son bruit régulier masquait celui de la rue. Ceux qui avaient un climatiseur (c'était à Nouméa en 1970), appréciaient également d'être ainsi "isolés". On appelle cela un bruit blanc (bruit de fond qui en cache d'autres).

Le mieux peut-être l'ennemi du bien et il faut toujours s'en méfier dans la recherche du bonheur.


L'humain ne sait pas faire souffler le vent pour lui faire redéposer la terre envolée. 

"Jamais plus ça" n'est qu'une folle illusion de gens qui pensent pouvoir ajuster la Vie à leurs souffrances. Accidents, arnaques, persécutions, massacres, on entend ça tous les jours. Ça et pouvoir faire son deuil. Un deuil se ressent, fait souffrir, mais comment peut-on faire sin deuil, est-ce une manifestation publique ?  La Vie en a démontré la vanité. Depuis toujours et pour toujours. Le pouvoir que l'homme a acquis lui fait croire à la possibilité de contrôler la Vie elle-même.  Mais la vie est un manège de milliards de milliards de milliards ... de microscopiques. Contre cela, nous ne pouvons rien.

Evolution de la société.

Le commerce et sa mondialisation ;
 de tout temps les hommes ont échangé leurs ressources contre celles dont ils ne disposaient pas : bois, métaux, pierres à feux, et plus tard sel, épices, pierres semi-précieuses, soie, bois précieux, objets manufacturés etc. ; cela dès les débuts de l'humanité, à l'époque de la cueillette et la chasse ; c'est du commerce !  et de la guerre aussi (celle du feu, de l'eau ou des terres). 
En Nouvelle Calédonie, les kanaks des montagnes échangeaient leurs ressources (troncs d'arbres à pirogue, bois, écorces et plantes à  fibres pour les paniers et vêtements..) avec ceux des plaines (palmes, arbres à pain, culture de l'igname, poissons, coquillages..). Dès lors, on assiste aux premiers pas de ce que l'on désigne de nos jours le commerce, avec ses marchands et ses palabres. Pratiquée depuis fort longtemps par les tribus, l'agriculture s'est vite imposée à grande échelle (officiellement, elle serait originaire d'Anatolie, où seraient nées par nécessité du commerce, les langues dites "Indo-européennes"). Avec la pratique de l'élevage qui a suivi, on définit ce que nous appelons le secteur "primaire" (agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, artisans sans doute).

Artisanat et transformation de produits et matériaux; ces activités très anciennes subsistent encore de nos jours. L'homme a découvert très tôt les propriété des plantes et les produits qu'il pouvait en extraire ; c'est la première chimie !  Le travail du bois, des métaux, le traitement des fibres, du cuir, la teinture, la découverte de substances et produits comme le tanin ou le savon (*), appartiennent à un monde préindustriel et en tout cas, industrieux. Nous ne devrions jamais l'oublier.       (*) vient du moyen orient (Liban ?) et a conduit au savon de Marseille (l'huile devient savon par un traitement appelé "saponification").

L'urbanisation et la grande propriété.

Les infrastructures, la ville.  Promiscuité, perte de contact avec les éléments fondamentaux de la vie, difficultés à s'isoler en cas de besoin, canalisation sur des trajets préétablis, ce milieu totalement artificiel déforme la vision des choses et complique tout ; des gens n'y voient que rarement la lumière du jour, levés tôt l'hiver, ils plongent aussitôt dans le métro pour ressortir dans un immeuble, en passant par une galerie marchande souterraine.

C'est le tout néon. Dans nos pays développés, 80 % de la population n'a plus le plaisir de regarder un coucher de soleil ou les étoiles, l'horizon étant de toute façon bouché et la lumière de la ville trop forte. Encore moins de passer dans une forêt ou le long d'un cours d'eau.

Des enfants pensent qu'un poisson est cette tranche rectangulaire agglomérée sortie du carton et la vision des animaux ou de la ferme que leur inculque les médias ou les salons est dénaturée sinon caricaturée.
Sans concrétisation, les livres demeurent de toute façon dans le domaine de l'imaginaire, d'autant que les animaux y sont de plus en plus caricaturés ("WaltDisneyisés" afin de les rendre amusants ou sympathiques.

La ville et la grande propriété privent les gens d'un espace naturel qui ne devrait appartenir à personne (en référence à nos premiers ancêtres qui partageaient l'espace avant notre domination totale) ; c'est tout un pan vital de liberté de vivre et d'aller qui disparaît. L'absence de passages permettant d'aller au plus court, l'impossibilité de faire demi-tour, l'absence d'aires de détente, de possibilité de s'asseoir ou l'impossibilité de satisfaire ses besoins, exacerbe les esprits, conduisant à une révolte occasionnelle (demi-tour risqué ou dangereux, violence pour une place de stationnement). Pour un passage ancestral ou vital supprimé, des gens en arrivent à tuer. Les servitudes d'autrefois, ces sentiers entre ou dans les dans les propriétés, ne sont plus imposées par les collectivités locales et disparaissent.

Les animaux ignorent notre droit sur la terre et nos actes notariés. Ils vont et viennent à leur gré; ils se font écraser sur nos routes, envahissent les terrains d'aéroport, nos jardins, nos maisons. Allez donc expliquer au chat du voisin, à la mouche et à l'araignée que vous êtes chez vous ? nous ne pourrons jamais nous imposer devant les puces, pucerons, poux, mites, tiques, punaises, fourmis, cafards, hannetons, vers, escargots, taupes, rats, hérissons, lapins, sauterelles, pigeons et oiseaux en tous genre; et tant d'autres sans compter ce qui est bien trop petit pour être considéré. ET NOUS SOMMES COMME EUX car ainsi faite est la loi de la nature. Les animaux peuvent contrôler un espace pour leur subsistance, mais ils laissent y vivre tous ceux qui ne les menacent pas directement.

L'homme vend ce qui est gratuit et ne lui appartient pas: Dame Nature.

Un bilan provisoire pour le futur, ne note d'optimisme car tout n'est pas négatif.

La grande force de la vie est l'espoir ;  de plus, les choses ne se déroulent jamais comme on le prétend, "en se contentant de prolonger la courbe". On disait autrefois, alors que Paris connaissait les encombrements par les  voitures à chevaux "on sera bientôt envahi par des montagnes de crottin". Rien de tel ne s'est produit car ce sont les moteurs à pétrole qui sont arrivés. Pour autant, la pollution n'a pas été réduite depuis, loin s'en faut. L'accroissement de la population mondiale doit être la véritable inquiétude, avec ce qui en découle inéluctablement, l'urbanisation. Ce n'est pas la hauteur record des tours, construites pour satisfaire quelque énorme ego, qui nous rapprochera de la solution.



suite ci-dessous (clignotant) 

*). Au début de l'ère chrétienne, il y aurait eu 300 millions d'habitants 550 millions au  XVme siècle, un milliard à l'époque de Malthus (1766-1834; fin 18e début 19e),  économiste anglais qui prônait le contrôle des naissances devant le danger de l'accroissement de la population ! soit 1,3 milliards peu après au 19e. Elle était de 2,5 milliards en 1950, 3,6 milliards en 1970,  près de 7 milliards en 2010, la plus forte croissance étant constatée en Asie Océanie et Afrique. L'accroissement est d'environ 100 millions de personnes par an. Un traitement de choc en Chine a fait passer la progression de 6 enfants par famille à moins de 2, et le même résultat vaut pour la Tunisie. L'accroissement devrait donc s'infléchir de lui-même,soit par autorégulation, soit par l'extension du progrès matériel, dont, c'est loin d'être négligeable, la contraception. Le pire est que 50 % de la population mondiale vit de nos jours dans les villes.

(dessin partiel de Voutch)
Détendons nous
un peu :
  bien avant l'invention de nos bombes de laque, l'homme préhistorique avait-il déjà pris conscience qu'en taillant le silex, il modifiait le climat (...)

Il y avait des lions en Europe et en France. Et des forêts composées de belles espèces que l'on a prestement remplacées par de pins ; c'est plus facile à incendier. Nous avons presque tout rasé et exterminé sur la planète, surtout les forêts qui ne représentent plus que 30 % des terres émergées (tout d'abord pour les édifices religieux et la constructions navale, puis châteaux, agriculture, chauffage, habitations, mobilier) ; conscients du danger et de l'affaiblissement de la planète qui en résulte, nous tentons d'empêcher les autres d'en faire autant (Brésil) ; pourquoi se gêner ? .Les bois exotiques, dont le teck font raser l'habitat des grands singes (orangs-outangs), nos collatéraux. Bon nombre d'animaux n'ont plus de nourriture ni de refuge ; les Pygmées non plus : ils mendient le long des routes, pendant que pour d'autres raisons, les Inuits s'empiffrent de mauvaise nourriture devant la télé, au point que que le français Nicolas Vannier (expédition au grand nord) est montré en exemple par leurs parents. L'Afrique se dénude, la jungle de Bornéo n'est plus ou presque ! On n'y croit pas.

Pourtant, ce dépeuplement végétal a sûrement plus de responsabilité dans le réchauffement de la planète que le fameux trou d'ozone dont la taille paraît plus politico scientifique que justifiée par les rejets d'ozone ou autres coupables ; les forêts primaires, génératrices d'espèces végétales et animales (et de médicaments découverts par "les sauvage"), traitaient d'énormes quantités de gaz carbonique en produisant de l'oxygène, ce que font nettement moins bien nos forêts proprettes et stérilisées. Lors d'une émission sur la canopée en Amazonie ("Hushuaïa" de Nicolas Hulot septembre 2004), un scientifique a souligné cette idée, généralement occultée parce que dérangeante pour nos sociétés, qui ne font que les raser. Cela m'a réconforté bien que l'impact soit nul auprès de la communauté scientifique elle-même et surtout des politiques. Mieux vaut ne pas évoquer les promoteurs.

A contrario, une scientifique a récemment déclaré, sentant que le vent de l'histoire pouvait tourner, "l'homme risque de retarder la nouvelle période glaciaire" c'est du toupet ou je ne m'y connais pas ! (voir les périodes glaciaires). J'avais oublié d'ajouter l'opportunisme à mes longues listes, voilà qui est fait.

Je sais que l'on retrouve des traces d'émanations de nos pots d'échappement dans les glaces du pôle nord ou des gaz nocifs répandus dans notre atmosphère, mais si vous considérez les émanations des volcans comme le Pinatubo ou bien d'autres, ce n'est pas rien non plus. Le plus étonnant est cette dernière découverte, qui serait humoristique si elle n'était pas sérieuse, est l'énorme quantité de méthane qui serait produite par .. nos vaches ; et les humains alors ?  l'homme ne fait des recherches que vers les directions les moins dérangeantes et les plus faciles. Saluons l'audace et le mérite de ce chercheur aventurier.

Un livre sur le moyen âge rappelle nos immenses et omniprésentes forêts et leurs arbres géants que nous ne connaissons plus. Même nos parcs "réservés" risquent bien de ne pas être préservés longtemps ; il est déjà question d'élargir leur zone commerciale, car un parc est défini selon deux zones, une ou tout est interdit, une autre, périphérique, ou commerces et habitations sont réglementées.

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