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Cette page:  Physique 3  - le monde et la vie 1
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Nature et science   Extraordinaires manifestations de la vie - Définition de la vie, principes et matière vivante -  Cellules, microbes, protéines..- Le monde vivant (liquide, gazeux, minéral, végétal, animal).

 

Pages regroupées

Physique 1  Physique 2 (chaleur, pression, liquides, colles, mousses, ondes et communication, socialisation, dérives..) Physique 5  (électricité)  Physique 6 (magnétisme)  Physique 7 (électromagnétisme)

Nature et science.

L'homme a développé une science qui lui permet d'exploiter la créativité de la nature. C'est un champ d'investigation infini qu'il scrute sans relâche depuis des temps immémoriaux. La nécessité de survivre a toujours guidé ses recherches, comme tous les animaux. Une bonne partie de notre savoir revient de droit à toute la lignée, à commencer par la nourriture et les soins médicamenteux, les matériaux, le façonnage, ou le superflu, mais l'est-il vraiment, tel que l'art, la décoration ou le grimage.
Pour la biologie, mais également pour la cosmétique; des équipes de chercheurs, mandatés par de puissants laboratoires, de trompeuses ONG et sponsors divers, partent en expédition dans l'espoir de percer et de rafler les secrets de la nature. car nos derniers "sauvages" sont en voie de disparition, et l'on s'empresse et s'active d'autant plus que beaucoup d'argent est en jeu.

A l'époque des grandes incursions - source du Nil, Océanie.. - les honorables membres de la puissante Académie des Sciences, soit l'Angleterre en tête et la France, estimaient que les animaux étaient forcément dépourvus d'intelligence et que les indigènes se situaient au mieux entre animaux et humains.

L'idée était tenace puisqu'il fallut attendre 1967 -  tout de même - pour que, en Australie, on se décidât à comptabiliser les "aborigènes" en les considérant autrement que la flore et la faune du pays. Autant dire que dans ces conditions, leur population avait vite décru vers un minimum quasi fatal. A cette longue période, si les natifs n'étaient pas considérés au sens propre comme du gibier (on ne les mangeaient pas).

En Namibie, sous autorité allemande, un groupe de "chasseurs" pouvait décimer en une seule fois une centaine d'individus en toute bonne conscience, car ils disposaient d'un véritable droit de chasse ! Ces exercices ont vite conduit à la quasi disparition de l'espèce. Chez les anglais surtout (les français n'étaient pas pour autant des saints), on exterminait radicalement - dont en Tasmanie - où on a arraché les enfants aux parents dans l'espoir d'en faire - en Angleterre -  des britanniques, ce qui se solda par un échec. Les indiens furent aussi exterminés dans les îles caraïbes par les européens, à commencer par les espagnols, et les nègres; si efficacement que personne n'en parle plus et que l'on ne sait pas même que le nom des archipels vient des indiens caraïbes. Dans nos Antilles-caraïbes, on y recherche pourtant encore quelques tesson de poterie.

Cette époque n'est révolue que sur ce point et encore, ce n'est pas si sûr (esclavage, tueries..). La bêtise et la prétention, ne sont pas prêt de s'éteindre car elles font partie de la Vie. La culture, le statut social ou la richesse, permettront  toujours d'affirmer avec force et d'imposer des vues que d'autres, moins puissants sont bien loin de partager.        

   suite en haut à droite

Suite du cadre de gauche.

Voici ce qu'écrivait Sigmund Freud en 1927 : "Ce serait une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce que la science ne peut nous donner".

On pourrait répondre, cela dépend de ce que l'on cherche ! Quand à la science, elle ne donne que ce qui l'inspire, en scrutant la nature, donc "ailleurs". Ou je n'ai pas compris sa pensée.

Un professeur moins célèbre a dit en parlant du virus du prion "comment des organisme si simples (..), ont-ils appris à franchir la barre des espèces et passer à l'homme.  Simple peut-être quand on le connaît si peu.

Une autre prétention, une ignorance de la Vie. Comment l'homme, "ce grain de sable", selon un japonais, cette misérable bestiole sur une miette de l'univers, peut-il en arriver à de telles aberrations ?  Pour revenir aux peuples noirs et autres autochtones, Victor Hugo, chanté pour son humanisme, proposait de "civiliser" les sauvages". Les anglais, pragmatiques, avaient d'ailleurs mis ce plan à exécution en arrachant des enfants aborigènes à leurs parents dans l'espoir, vain, d'en faire des anglais.

Lorsque Isaac Newton fut félicité pour ses merveilleuses découvertes, il répondit "je ne suis qu'un enfant qui a ramassé quelques cailloux sur le rivage. Je n'ai même pas atteint l'océan".

On espionne tout ce qui bouge. Les savent se soigner ! grande découverte. D'où viendraient nos connaissances en la matière, avec la nourriture ? C'est l'animal qui en a testé bien avant l'homme !!   Alors on fait ce que l'on a toujours fait sans vouloir en prendre conscience, et ce que fait l'animal, on espionne. On a repéré quelques singes qui se guérissent - entre autre - du paludisme. Leur cocktail est semble-t-il particulièrement complexe. Impossible de reproduire artificiellement l'expérience animale de milliers ou millions d'années. Le singe lui, n'a que faire des honneurs. Il aimerait simplement pouvoir continuer à vivre convenablement au lieu d'être chassé par destruction de son habitat, les forêts. Si l'humain était si intelligent, il les laisserait ainsi vivre, avec les derniers "sauvages" en préservant soigneusement leurs espaces. Et leurs connaissances. En captivité, privés de cette Nature si complexe, ils n'en sauront pas plus que nous. Les animaux en captivité ne sont plus socialisés, ne savent rien faire et d'ailleurs, n'ont rien à faire. Triste destin ! N'ayant rien appris de leurs parents, l'humain doit leur apprendre à être propres, à se reproduire, à se comporter. C'est la triste réalité des animaux vendus sans même avoir pu observer la vie. Ironie du sort, l'humain doit consulter ses livres, écouter des émissions, des médecins, ou des gourous, puisqu'il n'observe plus la vie lui non plus, comme cela se faisait naturellement en tribus !  La désocialisation est quelque chose que nous connaissons très bien. Avec ses dégâts sociaux.
Notre langage se réfère aux animaux, nous les regrettons au point de faire des réserves, des zoos, de vivre avec de chiens chats, chevaux, ou de transformer des dauphins en jouets.
 
Du singe à la corneille
(la fourmi n'est pas en reste, exemples et détails plus bas).

Le monde et la vie

Bien des questions se posent  et l'on ne peut même pas répondre à cet enfant, qui aurait pu gêner Fernand Raynaud, notre regretté humoriste, en posant la question suivante: pourquoi la vache qui mange de l'herbe verte a du sang rouge et donne du lait blanc.
une simple base de réflexion, pour affronter l'incompréhensible et aller au-delà des simplifications usuelles.

La physique traite de la matière: il n'y aurait pas un rayonnement, si imperceptible soit-il, qui n'en soit pas, au moins, la vibration; on pèse paraît-il la lumière qui tombe (en vibrionnant), sur la terre. Le four à micro-ondes (électromagnétiques et de même nature que la lumière), ou le téléphone portable fonctionneraient donc avec des transferts de matière invisible rarement évoqués, car le sujet partage: simple vibration locale de matière (l'eau es vagues de l'océan ne se déplace pas, mais s'agite sur place), ou transfert partiel de matière ? dans tous les cas il y a de la matière. peut-on imaginer le néant d'un rayonnement ?

 La dématérialisation, c'est bien ce qui préoccupe la science; nous également. Dont les phénomènes paranormaux: rêves de décès réels, guérisseurs dont on ne peut nier les résultats, travail des sourciers ou radiesthésiste (influencés par les ondes électromagnétiques ?), attraction des corps entre eux, magnétisme, molécules et atomes. Une somme de forces mystérieuses aux puissances et portées très différentes (force faibles, forces fortes de la physique). La pesanteur nécessite des masses imposantes et s'exerce à l'infini, la force atomique est bien plus élevée, mais à l'échelle quantique (de Kant, et les photons), le magnétisme dense, très puissant de nos jours, mais qui diminue si vite avec la distance. Tout cela est tellement troublant et paraît inaccessible.

A propos de sourciers, j'ai eu l'occasion, avec les poseurs de câbles en terre, de faire une expérience concluante : on tient dans main une tige métallique coudée à 90°, le brin tenu à l'horizontale étant de 50 cm environ. L'explication qui en est donnée (voir la suite) serait que la fourche de coudrier ou les tiges métalliques ne sont pas actionnées directement par le rayonnement du sol en ce point mais par la réception de ce rayonnement par notre corps qui nous ferait inconsciemment réagir, provoquant une modification de la position des baquettes. Un fait confirmerait cela : il faut serrer fortement les baquettes.

Un allemand, M Andrös, a fait une étude très détaillée, avec mesures des champs émis, sur les différentes sources de rayonnements : nappes et circulations d'eau souterraines, de la terre, des différents êtres vivants, dont n'en déplaise à certains, plusieurs espèces d'arbres et nous-mêmes. Ces rayonnements sont du type  micro-ondes, émises avec autant de puissance que ce que nous recevons pour les téléphones portables, qui plus est dans les mêmes fréquences entre 1.5 et 3.5 gigahertz, en gros les fréquences des micro ondes de cuisine. Nos hormones seraient à l'origine de ces rayonnements qui varient dans le temps - au fil de la journée - et selon les individus. Cela aurait pu paraître suspect si un ami, celui qui m'a montré les documents d'Andrös (disponibles sur Internet "les rayonnements de la terre et son influence sur le vie"), n'était passé par hasard chez nous avec son matériel de réception de téléphonie mobile, et n'avait mesuré à notre poignet ces fréquences, pour ma femme et moi-même, à l'aide d'une antenne réceptrice qu'il avait adapté pour la circonstance. Nous avons ainsi vu les graphiques fréquence-affaiblissement (Gigahertz et Db) de nos propres émissions, et pour confirmation, ceux des réseaux Wifi qui se sont "allumés" en fin de journée.

Maltraitée, appauvrie sinon détruite, la nature verra-t-elle disparaître tous ses modèles, toutes ses sources de découvertes ?  Il n'y a pas eu de nouveaux aliments naturels découverts depuis bien longtemps car pour cela, il faut des animaux et des humains "sauvages" dans une nature sauvage et renouvelée. Ce sont eux qui les ont sélectionnés, avec bien des risques. Et cependant, nous mourrons encore en mangeant des champignons..

- De "simples" graines peuvent rester "en veille" pendant des centaines d'années ou plus (donc elles vivent).

- La vie est partout. "Y'a d'la joie, partout y'a d'la joie", chantait l'optimiste Charles Trenet. Eh bien y'a d'la vie, partout y'a d'la vie doit-on chanter. Là où l'on ne l'aurait jamais imaginé, dans les circuits de de refroidissement des réacteurs nucléaires hautement radioactifs ; dans le lac acide d'une ancienne mine de cuivre du Montana, où des oies y ont laissé leur vie pour s'y être posées ; dans l'eau "délétère" du rift Atlantique, privée d'oxygène (fond océanique où les bords de deux plaques "exsudent" une activité volcanique) ; dans des lacs fossiles sous glaciers, ce qui accrédite la blague de l'alien venu de l'univers et débarquant sur terre et criant, "du méthane, du méthane !". La moindre cuillérée d'eau grouille, et le moindre millimètre carré de peau en est recouvert.
 
- Pendant
son hibernation, la température de la marmotte chute à près de cinq degrés centigrades. En matière de bâtiment, on appelle ça se mettre hors gel. A cette température, certaines fonctions vitales ne sont plus assurées (production de corps chimiques) et  toutes les trois semaines, elle se réveille complètement pendant quelques heure pour se reconstituer, reprenant sa température normale, puis retombe à cinq degrés pour une nouvelle période de trois semaines.

- La douve du foie, être vivant parmi les plus élémentaires (..) vit ainsi : comme ne se reproduit que dans l'intestin des moutons mais n'y reste pas pour vivre, elle est rejetée par ses excréments. Se pose alors le problème de la jeune douve qui doit se reproduire. Un groupe de douves bavardent donc sur le sol et elles rencontrent une fourmi qui se planque à l'abri de la chaleur au pied des herbes. Des douves du foie s'introduisent alors en elle (c'est élémentaire mon cher Watson !) et l'une des douves passe dans le cerveau de la fourmi (c'est déjà plus fort). Et voila que celle-ci "prend le contrôle" de la fourmi et "la pilote" pour qu'elle grimpe au sommet de l'herbe en pleine chaleur, ce qui est pure folie, pensent ses congénères en la voyant faire. Pourquoi ? parce que là-haut, la fourmi a une chance d'être avalée par un mouton. Il y a une autre version avec les oiseaux.

Le ver des grillons ; on vient de découvrir que des grillons, qui semblaient se suicider en plongeant dans de l'eau
, notamment celle des piscines, étaient en fait infectés par un ver. Ce ver dévore un grillon de l'intérieur en lui laissant un minimum de substance pour qu'il marche tout en le "pilotant" pour que notre fantôme de grillon aille se jeter dans l'eau. Car c'est dans cet élément que le ver, alors de douze millimètres, peut poursuivre son développement.
Le ver de l'escargot ;  celui-la s'installe dans un escargot et le fait agir inconsidérément
, comme notre fourmi, c'est à dire que ses antennes se mettent à émettre des ondulations colorées en terrain découvert, qui paraissent intéresser fortement un certain oiseau. Or c'est bien ce que cherche le ver, pénétrer l'oiseau pour se développer et se reproduire. Personne n'ose imaginer que l'homme pourrait être concerné par de telles possibilités ; peut-être quand il devient imprévisible ou un peu dingue ?  il y a cependant déjà d'horribles choses comme l'éléphantiasis ou le ver solitaire qui pond à profusion, la filariose etc. Parions qu'il pourrait y en avoir d'autres, dignes d'un de ces horribles films américains, où l'on voit des monstres sortir de la poitrine d'un homme.

- Le crocodile ; avez-vous jamais vu un crocodile sauter en l'air ?  de joie alors ?  Ce crocodile de sept mètres utilise la propulsion de sa queue pour sauter à deux mètres de haut !  il attrape ainsi des oiseaux dans les branches..
Un crocodile géant du Nil de 6/7 mètres de long et pesant une tonne, mangeur d'hommes, a déjoué tous les pièges dont une cage géante et de puissants lacets, ce malgré la présence d'animaux vivants pour l'attirer. D'autres plus petits ont été pris à sa place. On ne l'a jamais revu depuis une importante crue.

- La fourmi ;  avez-vous jamais vu une fourmi faire un bond ? non et personne n' a jamais évoqué cette faculté. On sait qu'elles livrent de vrais combats en envoyant des giclées d'acide sur les assaillants, mais de saut, point. Un observateur les a vues faire des bonds de plusieurs centimètres pour attaquer un adversaire.

- L'oiseau, l'homme et le miel ; Afrique : l'homme et l'oiseau recherchent tous deux le miel ; l'homme sait le prélever, même si ce n'est pas sans risque. L'oiseau lui, sait où est le miel ; lorsque l'homme en cherche, l'oiseau le comprend et il attire son attention en sautant sur les branches autour de lui et en lui indiquant une première direction. L'homme connaît l'oiseau et le suit. Lorsque l'homme a pris le miel, il en laisse un peu pour l'oiseau. Comment cela s'est-il produit ?  par un besoin commun, le hasard ayant peut-être un peu facilité la chose. (vu personnellement dans un de ces documentaires anglais qui émerveillent toujours). L'homme aura toujours du miel, sauf révolte des abeilles, lesquelles auraient créé le dard pour défendre leur très convoité trésor. L'oiseau n'aura bientôt plus de forêt. Peut-être même a-t-elle déjà disparu depuis cet ancien documentaire.

- Les mésanges et leurs familiarités
. Lorsqu'elle nous aperçoivent, les mésanges viennent parfois voleter contre nos vitres pour attirer notre attention ; en espérant quelques miettes ?  pas toujours ; notre éducation reste à faire. Nous avons une boite dehors, en face de la chambre où les mésanges viennent parfois nidifier. Un jour, après avoir remis le dernier oisillon dans la boite alors qu'il était tombé lors du premier envol, non seulement la mésange m'a observé, mais elle est revenue le nourrir. Après la nouvelle tentative de son rejeton, réussie cette fois, elle est revenue pour effectuer quelques vols dans les branches tout autour de moi pendant quelques secondes. Depuis 1920, en Angleterre, la mésange bleue a appris à décapsuler les bouteilles de lait pour se régaler de la crème qui flotte à la surface. Il semble que cette technique se soit étendue à d'autres mésanges, en d'autres lieux.

- L'oiseau blessé ; en France, un oiseau est blessé ; le pauvre fait peine à voir avec son aile cassée à moitié retournée qui traîne par terre ; cependant, en boitillant il fuit et on ne peut pas l'attraper pour l'aider. Et pour cause, il est en pleine santé le bougre, seulement, son nid est dans les environs avec ses œufs et il cherche tout simplement à faire diversion pour qu'on s'en éloigne en le suivant !

- Un oiseau peu doué ou vraiment paresseux va voler les décors qu'un autre avait patiemment rassemblés devant son nid en espérant ainsi mieux attirer sa belle.

- Le goéland nous observe de loin, attendant quelque nourriture.  Un morceau de crêpe lancé en l'air ne l'intéresse pas. Un morceau de pain de même taille (approximativement de même couleur) le fait immédiatement décoller. Un autre morceau de pain était sec : il va le tremper dans une flaque d'eau de mer subsistant dans les rochers.

- Des acacias éloignent ou même tuent gazelles et chèvres qui les broutent trop. Ils savent modifier très rapidement la composition de leur sève et communiquent même entre eux pour informer du danger.

- Une lionne se prend d'affection pour de jeunes gazelles ; une seule à chaque fois, mais elle a réussi à en a détourné plusieurs de leur troupeau ; elle était bien incapable de les nourrir et à chaque fois c'était le drame, car les gazelles enlevées essayaient bien de revenir se nourrir  auprès de ses congénères, avec l'approbation semble-t-il de la lionne, mais la loi de la nature a fait qu'à chaque fois la gazelle s'est faite expulsée ; elle sentait la lionne !  les gestionnaires du parc, avertis s'en sont finalement occupé.

- Le lion vainqueur d'un concurrent régnant sur un territoire, tue tous les lionceaux de sa lionne pour qu'elle puisse retrouver immédiatement sa fécondité. Le chat se comporte de même à l'occasion. Ce ne sont pas les seuls exemples.

- Le léopard peut descendre du tronc d'un arbre la tête en bas, grâce à une articulation adaptée de sa cheville arrière, ce que ne peuvent pas faire d'autres félins. Il peut grimper dans un arbre avec une charge deux fois plus importante que son propre poids. Sa puissante mâchoire tue en quelques instants.

- Un goéland tape du pied sur le sable ; les vers, croyant entendre le ressac de la marée montante, sortent du sable, et font le bonheur de la copine du goéland.

- Une troupe d'oies volent avec un homme et son aile volante. En France, des oies sont élevées par un homme pratiquant l'aile delta ; elles le suivent en formation de vol, comme s'il s'agissait de leur mère. On ne sait pas si elles la trouve un peu bizarre, mais elles ne paraissent pas en souffrir. Cette tolérance de survie n'est pas moins étonnante.

- Un arbre se déplace sur ses racines aériennes lorsqu'il est gêné.  Il pousse sur les rives du fleuve Amazone, près de sa source et il peut faire pousser ses hautes racines aériennes vers l'avant en "délaissant" celles de l'arrière. Il "déambule" comme juché sur de grandes béquilles !  si il ne peut ainsi que s'écarter un peu de sa position initiale, deux mètres je crois . Photo des racines (d'après André M. qui l'a vu mais ne se souvient plus exactement de la distance). Dans un même genre, avec des racines aériennes, le palétuvier pourrait pratiquer de même.

- Des femelles allaitent le bébé de leur pire ennemi ; il y a tant de comportements de ce genre que la mythologie de la louve ne paraît même plus invraisemblable.

-  Le virus de l'herpès migre en masse vers le point du corps par lequel il est entré. Le virus, qui s'était infiltré, puis installé dans des cellules nerveuses sans poser le moindre problème (colonne vertébrale), se met soudainement en route en procession. Sans doute dérangé, Il revient alors vers le point par lequel il est entré, bouche, sexe, oeil.. pour y provoquer ce que l'on sait. (propos d'un professeur  de l'Institut Pasteur, émission nocturne de France culture du 18 01 05). Sans cerveau, ni sens, ni bras ni pieds ni nageoire, grand comme moins d'un micron perdu au milieu d'une immensité de dédales et de gigantesques cavernes, il trouve sa voie comme l'anguille, la tortue, le saumon dans l'océan.

- Le phoque retrouve une proie avec ses moustaches. L'expérience suivante a été faite en bassin: on bouche les oreilles radioguidé en lui faisant parcourir un chemin sibueux, y compris en plongée. On bande les jeux du phoque, libère ses oreilles et l'on voit le phoque suivre le tracé exact de l'engin arrêté plus loin !sans moustaches libres, il ne peut le faire Elles ont un sensibilité extrême et l'on pense qu'elles captent des mouvements d'eu résiduels.

-  Mimétisme, camouflage ;  on ne s'y retrouve plus dans les mélanges les plus fantaisistes, les plus surprenants, les moins compréhensibles qui transforment insectes en végétaux, ou camouflent animaux en fleurs, tiges, feuilles à demi dévorées ou fanées (le must !) ou les font confondre avec le fond de plan. on en reste confondus. Des insectes et des poissons ressemblent à des branches, à des algues, pierres ou feuilles, ou ont un faux oeil à l'arrière ; des coquillages se parent avec des algues pour se camoufler et que penser des orchidées ont une abeille ou un bourdon dessiné sur un pétale, afin de les attirer ?, le papillon géant Sphinx à tête de mort porte un faux bourdon sous le ventre pour entrer dans les ruches ; il siffle pour effrayer les oiseaux, un poisson a une langue en forme de ver, très tentant, les poissons du grand fond font leurs lumières et.. pêchent à la ligne. Et puis et puis ... (voir vie du lagon , poissons extraordinaires, orchidées).
En Afrique, une fleur colorée, une sorte de jacinthe n'est pas, vue de près, une fleur : elle est constituée de milliers d'insectes bien ordonnés, qui passent ainsi leur vie afin d'échapper à leurs prédateurs, les oiseaux. Par quelle magie cela peut-il se produire ?  l'action des virus, seuls capables d'ajouter des fragments de gènes provenant d'autres espèces ?  mais quel serait donc leur intérêt et quels gènes peuvent dessiner l'image d'un animal ou d'un végétal qu'ils n'ont jamais pu voir et dont ils ignorent tout ?
Certains disent que cela se fait par les gènes de la nourriture absorbée. Bien que nous intégrions et conservions certains éléments absorbés avec la nourriture (*), ne faut-il pas, si l'on croit en cette hypothèse, que l'être vivant soit dans ce cas totalement dépendant d'un cycle simple, quasi unique, pour se nourrir ?  On peut très bien posséder une peau, un pelage, un ramage qui permet de se confondre avec l’environnement naturel, sans pour autant s'en nourrir ; le poulpe, ou le caméléon ne se sont pas nourris du fond qu'ils imitent, car pour le premier il peu s'agir du gravier et certains peuvent presque reproduire un damier noir et blanc.
(*) investigation ethnographique : “ nous sommes un peu ce que nous mangeons (on peut savoir où l'on est né et où l'on a passé les dix dernières années de sa vie en analysant les os et les dents, en théorie).

- Confusion de genre.  Les coraux madrépores contiennent des algues microscopiques qui y vivent leur vie d'algues, c'est à dire avec leur photosynthèse (la lumière), le lichen est l'association d'un champignon microscopique et d'une algue, l'étrange orchidée nous trouble aussi par son ambiguïté, tout comme le champignon. La ressemblante feuille d'épinard que déploie ici une certaine limace de mer, permet à l'animal de vivre plusieurs mois de soleil et d'eau fraîche, comme une plante, se passant de nourriture buccale !  source "Sciences et Avenir".

voir aussi pour la vie marine, les poissons sont extraordinaires

Le stade du camouflage "réactif" n'est pas moins impressionnant. C'est l'aptitude qu'on certains animaux pour modifier leurs couleurs afin qu'on les confonde avec le fond. Un tigre dans un bois dont les écorces d'arbre le dissimulent, un poulpe ou calamar qui reproduit le fond, le bien connu caméléon, voilà qui est bien étrange ; d'autant plus que ces animaux dit-on, ne voient pas le décors sur lequel ils s'identifient. Et même si ils le voyaient, comment cela serait-il possible?  Des expériences montrent que la modification peut aller jusqu'à imiter les formes : en plaçant des cailloux blancs et carrés sur le fond, on a vu apparaître chez les calmars cobayes, des taches blanchâtres un peu carrées. C'est absolument confondant !
Camouflage ou transformisme jouent le même rôle : disparaître dans le paysage, devenir en somme transparent !  des poisson "se teignent" même occasionnellement le ventre en bleu pour ne pas être repérés par le dessous, souvent blanc, comme les avions de guerre dont le dessous était peint en bleu clair, couleur ciel. Pouvoir changer selon le décors de fond est toutefois supérieur à ne pouvoir se confondre que sur un seul et unique type de décors. 

Est-ce cette observation qui a conduit un japonais, puis d'autres par la suite, à expérimenter la projection, sur le dos de l'imperméable porté par une personne, le paysage qui est devant elle et que capte une caméra ? ainsi, la personne devient, par derrière, presque invisible. Du coup, l'armée s'active bien entendu dans ce domaine de la recherche. Les chercheurs aussi, avec peut-être d'autres possibilités. Ne plus être vu, tout entendre et tout savoir des autres, lire leurs pensées - on a déjà des pistes - n'est-ce pas là le plus merveilleux des mondes auquel on n'avait pas osé penser ?  Toutefois, je me souviens que le bombardier américain furtif (aux ondes radar), avait été abattu par erreur parce qu'on ne l'avait pas vu. Il y a là de quoi réfléchir tout de même, surtout si l'on est invisible dans la rue ou la circulation parce qu'on a oublié de couper le contact.

Elle cache .. son ombre ! Voici une observation des plus étranges : dans les eaux limpides du récif hawaïen, une petite seiche a peur de son ombre !  Enfouie toute la journée, elle ne sort que la nuit pour chasser. mais ses prédateurs la repèrent grâce à son ombre projetée sur le fond par la lueur de la lune. Elle s'est donc associée à une bactérie photo luminescente qui émet exactement la lumière nécessaire pour éliminer l'ombre !  "Sciences et Avenir".

- Se dissimuler, histoire d'une souris. Les enfants "jouent " à se cacher. Tous connaissent cette période, assez longue, au cours de laquelle ils tentent de ne plus être découverts en imaginant les différentes possibilités. C'est une nécessité absolue les animaux, humains inclus, car se cacher est souvent  vital. A la radio, un auditeur parlait de son chat qui lui ramenait des souris. Tout un tas de souris et il n'en pouvait plus. Le chat voulait lui dire "regarde, je suis un bon chasseur". Il commença à étudier alors les souris. Il ne pensait pas disait-il qu'il y avait tant de souris différentes ; "j'aurais pu faire une thèse" dit-il. Il s'est mis aussi à les chasser, et il passait même un balai sous un meuble où elles se réfugiaient. Un jour, ne comprenant pas où était passé la souris, il a tiré le meuble.. et la souris est tombée ! quand elle voyait le balai, elle se coinçait en hauteur en écartant les pattes entre la plinthe et le fond du meuble, de sorte que le balais lui passait dessous. Un vrai dessin animé. Le grand Mr Walt Disney n'aurait pas fait mieux.

- Les animaux nous imitent. Les animaux imitent les sons de leur environnement. On a eu la surprise - mais ne sommes nous pas régulièrement surpris par les animaux - de constater que des éléphants imitaient le bruit des voitures ou des camions qui passaient !   Les scientifiques et des militaires pensent que les bélougas imiteraient le bruit des sous-marins. Ils auraient même failli être torpillés en tant que tels, mais le comportement sans doute étrange et la "signature" du bruit les aurait sauvé in extremis.
Qu'est-ce qui les pousse à imiter ? cherchent-t-ils à montrer qu'ils ont identifié les intrus, qu'ils savent qu'ils sont là, peut-être aussi est-ce une tentative de communication pour voir si ça répond ? À moins que ce ne soit un avertissement. En Amazonie, près des hommes et de leur civilisation sans doute, un oiseau imite à la perfection un grand nombre de ses congénères, entretenant même "conversation" avec eux. Il a complété son répertoire en imitant les alarmes de voitures et les bruits de déclanchement des appareils photos reflex !  dont les appareils électroniques qui imitent le bruit des anciens reflex mécaniques, mais notre oiseau ne le sait pas. J'ai entendu cet oiseau imitateur à la télé et c'est confondant !

- Le fil d'araignée ; à la traction, le fil d'une araignée est plus résistant que  le meilleur des matériaux connus : non pas l'acier le mieux traité comme on pourrait le croire, mais le kevlar, qui sert aussi à confectionner des gilets pare balle. Autant dire que les militaires, américains en premier, se sont lancés dans l'élevage et tissent, tissent ; à vos pelotes, ne tuez plus bêtement ces petites bêtes. On dit qu'un français aurait tenté d"en faire des gants et des chaussettes.  Sans succès apparemment, ce qui n'est pas étonnant vu la finesse du fil. des gants arachnéens ? jamais l'expression n'aurait été plus justifiée.

- Les insectes ne sont jamais malades ?  L'affirmation paraît sérieuse puisque l'on chercherait à utiliser cette propriété ; quand serons nous donc clonés avec une araignée ?  et qu'en pensez vous, Madame ?  mais au fait, l'araignée avec ses quatre paires de pattes, n'est pas un insecte !  on peut supposer que l'abeille non plus car elle est infestée par divers plus minuscules qu'elles, dont de ravissants poux, ainsi que divers microbes, tout bêtement comme nous. On vient de l'apprendre depuis que l'on cherche à expliquer la surmortalité de cet insecte constatée un peu partout dans le monde, et attribuée en France à deux insecticides. Les chercheurs n'ont jamais tant cherché pour les disculper (les insecticides). Rien n'est encore certain et l'on suggère même la disparition de nombreuses espèces végétales (bravo la monoculture clonée et ADNisée). Un virus est également évoqué.

- "Une forêt primaire humide (tropicale), comme l'Amazonie, contient plus d'espèces au mètre carré que l'ensemble de nos forêts françaises; un seul arbre peut héberger jusqu'à 14.000 espèces animales (insectes notamment je suppose). 80 % des plantes y sont vénéneuses". Propos d'un scientifique lors d'une émission nocturne de France Culture. "Les volumes de gaz carbonique qui sont absorbés sont inimaginables : largement de quoi supprimer le trou d'ozone .. si on n'avait pas réduit ces forêts de près de 80 %" (propos d'un botaniste, l'Amazonie, Ushuaia De Nicolas Hulot).

- L'œuf du coucou ressemble à celui d'autres oiseaux et ce n'est pas un hasard.  Car Le coucou va subrepticement utiliser leurs nids pour y pondre de 5 à 12 œufs et ces oiseaux n'y verront rien. 50 espèces "squattées" sont concernées comme la fauvette, le rouge gorge, la bergeronnette ..). Ce ne pourrait être qu'un service rendu devient par la suite un drame car l'œuf de notre jeune coucou éclot juste avant ceux du nid squatté et à peine sorti, il emploi toute son énergie à les faire passer par dessus bord !  sans doute pour bénéficier de toute la nourriture. Les gènes ne sont pas qu'imagination.

- Le petit gecko "lapido dactylus lugubris" vit aux Philippines, en Australie, et sur des îles du Pacifique. Lorsqu'une femelle emportée par une tempête retombe sur une île déserte, elle pond des œufs non fécondés mais viables, qui donnent naissance à des filles, lesquelles auront également toujours des filles, peut-être en attendant mieux (?). Cela jusqu'au peuplement complet de l'île, mais aussi sans qu'aucune tare résultant de la consanguinité n'apparaisse, chose redoutée par toutes les autres populations d'êtres vivants. Elles pratiquent donc en plus la différentiation des génome des chromosomes ! on nomme cette création sans partenaire la "parthénogenèse". Les coraux et je suppose, bien d'autres êtres vivants y auraient recours. A ne pas confondre avec ceux qui sont à la fois et alternativement mâle et femelle, dont les hermaphrodites (escargots), ou qui sont d'un sexe une partie de leur vie et de l'autre vers la fin, qui pratiquent l'autofécondation.

- Le pollen du bouleau ; en avril, le bouleau pleureur de mon jardin se couvre de chatons (épis de fleurs) contenant le jaune pollen. Passant un jour imprudemment sous quelques branches fines et pendantes, l'infime dérangement déclencha une avalanche de grains jaunes qui occultèrent l'air pendant quelques secondes : l'arbre sous lequel j'étais n'était même plus visible !  naturellement, je fus recouvert d'une très fine poudre jaune. Combien de grains y avait-il, combien pour un seul (petit) arbre de 3 m de haut couvrant 25 m carrés ?  inimaginable.

- Graine de 2000 ou 30.000 ans ?  On avait fait pousser une graine de deux mille ans. Pour détecter les bonnes conditions de pousse, il lui faut être en vie, c'est la moindre des choses !!  Nous sommes en février 2012 ; des scientifiques russes viennent de faire fleurir une plante de 32.000 ans à partir des ses fruits stockés par des écureuils: ils sont tout d'abord parvenus à obtenir des graines à partir du tissus placentaire cultivé in vitro. Un ADN de 4.000 ans serait encore actif

- La vie est là où l'on s'y attendait le moins : au fond des océans, réputés sans lumière et sans oxygène ou si peu, la vie se manifeste bien plus qu'on ne le pensait, et désormais, on y y pêche. Au fond du rift, fracture de plaques au milieu de l'Atlantique, près d'émissions toxiques à plus de 100 ° (dont des petites crevettes). Dans des lacs sous couche de glace de 1000 mètres d'épaisseur et plus (microbes). Dans le circuit de refroidissement des centrales nucléaires, certains microbes prolifèrent là où le rayonnement devait tout tuer.

- Une feuille de papier part au vent. La personne court et parvient presque à l'attraper mais hop ! une légère rafale l'emporte un peu plus loin. Et ainsi de suite trois ou quatre fois au moins. C'est systématique et si amusant pour les autres. Bergson aurait pu le mettre dans son traité sur le rire. Une vis saute ; elle va immédiatement se cacher. Introuvable !   "Objets inanimés, avez vous donc une âme" ?   notre bouleau pleureur avec ses branches balayantes au vent, est allé chercher la clé du portail par trois fois au moins, l'arrachant de son logement sous une tuile pour la faire disparaître dans la haie ; avec nous, cette clé est toujours coincée sous la tuile !  il est vrai que la clé est munie d'un court crochet, mais tout de même, nous en veut-il de lui couper les branches ?  si vous aimez les histoires drôles mais pas vraiment, qui pourraient être vraies mais que nous préférons ignorer, Bernard Werber vous intéressera. Je précise toutefois que mon modeste recueil n'est pas romancé du tout et retrace des faits bien réels. Il y a aussi les enchaînements catastrophiques qui, partis d'un rien, finissent mal ; "le battement d'ailes d'un papillon au sommet des Andes peut provoquer un ouragan". La difficulté est que nous ne croyons pas autant au hasard que les statisticiens : faire un voyage en Egypte et rencontrer quelqu'un que vous connaissez passe difficilement pour du hasard et pourtant ?  on ne croit pas vraiment au hasard.

- Le choléra provoque une mortelle diarrhée qui se dissémine dans l'eau, partout où l'assainissement n'est pas en vigueur et qu'il y a l'eau courante susceptible d'être contaminée (rues, caniveaux). Lorsque l'assainissement ne favorise pas sa transmission, il évolue vers une forme atténuée de sorte que l'individu ne meure pas trop vite et ait le temps de répandre cet organisme par contact (objets, draps..). On est encore en présence d'une intelligence collective.

- Le virus de la grippe change constamment d'aspect en modifiant les protéines qui l'enveloppent. C'est le roi du camouflage et il feinte les organisme qu'il approche sans être détecté. C'est également pourquoi il est très difficile de concevoir les vaccins qui, pour être renouvelés, nécessitent tout d'abord de l'avoir démasqué sous sa nouvelle apparence. Le virus de la grippe espagnole porte le nom du pays à partir duquel l'épidémie qui a ravagé l'europe s'est répandue. Le virus provenait en réalité d'Asie (voyageur). On suppose que ce virus a agit en supprimant le contrôle de production des anticorps, de sorte que ces derniers proliféraient à une vitesse folle, étouffant tout dans l'organisme.

- Singes Médecins le chimpanzé, et les grands singes en général savent parfaitement se soigner en prélevant dans leur environnement les plantes médicinales dont ils ont besoin. En 1977 Richard Wrangham, anthropologue de l'université Harvard (Etats-Unis), réalise une première observation étonnante. Les chimpanzés de Gombe, en Tanzanie, confectionnent des paquets hérissés de poils drus, en enroulant des feuilles velues d'Aspilia mossambicensis; puis ils les ingurgitent sans mâcher, et les rejettent, intactes, dans leurs selles. Rapidement, les chercheurs comprennent que des vers parasites sont piégés dans les poils de la feuille excrétée. L'animal s'est purgé. Dix ans plus tard, en 1989, Michael Huffman, de l'université de Kyoto (Japon), montre que les grands singes savent bénéficier non seulement des effets mécaniques des végétaux, mais aussi de leurs principes actifs. Alors qu'il travaille en Tanzanie, il remarque qu'une femelle chimpanzé, souffrant de maux intestinaux, ne consomme plus que des jeunes tiges de Vernonia amygdalina, un arbuste au goût très amer. En deux jours, la femelle redevient normalement active. Après analyse, on s'est aperçu que ce végétal a des vertus antiparasitaires !   le plus étonnant est que cela surprenne, comme si seul l'homme en était capable alors que la nourriture, les soins et même le plaisir (des animaux se droguent ou s'enivrent) sont une recherche depuis que la vie existe, et qui pour partie en explique à la fois les facultés et les évolutions. Le chat aussi se soigne en léchant ses poils et se purge avec des herbes !  Le problème, le drame même, est

- Cristaux de neige.  La neige est un amas de cristaux de glace. Dans des conditions très mal connues, la température et le taux d'humidité interviendraient (*), un minuscule cristal de glace se forme autour d'une particule (poussière, molécules de gaz.. on ne sait trop).
Ce cristal s'agglomère ensuite aux autres cristaux rencontrés pour former un ensemble complexe, généralement à 8 branches (il y en a à cinq), tous différents les uns des autres selon ce que chacun aura pu capter pour grossir et se complexifier en ces motifs merveilleux et magiques. De cette diversité aléatoire surgit différentes variétés (qualités) de neige bien identifiables.  (*) d'après l'étude d'un japonais.

- L'ombre de la seiche. Dans les eaux limpides du récif hawaïen, une petite seiche se méfie de son ombre !  Enfouie toute la journée, elle ne sort que la nuit pour chasser. mais ses prédateurs la repèrent grâce à son ombre projetée sur le fond par la lueur de la lune. Elle s'est donc associée à une bactérie photo luminescente qui émet exactement la lumière nécessaire pour éliminer l'ombre !  "Sciences et Avenir".

 

Reproduction, Espérance de vie.
Reproduction. La cellule se dédouble pour se reproduire et ne meurt pas individuellement, mais le nombre de dédoublements étant limité, chaque division réduit leur durée de vie - un colibacille (cellule) se divise en deux colibacilles chaque demi-heure, soit 6 au bout d'une heure. Les champignons du type "Candide", cellules de quelques millièmes de mm, se reproduisent si vite que la descendance d'une seule cellule atteindrait théoriquement le volume de notre planète terre en quinze jours !   -  les globules rouges sont générés dans la moelle osseuse à raison de 200 milliards par jour.

Longévité. On dit de préférence, "espérance de vie" pour nous; espèrent-ils eux aussi, puisque, que je sache, ils ne cherchent pas particulièrement à mourir !)Il n'est pas facile de connaître l'espérance de vie des animaux car bien des évènements, maladie, accidents, violence, abrègent leur vie. Ainsi, une anguille sauvage (c'est à dire normale), vit 5 ans alors qu'en élevage elle vit 55 ans et 88 exceptionnellement. Au Kenya, la durée de vie de l'humain est de 48 ans, ce qui peut-être beaucoup par rapport à nos ancêtres. Elle varie aussi selon les espèces et variantes.
Un homard pêché au large de Terre Neuve, d'une dizaine de kilos, est âgé de 140 ans ; relâché, il devrait vivre encore (selon "Marianne", janvier 2009)  -  Une palourde de 410 ans a été trouvée. Son grand âge est certifié par le nombre de stries de sa coquille. Les savant ont "regretté" que l'animal n'ai pas survécu à leurs investigations..(ils espéraient découvrir un secret de longévité, ces monstres).

Clam, 220 ans  -  coquille St Jacques 2 ans  -  bigorneau, 3 ans  -  huître, 12 ans (perlière 50 ans)
Eléphant, 30 ans  -  chameau, 30 ans  -  lion, 10 ans  -  Rat, 3 (6 exception)
Mouche, 15 jours à 2 mois ; il n'y a donc pas de mouche familière qui nous "colle" très longtemps  -  l'araignée, avec ses 26 ans voit défiler sa descendance sur de très nombreuses générations  -  fourmi, quelques semaines et fourmi Reine, 13 ans  -  termite, 15 ans  -  cafard, 10  -  punaise, 1,5 an  -  pou, quelques semaines
Limace, 1,5 an  -  abeille, 10 semaines (exception 6 mois)  -  éphémère, 1 heure à quelques semaines
Lézard, 14 an  -  tortue, 20 ans, géante terrestre 200 ans  -  escargot, 1 an  -  cobra, 12 ans
Moineau, 10 (exception 20)  -  coq, 70 ans  -  cygne, 30 ans
Baleine, 80 ans  -  orque, 90 ans  -  pieuvre, 4 ans  -  thon, 7 ans  -  tortue marine 88 ans -  dauphin, 32 ans
Ver solitaire, 35 ans  -  ver à soie (bombyx du mûrier), 24 heures  -  ponogophore, invertébré, pourrait atteindre 200.000 ans si l'on en juge par la croissance très lente du tube dans lequel il vit.
Globules rouges
, trois semaines à quatre mois selon les sources; cellules olfactives du nez, une semaine ; deux à trois jours pour les intestins (selon la publication "la Recherche")  -  neurones, des dizaines d'années.

Un arbre rabougri, moitié mort, du désert quelque part en Amérique, aristata pinus, aurait plus de 2.000 ans. Mais on vient d'en trouver un de 4.000 ans qui lui, ne porte aucune trace de vieillissement !! tout paraît jeune en lui. Un pin je crois aussi. Tout laisse donc à penser qu'il aurait encore un très longue vie devant lui !



Les principes retenus ci-dessous ne correspondent à aucune classification scientifique. Ils permettent simplement d'exposer certains constats jugés particulièrement intéressants ; on aurait pu en retenir bien d'autres.


La définition de la vie, principes et matière vivante
 
Règles de la vie - Cellules, animalcules monocellulaires (microbes, bactéries, virus..)

Le premier principe La vie est impitoyable, car la seule loi pour les êtres vivants est de se nourrir des autres et d'être mangé à son tour. Aussi ont-ils développé une intelligence de la vie et des moyens de défense adaptés, les végétaux n'étant pas en reste, y compris contre les animaux. Les plus forts, les plus malins, les plus résistants, les mieux armés ou les plus chanceux subsisteront plus longtemps que les autres. C'est la même règle pour nous, mais aujourd'hui, très peu d'humains disparaissent dévorés vivants, la puissance de la technologie nous en protégeant. Nous tuons par contre énormément et peu d'animaux. Parmi les plus chanceux comptent ceux qui n'ont pas été blessés (un lionceau blessé est abandonné car sa mère ne peut pas le soigner, c'est à dire le lécher en permanence, car elle doit faire avancer sa petite troupe et la nourrir). Ceux qui sont au sommet de l'échelle peuvent toujours être atteints par les "minuscules et microscopiques". A peine l'oeuf de goéland est-il ouvert qu'une armée de minuscules tiques entre (famille des araignées) et commence à sucer le sang du nouveau né, fréquemment jusqu'à la mort.

L'homme ne donne plus aucune chance à tout ce qu'il cultive, élève ou poursuit (pêche, chasse). Il a éliminé tous ses prédateurs sur toute la planète ou presque, sauf les "minuscules et microscopiques".  

Le second principe. Dans la mesure du possible, les êtres vivants choisissent pour se reproduire le partenaire qui leur convient le mieux.  Ce choix complexe serait en fait une évaluation subjective pour s'assurer une nombreuse et solides descendance.

- L'ovule et le spermatozoïde. des recherches sur le comportement des ovules et des spermatozoïdes ont montré que ce n'est pas le plus fort ni le plus rapide qui est accepté pour rentrer mais un favori, car il y aurait un circuit d'attente avant que la chose ne se fasse: conclusion de l'étude, l'ovule choisit son spermatozoïde.

Pour reproduire à son tour, le mâle vainqueur tue parfois toute la portée précédente, ce qui a pour effet immédiat de rendre la femelle à nouveau fertile (exemple des les lions, mais aussi les chats !). Cela nous paraît d'une cruauté monstrueuse et pourtant il se passe parfois des choses équivalentes chez l'humain.
A l'occasion, et faute de mieux, l'être vivant n'est pas très regardant sur l'espèce avec laquelle il s'accouple. Les exemples ne manquent pas surtout chez les mammifères, les mieux connus (humains, chiens, chèvres, dauphins ..), et les bonnes blagues ont parfois un parfum de réalité.

Pourrait-il y avoir une telle sélection chez les végétaux ?  rien ne le fait supposer, mais cela pourrait bien devenir un jour:  " on croyait que, mais..) 

Le troisième principe.  La copulation entre individus de parenté insuffisamment éloignée, peut provoquer des anomalies génétiques (ex, peut-être la déformation de la hanche chez les bretons). De fait, instinctivement ou volontairement, c'est le choix de l'étranger qui prévaut; ainsi, la chienne du traîneau va-t-elle disparaître pour aller rejoindre un loup, puis revenir à son attelage ; le maître encourage couramment cette union pour améliorer son cheptel. Dans certains groupes ou petites tribus, l'usage veut (ou voulait) qu'une femme soit "offerte" au voyageur. On affirme maintenant que cet usage, outre l'hospitalité, permet d'introduire de nouveaux gènes dans un groupe très isolé. Toutefois, ce principe ne doit pas s'appliquer aux êtres vivants "de base" (protozoaires, amibes, microbes, cellules..), autrement toute la descendance et les animaux qui en sont composés seraient tarés au départ. Bizarre, bizarre .. d'autant que les populations d'animaux d'une espèce, forcément en tout petit nombre au début de leur création, aurait dû engendrer pas mal de tarés, à moins que seuls les plus sains aient survécus.. voilà comment les belles théories affichent vite leurs faiblesses. Et encore, raisonnablement, je ne remonte pas à Adam et Eve qui n'ont pu qu'être suivis que par de liaisons consanguines../

Et il y a des exemples lignées de femelles qui se reproduisent de manière asexuée, faute de mâles, sans pour autant engendrer de consanguinité !!

Le quatrième principe. L'être vivant ne naît pas directement ce qu'il est. Depuis sa conception jusqu'à sa naissance, l'être vivant (en tout cas le mammifère) passe par les stades antérieurs de l'évolution de son espèce. Nous sommes tout d'abord têtard, puis batracien (extrémités palmées), et singe. Ce qui démontre que nous revivons préalablement "toutes les caractéristiques des vies animales qui ont jalonné notre évolution". De ce passé subsistent des vestiges d'organes disparus, comme les ongles pour les griffes, le coccyx pour la queue ou la glande pinéale (épiphyse), au sommet du crâne, évoquée parfois pour un troisième œil sur la tête.

Depuis sa conception jusqu'à la fin de sa vie, l'être vivant (en tout cas les mammifères), baigne dans des liquides (dont le sang) qui reproduisent, en proportion, les caractéristiques de l'océan dont un ancêtre est un jour sorti (oligo-éléments, taux de salinité très proche ..). Il a emporté la mer avec lui.
Humour ?
on nous dit descendre aussi d'une sorte de souris, bien avant la branche des grands singes que certains voudraient voir classés dans le genre "Homo" (chimpanzés, gorilles, orangs-outans, bonobos). Pourquoi pas ?  Si le singe partage avec nous la quasi totalité des gènes, ses organes ne sont pas compatibles avec nous. L'animal qui offre une très grande compatibilité pour les greffes est un animal que nous affectionnons particulièrement bien: le cochon !  je ne sais pas si le fœtus passe par les stades de la souris et du cochon ..

Le cinquième principe. Tous les êtres naissent inégaux. Inégaux physiquement dans une même lignée, bien qu'il y ait des "types" de caractères identifiables ressemblant : physiques, mentaux, psychologiques, ou des aptitudes (intelligence, habileté, comportement), dues à un assemblage chromosomique particulier, lié ou non à une hérédité. Inégalité devant les chances de la vie - ou de la survie - dues non seulement à ces caractères, dont la vigueur mise à se défendre et à construire sa vie, mais aussi aux aléas de la vie, réussite, affectif, accidents et maladies comprises. Parmi les graines qui vont tomber sur un sol ingrat, seules les plus fortes survivront, mais elles se développeront bien moins que celles, de qualité équivalente, qui auront eu de meilleures conditions.  Affirmer que "tous les hommes sont égaux" est donc une invraisemblable malhonnêteté. Chaque jour révèle l'ineptie d'une telle prétention, dans tout le règne animal et végétal. Je ne vous apprend rien car chacun le sait profondément et beaucoup le vivent désespérément. Notre merveilleuse société ne s'en préoccupe qu'avec distance car, si l'on sort d'un cercle que je nommerai vertueux, celui qui permet de bénéficier des supports et aides "réguliers", on tombe rapidement dans le monde des parias de la rue. Là, seuls ceux qui ont eu à souffrir, pour une raison ou une autre, qui ont un problème personnel, une foi et un grand cœur, apportent alors le minimum de raison de survivre.

Le sixième principe. Ce qui vit ne veut pas mourir, y compris les micro êtres avec leur unique toute petite cellule, même les virus, tous réputés sans cerveau, sans mémoire et sans intelligence; des savants s'étonnent que de tels êtres "si simples" puissent concocter dans leur arrière cuisine des transformations qui leur permettent de résister à nos attaques (antibiotiques..) et de sauter par exemple d'un animal à l'homme comme l'a fait le prion, ce qui était jusqu'alors considéré comme impensable. Mais des "impensables", la science n'arrête plus d'en constater de nouveaux. "On croyait jusqu'alors que, mais.." est devenue une pitoyable litanie. Que sont donc exactement ces micro et mini êtres là ? ils ont selon toute apparence l'intelligence de la vie, ce qui n'est déjà pas rien. Ils luttent et envahissent si ils le peuvent comme nous le faisons; ils mangent à leur manière et expulsent des déchets, appelés toxines, qui sont des poisons.. Ce sont d'ailleurs eux qui sont parfois dangereux pour nous, leurs excréments !
le vivant jette toutes ses forces pour s'opposer à sa propre disparition et résister à la menace, à la maladie, au manque de nourriture ou aux autres êtres vivants ! cela dépend évidemment des espèces, des individus et des circonstances.

La compétition. Ce principe instaure obligatoirement une compétition féroce, sans état d'âme. Chez l'humain, on voit bien que sa conformité à un comportement social ne tient plus dès qu'il se sent menacé ou qu'il a décidé d'étendre son champ d'action ou sa suprématie. Cette compétition doit exister partout. Elle est susceptible de transformer un individu dont toute la volonté est de vaincre, physiquement et mentalement. On se demande parfois si elle n'existe pas entre plantes et même au sein d'une même plante, alors que l'une des tiges végète quand sa voisine domine majestueusement, et que d'un coup, elle se met à la rattraper et même à la dépasser. Sans doute est-ce déraisonnable, mais le fait que nous nous interrogions révèle bien une obscure interrogation.

Le cannibalisme. Il peut être justifié par la faim, et la mort proche, mais ce n'est pas toujours le cas. Sa pratique aurait été assez courante. Troublant, le cannibalisme, car il est omniprésent, sous des formes très anodines que l'on rejette en disant, c'est pour rire, on dit ça comme ça, mais pourquoi di-on à un enfant, "je te mangerai" en lui mordillant la peau; que penser des chansons d'enfants, toujours horribles ("le petit chaperon rouge", "il était un petit navire"). La religion n'y échappe pas: l'hostie est le sang et le corps du Christ, donc on mange le Christ. Il dit  lui-même "celui qui mange ce pain vivra éternellement, ce pain est ma chair et ma vie". Le christ prend parfois la forme d'un agneau qui sera sacrifié et mangé. L'origine de l'agneau de dieu (agnus dei) est la suivante: la Pâque juive célèbre la libération du peuple juif d'Egypte et l'on sacrifie un agneau à cette occasion: les enfants égyptiens furent massacrés la nuit précédente ceux des juifs épargnés grâce au sang d'un agneau passé sur leur porte, ce qui les identifiait).

Situation conflictuelle ; d'après une étude du professeur Laborit, qu'il avait traduite dans un film voici quelques dizaines d'années, l'être vivant qui ne trouve aucune solution à un problème crucial, c'est à dire qui est confronté à une situation qu'il ne peut ni accepter ni résoudre, réagit selon un processus en trois étapes. La première étape est la colère, qui vise à intimider, éloigner ou supprimer ce qui dérange; par exemple, on essaie de faire peur pour que l'autre change d'attitude ou parte, on casse ou jette le matériel délictueux, et au pire, on casse tout ce qui est à sa portée, sans distinction. Il n'est donc pas rare que la colère s'exerce sur un objet ou une personne qui n'y est pour rien, surtout si l'objet de sa colère est absent, inaccessible ou trop dangereux. Une femme a ainsi quasiment démoli la voiture du voisin au lieu de celle de son mari, parce qu'elle avait la même couleur. On peut donc avoir recours aux solutions les plus expéditives, si sa propre morale du moment l'autorise.

Si l'on ne peut éliminer la cause, la deuxième phase est la fuite; si la fuite est impossible, il n'y a pas de solution autre que le  suicide (ou se laisser mourir). On cite souvent l'exemple du scorpion qui se pique lorsqu'il est entouré de flammes. A chacun son problème, à chacun son niveau d'appréciation. Certains en ont toujours, d'autres presque jamais.

Un américain qui ne pouvait pas supporter la construction d'une usine près de son atelier, après modification spéciale du plan d'occupation des sols initiée par le maire, s'est enfermé dans son atelier, a blindé un bulldozer et a démoli l'usine, la mairie, les logements de certains conseillers municipaux etc. Personne n'a pu l'arrêter avec le blindage; il s'est ensuite suicidé à l'intérieur de l'engin (après la phase de colère, il n'a pas pu envisager la suite de sa vie car son problème avait en fait empiré).

 

 

J'ai feuilleté au hasard un bouquin de Jacques Bergier, un homme des années soixante qui ne semble pas avoir fait partie des célébrités de ce monde, mais qui m'a cependant intrigué par ses analyses sur la vie.

Celle-ci répondrait à cinq caractéristiques: la première est l'irritabilité (sensibilité et réaction au milieu extérieur (lumière, son, odeur, chaleur, rayonnement..) ; la seconda est la nutrition (l'être vivant prélève la matière dont il a besoin dans le milieu extérieur; la troisième est la respiration (besoin d'oxygène pour les animaux, de gaz carbonique pour les plantes ou d'autres éléments; la quatrième est l'excrétion (élimination de ce dont on n'a plus besoin); enfin, cinquième caractéristique, la croissance et la reproduction, qui devraient cependant être distinguées et en faire deux selon moi. J'y ajouterai ce qui mérite à mes yeux de figurer ici: le vivant ne veut pas mourir.

Selon l'auteur, le feu répondrait à toutes ces caractéristiquesce serait donc une forme de vie, qui s'éteint lorsqu'il ne peut plus s'alimenter. Est-ce pour cela que le feu fascine tant ?  Le fait est que le feu paraît vivant, et nous fascine. Notre monde sidéral n'est que feu (les étoiles, dont le soleil).
Bien des exceptions font aussi que l'une ou l'autre des caractéristique énumérées font défaut dans bien des cas de vie observés, comme ce virus cristallisé comme peut l'être une roche; les virus sont des êtres vivants, responsables au mieux de nos rhumes et au pire de poliomyélite ou de cancers, sans parler de maladies très incapacitantes, peu répandues et sans cesse renouvelées, car c'est aussi ça, la vie. Pourtant ces virus peuvent être également de simples (..) protéines, c'est à dire des chaînes d'acides aminés..

On oppose que les virus ne sont pas vivants car ils dépendent, pour se reproduire, des êtres qui les hébergent, les cellules. Ne dépendons nous pas de notre milieu pour nous reproduire ?  On pourrait faire le constat de mort, car tout ce qui est vivant meurt. Les virus meurent-ils ? certainement, à moins qu'ils ne se transforment comme les éléments chimiques ? mais ils sont porteurs d'ADN !! c'est donc très différent.

Nous ne connaissons pas grand chose sur eux parce que leur échelle de dimensions les rend inobservables. Ainsi, nous les simplifions à presque rien ou très peu.
Or il semble bien que les atomes et les molécules qui constituent les êtres vivants soient les mêmes que celles des matières inertes
(métaux, pierres, plastique (issu du pétrole et donc de la vie végétale fossile) produits divers.. Et dire qu'à toute petite échelle, la matière (donc nous) est complètement transparente, donc inexistante, puisqu'un atome ramené à la taille de la place de la Concorde est un ballon placé au centre avec quelques oranges qui tournent au bord. C'est du vide. Revenons à notre échelle de vie. Voir aussi "atome" pour d'étonnants constats.

Si l'on sait fabriquer des corps organiques, le premier ayant été l'urée, puis l'albumine, grosse molécule de protéine, mais toujours pas de vie, malgré les contraintes énormes de pression et de température auxquelles elles ont été soumises (températures et pression sont supposées avoir conditionné l'apparition de la vie selon certaines hypothèses, mais il en a d'autres, y compris les plus radicales qui supposent qu'elle soit venue de l'univers par les météorites, ainsi que l'eau, ce qui ne règle absolument rien).
On commence toujours avec cette fameuse goutte d'huile sur de l'eau
, que l'eau ne parvient pas à dissoudre alors qu'elle dissous pratiquement tout à la longue (même le fer en l'oxydant) ; en complétant à l'aide de savants mélanges dosés (huile d'olive (?), essence, lessive de soude, noir d'aniline, eau distillée, on est parvenu à créer des pseudo molécules appelées colpoïdes, proches des infusoires (*), vivantes, mais pas tout à fait. A vos fourneaux !
 (*) les infusoires sont, parmi les protozoaires, "les choses vivantes en apparence les plus simples (..)" ; unicellulaires comme les microbes et bactéries, leur nom est dû a leur présence dans les infusions).

 

Caractéristique incertaine de la vie. Si vous avez résisté jusque là à ma lecture, allons un peu plus loin.

En voilà l'essentiel: où commence donc la vie ?

On pense que la vie commence avec la cellule, mais on ne sait pas trop pour son contenu, je vous dis tout de suite qu'on ne sais plus très bien non plus cataloguer un virus - et bien d'autres assemblages, car si ils sont vivants, ils ne peuvent pas vivre tous seuls - c'est le cas de bien des humains - et peut-être celui de notre foie aussi, bien vivants mais sans sensations, sans conscience ?

Le virus ajoute une autre difficulté, et pas rien, parce qu'il y en a qui sont des cristaux. OUI, des pierres; et j'ai toujours entendu dire, que les pierres sont des minéraux. Il semblerait.

C'est pourquoi, voyant venir l'embarras de quelques uns, j'ai considéré d'emblée que les minéraux, si ils n'était pas vraiment vivants, l'étaient tout de même un peu, rejoignant ici les chinois - encore eux !! - qui pense que l'on vit sur le dos d'un dragon (minéral ? ce qui expliquerai les éruptions volcaniques ?).

~~~~~~~~~~~~  Tant de choses se passent qui nous dépassent   ~~~~~~~~~~

Les éléments constitutifs de la matière inerte sont presque tous répertoriés et classifiés. Cependant, dès que l'on prend un peu de pierre, de bois, métal, terre, eau, air, ça se complique. La matière vivante est un autre monde, la chimie ou la biologie montrent que les molécules s'associent, se composent, se recomposent, se mêlent. Le tabac est obtenu à partir de feuilles séchées et traitées. Et l'anodine fumée de cigarette contient environ 4.000 produits.
 


Cellules, microbes, protéines..
 

Repère. Au plus petit raisonnablement identifiable de l'échelle des tailles, il y a les atomes; ils constituent les corps simples comme le fer, l'oxygène, le carbone. On passe ensuite aux molécules, qui regroupent un certain nombre d'atomes selon divers arrangements: elles forment les corps composés comme l'eau (deux atomes d'hydrogène H 2, pour un atome d'oxygène O, soit H2O), le sel, l'huile; on emploie le terme "molécule" pour un médicament, les allergies..

Grosso mode, le plus grand est un assemblage de molécules, à commencer, pour le vivant, par la cellule.
Il y a des millions de millions de cellules dans un millième de gramme de matière, alors qu'une molécule "typique" est elle-même constituée de 10 suivi de 25 zéros atomes !   (On dit aussi 10 puissance 25).

Les molécules sont des corps chimiques qui ne seraient pas des êtres vivants, lesquels commenceraient à la cellule.

 

Cellules, animalcules  unicellulaires, molécules, protozoaires, microcoques, levures ; bactéries, virus ; protéines, enzymes.

La cellule. Les cellules sont petites: de 1 micron à 75 microns (millièmes de millimètre), le plus souvent autour de 20 microns.  Combien chez l'humain ? dans une baleine ? à vrai dire, nous ne pouvons pas appréhender ces nombres gigantesques: serait-il intéressant de savoir combien il y a de grains de sable au Sahara ? ou sur la planète ?  ou encore d'animalcules dans la couche de calcaire d'une montagne ?  En avril, le bouleau pleureur de mon jardin se couvre de chatons contenant le jaune pollen. Passant imprudemment un jour sous quelques branches fines et pendantes, l'infime dérangement a rempli l'atmosphère de jaune au point de tout occulter pendant quelques secondes: je ne voyais même plus l'arbre !  naturellement, j'étais couvert d'une très fine poudre jaune. Combien y en avait-il, combien pour un seul arbre ?
A une échelle plus restreinte encore, les chiffres sont effarants: quelques centaines de millions de spermatozoïdes dans le sperme d'un homme (gamètes), dont 200 unités atteindront l'ovule.  Mais Il y a des cellules géantes
, comme le jaune d'oeuf (c'est une cellule, avec sa membrane et son noyau).

On connaît son noyau, ses filaments, sa "gelée", sa membrane sélective avec ses échanges mystérieux par "osmose" (l'osmose est la faculté d'une membrane à laisser entrer ou sortir certains éléments et pas d'autres ; ce que l'on pourrait comparer aux "ions" positifs ou négatifs qui s'attirent ou se repoussent en électricité, dans les piles, les transistors etc.). Elle dissimule bien d'autres mystères à découvrir. Les cellules de notre corps ont aussi la propriété d'être une sorte d'aimant; en produisent un champ électromagnétique apparenté au rayonnement du soleil et à ceux de la radio/TV/téléphone portable/micro-ondes.                                

La cellule contient tout le code génétique de fabrication d'un individu (deux chromosomes contiennent les sous molécules  ARN et ADN qui sont le "cahier des charges" de la fabrication de notre corps, un programme titanesque). l'ADN (acide désoxyribonucléique, ouf ! ) et l'ARN (acide ribonucléique), porteurs des gènes, se reproduisent à l'intérieur de la cellule, tout comme les virus qui vivent et se reproduisent ainsi. Cellules et virus sont indissociables et vivent généralement en symbiose, le fragment de code génétique d'un virus pouvant être parfaitement intégré à l'ADN de la cellule donc il est indissociable.

 

Des cellules uniques ont donné naissance à toutes les variétés de la vie sur terre ; d'elles proviennent les premières bactéries et leurs dérivés, puis les végétaux, animaux et champignons. Comme dans une usine, de la matière brute entre dans une cellule et des produits manufacturés y sont fabriqués.

La production est organisée autour de chaînes de montage et elle emploie des ouvriers spécialisés, les enzymes. Des contremaîtres (molécules) régulent en se référant à un plan inscrit dans l'ADN quelles contiennent. Par exemple, pour fabriquer de l'insuline. C'est une représentation imagée ; on aurait même vu de véritables roues à aubes, sortes de turbines biologiques, qui faciliteraient les échanges entre cellule et le milieu extérieur dans lequel elle baigne.

C'est de la mécanique !  En réalité tout ou presque, nous échappe car la modeste cellule, qui se présente sous une folle diversité, est un système infiniment plus complexe que la plus sophistiquée des usines.  "La Recherche" No spécial 09 2006.

Reproduction ; lors de la coupure en deux parties d'une cellule, un système de contrôle propre à la cellule corrige les erreurs de reproduction du code génétique. Ce contrôle est parfait pour les cellules souche. Ce n'est pas le cas pour les virus, "plus simples", qui ne seraient pas intégrés à l'ADN ; différents à chaque reproduction, ils sont d'autant plus difficile à identifier.

 

ADN   Dossier de "Sciences et Avenir". Les paires de chromosomes contenus dans chaque cellule contiennent la molécule d'ADN, qui est un filament extrêmement long, "en double hélice", soit une sorte d'échelle souple.

Les "barreaux" (liaisons transversales) de cette échelle sont des "nucléotides".

Le "filament" est enroulé autour de molécules (chromatines), qui sont elles-mêmes enroulées en hélice.

 

L'ADN, à la mode.  Son étude commence et nous ne jurons plus que par lui, correction des anomalies génétiques, reproduction par clonage, créatures à la demande etc. Cet ADN (acide désoxyribonucléique) est en somme "le cahier des charges" de la construction notre corps, tout un programme. Ses éléments constitutifs, les deux brins forment une sorte d'échelle tordue en hélice dont les brins de L'ADN seraient les montants reliés par les barreaux. Ces brins sont composés de nucléotides de quatre type : adénine, guanine, cytosine et thymine. Si l'ADN "étiré" est comparé à une échelle vrillée, dans la réalité c'est une échelle molle avachie comme un tas de nouilles qu'il faut déployer. On cite également l'ARN (acide ribonucléique) ; c'est la copie à une seule hélice de l'ADN, en vue de sa reproduction.
Gène. C'est une séquence (partie, fragment) d'ADN représentant un caractère particulier.
Chromosome.
Forme que prend l'ADN pendant une division cellulaire. Chez l'humain, il y a 23 paires de chromosomes. la 23e paire caractérise la sexualité  (XX pour l'homme et XY pour la femme).

Cet ensemble si complexe est présent dans chacune de nos cellules !  pour "écrire" ces gènes, ou les "lire" (inventorier ou répertorier), il faut pouvoir reconnaître chacun des 3 milliards de caractères qui composent la molécule d'ADN. Selon l'ouvrage "Quand l'art rencontre la science", extraits parus dans "Le Monde", fév; 2008. Le chiffre est décourageant, mais ce n'esrt que peu selon un professeur entendu sur France Culture le 10 oct.2008. Car ces caractères - au sens d'assemblage d'éléments - dépendent en particulier des nucléotides. 

Les nucléotides. Comme pour les gènes, il n'y aucun lien apparent entre leur nombre - donc la complexité globale - et l'être vivant qui en est "doté", ni donc sa taille ou son intelligence. Par exemple, L'amibe, dont on ne saurait vanter la taille, possède l'un des plus grands nombre de nucléotides, plus de 600 milliards. Soit 300 fois plus que l'homme.

L'étude des gênes a remis en cause le classement des espèces et si l'on se fie uniquement à eux, l'humain n'est plus en tête du tableau comme on l'a toujours représenté. Des familles se recomposent et parfois de la plus surprenante façon. Le champignon n'est pas loin de l'animal et c'est une moisson e surprises. On bâti un nouveau classement des êtres, à l'image du classement des éléments de Mendeleïev. On a vite réalisé aussi, qu'un gêne n'était pas l'indéfectible porteur d'une caractéristique type de l'être, mais que c'était beaucoup plus compliqué, ruinant les espoirs de ceux qui pensaient pouvoir formater la vie à leur gré.

Le génome de l'amibe vient d'être décrypté. "Le génome de ce protozoaire, doté d'un génome relativement court, se révèle infiniment plus complexe que prévu. L'amibe aurait ainsi au cours des âges, intégré les gènes des bactéries qu'elle chasse d'où son extraordinaire habileté à duper le système immunitaire de ses victimes.

On retrouve l'ADN dans tout fragment de matière ayant été vivante, peau, cuir ou os inclus je suppose. En bon état, 'est à dire comple, on pourrait refaire naître n'importe quoi, plante ou animal, si on est capable de lui apporter le milieu dans lequel il se développera : 1  il faut reconstituer un embryon qui sera élevé dans ce qui lui est nécessaire (liquide nourricier, terre, atmosphère, ventre (ou un ventre artificiel), cela durant toute la durée de la gestation.  2 il faut donc que les conditions de vie lui soient favorables (nourrir un mégalodon serait sans doute très difficile de nos jours, car le poisson se fait rare, d'autant que ses plats favoris n'existent peut-être plus. 3 /  il semble que le code génétique garde trace de maladies, de l'âge etc. Dolly la brebis clonée, était née dit-on, déjà vieille.

Enfin, on verra la limite du processus quand on clonera des chinois - encore eux !! - qui sont bien assez nombreux comme ça.

Une théorie prétend, qu'à l'origine de la vie sur terre,  il n'y aurait eu qu'un seul et unique ADN pour tous les être vivants, soit une graine jetée sur la terre. C'est assez bien vu, puisque tous sont un ADN, molécule de base construite de la même manière pour chacun, (avec toutes ses possibilités). Un jeu de lego complet qui permettra de faire plein de choses (pardon, plein d'êtres). Ou  "une seule graine", venue de l'espace, permettant d'innombrables combinaisons, chaque être utilisant peu ou beaucoup de ses multiples combinaisons possibles (chez l'humain toute une série de codes ne seraient pas utilisés).  Exemple, nous aurions environ 25.000 gènes, comme un certain ver ou encore le poulet, avec qui nous avons un ancêtre commun (il y en bien d'autres) et dont on vient d'achever le séquencement. Encore faut-il distinguer le nombre total et le nombre utile de gènes. De plus, les gènes sont constitués à partir d'éléments chimiques appelés bases, allant par paires. Il y en aurait 1 millions. Quand au peuplier, il aurait 40.000 gènes. L'homme ne serait-il plus cet être supérieur ?   La théorie est intéressante mais a des contradictions du côté des virus, protozoaires et autres microscopiques, qui possèderaient des génomes complexes mais plus petits, ou les virus qui n'auraient que des fragments d'ADN.

Le nombre de gènes contenus dans nos chromosomes fait l’objet de rajustements périodiques et serait en forte baisse; de 200.000, puis 100.000 en 1990, aux 35.000 il y a peu, on est passé à 25.000 (..) selon certains en 2004. Selon Michele Clamp, du M.I.T, notre génome en compterait 20.488. Nous voici ramenés au niveau des animaux, vers inclus et des légumes. Au début, on s'était largement surestimés, sûrs de notre immense supériorité. Après tout, on a bien un ancêtre commun avec le poulet (il y en bien d'autres). Encore faut-il distinguer le nombre total et le nombre utile de gènes. De plus, les gènes sont constitués à partir d'éléments chimiques appelés bases, allant par paires. Il y en aurait 1 millions. Parmi ces gènes, tous ne seraient pas utilisés ; on cite les 40.000 gènes du peuplier (..), qui a cependant un génome 40 fois plus petit que celui du pin. Tout ça n'est pas bien clair sinon incohérent lorsqu'on n'est pas initié. Les gênes n’interviendraient que partiellement sur l’hérédité ou les maladies.

 

La cellule se dédouble pour se reproduire et ne meurt pas individuellement, mais le nombre de dédoublements est limité, chaque division réduisant leur durée de vie. 
Le cancer est la prolifération de cellules qui ont perdu cette limitation sous l'action de micro organismes. De plus, elles peuvent quitter le milieu dans lequel elles demeurent normalement et devenir vagabondes, essaimant un peu partout (métastases).

Rapidité du dédoublement.

 Un colibacille (cellule) se divise en deux colibacilles chaque demi-heure, soit 6 au bout d'une heure. Les champignons du type "Candide", cellules de quelques millièmes de mm, se reproduisent si vite que la descendance d'une seule cellule atteindrait théoriquement le volume de notre planète terre en quinze jours !  il y a bien pire que les chinois. Chez l'homme, la fréquence du dédoublement varie selon les types (300 types), de 24 heures à plusieurs semaines.

 

Durée de vie: globules rouges, trois à quatre semaines (sont générés dans la moelle osseuse à raison de 200 milliards par jour) ; cellules olfactives du nez, une semaine. Selon la publication "la Recherche" : Intestin, deux à trois jours, globules rouges, trois mois, neurones, des dizaines d'années. notons que pour le globule rouge, les estimations passent de trois semaines à trois mois..

 

Cellules dites "souche". Prélevées sur un embryon ou certaines parties du corps, elles ont la faculté de se diviser en deux cellules différentes, une comme "la mère", cellule musculaire par exemple et une autre de catégorie différente, comme celle du cœur ou d'un autre organe, reproduisant comme par mimétisme le milieu dans lequel elle naît.

 

Des cellules souches implantées dans des cellules déficientes, peuvent parfaitement reconstituer le milieu endommagé. De vrais globules rouges ont été reproduits à partir de cellules souche de la moelle épinière. C'est un de nos plus grands espoirs, mais beaucoup reste à faire.
Ed. "La recherche", hors série 09 2006.

Les cellules sont des animaux qui "communiquent"; les cellules prélèvent dans leur milieu ce dont elles ont besoin pour vivre, fabriquer les produits dont elles ont la charge, se reproduire, se défendre.

Elles prélèvent du milieu ambiant ce dont elles ont besoin, "à la demande" et ne sont pas alimentées en continu sans leur avis comme on pourrait le penser. Ce sont déjà des animaux capables de se déplacer, parfois très rapidement si l'on considère l'échelle de notre corps et leur taille.
 
La cellule nerveuse transmet ses informations par l'intermédiaires de "nano convoyeurs" (taille d'environ 20 nanomètre), les vésicules, qui contiennent 4 à 5000 molécules. Les vésicules les amènent à un "port" (une des terminaisons nerveuses appelées "synapses"). Le contact est établi avec la synapse de la cellule nerveuse suivante qui s'ouvre et absorbe à son tour la vésicule. Ces 4 à 5000 molécules représentent une fraction du signal électrique qui constitue une partie de l'information (alerte, commande ..), à faire suivre (*) Tout ça est effroyablement compliqué car ces cellules ont plusieurs "ports synapses" pour assurer le routage.

(*) un peu comme les signaux électriques "par paquets" des réseaux de télécommunication, des ordinateurs et d'Internet, que l'on peut imaginer comme un texte ou une conversation qui serait transmise par petits bouts, chacun d'eux étant acheminées par des voies différentes dans le temps, puis regroupés à l'arrivée disposerait ainsi, à l'arrivée et dans le bon ordre, du message complet.

Cette cellule nerveuse qui contrairement aux autres cellules ne peut stocker d'énergie, communique aussi pour en demander "en continu", lorsqu'elle travaille ! Nous sommes là dans un domaine que l'on pourrait apparenter à la nanotechnologie.

Les animalcules unicellulaires : molécules, protozoaires, microcoques, levures.
Les microbes (de mikrobios, à vie courte), auraient désigné à l'origine tous les animalcules unicellulaires, en désignant plus particulièrement peut-être les responsables d'infections ; l'appellation est abandonnée au profit des variétés correspondantes : bactéries, virus, levures, champignons .. on parle cependant de microbiologie.

Végétaux et animaux confondus, les êtres vivants commenceraient à la cellule et peut-être avec son contenu.
Certaines cellules sont "nomades"
(expression personnelle); elles peuvent être utiles, neutres ou nocives comme nous l'avons vu plus haut (exemple, la digestion). Ces cellules particulières du monde microbien sont installées dans le monde végétal (algues et champignons) et dans le monde animal (protozoaires dont les amibes, bien connues pour leurs dégâts dans l'intestin), hématozoaires, flagellés, ciliés, foraminifères ..).

Les cellules font  le plus souvent autour de 20 microns (20 millièmes de millimètre). Chez l'humain, il y en a des millions de milliards !  il y a cependant des cellules géantes, comme le jaune d'œuf, qui est une cellule, avec sa membrane et son noyau).

Leurs formes ou leurs caractéristiques détermine souvent l'appellation de leur groupe: les protozoaires (de proto, premier au sens de simple, et zoo, animal), exemple, l'amibe; les microcoques (sphériques), dont le staphylocoque (doré) qui squatte nos muqueuses et les infecte (pus); les bactéries,  bacille, bactériacées (de baktêria, bâton et bacillus, bâtonnet), vibrions (courbes ou spiralés), ciliés (munies de "cils" leur permettant de se déplacer). D'autres sont filamenteuses ..  l'action des "microbes" d'origine végétale serait prépondérante. N'oublions pas que les minuscules champignons sont à l'origine des antibiotiques (pénicilline).

Le virus  vit et se reproduit à l'intérieur de la cellule; comment est-il arrivé là ? c'est souvent un mystère.. et un vrai parcours du combattant. voir plus bas.

 

 

 

Les levures; ce sont des champignons unicellulaires (quelques millièmes de mm), cités plus haut; ne rêvez donc pas à une girolle ou un bon cèpe dans une poêle à frire, mais tout comme leurs (gros) cousins, de bonnes condition de température et d'humidité leur sont indispensables pour proliférer.. Dépourvues de système de respiration comme les êtres vivants "évolués" (plantes et animaux), les champignons, dont les levures, se nourrissent en décomposant la matière vivante (organique).

Sans les levures, animalcules bien vivants, la bière ne fermenterait pas pour transformer le sucre en alcool ; les fromages ne se formeraient pas, le pain ne lèverait pas, le vin ne deviendrait pas vinaigre (avec "la mère", un épouvantable magma gluant de ces micro bestioles). La liste est longue .. ils représentent toutes les moisissures de cette terre, s'associent aux algues (microscopiques aussi) pour faire "pousser" le lichen sur les rochers et les murs, s'attaquent vilainement à nos ongles et à nos doigts de pied (pied d'athlète); pour la suite, consultez votre médecin.

Certaines levures peuvent convertir de l'azote et du carbone en protéines de haute qualité. En leur donnant "à manger" du pétrole brut mélangé (émulsionné) à l'eau, elles produisent des protéines d'une valeur nutritive au moins égale au soja ou à la farine de poisson. Les levures sont dans l'alimentation des animaux.

Les Virus.
Les oiseaux ont un virus de la grippe parfaitement intégré qui ne leur pose aucun problème. A ce jour, il ne peut pas être transmis directement à l'homme, mais ce serait possible en passant par le porc. Les virus sont retransmis par contact, comme celui de l'Ebola et s'activent lorsque certaines conditions sont réunies: pour l'Ebola, ce serait la saison des pluies en Afrique (novembre), donc l'humidité. Pour celui de l'herpès, ce serait le stress, des évènements liés à la saison, à un affaiblissement. Ce dernier, qui s'était infiltré et installé dans les cellules nerveuses de la colonne vertébrale sans poser de problèmes, migre alors en masse vers le point du corps, bouche, sexe, œil, par lequel il est entré.

Les virus sont 100, 1000 ou 10000 fois plus petits qu'une cellule moyenne, pour ceux que l'on connaît. Ils passent au travers de filtres de porcelaine, que nous considérons comme totalement étanches. La surface si lisse de nos belle assiettes est déjà un vrai chaos de cailloux. Avec moins d'un micron, le virus passe au travers de la porcelaine qui n'est que gruyère pour lui: on ne sait donc pas le filtrer.

Voici une céramique de bougie de voiture (en alumine) grossie 4000 fois "seulement". Ouvrage, mon "micromonde".

Virus. Le virus vit et se reproduit à l'intérieur de la cellule. Cellules et virus sont donc indissociables et vivent généralement en symbiose, le fragment de code génétique d'un virus pouvant être parfaitement intégré à l'ADN de la cellule.

Les virus qui ne sont pas intégrés à l'ADN d'une cellule n'ont pas de système de contrôle et sont différent à chaque reproduction ; ils sont de ce fait très difficile à identifier (cas du virus de la grippe qui se déguise aisément).

Le virus est protégé par sa petite taille et on le connaît davantage par ses effets qu'en bavardant avec lui. "On ne connaît donc les virus et autres êtres vivants de cette échelle que lorsqu'ils se manifestent et si on a réussi à les identifier". Il sont généralement visibles au microscope électronique à balayage, grossissement 250.000 fois. Source partielle du texte (".. ") d'après trois professeurs  de l'Institut Pasteur, émission nocturne de France culture du 18 01 05). Voir aussi plus bas.

Son enveloppe de protéine, véritable camouflage, lui permet de passer inaperçu. On ne peut les combattre que par vaccination,  en cultivant des virus affaiblis qui activeront notre propre système immunitaire.

Le virus n'a pas de membrane, mais il est enveloppé de protéine; c'est une sous cellule qui ne comporte qu'un seul acide (ou ADN, ou ARN).


Toute action contre les virus est donc très difficile, nous le savons. Dans le cas de virus (grippes, angines virales, paludisme, sida ..), il est inutile et même nuisible d'absorber des antibiotiques qui affaiblissent l'organisme au moment où celui-ci a besoin de forces. Par contre, les bactéries sont sensibles aux antibiotiques et les angines bactériennes peuvent être traitées efficacement avec.

Bactéries ;  ("La recherche", 09 2006). En forme de bâton, ce sont les plus petits organismes cellulaires vivants. Outre leur forme étroite et leur petite taille (1 micron), les bactéries sont des cellules dont le noyau est diffus ; elles possèdent les deux sous molécules d'ADN et ARN, mais qui ne sont donc pas enfermées dans un noyau comme dans une cellule normale; La légionelle dont on parle beaucoup (légionellose) est une bactérie. Dépourvues de système de respiration comme les êtres vivants "évolués" (plantes et animaux), les bactéries se nourrissent en décomposant la matière vivante (organique), comme les champignons, microscopiques ou non.
(Sciences et Avenir fév. 2008). Elles sont souvent "prises" dans une masse gélatineuse (biofilm) qui les protège partiellement - y compris contre les macrophages de notre système immunitaire ou nos traitements. Les bactéries peuvent néanmoins s'échapper de leur substance et se déplacer à l'aide de flagelles retrouvées pour l'occasion. La plaque dentaire est l'un de ces biofilms : pas moins de 500 espèces de bactéries s'y agglutinent, dont celles qui sont photographiées ci-contre, en rouge (la masse gélatineuse est ici grise). Comme les cellules, Les bactéries peuvent être infectées par certains virus.

Les bactéries (avec les virus) sont utilisés pour "greffer" un gène sur un ADN
(modification génétique); trois bactéries différentes sont nécessaires : celle qui contient le gène, celle qui le recevra pour le porter en elle et celle qui le "greffera" sur l'ADN à modifier.
Il a été constaté que les bactéries vont vers la nourriture et ont tendance à se regrouper quand celle-ci fait défaut. En fait, elles se comportent comme les être vivants, qu'elles sont, sans bouche, sans yeux, sans nez, sans mains, sans cerveau. On ne peut y être indifférent. Cette propriété pourrait être mise à profit pour lutter contre les cancers, qui sont une prolifération anormale des cellules (et non une maladie de ces charmantes petites bêtes), qui ont perdu en quelque sorte "leur feuille de route" pour employer un terme à la mode.

Les bactéries surprennent par leur résistance ; on admet qu'elles survivent lors des grandes catastrophes planétaires, avec bien d'autres microscopiques et minuscules sans doute, moins vulnérables que les êtres plus massifs ; la découverte ci-après, que je livre sous toute réserve, le démontrerait : "une bactérie qui dormait depuis 32.000 ans dans le sol gelé de l'Alaska, près d'une défense de mammouth, a été dégelée par les chercheurs de la NASA et a commencé à nager sous le microscope. "Sciences et Avenir", 04 2005.

Elles étonnent par la variété de leurs activités; de la décomposition de matières (qui permet entre autres la digestion) à l'éclairage en passant pour certains à l'évolution des espèces !  les effets luminescents de certains poissons, de calmars ou des lucioles, seraient dus à des bactéries spécialisées confinées dans une petite poche !  voir "les poissons sont extraordinaires"

Les bactéries représenteraient à elles seules 60 % de la biomasse.
Deux bactéries font cailler le lait qui devient yaourt ; pour avoir droit à l'appellation yaourt, il doit y avoir au moins 10 millions de bactéries par gramme de lait. Oui, vous avez bien lu. (le Figaro, 20 2005). Nos fromages ne se formeraient pas sans elles.

A la question "qui totalise la plus grande masse sur terre, les animaux, les végétaux, les bactéries" ?  la réponse serait "plutôt les bactéries", devant les végétaux ou à égalité car les animaux ne font pas le poids, si l'on peut dire.

Protides, protéines : les protides sont des composés de carbone et d'azote qui constituent des chaînes d'acides aminés (aminoacides), c'est à dire des groupements d'atomes formant des corps de chimie organique, agissant par leurs combinaisons chimiques, soit au final de grosses molécules; ce qui n'éclaire pas beaucoup le sujet; disons qu'elles ne seraient ni des cellules, ni des "microbes", ni des bactéries, ni des virus) . Les protides sont de tailles et de formes très variables, les plus grosses ayant droit à l'appellation de protéine (le nom provient de Protée, un dieu grec de la mer qui changeait constamment de forme). Elles peuvent être sphériques, en oeuf (ovoïde), fibreuses, torsadées (corde), en hélice. Les enzymes en font partie.

La protéine de base est par excellente le blanc d'œuf, presque "pur albumine" et blanchâtre à souhait; car les protides/protéines forment une solution blanchâtre plus ou moins gélatineuse avec l'eau; on peut ainsi détecter la présence d'urée dans les urines.

Si les glucides sont essentiellement énergétiques (les sucres consommés par les muscles), si les lipides désignent l'ensemble des graisses (enveloppement, réserves d'énergie), les protéines seraient plutôt les matériaux de construction des êtres vivants (le Quid 2005). Il y en a dans le lait, les viandes, les poissons, mais aussi dans les plantes bien sûr, dans les fibres (la soie), dans les graines (de 60 à 80 %) et surtout le soja qui est la plante la plus riche en créatine, proche du poisson (les Japonais adorent les deux).

Dans les muscles, elles sont en forme de ressorts à boudin (hélice), pouvant ainsi se contracter sous l'effet d'un signal et produire un mouvement. Les chairs sont renforcées par la kératine ; il y en a dans nos organes (surrénales, rate, pancréas, foie, cœur, poumons, où elles règlent les échanges d'oxygène, dans le sang (hémoglobine).

Dans les noyaux des cellules, les protéines participent à l'élaboration de l'ADN (nucléoprotéines). Dans notre muqueuse nasale, elles sont spécialisées pour détecter les odeurs (à chacune son odeur). Les protéines ont de nombreux talents.

Les enzymes ;  ce sont des protéines qui jouent un rôle comparable aux catalyseurs chimiques : ils favorisent une réactions chimique qui ne peut pas se produire dans les présentes conditions. C'est un peu selon le principe du pot catalytique, qui à haute température, facilite la destruction des gaz imbrûlés. Les "enzymes gloutons" des lessives "mangeaient" la saleté, les yaourts "bio" complètent avec des ferments vivants notre "flore intestinale", un bien joli mot pour ce petit ce petit monde sans lequel nous mourrions.

Les hormones ; elles existent chez les végétaux et les animaux; Chez l'humain, elles agissent sur la reproduction, le métabolisme, les muscles, les nerfs. En grand nombre, leurs proportions et leurs interaction ont une importance critique. les nerfs sont excités par des hormones à raison d'un millionième de gramme par litre.

Le Prion ; ce serait une protéine ou un composé protéinique, soit un un produit de la chimie organique qui n'est pas un animalcule, mais "seulement" un produit doué de facultés remarquables, mais spécialisées et répétitives donc plutôt passives. Le problème est que le prion aurait évolué pour passer de l'animal à l'homme. Ce qui paraissait impensable et le rendrait "vivant".  On ne sait plus ce qui est vivant ou pas.

Les animalcules unicellulaires et les minuscules sont partout par milliards de milliards.  Dans toutes les eaux, dans la terre, dans l'air, dans tous les êtres vivants, sur leur peau.. les micro et les mini organismes pullulent (dont microbes divers et variés : 2.500.000 par centimètre cube de sol en surface ; 50 dans l'eau de source, 500 dans de l'eau de très bonne qualité, L'eau contient de 1 million à 1 milliards de virus par millimètre cube d’eau. Une cuillère à café en contient donc de 1 à 100 millions.
Le nombre de ces minuscules croit considérablement dans les fleuves en aval des villes;  vivant bien souvent sans déranger, ils ont leur utilité ; chez l'homme, ils grouillent surtout dans l'intestin où leur rôle pour la transformation des aliments est primordial, dont le "coli communis" ou la moins aimée bactérie Escherichia coli dont on mesure la teneur dans les eaux de baignade et dont quelques rares souches (0157 : H7) peuvent être mortelles. La plupart de ces cas extrêmes proviennent de viandes infectée puis mal conservée, L'E. coli produisant alors la plus virulente de ses toxines répondant au nom de shigelle. 300 à 500 enfants en meurent chaque année aux USA (romancier ex docteur Robin Cook "toxines" ). Paradoxalement, "ils s'occupent" de nos déchets mais nous empoisonnent avec les leurs ! 

Protozoaires , microcoques (algues, champignons), bactéries, virus, tous ces animalcules unicellulaires indispensables et utiles nous infectent à l'occasion par leurs déchets d'êtres vivants, appelés toxines, qui sont en fait des poisons.

Ils peuvent résister à des contraintes impensables (on en a trouvé dans le circuit de refroidissement de centrales nucléaires, là où les rayonnements devaient tout tuer, ils y ont proliféré !. La stérilisation par chaleur exige des températures supérieures à 120 degrés pendant 20 minutes !

 

Les énormes minuscules ; ci contre, nymphe de puceron sur une feuille. La nymphe est l'état intermédiaire entre larve et insecte achevé) grossissement 140.
Tout le monde connaît les arachnéens, dont les acariens, minuscules monstres qui infestent les matelas, tapis ou rideaux et se nourrissent ente autre, de nos peaux mortes. Vus au microscope, ce sont de véritables monstres dignes d'un film d'épouvante. Ainsi va la vie. pou de l'abeille

La puce serait à l'origine de la peste bubonique : ils peuvent donc faire beaucoup de mal. Les parasites sont souvent des mini-insectes, mais pas seulement, il y a aussi les larves et des vers. Les insectes eux-mêmes ont leurs parasites, et l'abeille dont on parle beaucoup en raison de sa mortalité anormale, est infestée par un pou qui s'accroche à ses poils. Le plancton de l'eau de mer est constitué d'innombrables animalcules, dont de microscopiques crevettes, qui ne semblent être là que pour s'entretuer et finir dans le ventre des poissons ou des mammifères marins. Mais n'est-ce pas là la vie ?
A New York, les rabbins se sont insurgé de la présence de copépodes dans l'eau ; ce sont des micro crustacés très utiles pour sa purification car ils se chargent d'autres espèces bien plus dangereuses pour nous (hebdo Marianne, juin 2004).


Tous ces petits monstres ne dévorent pas que des déchets. La tique (8 pattes donc arachnéen), qui se gorge de sang comme un vampire, viendra à bout du jeune goéland sorti de l'œuf, avec ses quelque deux dizaines de milliers d'individus affamés. Ils inoculent aussi leurs progéniture afin qu'elle se développe dans un milieu nourricier. Lorsque cet envahissement se fait massivement, ils peuvent handicaper gravement et tuer le porteur quelle que soit sa taille, à l'instar des virus et bactéries. Il n'y a rien de pur.

nymphe de puceron 

L'eau la plus pure contient encore tellement de substances qu'elle peut nourrir tout un petit monde. Tenez, il a été observé que la surface des fontaines d'eau, ces gros récipients cylindriques transparents, pouvait se couvrir d'algues microscopiques verdâtres, si on les laissait longtemps à la lumière, ou mieux, au soleil. Même stérilisée, bombardée de rayons, ils resterait encore quelque chose. La simple poussière contient aussi bon nombre de ces minuscules et de celle qui est sous le lit peut naître de petits monstres, en quelques jours, si on l'humidifie.

 


Le monde vivant (liquide, gazeux, minéral, végétal, animal).

Le monde fluide (liquides, gaz mais aussi micro liquide, pâteux..). La frontière est parfois floue entre les éléments durs, mous, pâteux, liquides ou gazeux et varie selon les conditions de pression, température ou vitesse. Le verre serait ainsi un liquide en surfusion, prêt à couler. L'eau devient glace, nuage ou brouillard (brumisateurs d'autoroute : on est rafraîchi sans être trempés). A très basse température, l'acier casse comme du verre. Le basalte coule des volcans. L'eau devient dure comme du béton à vitesse élevée et fait se désintégrer les structures les plus solides, tout comme notre haute atmosphère agit sur les vaisseaux spatiaux au point de les brûler et disloquer partiellement.

Un lézard court sur l'eau, sa vélocité lui permettant de prendre appui, à cette vitesse, sur une véritable pâte. Pourrions nous en faire autant ? non, mais avec de la crème anglaise, pâteuse, oui. Cette expérience a été réalisée dans le cadre d'une émission sur les choses extraordinaires (vu à la télé).

Observés comme étant purs à l'origine, à l'instar de ce que l'on pensait du "vide" sidéral, ce ne sont pas les fluides simples que l'on imaginait mais de véritables soupes chargées de micro-éléments, de débris de toute sorte, d'une flore et d'une faune animaux micro et macroscopique dont le rôle ne se limite pas à faire nager les poissons, voler les oiseaux, ni même à nous fournir eau et oxygène. Ensemble, ils contribuent aux échanges thermiques de la planète, à l'évaporation de l'eau, son transport et sa précipitation sous forme de pluie. Ces deux mondes sculptent le monde minéral, libèrent ses éléments constitutifs, dont le calcium et autres oligo-éléments, les répandent sur la planète ; ils répandent aussi les produits du vivant, animaux et végétaux, les ensemencent, les purifient. Leurs courants transportent végétaux et petits animaux. Ils détiennent la majorité des espèces animales.  Les deux sont des supports de communication sonore ou olfactives, participant ainsi à la vie animale et végétale sous un aspect auquel on ne prête guère attention. Bruits, phéromones sont transmis sur des kilomètres pour informer tel poisson tel papillon, lesquels peuvent parfois détecter une seule molécule par mètre cube !  dans l'eau, le son se propage à la vitesse de 1500 mètres seconde contre 340 dans l'air.

Tout comme les êtres vivants, on peut parler de la vie de l'air qui nous entoure, car aérer un appartement est bien recourir à la purification qu'apporte l'air "vivant", c'est à dire qui circule et renouvelle, opposé de l'air "confiné",  synonyme de "malsain", comme l'eau immobile.

Pour quoi protège-t-on une blessure de l'air avec un le pansement ? on a commencé par des emplâtres de boue sur les plaies. Le pansement protège-t-il des germes de l'air ou d'autre contacts ? Il doit cependant laisser passer l'air. Dès que la plaie cicatrise, mieux vaut la  laisser alors à l'air. Mystère.

Le monde liquide.  Le monde liquide nous entoure (mers, rivières), il héberge poissons, mammifères marins, végétaux (algues). Les eaux ferrugineuses ou sulfureuses peuvent être acceptées en traitement médical tandis que celle du lac d'un volcan contient de l'acide sulfurique (le soufre est produit par les volcans). Quelques chercheurs le parcourent en barque, mais mieux vaut ne pas y chavirer. Le monde liquide dispense ses bienfaits et ses catastrophes; lors d'une émission TV, un chercheur à bord d'un bateau recueillait de l'eau de pluie en disant "il pleut du plancton" !  ce qui signifiait: il pleut des animaux minuscules, des déchets organiques ou minéraux qui vont enrichir la mer de protéines pour les êtres de la mer. La même remarque a été faite par un pêcheur peu après.

Les liquides permettent la transmission des vibrations, audibles ou perceptibles et "le monde du silence" s'est révélé extrêmement bruyant !  l'équivalent de la forêt amazonienne. Les animaux marins sont en fait favorisés puisque le son se propage plus vite dans l'eau que sur terre (cinq à sept fois je crois). Les mammifères œuvrent sur une large gamme tandis que les poissons seraient limités à des sortes de claquements.

Les mers et océans sont tout sauf homogènes. Des masses de salinité différente les composent, des lentilles différent par leur température les  subdivisent sans se mêler. Ils sont parcourus par des courants horizontaux et verticaux, plongeant et remontant à la surface, ou  produits par le vent, les marées. Certains sont d'immenses rivières qui font presque le tour de la terre, partie en surface, partie au fond. Ils brassent quantité d'éléments dont le plancton et le krill (microscopiques et minuscules animaux marins). Le plus connu est le Gulf Stream qui apparaît sous les tropiques vers le golfe du Mexique et plonge profondément en deux endroits vers le Groenland. Sa température permet à toute l'Europe de l'ouest d'avoir un climat tempéré jusqu'en Norvège. Son débit serait quelque peu amoindri par le réchauffement général. Tempêtes et vagues sculptent les côtes ou y déposent les alluvions.

Les liquides charrient les limons fertiles arrachés au monde minéral et végétal. Ils déplacent d'énormes quantités de roches, de sables, de sel qui se redéposent ailleurs. Des sables ainsi charriés se trouvent  parfois recomposés en roches (comme le grès, le marbre), ou en roches composites "poudingues" (de l'anglais "pudding", aggloméré d'éléments de différentes origines (pierres, sables comprimés); en France, les ocres du Roussillon ou de Rustrel (Provence) sont des sables colorés agglomérés ; de même pour les troglodytes du sud Luberon. Le monde liquide, s'infiltre et court sous terre, parfois très profondément ; il possède un réseau souterrain de cours d'eau. Il forme des nappes, dans lesquelles on puisera de l'eau (en Provence, la nappe phréatique est alimentée par les Alpes !  la pluie, lorsqu'elle alimente ces nappes, mettra parfois plusieurs dizaines d'années ou beaucoup plus pour y descendre. Il y a des réseaux d'eaux souterrains un peu partout, là où l'on s'y attend le moins, sous les déserts par exemple (Mexique, avec les "cénotes" du Yucatan, gouffres circulaires où l'on jetait les sacrifié(e)s), ou au Sahara paraît-il. Le monde liquide a façonné et façonne toujours la planète, créant de larges vallées (fleuves d'eau ou de glace), attaquant avec ses pluies le monde minéral, déjà usé par le vent du monde gazeux, qui s'effondre peu à peu sous nos yeux. Chaque année, des pans de colline et des roches d'altitude s'écroulent.

L'eau contient de 1 million à 1 milliards de virus par millimètre cube d’eau. Une cuillère à café en contient donc de 1 à 100 millions. Eau douce ou eau de mer mais la première en contient davantage. Pour l’eau de mer, de grandes variations existent selon la profondeur, la distance des côtes etc (cas des bactéries avec l’exemple de Naples). L'eau c'est la vie !!  de tout un monde.

On a parlé de la mémoire de l'eau. Un chercheur, Philippe Vallée, a finalement prouvé qu'un champ électromagnétique de faible intensité (10 fois le champ terrestre) et de fréquence très basse pouvait modifier l'eau, ou plus justement ses composants, soit l'enveloppe ionique de "grosses"  nano molécules de gaz (300 nanomètres), qui même après épuration poussée de l'eau par filtration, distillation, désalinisation, centrifugation etc, demeurent, avec bien d'autres impuretés, molécules organiques, sels dissous, gaz divers. L'eau pure H2O de nos ouvrages n'existe pas. L'effet est mesurable, durable et reproductible. L'effet est perceptible par la variation de la diffusion élastique de la lumière dans cette eau. 

Le monde gazeux qui nous entoure, l'atmosphère, supporte oiseaux, insectes et autres minuscules animaux. Cette atmosphère transporte sur d'énormes distances graines, pollens, particules végétales, déchets en tous genre (*), odeurs, phéromones, produits chimiques (des graines du sud sont retrouvées au pôle nord, un nuage de sauterelles passe de l'Afrique à l'Amérique). La pluie se charge de ces éléments.

Le monde gazeux est dissous ou présent dans tous les mondes, souvent en grandes quantités dans les liquides (l'oxygène par exemple est dissous profondément dans les océans, notre corps (globules, organes, chairs..); l'eau que nous buvons est aérée. Le monde gazeux imprègne les sols et les roches et participe aux réactions chimiques.
Les gaz peuvent être bénéfiques, dans l'atmosphère ou dissous dans les liquides, mais également dangereux ou mortels. Les volcans exhalent souvent des vapeurs sulfureuses très toxiques (on y récolte parfois dangereusement le soufre pur). En 1986, le lac du volcan Nyos (Cameroun, Afrique) a tué 1800 habitants d'un village en exhalant une bouffée de gaz carbonique qui, dévalant les pentes, a remplacé l'air respiré. Le lac du volcan Kivu, à proximité du Nyiragongo, volcan actif, conserverait quant à lui 65 milliards de mètres cubes de méthane.
Lors d'un incendie, ce sont les gaz qui tuent et qui facilitent la propagation en sautant parfois d'un coup plusieurs centaines de mètres ou plusieurs étages.

Les gaz, dont l'air que nous respirons, sert de support pour la transmission des vibrations, audibles, perceptibles (parties du corps). Dans le vide d'air, aucun bruit (c'est le principe des double vitrages).

(*) Une analyse récente, recherchant les micro articules a permis de déceler la présence de poils d'animaux et de peau humaine dans l'air. Il doit y avoir toutes les substances de la planète.

Le monde minéral.

Il bouge, se transforme, produit des corps sous l'effet de la chimie, des pressions et/ou de la température produites par les mouvement des éléments en fusion, de leur remontée vers la surface sous pression, ou bien encore par le mouvements de ces plaques de croûte terrestre qui flottent et frottent en se déplacent lentement. Ce micaschiste, dont on aime regarder les particules réfléchissantes comme de petits éclats de verre, provient de l'une de ces transformations (subduction) sur des sédiments argileux et gréseux.

Tous les métaux et en règle générale les minerais proviennent des couches profondes, après soulèvement des fonds. Les volcans si destructeurs couvrent de lave et de cendres fertiles les lieux environnants. Il y a les roches radioactives, les cristallines (dont le silicium de notre électronique). Les huiles lourdes, les gaz (carburants) sont dit-on produits par des forêts fossiles enterrées qui se sont décomposées sous l'effet supposé d'énormes pressions mais aussi des bactéries et divers microbes).

Les oligo-éléments dont nous parlons tant sont essentiellement des métaux, en proportion très très faible dans notre corps (oligo, racine grecque signifiant peu nombreux) et cependant si nécessaires. Une quantité de fer à peine inférieure ou supérieure aux trois grammes que nous possédons peut occasionner d'importants troubles de la santé. Que dire aussi de l'iode qui, avec ses 0,03 grammes (toujours pour 70 kg), provoque l'augmentation de taille de la glande thyroïde en cas de carence (goitre). Nous avons donc à voir avec le monde minéral plus qu'il n'y paraît. voir "composition du corps humain".

La vie du monde minéral :  partout le minéral joue un rôle primordial, mais ce n'est pas du vivant, tout au moins selon notre vision et à notre échelle. Mais c'est la vie tout de même car il a permis au monde végétal de se développer, ce qui n'est pas rien, avec le concours des mondes liquides, gazeux et rayonnants. Ses éléments n'en sont pas moins vitaux, dont les oligo-éléments et bien d'autres, qui ont été dissous dans l'eau de mer dont nous avons gardé la composition originelle saline (en %, voir densité) et que les plantes puisent dans le sol ou fabriquent. Ils se complètent et s'associent sans doute. Tout de tient.
Une plante ou un arbuste en pot ne poussent et se maintiennent qu'avec des soins intensifs  ; encore connaîtront-ils un développement restreint. En pleine terre, même de qualité médiocre, leur développement sera surprenant. Il est vrai que le volume de terre disponible y est très supérieur et que les racines peuvent s'y étendre. Mais il y a des limites et après quelques mois ou quelques années, tout ne devrait-il pas être épuisé près des racines ? et bien non, signe qu'il y a une vie, une circulation souterraine, un renouvellement permanent. Il s'y ajoute une certaine protection, par exemple contre les variations importantes de température ou contre la sècheresse. La flore microbienne y est aussi très active et l'on ne sait pas ce qui s'y passe réellement (bienfaits, soins, attaques).

Certaines expériences laissent présager quelque chose d'insolite: en mélangeant des grains différentes tailles, mais de densités toutes égales, on a constaté qu'avec le temps, des regroupements par couches s'effectuaient, comme si il y avait une reconnaissance des grains entre eux ou une affinité:  par exemple, les gros grains ensemble. Il y avait aussi des couleurs mais je n'ai hélas pas retrouvé l'article de presse. Par contre, je viens de faire le rapprochement, sans en être certain, avec une observation que j'ai faite à la plage en cherchant du sable (au bord de l'eau et dans l'eau) : il y a des bandes de sable fin alternant avec d'autres ou il est plus gros, puis moyen etc. C'est parfois très net. Mon épouse confirme après avoir été consultée sur le sujet.

 

Le monde minéral contient les minéraux et des minerais, grands fournisseurs pour le bâtiment, la décoration, les bijoux, la technologie. Pour quelques grammes d'or ou autre métal précieux, l'humain ravage des montagnes et même le fond de la mer (par aspiration des sédiments).

Le monde minéral provient pour partie du monde animal et bien plus que l'on ne peut l'imaginer donc du vivant : en effet, le calcaire est présent dans la plupart des montagnes jeunes (Alpes, Pyrénées, Jura) et il provient uniquement des animaux, en majorité marins, de l'époque du crétacé, qui a produit entre autre les fameux silex, si utiles aux hommes préhistoriques (après le "crétacé", voir aussi "architecture 21", Normandie, bas de page). Les roches "véritablement minérales" provenant des profondeurs de la terre sont principalement le granite et le basalte et des dérivés (gabbro..); le célèbre granite rose du nord de la Bretagne se retrouve .. en Corse, aux Seychelles, dans les collines de la baie de Rio de Janeiro et ailleurs, avec ses belles rondeurs et ses empilages ; seules les couches qui ont été soulevées, puis usées le laissent apparaître sur terre.  Le basalte peut être expulsé par les volcans. Il forme parfois de gros cristaux très spectaculaires, comme la chaussée des géants en Irlande, sortes de tuyaux d'orgues gigantesques. Parmi les minéraux, ce sont les cristaux qui nous fascinent le plus, car on peine à expliquer pareils agencements, pareilles création qui ne peuvent être totalement le fait du hasard. L'homme pour l'instant ne sait en reproduire qu'une infime partie (pierres semi-précieuses artificielles, comme le zircon pour le diamant, l'émeraude (sans ses craquelures internes) etc.

 

 

 

Le monde "vivant", végétal, animal.

Rappel des premières définitions de la vie (voir au début), dont ses caractéristiques selon un auteur : la première est l'irritabilité (sensibilité et réaction au milieu extérieur (lumière, son, odeur, chaleur, rayonnement..) ; la seconde est la nutrition (l'être vivant prélève la matière dont il a besoin dans le milieu extérieur ; la troisième est la respiration (besoin d'oxygène pour les animaux, de gaz carbonique pour les plantes ou d'autres éléments.  Le feu représentant selon ces définitions, une forme de vie ; qui du reste nous fascine
Les animaux à sang chaud présente-t-ils cette forme de combustion ? certainement puisqu'ils consomment aussi de l'oxygène et produisent de la chaleur pour maintenir leurs 37 ou 40 degrés (des mammifères ont plus que l'homme, cheval, vache ..).  Il y aurait même des cas d'emballement, le système régulateur étant défaillant, la personne mourant par surchauffe ou même selon des témoignage (..), quasiment carbonisée. Je n'ai aucune certitude sur ce fait, mais nous savons tous que la fièvre non maîtrisée peut tuer au-delà des 42/43 degrés.

On ne connaîtrait que 5 pour 1000 des animaux sur terre (les ignorés comptant essentiellement parmi les minuscules et microscopiques). "Un mètre carré de forêt humide (primaire tropicale), contient plus d'espèces que l'ensemble des forêts de de France". Citation d'un scientifique, destinée à nous faire comprendre la vie et ce que nous détruisons.

Le microscopique dirige tout.  Il n'est pas facile d'admettre que nous sommes composés d'éléments minuscules, molécules, cellules.. qui peuvent être considérées comme des colonies ayant grossi peu à peu par intérêt collectif ; ainsi, nos nerfs seraient des chaînes d'amibes, et le reste est à cette image (*). On estime que nos seules connexions nerveuses sont aussi nombreuses que toutes les étoiles de notre galaxie (200 milliards). Elles ne sont d'ailleurs pas achevées à la naissance et il faut à l'enfant attendre ses 10 ans pour que sa vue latérale soit totale. Au début, il ne voit que devant lui et ne peut donc pas chercher ni trouver facilement, ce que ne savent pas ses parents.
(*) A l'appui de cette affirmation, on peut vérifier qu'aucune espèce de taille conséquente n'est jamais apparue en un laps de temps très court et que les espèces dites nouvelles soit étaient ignorées jusqu'alors, soit sont minuscules. Si minuscules qu'on ignore probablement, en dehors des microbes et autres virus, qu'elles existent et seront peut-être un jour une nouvelle plante ou sans doute plus difficilement, un nouvel animal. Personne ne sait qui règnera sur cette terre dans quelques millions d'années.

Inévitablement, la question de l'intelligence se pose: ce n'est pas le cerveau, né tout seul, qui constituerait ensuite l'individu. D'abord parce que très peu d'êtres vivant en ont un, du moins tel que nous l'imaginons ! ensuite parce qu'il n'est qu'une sorte de centrale coordonnant l'ensemble de la construction sans en être le concepteur, presqu'à l'image de nos institutions, lesquelles ne maîtrisent pas nécessairement tout, et naissent de la société elle-même. Les « minuscules » qui bâtissent la vie n'en savent pas plus que nous.   suite colonne droite

Suite..

De cellules souches en cellules spécialisées, il bâtissent tout en même temps, selon leurs plans.
Nous savons que le cerveau est composé de trois couches, appelées ainsi improprement afin de définir le sens de progression de l'action ou de la pensée; la première est le cerveau reptilien, le plus primitif de notre évolution, celui qui nous guide la plupart du temps, contrairement à ce que l'on croit, royaume des sensations, instincts, alertes, musique, arts.. tout le le virtuel ; un virtuel finaud capable de faire justifier ses impressions par la partie « logique et raisonnée » de notre cerveau !!
Physiquement, le cerveau se compose de deux hémisphères dont les actions sont croisées (l'hémisphère droit actionne le demi-homme gauche). L'un d'eux est prépondérant pour le langage, la vue, la pensée, l'action (le cognitif, connaissance). Chaque hémisphère comprend c lobes spécialisés, mais là n'est pas le sujet.

L'inné, qui fait battre des ailes à un oisillon pour prendre son premier vol, n'a pas transmis chez l'humain le savoir compter ou lire, pas même se tenir debout !, mais il le dirige malgré lui, avec tout l'acquis de ses vies antérieures, jusqu'à la plus primitive. 

    voir plus bas, "la main, la patte et l'intelligence", "les réflexes, la mémoire, la pensée, l'intelligence" et " l'éducation".

Les générations ; un colibacille (cellule) se divise en deux colibacilles chaque demi-heure ; à titre indicatif, les cellules de la muqueuse nasale auraient une vie d'une semaine environ. Les générations se succèdent à une cadence qui varie très fortement selon les êtres vivants considérés. De la tortue à l'éphémère, jusqu'au au virus/microbe, l'échelle des temps change tout : pendant une vie d'humain, des milliers ou millions de générations de nos "minuscules" (voir plus haut), se sont succédées. Qu'elles en sont les conséquences ? ils ont eu le temps de se modifier "en se passant les trouvailles" sur cent, mille générations ou bien plus encore. C'est ainsi que les antibiotiques n'agissent plus sur des maladies oubliées mais qui sont revenues en force pendant seulement une ou deux génération d'humains !  Il y a des contextes dont nous ne nous libèreront jamais, tout comme le simple décalage horaire.

L'évolution ; la façon dont les êtres se créent et évoluent est aussi mystérieuse que la mort elle-même. Aucune théorie n'est satisfaisante et l'on revient actuellement sur toutes. Lamarck a eu son heure de gloire mais Darwin s'est imposé et il n'est pas bon de s'y opposer sans soulever un tollé d'indignation. Même si il a soigneusement éviter de parler du mimétisme qui veut qu'un hippocampe ressemble à une branche feuillue d'algue ou une orchidée à une mante religieuse. Selon la dernière hypothèse, les virus pourraient être à l'origine de certaines modifications génétiques ; à la suite de quoi ?  maladie, hasard de leurs activités ?

 Le cerveau ("Sciences Humaines" octobre 2010). Notre cerveau, c'est 100 milliard de neurones, autant que d'étoiles dans la voie lactée. De toutes celles qui seront produites, presque la moitié disparaîtront à la naissance. Elles apparaissent 16 jours après la fécondation. L'embryon s'organise selon une ligne tête-queue - la notocorde, véritable coordonnateur - à partir de cellules souches indifférenciées qui formeront tout d'abord trois couches distinctes, système nerveux et peau, organes internes, os et muscles. Les cellules de transition vont mourir alors que les autres perdureront, parfois à vie comme celles du cerveau: ce point est important puisqu'il nous permet de nous souvenir des évènements. Au dernier stade, intervient la myélisation des nerfs (gaine), qui accélère la circulation de l'influx nerveux. Entre les 3me et 5me mois du fœtus, 200.000 neurones sont produites chaque minute. Chaque cellule nerveuse comporte entre 1000 et 10.000 synapses. La neurogénèse s'arrête pour l'essentiel, c'est à dire dans le cortex cérébral, à la naissance. Chaque cellule souche expulsée de sa couche cellulaire se divise en cellules spécialisées (nerveuses ici) sauf la seconde produite qui demeure une cellule-souche et réintègre la couche cellulaire pour relancer un nouveau cycle. Le bon déroulement de ce processus demeure soumis aux aléas et variations du milieu extérieur, aussi bien sans doute que ceux de production. La mort cellulaire programmée se produit sous l'action de gènes destructeurs lors de la disparition d'étapes intermédiaires, comme par exemple lorsque les palmes entre les doigts et les orteils disparaissent. On se demande pourtant actuellement si, dans certains cas, il n'y a pas réfection (remplacement). L étape suivante sera l'établissement des connexions entre synapses, ce qui se produit dès le début pour ralentir fortement à la puberté, avec un pic entre la deuxième et troisième année de vie, soit une production de un million de connections à la seconde !   elle continue jusqu'à la vieillesse, faute de quoi on ne pourrait plus rien apprendre. Cela explique qu'après la puberté, il sera difficile d'apprendre une langue sans accent. Plus étonnant, des connexions inutiles se détruiront avec l'apprentissage.
Le monde végétal.
pores (stomates) d'une feuille de tabacMatière vivante (dite "organique" de par la présence d'organes fontionnels).
  Les végétaux produisent toute la matière organique qui nourrit l'ensemble du monde vivant !  paradoxalement, ils en consomment la moitié par leur respiration, alors que les animaux n'en consomment que 3 %.
A elles seules, les forêts produisent un tiers de cette matière. Texte et photo d'après un ouvrage sur les agrandissements par MEB (microscope électronique à balayage "MEB").
L'arbre est l'être le plus impressionnant, par sa taille et par l'âge parfois atteint. On a fait remarquer qu'au sein de l'arbre réside l'arbre originel, qui se trouve être le plus vieux, puisqu'il grandit par rajout permanent de couches fines.

Les organes. La feuille verte parait bien modeste, mais avec sa fameuse chlorophylle qui réagit au soleil, c'est une usine d'une incroyable complexité, jamais approchée par l'homme dans ses réalisations les plus complexes car elle fabrique des produits chimiques qui n'existent pas dans son milieu et réaliserait même le rêve de l'alchimiste, la transmutation atomique, en fabriquant du fer (totalement absent de la terre lors d'une expérience, peut-être contestée). A partir de quoi ? de l'eau, de l'air, du sol et de la lumière, qui lui fournit l'énergie, pour traiter l'indispensable gaz carbonique (CO2) contenu dans l'air. Par ses racines, elle absorbe l'azote, le phosphore et le potassium appelés NPK (phosphates, nitrates). La feuille pousse, fabrique son parfum, ses couleurs, ses formes, ses leurres (voir les orchidées). Les alchimistes voulaient surtout obtenir de l'or mais à défaut, ses propriétés pourraient être utilisées pour notre écosystème et servir l'écologie ; c'est en cours.

La feuille de tabac, un matelas de velours (le cuticule de la feuille), parsemé de bouches ouvertes, les pores grossis 570 fois. Ce sont les organes de respiration de la plante, car les plantes respirent - et transpirent - par leurs pores (stomates). Le jour, les plantes décomposent le gaz carbonique de l'air (CO2), rejettent l'oxygène (O) et conservent le carbone (C). L'utilisation de l'énergie lumineuse (photosynthèse, permet cela avec la participation de la chlorophylle (matière verte). C'est une usine ultra complexe dont nous n'avons pas la moindre idée. La nuit, la plante respire en absorbant l'oxygène de l'air et en rejetant du gaz carbonique (ce que nous faisons nuit et jour en respirant).

Les végétaux détiennent la quasi exclusivité de la production de médicaments. De grands groupes chimiques/pharmaceutiques essaient encore de nos jours (XXI me siècle), d'arracher les secrets de tribus "primitives" d'orient et d'ailleurs, à moindre frais ; fort heureusement, celles qui demeurent ont appris à négocier mais c'est un peu la lutte du pot de terre.. et on sait leur faire miroiter quelque avantage.

Animaux, puis très récemment en durée géologique, humains "sauvages", ont sélectionné les plantes pendant des millénaires, avec beaucoup de morts (on préfère maintenant torturer les animaux); ils ont apporté leur immense connaissance d'un domaine qui risque fort de disparaître (plantes, animaux "sauvages").  En 1534, l'équipage de l'explorateur Jacques Cartier fut sauvé du scorbut par une boisson à base d'extrait d'écorce de pin que buvaient les indigènes amérindiens.

l'écorce, la sève ;  le rôle de l'écorce est peut-être plus complexe qu'il n'y paraît ; comme notre peau, elle assure protection et isolation ; la sève court principalement dessous et un arbre meurt si on lui enlève son écorce. Bien des maladies et insectes s'attaquent à la fraîche et accueillante écorce, en dessous, et tuent l'arbre. Une fois mort, c'est encore sous l'écorce que se nourriront d'abord vers et insectes. Bien des tribus dans le monde se régalent de certains de ces vers, comme les kanaks en Nouvelle Calédonie. Grâce à leur écorce, des arbres survivent aux incendies, c'est à dire qu'ils repoussent, dont le chêne liège et le niaouli (Nouvelle Calédonie). Le centre de vie n'est pas tué.
La sève est notre sang, mais comment monte-t-elle ?  par capillarité répondent certains, par aspiration répondent d'autres, car l'évaporation des feuilles crée un vide derrière qui aspire la sève. Rien de tout cela à mon avis, car après avoir coupé toutes les branches feuillues d'une plus grosse branche "mère", il n'est resté qu'un gros moignon de plus de deux mètres érigé vers le ciel, qui a coulé à grosses larmes pendant des semaines ! quelque chose poussait fort vers le haut et ça venait fatalement du tronc.

les racines ; elles peuvent atteindre des profondeurs insoupçonnables ; plus de 10 mètres pour la luzerne et la betterave ; trente mètre pour le chêne !  presque rien pour le pin qui s'étale au sol. Leur force tranquille est incroyable ; elles s'infiltrent dans les rochers pour s'y accrocher et prélever quelques substances. Les racines peuvent dissoudre la roche lentement, comme certains mollusques qui creusent leur trou dans un rocher. Elles peuvent former des tubercules, des réseaux inextricables d'où on ne les détruira jamais. Les rejets du bambou sont particulièrement impressionnants. Les racines, selon les scientifiques, ne puiseraient que peu d'éléments dans le sol, essentiellement des sels minéraux, qui sont cependant très importants pour les plantes (et nous). "Chez les arbres", les racines peuvent être associées à des champignons microscopiques qui les assistent dans leur tâche (à l'instar des associations animaux-bactéries, animaux-algues, algues-champignons etc). Elles sont aussi à l'occasion l'équivalent de feuilles, qui tombent (se détruisent) en l'hiver comme leurs homologues aériennes !

Le centre de vie; il n'est pas vraiment identifié, mais des sortes de filaments nerveux les parcourraient jusqu'aux racines. L'intelligence serait donc "répartie", sans cerveau. C'est commode. Cette explication signifierait - de mon point de vue - que les végétaux ne peuvent avoir conscience de l'intégrité de leur être, qu'ils n'ont pas conscience de leur entité physique, feuilles, branches, tronc, racines. Comment ont ils alors conscience de ne pas gêner leurs homologues de leurs branchages, d'émettre des odeurs et produits chimiques en cas "d'alerte au broutage", ou protéger quelques hôtes en échange d'autres service ?  On a dit aussi que ce centre "opérationnel" pouvait se situer au collet, dans cette partie renflée entre les racines et la tige/tronc. D'autres pensent encore qu'il n'y en a pas puisqu'une plante ou un arbre peuvent renaître à partir des racines, rameaux ou feuilles. Cependant, si ceux-ci peuvent s'envoyer des messages d'alerte, c'est qu'il existe bien une sorte de vie collective.

On constate qu'une fleur coupée s'épanouit ou qu'une tulipe provenant du fleuriste pousse encore de 5 cm dans le vase !  tout cela est bien mystérieux. Certaines espèces d'arbres iraient jusqu'à diffuser des particules destinées à faire pleuvoir .., ce que proposent nos apprentis sorciers de savants, toujours prêts à nous couvrir de produits nocifs (la pluie se produit par condensation d'eau autour de particules en suspension, ce qui forme des gouttes qui grossissent). Comme tous les êtres vivants, la plante ne veut pas mourir. Attendez donc suffisamment avant de déclarer une plante morte, car il y a des surprises; la repousse du pied est possible après plusieurs mois. Surveillez à la loupe le petit point vert qui peut s'éterniser et grossir un jour. Il y a même des bâtons qui repoussent quand on les plante. Et des arbres qui se remettent à fleurs ou produire des fruits après 15 ou 20 ans d'abstinence.

La repousse : la plante ou l'arbre coupés repoussent en respectant leur code génétique propre (forme des branches et des feuilles, écorce, silhouette, taille, sécrétions etc. mais avec de nouveaux rameaux qui diffèrent des précédents.

Le champignon; on ne sait vraiment pas grand chose de cet être qui n'est pas un végétal et pourrait s'apparenter à un animal ; le champignon émet des nuages de spores pour se reproduire, mais on ne sait toujours pas planter "une graine" de champignon, mis à part quelque escroc qui prétend en vendre. On sait par contre dans quelques cas préparer un milieu favorable et "faire de l'élevage" (champignonnières de Paris et d'ailleurs). Les très fins "cordons" qui courent sous terre sont tout aussi mystérieux.

Les champignons ont tué et tueront toujours les imprudents. Le tristement célèbre "rond des sorcières" a des effets particulièrement horribles (pourrissement des membres, je crois), d'où le nom donné au Moyen Age. Les champignons sont aussi des "minuscules" lorsqu'ils se développent sous la forme de moisissures.  Ces moisissures peuvent être aussi dangereuses (rarement avec les fromages), et il vaut mieux s'en méfier. Elles peuvent provoques des maladies d'ongles, de doigts de pieds (pied d'athlète) etc. Elles sont aussi utiles (fromages). Ils ont surtout servi à créer les miraculeux antibiotiques (dont la pénicilline), qui ont fait faire le bond le plus spectaculaire à la médecine, sauvant de l'infection des millions d'êtres.

Le lichen est l'association d'une algue et d'un champignon. A bout de forces, des gens en ont raclé pour se nourrir.

 

La plante et le mouvement; les sens. On sait que les fleurs se referment le soir pour se rouvrir au jour ; dorment-elles, rêvent-t-elles ? non répond l'humain, la plante n'a pas de système nerveux, ne sent rien, ne pense pas. Pourtant beaucoup vous diront qu'il faut les aimer, leur parler. Elles bougent, car les caméras "à prise très lente" montrent bien, en projection accélérée, leurs balancements, leurs hésitations au cours de leur développement sans doute pour s'adapter à l'environnement proche. Collé-serré ; les enroulements hésitants du liseron autour d'un support, comme si il cherchait et tâtait, est particulièrement spectaculaire ; au ralenti, le liseron fait exactement comme un serpent qui s'enroule autour d'une proie. J'en ai vus, enroulés serré sur chacun des fils verticaux d'une clôture, si parfaitement collés et enroulés qu'on aurait juré de loin voir des fils de fer torsadés !  si le liseron ne sens rien, comment chaque individu peut-t-il se réserver un fil de fer et s'y s'enrouler ainsi aussi parfaitement ?  ça ne gêne personne ? écoutez la suite :
Elles ne sentent rien ? n'ont pas de muscles ? alors pourquoi et comment la sensitive (plante en fleur, milieu de page), replie-t-elle immédiatement ses feuilles dès qu'on l'effleure ?

La communication, les défenses, l'entraide; loin d'être inertes comme on l'imaginait, les végétaux réagissent avec des moyens qui peuvent être redoutables : Le monde végétal pratique la chimie de très haut niveau ; senteurs, mais aussi émissions de signaux ou poisons sont monnaie courante. Il y des arbres sous lesquels mieux vaut ne pas s'endormir. D'autres se protègent des animaux avec d'effrayantes épines de 10 cm, y compris autour du tronc. Un animal blessé par une épine, surtout au pied ou pire dans la bouche, est bien souvent condamné. 

De drôles de plantes.  On ne connaît rien ou presque de la vie des végétaux parce qu'elle nous échappe et qu'on la sous-estime depuis toujours. Il y a des végétaux qui n'en sont pas (les champignons). Sans végétaux, la vie terrestre existerait-elle ?
Tous les animaux font appel au monde végétal pour se nourrir, se purger, se soigner, se griser, s'abriter. Il y a un cas d'habitués sous l'emprise de l'alcool, avec 1,8 grammes en permanence, qui ne paraîssent aucunement troublés .. On n'appréhende que très difficilement ces - incroyables - interactions de "l'ensemble nature "végétaux, animaux, atmosphère, liquides..

Des plantes dites "carnivores" se nourrissent d'insectes en les piégeant avec un rebord de fleur glissant ou en repliant deux pétales bordés d'aiguilles. Si elles ne se referment pas comme une tapette de souris, en les touchant, on les voit se refermer avec une prompte tranquillité .. Un suc digestif fait le reste, comme dans notre estomac. Il y a bien d'autres "exceptions" que nous n'avons jamais observées et que nous ignorerons probablement toujours, autant qu'elles nous ignorent.
- Des plantes, généralement parasites, peuvent ne pas avoir la capacité de se nourrir de manière indépendante en puisant dans le sol et en pratiquant l'alchimie de la photosynthèse. Ces plantes sont donc vouées à s'associer à une autre plante, soit en "s'emparant" d'elle jusqu'à la tuer, soit en s'y mêlant pour vivre ensemble. Le banian est une plante parasite qui poussent en retombant au sol à partir d'un autre arbre, et y crée tout un réseau de racines, les lianes se nourrissent sur les arbres "capturés" ; en moins exotique, citons le gui. Une algue microscopique vit à l'intérieur des coraux madrépores. Le madrépore utilise la photosynthèse de l'algue, celle-ci y trouvant sa contrepartie.

 

L'histoire des acacias tueurs

Chèvres ou antilopes ? il y aurait plusieurs versions, voici celle des chèvres et des acacias, reprise sur ARTE (6 06 2004), mais avec des sortes d'antilopes. La recherche des savants a succédé aux découvertes faites tout d'abord par les fermiers. ARTE (en substance) : " Un nombre important de ces antilopes ont été enfermées dans de vastes propriétés africaines, . Dans le monde "sauvage", il faut 100 hectares pour quatre bêtes ; en enclos, même très vaste, les acacias étaient trop broutés et se sont révoltés en quadruplant le taux de tanin qu'ils produisent normalement, tuant de très nombreuses bêtes. Les essais montrent que l'arbre peut accroître sa production de tanin en quelques heures seulement ; soit la bête part vers un autre si elle le sent, soit l'arbre la tue à petit feu en l'empoisonnant. Mieux encore, l'arbre communique avec d'autres arbres qui, sans avoir été broutés, préparent la même défense. D'autre part, les acacias jeunes ont considérablement plus d'aiguilles que les plus anciens car ils sont plus vulnérable ; les acacias moins broutés ont moins d'aiguilles ; il y a corrélation.

Cet acacias siffleur abrite des fourmis afin qu'elles le débarrasse de certains parasites (il n'est pas le seul à payer des gardes du corps). Il leur offre des épines creuses dans lesquelles elles pourront s'abriter et leur fournit, dans de petites capsules, le nectar dont elle sont friandes. En échange, les fourmis attaquent tout importun. L'affaire se complique au moment de la floraison, car il faut empêcher les fourmis d'aller se servir dans les fleurs ; l'arbre émet alors autour des fleurs des répulsifs qui tiennent les fourmis à l'écart !! 

Et l'on reparle des animaux brouteurs d'épines. Si les les grands herbivores ne broutent plus les épines (antilopes, girafes, éléphants..), l'arbre réduit sa production de nectar et d'épines et ce qui doit se produire arrive, les fourmis quittent l'arbre, réduisent leur taille ou sont remplacées par d'autres qui le grignotent ! d'autre espèces s'installent et l'arbre qui ne peut plus se défendre souffre, est attaqué par des larves au niveau des racines etc.. Pour partie selon "Le Monde 2", janvier 2008.

- New York Times - Le Monde, juillet 2008 : la "beach weed" or "sea rocket" est capable de reconnaître par leur peau, les plantes "qui sont de bon voisinage", et celles qui n'y sont pas. Qu'en pense ces dernières ?  sans doute faudra-t-il attendre encore un peu pour le savoir !  elles reçoivent pourtant un traitement de faveur car leur nouvelle voisine restreindra le développement de ses racines, contrairement à ce qu'elle aurait fait pour d'autres voisinages "inutiles" détectés autour d'elles, absorbant alors sans gêne une bonne part de leur nourriture.

- La "Dodder" pallie sa photosynthèse déficiente en recherchant d'autres plantes voisines susceptibles de lui convenir. Pour cela, elle "sent" autour d'elle en projetant sa jeune pousse de manière circulaire. Cette "tige précurseur" détecte les effluves d'une plante voisine "convenable", sans avoir à la toucher, puis s'élance vers elle.
Le chêne vert
étend ses branches jusqu'à un mètre des branches de son voisin de la même espèce et monte en hauteur pour ne pas s'étendre au-delà. Pour une espèce différente, il ne se gêne aucunement !

L'entraide d'un milieu "sauvage", naturellement et nécessairement varié, est généralisée et extrêmement complexe. A l'université de Neuchâtel, on vient de détecter le "SOS" du maïs. Celui-ci émet un signal chimique sous terre lorsqu'il est attaqué par des larves. Arrivent alors des nématodes, sorte de petits vers alléchés par la perspective d'un bon repas, qui le débarrassent ainsi de l'ennemi. Sciences et Avenir, sept. 05. Une plante comestible de nos jardins en fait autant. Quand au radis, il prévoit des feuilles en grand nombre pour tenir compte de celles qui seront dévorées. Si elles ne le sont pas, il se trouve devant un problème existentiel, gêné par cet excédent à entretenir !

Notre maïs est attaqué par des vers; mais il y a une guêpe minuscule (1 mm) dite "Californienne", qui pond ses œufs dans le vers (il en mourra plus tard bien sûr). Comment fait le maïs pour appeler les guêpes à l'aide  ?   réponse : en émettant un odeur "intéressante", qui va les guider jusqu'à la cible. " fin de  citation ARTE. Cette guêpe est aussi importée à Tahiti pour lutter contre les mouches "pisseuses" (voir Risques et dangers).

 

Le monde animal.

Animal, de "animalis", animé. Pour beaucoup de gens, les insectes ne sont pas perçus comme des animaux ; ce sont des insectes !  que penser alors des insectes, crustacés (du krill) et autres qui sont pratiquement invisibles ; et les microscopiques, les microbes, les ...stop !

Il y a ceux qui mangent des végétaux et ceux qui mangent ceux qui ont mangé des végétaux. L'aliment devenant de plus en plus concentré, il en faut de moindre quantités et l'on dispose de temps libre (un herbivore doit brouter presque à longueur de journée (un éléphant consomme 300 à 500 kilos de feuillage par jour pour nourrir ses 4,5 tonnes). L'élevage est le fait d'animaux autres que l'humain, comme les fourmis qui élèvent des pucerons. L'humain a rationalisé agriculture et élevage, puis a produit des machines qui ont multiplié la force musculaire.
Tout ce monde fait appel aux plantes pour se purger, se soigner, se griser. Les végétaux détiennent pratiquement l'exclusivité de l'origine des médicaments. (voir ci-dessus, monde végétal). Les animaux ne se déplacent pas toujours : les coraux, les anémones, les éponges, des coquillages restent bien ancrés.

La patte, le pied. Les animaux qui n'ont pas de pattes ou de pieds ont généralement des "podes", comme notre gastropode bien aimé, l'escargot. Ils peuvent être fixés au rocher par des podes ventouse. Le pied permet la marche, mais aussi l'accrochage à une surface, l'accroupissement, la prise au sol et la détente fulgurante, à beaucoup d'animaux de se déplacer; il joue chez l'humain un rôle inattendu, démontrant qu'un organe n'est jamais aussi simple qu'on le croit. Par la plante des pieds et son réseau sanguin, le pied participe à la circulation du sang: il agit comme une pompe lorsqu'on marche et aide à remontée du sang dans le corps (les veines et artères, munies de valves - valvules - participent aussi à cet effort. Notre activité physique réduite, comparée aux longues journées de marche ou de travaux de force de nos ancêtres, peut être la cause de bien des ennuis. Les exercices portant sur la colonne verticale vont jusqu'au pied, que l'on tire vers soi par la pointe.
La patte, le pied sont sensibles aux caractéristiques du sol (fermeté, irrégularité, humidité..) ; ils ressentent également les vibrations, susceptibles d'annoncer l'approche d'une bête, le passage d'un troupeau, la chute d'un corps lourd. Les vibrations du tremblement de terre, précurseur du désastreux raz de marée en Inde du sud et Sumatra (janvier 2004), avaient été perçues par les animaux (les éléphants et sans doute d'autres animaux libres, qui avaient fuit). Ne voit-on pas dans les dessins humoristiques, les indiens l'oreille collée au sol pour déterminer la présence d'un cheval et sa direction ?

La peau.  Son rôle est plus complexe qu'il n'y paraît; elle assure protection, isolation, régulation de température, échanges avec le milieu extérieur, mais aussi sensations, contact, détection et alarme. Elle peut également absorber des produits. L'extrémité du doigt (comme le bout de la langue) détecte des surépaisseurs de quelques millièmes de millimètres. Touchée par quelque fraîcheur, elle fait frissonner le corps entier. Effleurée par quelque doigt aimé, elle plonge tout le corps et l'âme dans un état d'intense bonheur et d'attente.
"Interdit de toucher" quel terrible écriteau n'est-ce pas ? nous avons un besoin viscéral de toucher pour juger, apprécier, décider. C'est à la fois un impératif mais aussi un vrai plaisir. Même le pied aime le contact avec le sol.

La bouche, la patte, la main et l'intelligence (aptitude). La fonction de la bouche est de respirer (avec le nez) et de nourrir, mais aussi de d'attraper les proies, de maintenir un objet comme peut le faire la patte. C'est non seulement une troisième, ou Xme patte, mais également un étau extrêmement puissant. L'homme l'utilise couramment pour ces usages. Avec sa patte, un animal peut creuser ou attraper ses proies, maintenir un objet pour le mâcher, ou même lancer un morceau de bois (singes), de cogner une noix sur une pierre, jouer (joue-t-il vraiment ?) mais aussi d'éduquer ses petits (petites tapes).
La main possède un doigt opposable aux autres, le pouce, ce qui donne une plus grande habileté. Chez l'homme, La main a permis au cerveau de se développer davantage par action réciproque (interaction) et aucun animal n'a atteint ce niveau, bien qu'il sache utiliser des outils (bâtons, pierres). On a ainsi vu une loutre se mettre sur le dos dans l'eau et casser une coquille sur son ventre à l'aide d'une pierre posée dessus. Ceux qui savent casser une coquille en la laissant tomber de haut ne sont pas si rares, ni ceux qui savent la briser avec la pierre.Les animaux ne pensent pas et n'ont ni mémoire, ni intelligence ? (exception, l'humain, qui peine à se reconnaître comme faisant partie de la famille). La contradiction est apportée chaque jour et partout car si les animaux ne pensaient pas, nous ne penserions pas non plus car nous en somme en lignée directe, sur une branche si je puis dire. Et ceux qui ne pensent pas vont en tomber ! de haut. L'idée commune (..) qu'il existe des animaux primaires et des animaux supérieurs est aujourd'hui rejetée par la majorité des biologistes ? Chaque espèce est adaptée à son environnement et c'est son mode de vie qui décide des moyens dont elle a besoin. Le poulpe peut ouvrir un bocal en verre transparent contenant des crabes. Il parviennent rapidement à retirer le couvercle en plastique et le font encore plus vite s'ils ont vu un autre le faire.

 

 

 

Une variété de corneilles de Nouvelle Calédonie a été observée pour son aptitude à utiliser un outil. C'est fou ce que cette corneille peut faire avec son bec. Christian Rutz, biologiste à l'université d'Oxford, Angleterre, lui a donc placé sur la queue une caméra de 14 grammes, avec télétransmission, visant entre les pattes. Il a pu ainsi observer que ces animaux façonnaient "des outils", en l'occurrence une tige à partir d'une 'herbe sèche (paille) ou encore utilisaient un bâtonnet pour mieux fouiller le sol à la recherche d'insectes. En laboratoire, on lui a posé quelques problèmes ardus, dont celui d'extraire avec une tige, une graine placée dans un tube. Un tube malignement troué par l'expérimentateur, pour que la graine tombe. Eh bien dame corneille parvient à coincer la graine avec la tige contre la paroi latérale du tube afin de franchir le trou ! le tout en pratiquant des mouvements d'avant en arrière de sorte que la graine vienne vers elle. Elle ne la pousse pas pour la faire tomber à l'autre extrémité, car un autre oiseau pourrait la manger à sa place. Quand au singe, dont on découvre les immenses talents, on l'a vu démonter les brides de fixation d'un tube contenant de la nourriture, en les dévissant à l'aide d'un tournevis ! voir à la suite une expérience japonaise ahurissante.. L'investigation n'a été aisée en raison de la méfiance et de la discrétion de l'oiseau.
Nouvelle expérimentation extrêmement troublante d'un physicien japonais.  Un jeune singe a été entraîné à reconnaître les chiffres jusqu'à 10. On lui affiche alors à l'écran d'ordinateur les 10 chiffres dans le désordre, selon des emplacements dispersés irrégulièrement. 0,7 seconde après, ils sont remplacés par des carrés blancs. Le singe met alors sa main successivement sur les carrés blancs, en retrouvant l'ordre des dix chiffres !  Les humains participant à l'expérience réussissent, mais bien plus lentement. On recommence en limitant l'affichage des chiffres à 2/10e de seconde : le singe pointe les carrés à toute allure, sans erreur ; les humains n'ont pas retenu les emplacements !!  
Ce que j'ai vu ce 5 décembre 2007 à la télé était sidérant. Dans le cadre d'autre expériences, des singes ont appris des mots et même une esquisse de socialisation de l'homme. Replacés dans leur milieu naturel, ils les ont agit de même, en faisant profiter leurs progéniture et leur groupe. Certains d'entre eux les ont repris partiellement à leur compte, mais ces nouvelles manières ne devraient pas être perpétués par les générations suivantes.

Seul bémol, il est triste de voir que, faute de pouvoir vivre dans une nature qui leur a été supprimée, ces animaux savants - ou de laboratoire - n'aient pour seul choix que celui d'être manipulés par l'humain.
Leur avenir, est l'esclavage et on les utilise pour servir des handicapés. Un jour ils seront enchaînés pour de sales besognes, à la chaîne de montage ou au tri d'ordures, à la place de l'homme.
Des dauphins on sauté avec leurs mines contre la coque de bateaux, les chiens reniflent la drogue et les produits chimiques, les abeilles "en boite" sentent les explosifs, les souris superman serviront bien à quelque chose. Ce n'est que le début..

 

Pour changer de l'intelligence ou la mémoire des dauphins, loups, baleines, primates ou autres cochons (parmi les plus intelligents, ne vous en déplaise), les araignées cracheuses et les sauteuses des Philippines se chassent mutuellement à grands renforts de feintes pour éviter ou atteindre l'ennemi, utilisant les faiblesse de l'adversaire qu'elle connaissent parfaitement. "La recherche", novembre 2007. Le corbeau (corneille) est l'oiseau le plus intelligent. Il peut utiliser des outils qu'il façonne (paille, brindille) pour fouiller le sol à la recherche d'insectes).
Le cerveau d'une fourmi n'est pas gros ; on dit même qu'il est collectif. Le test suivant a été effectué : une brindille a été enfoncée dans un pot de miel, au travers d'un couvercle. Notre fourmi, très intéressée, a compris que la brindille devait lui permettre de remonter le miel. Elle a donc essayé, montée sur le couvercle, de tirer dessus avec des pattes et a réussi à le remonter un peu. Mais dès qu'elle la relâchait, la brindille retombait. Le problème semblait insoluble mais elle ne se découragea pas. Au troisième jour, elle a fait exactement ce que nous aurions fait ! après avoir tiré sur la tige, elle la bloquait avec ses autre pattes et son corps, puis recommençait. Elle a eu son miel.
Quand aux invisibles, vus plus haut, ils font des miracles, se nourrissent, se dissimulent en changeant d'aspect pour ne pas être reconnus, se transportent, retrouvent leur chemin, changent d'hôte et apprennent à les trouver de manière complexe, mettent du temps mais déjouent les armes qu'on leur oppose (la tuberculose revient, plus dure, les antibiotiques perdent de leur efficacité). De fait, il faut bien s'en convaincre, il n'y a pas de vie sans intelligence. La définir est impossible.
Un cerveau tout seul ne saurait rien faire ni rien résoudre car lorsqu'il réfléchit, il doit obligatoirement s'appuyer sur des informations, des données qui correspondent à un monde physique, nien réel, ne serait-ce que par le dessin ou l'écriture, et même si il est imaginaire (pendant le sommeil, par visualisation interne), il provient du réel.
Avant la compétition, un sportif reproduit dans sa tête tous les mouvements qu'il va réaliser, ce qui est absolument fantastique, son cerveau étant alors puissamment aidé par le corps tout entier qui crée les mouvements de lui-même; on peut ne pas y croire et tout attribuer au cerveau. Cela est aussi vrai chez les êtres les plus petits, les microscopiques, les simples cellules qui se meuvent, se nourrissent, se reproduisent avec toute la complexité que l'on sait ! or, que je sache, elles ne s'ont pas réputées pour la puissance de leur cerveau !  bien entendu, ces arguments sont balayés d'un geste par ceux qui savent tout, sauf qu'ils sont idiots. Si ce n'est pas le cerveau, c'est qu'il y a quelque chose d'autre qui fait que toutes les composantes d'un corps fonctionnent en communauté et comme un seul être. Le chat qui retombe sur ses pattes contorsionne son corps pour modifier son centre de gravité et tourner; son cerveau ne coordonne rien, c'est instinct de son corps tout entier. L'oiseau qui plonge et attrape le poisson alors que ce dernier n'est pas là où il le voit (voir physique 2),  et fait la correction nécessaire, a simplement acquis une connaissance, que son cerveau a enregistré. L'homme ne sait pas le faire et fait appel aux mathématiques pour cela ! (voir physique, expérience du bâton brisé). Le poisson qui saute en l'air et attrape l'insecte a la même correction à faire !

 

 

 

Le cerveau intervient dans la mémorisation des enchaînements, qui seront réalisés dans toute la complexité des composantes de vitesse et d'équilibre dynamique produites par le corps tout entier. La vie fait de la simulation virtuelle depuis toujours, laquelle n'est pas le fait exclusif du cerveau de l'homme. Se projeter dans une réalité de synthèse en plein état d'éveil, c'est une situation comparable au rêve; le processus ne se distingue que par le mode de déclanchement. Nous nous y projetons ainsi tous fréquemment, de l'athlète à l'écrivain.

Le génie de l'homme, qui ne prolonge toutefois que celui de ses ancêtres, s'appuie sur l'état de la technique et l'état mental de la société ou de ses attentes. Tout un monde nous échappe faute de pouvoir le percevoir ! dont rayonnements, magnétisme, autres flux qui pourraient expliquer des transmission de pensées prouvées, des sentiments, impressions. On a toujours crié à la sorcellerie quand on ne comprend pas ce qui se passe.
Interviennent également la différenciation sexuelle (les inventions et la recherche sont en effet dominés par le mâle), ce qui élimine ipso facto tout un pan des orientations possibles.
Le génie de l'humain dépend de l'état mental de la sociétés ou de ses attentes car "on a tort d'avoir raison trop" a dit le Général De Gaulle. On peut donc créer artificiellement un besoin lorsque l'état de la technique le permet (le baladeur de Mr Morito), mais on ne peut pas forcer les peuples à accepter quelque chose qu'ils ne veulent pas. On pourrait citer Galilée, bien connu, mais Champollion, en découvrant l'équivalence de l'écriture symbolique égyptienne, a fait reculer l'apparition de l'homme sur terre bien en deçà de ce que la religion imposait (moins cinq mille ans avant J.C.) ; il eut la grande sagesse de ne pas heurter l'église. Bon nombre d'inventions se sont produites en même temps, en des lieux différents, simplement parce que l'idée était dans l'air, le moment opportun, les moyens présents, le besoin naissant..    De bonnes bonnes prothèses médicales n'ont été posées que lorsque la technologie et un savoir faire médical complexe l'ont permis ; nous n'en sommes qu'au tout début, plus tard on jugera notre chirurgie comme nous jugeons celle des égyptiens sous Ramsès II.

L'état de la technique limite nos ambitions : on peut rêver à la téléportation, devenir invisibles ou traverser les murs, mais seuls les magiciens, en disparaissant pour apparaître soudainement ailleurs, savent le faire. On peut remarquer également que résoudre les contraintes et tracas domestiques ou sociétaux ne soulève pas l'enthousiasme, ni les moyens, que l'on réserve aux projets scientifiques mirobolants. Il y a aussi sélectivité. La plus belle invention - sur ce thème - est sans doute la machine à laver le linge, puis le réfrigérateur, invention de bricoleurs et considérées comme mineures. Ce n'est pas le point de vue des femmes. On peut donc aller dans la lune, s'envoyer des films, se voir à distance, mais on ne sait toujours pas faire mettre le couvert ou faire préparer un bon repas et débarrasser la table. Sans doute faudra-t-il attendre des robots humanoïdes dont la mise au point se révèle bien plus difficile que d'explorer Mars. Car outre le naturel des mouvements, leurs souplesse et leur contrôle (viser une cible, accélérer, puis ralentir pour l'atteindre comme nous le faisons instinctivement), c'est l'intelligence artificielle qui est actuellement tristement déficiente (reconnaissance et compréhension de l'action, choix et accomplissement dans le respect d'une douceur, voire d'une politesse ou d'une éthique si ce n'est d'une morale.

Il nous est impossible d'imaginer ce que l'avenir nous apportera, Celui qui taillait des silex aurait pu imaginer une sorte de chaise à porteur, mais pas l'automobile. Aristote disait "quand les navettes tisseront toutes seules, il n'y aura plus d'esclave". Ce n'était pas une prémonition, Il pensait vraiment que c'était impossible, exactement comme lorsqu'on dit "quand les poules auront des dents".

Nous ne lançons des fusées que parce que nous disposons de l'électronique et de carburants-comburants puissants. Avant, on rêvait à une inaccessible lune !  Bien des découvertes se produisent en cherchant autre chose, et c'est pourquoi il faut chercher sauf chercher ce que l'on cherche, selon les critiques qui ont parfois cours. Le plus obscur des bricoleurs nous dira que si son idée provient bien d'un besoin identifié (sans besoin ni envie, pas d'invention), mais que son produit final ne s'est amélioré qu'au fil des essais et manipulations, lesquelles lui ont involontairement ou même inconsciemment "révélé" d'autres possibilités. Ce processus conduit à "la mise au point", qui parfois échoue. Il en est de même de la plupart des grandes inventions.

Voici l'histoire du Transistor. Le transistor a conduit à la suppression des lampes dans les postes de radio - on achetait "un transistor" -  puis il a éliminé les relais électromécaniques, s'est transformé en circuit intégré comportant des dizaines ou des centaines de milliers d'éléments électroniques, lequel a donné des ailes à une informatique naissante (à lampes radio au début). Aujourd'hui, toute notre société repose sur elle.
Or ce ce Transistor est né du hasard ; un chercheur avait noté dans ses dossiers qu'il avait constaté - ou qu'il pouvait se produire, je ne sais plus - un curieux effet de barrière de potentiel. Personne ne s'en était soucié, comme toute chose qui n'a aucun intérêt. Une anecdote de la recherche. Il a fallu qu'une autre personne, quelques dizaines d'années plus tard, travaillant sur la technologie nouvelle des semi conducteurs, fasse le rapprochement. Il a fallu également, on l'oublie souvent, que "l'idée soit dans l'air", faute de quoi le rapprochement ne se serait pas produit.

L'explication. On veut toujours tout expliquer, donc on explique à tort et à travers. C'est une tare de la culture à tout prix; Est-ce bien nécessaire ?  Celui qui ne sait pas ne peux prétendre être reconnu et diriger. Le mensonge est donc supérieur à l'ignorance. Ne pas savoir ou ne pas comprendre sont de même rang. Que l'on ne sache pas ou ne comprenne pas, la majorité d'entre nous esquive et prend un air entendu. Et bafouille quelque banalité au hasard, du style "bien sûr" "eh oui" "ma foi", ou vous croyez ? qui n'est pas mal non plus. Les humoristes disent bien qu'il faut répondre n'importe quoi car il y a peu de chance que l'interlocuteur connaisse le sujet. La salle de cours où les explications passent bien souvent au-dessus des têtes est un modèle du genre. Une des conséquences de l'explication obligatoire est d'avoir à se dédire; beaucoup de sommités, mais pas seulement, n'en conçoivent aucune gêne : "jusqu'à présent, on croyait que", "mais maintenant on sait", affirment-ils avec une nouvelle foi, tout aussi douteuse. Expliquer est une manière de s'affirmer, puisque "je ne "sais pas", nous fait paraître bête".

 

La boite aux lettres américaine. C'est un un exemple amusant et révélateur de notre faculté d'interprétation, et d'erreur.  Les américains quelque peu isolés, ou en lotissements, ont une boite aux lettres typique au bout du chemin, en bordure de route; une boite métallique tout en longueur, ronde à sa partie supérieure, mais surtout muni d'un petit bras rouge qui se relève. On a toujours pensé en France que c'était un moyen, pour le facteur, de signaler au résident que du courrier avait été mis dedans. Mais les américains, à qui on n'a jamais rien demandé (typique de notre comportement..), répondent tout bonnement que c'est l'inverse: c'est bien le résident - et non le facteur - qui lève le bras rouge car il sert à signaler au facteur qu'il y a du courrier à prendre pour l'amener à la poste, service habituel chez eux. Ainsi, nos analystes clairvoyants imaginent à leur manière la raison d'être des choses ainsi que leurs devenir.

 

Le langage. Il est gestuel, sonore et olfactif pour la quasi totalité des animaux, humains inclus, et bien codifié pour chaque espèce, le cheval ayant été sans doute le plus étudié. Poissons, oiseaux, insectes, ont le leur, le plus bel exemple étant celui de cet oiseau africain qui entraîne l'homme dans la forêt jusqu'au nid d'abeilles, en espérant avoir quelques restes de miel qu'il ne peut aller prélever lui-même. N'oublions pas que le langage gestuel, même pour l'humain, prime sur le culturel. Impossible de s'exprimer sans gestes ni mouvements divers de tout le corps, qui sont soigneusement observés et analysés par l'interlocuteur. Sans connaître le langage d'un pays étranger, on s'y débrouille tout de même assez bien, pour l'essentiel. Un de mes poissons rouges, dernier survivant, m'attendait au coin du salon et était parvenu à faire des claquements avec la surface de l'eau et sa bouche dès que je m'avançais, avant même que je l'aperçoive.

Le centre de vie. Il a tout d'abord été placé dans le ventre, puis au cœur, avant d'être situé dans le cerveau pour les fonctions essentielles, bien que rien ne soit sûr. Il y a peut-être bien plus de décentralisation qu'on ne l'imagine. Cœur et poumons ont un rôle prépondérant que l'on ne parvient pas à identifier chez les végétaux (si ceux-ci peuvent s'envoyer des messages d'alerte, c'est en quelque sorte qu'ils pensent au moins aux autres (voir le monde végétal).
La repousse: elle existe chez certains animaux tel que le crabe, qui peut reconstituer un pince (en plus petite taille). D'autres animaux ont des repousses partielles. Chez l'humain le foie, si il est suffisamment taillé (en deux) peut se reconstituer tout seul. Les alvéoles du poumon aussi (on les ventile désormais pour accélérer la réparation après ablation. Le derme et la peau repoussent; on la fait même désormais repousser artificiellement en prélevant la peau d'un individu que l'on fait repousser dans un sérum qui lui a été prélevé de sorte que tout est à lui et sans rejet; après accroissement de la surface, on peut la lui greffer. Les recherches et les progrès dans le domaine de la peau, du derme et des veines est très encourageant. Les américains font pousser des micro veines (capillaires fins comme un cheveux) dans des moules de silicium empruntés à la technologie des microprocesseurs. On espère ainsi reconstituer un cœur. L'avenir est peut-être dans les cellules souche (cellules premières qui forment n'importe quel organe ou tissus dès lors qu'elles sont placées dans le milieu.

Le renouvellement; basiquement, nous sommes une composition "d'êtres" minuscules, une colonie de protozoaires, cellules, virus, microbes bactéries et bien d'autres que l'on préfère cependant ignorer; tous ces "composants" se renouvellent et meurent constamment avec un rythme assez soutenu car leur vie est courte ; les os et les dents perdent et reconstituent leur matière, nos muqueuses se retapissent, ainsi que la rétine, la peau se renouvelle de même que nos organes vitaux, cellule par cellule et il en est ainsi pour notre corps tout entier. Bref, nous sommes en recomposition permanente, comme ce nuage que vous observez mais qui n'existe pas "statiquement" car lui aussi se renouvelle en permanence :  l'air chaud en montant se refroidit et la vapeur d'eau qu'il contient se condense (comme la buée sur des vitres froides) : de fines gouttelettes d'eau se forment et continuent leur ascension ; elles retombent plus loin, se réchauffent et se vaporisent à nouveau, disparaissant ; ceci explique l'épaisseur des nuages, qui sont finalement de multiples jets d'eau plats suspendu en l'air. Les gouttelettes n'ont qu'une vie très courte mais le nuage est permanent. C'est ce que nous sommes jusqu'au moment où "nos composants" ne se renouvellent plus. Comme le nuage disparaît.

L'odorat. Comme tous les autres sens, son rôle est d'informer et de prévenir; pour un animal, il n'y a pas de bonnes et de mauvaises odeurs, mais seulement des odeurs utiles ou non. L'humain avec sa socialisation poussée, a tout répertorié et classé. Pour lui, il y a des bonnes et mauvaises odeurs. Les bonnes manières veulent que l'on ne parle pas de certaines odeurs associées à la vue de la matière qui les exhale, bien qu'elles proviennent de sa propre vie. On les ignore donc. Cependant, un médecin pragmatique et génial pense que si nous pouvions envoyer nos excréments à analyser, on dépisterait certaines maladies, dont les cancers, de la manière la plus efficace et la plus économique qui soit. Mais pour l'instant, il doit faire tomber le tabou. Nous devrions y mettre la main dedans.

Les défenses. Le camouflage est l'art de passer inaperçu. Il permet de ne pas être attaqué ou au contraire d'attaquer sans être dépisté. Il a ses limites puisque tout un chacun s'en méfie et apprend à connaître les techniques des autres. Les mammifères "se déguisent" afin de mieux se confondre dans leur environnement ; leur pelage change selon le lieu ou la saison. jusqu'à se fondre dans l'environnement. Incroyable mais vrai, voici une observation des plus étranges: dans les eaux limpides du récif hawaïen, une petite seiche se méfie de son ombre !  Enfouie toute la journée, elle ne sort que la nuit pour chasser. mais ses prédateurs la repèrent grâce à son ombre projetée sur le fond par la lueur de la lune. Elle s'est donc associée à une bactérie photo luminescente qui émet exactement la lumière nécessaire pour éliminer l'ombre !  "Sciences et Avenir".

Le mimétisme ; dans le monde végétal, pour attirer les insectes pollinisateurs, on imite en se parant de formes et de motifs adéquats. On pousse la falsification jusqu'à émettre des odeurs (phéromones) qui les attireront. le monde animal fait aussi bien, surtout les insectes, qui se pare d'imitations de fleurs, de feuilles, de branches. Si donc les fleurs simulent parfois des insectes, les insectes simulent des fleurs ou des insectes.
Le méloïdé, coléoptère des régions désertiques, produit des larves qui doivent se nourrir de miel.  celles-ci se regroupent donc en une masse compacte de centaines d'individus, qui imite parfaitement une abeille femelle. Est-ce ce qui pousse l'homme à se déguiser, le plus souvent pour se distraire ?
Ces troublantes accaparations et transformismes ne peuvent être faites que par les gênes, donc par le biais des virus et bactéries, lesquels on le sait, ont quelques difficultés à s'imagine notre monde extérieur ! 

Camouflage et dissimulation. Se cacher est souvent  vital. C'est une nécessité absolue les animaux, humains inclus. Chez l'humain, on portera à l'occasion,des vêtements discrets ou sombres, adaptés à l'environnement (le chasseur, le militaire se camouflent avec leurs équipements).
Les enfants "jouent " à se dissimuler et à surprendre. Ce n'est pas si innocent que cela. Tous connaissent cette période, assez longue, au cours de laquelle ils tentent de ne plus être découverts, inventoriant et imaginant de multiples possibilités. C'est un instinct qui se peaufine et qui nous tient tout au long de notre vie, pour se manifester lorsqu'il y a un risque. A la radio, un auditeur parlait de son chat qui lui ramenait des souris.  en début de page, un auditeur rapporte l'histoire d'une souris et de son très astucieux stratagème.

La ligne droite. Pour atteindre un lieu, l'effort minimum nous pousse à prendre la ligne droite, qui est la distance minimum. D'où les pelouses foulées alors qu'un sentier serpente à côté, les clôtures renversées, les colères d'avoir à faire un grand détour là ou l'on passait tout droit (autoroutes, propriétés), conflits qui vont jusqu'à blessures ou mort d'homme si le passage était vital (vu en Nouvelle Calédonie). Bon nombre de routes actuelles étaient d'anciennes voies de passage, provenant des sentiers du fond des âges, pas seulement des hommes mais aussi des animaux. elles correspondaient à l'origine à ce qu'il y avait de plus raisonnable compte tenu des difficultés et aléas du terrain. On dit en Corse que pour tracer le sentier dans la montagne, on suit la chèvre (qui combine le plus court avec le plus aisé). Les bêtes suivent leur instinct et lors des périodes de reproduction, n'iront jamais rechercher un itinéraire qui les éloignerait trop  de leur destination. Les crapauds traversent alors l'autoroute, les crabes se font écraser partout dans les îles du Pacifique et d'ailleurs, les gazelles risqueront leur vie en traversant la rivière à l'endroit où le crocodile les attend. Toutes vont s'engouffrer dans le même piège, espérant, dans la masse, y échapper.
En urbanisme, ce besoin primaire est ignoré, comme tant d'autres. Ces besoins primaires contrariés - allongement de trajets, ne pas pouvoir s'arrêter en voiture, ni faire demi tour etc - contribuent à notre insatisfaction, source de conflits et de violence.

 

L'œil. Il reçoit les rayonnements qui, transmis au cerveau, permettront de constituer une image de notre environnement. De récentes découvertes montrent que l'œil n'est pas si passif que ça et transmet des images déjà traitées.

Il y a une petite "tache" de notre rétine qui est aveugle car elle ne possède pas ces cônes et bâtonnets qui, au fond de l'œil, captent les rayons lumineux. Les rayons lumineux, de nature électromagnétique, agissent sur ces cônes et bâtonnets, lesquels seraient "électrisés" (porteurs d'une petite charge électrique comme les bornes d'un pile ou une batterie.

On a étudié l'œil de grenouille parce qu'il ne voit parait-il que ce qui bouge; mais tout le monde animal est ainsi, et nous n'y faisons pas exception. Le mouvement c'est l'alerte, soit un danger, soit une proie ; on voit donc bien mieux ce qui bouge par nécessité vitale ; les commerçants l'ont compris depuis longtemps, avec les enseignes qui se balançaient. Puis sont arrivés les agressifs néons, et plus tard les pub démentes à la télé. Autrement dit, "faut qu'ça saute !"  et si la télé captive tant et mobilise toute notre attention quelque soit l'intérêt du sujet, c'est bien parce que ça bouge. Les enfants, mais pas seulement eux, tournent instinctivement leurs regards vers elle et ne peuvent s'en détacher.

En captant les rayons du soleil par la pupille, l'œil permet aussi de fixer le calcium sur les os (un os vivant perd régulièrement de la matière et se régénère en permanence). Nous ne voyons qu'une infime partie du rayonnement solaire, (les couleurs de l'arc en ciel) ; le noir est l'absence de lumière et le blanc la composition de toutes. Au-delà du visible s'étend l'infini de l'ultraviolet et en deçà celui de l'infrarouge. Ajoutons que la réalité n'est pas ce que l'on voit et que l'œil peut être trompé ; voir plus loin "la perception et la communication" et "le monde rayonnant".

Vision par ultra sons. Comme pour la vision (réception de lumière, donc d'ondes électromagnétiques), les ultra sons permettent d'obtenir une image de l'environnement. La chauve souris est bien connue pour se diriger dans l'obscurité en émettant des ultrasons. Elles auraient donné l'idée du radar. On a découvert que des mammifères marins (baleines, bélougas, peut-être dauphins) émettent des ultra sons qui leur permettent d'obtenir une image, laquelle pourrait être plus performante que celle de leur vision elle-même; sa caractéristique est de pouvoir "traverser" les corps de sorte qu'ils verraient les organes fonctionner (une radiographie en somme).

Le sommeil et le rêve.  Je ne parlerai pas des trois phases quotidiennes du sommeil, souvent décrites, mais du grand mystère qui l'entoure et de ce qui s'y passe ou même s'y trame pendant son déroulement programmé. Nous vivons pendant notre sommeil des situations fantasmagoriques qui font appel à des évènements généralement vécus, n'ayant rien de commun en apparence, mais qui sont transformés et surtout assemblés. C'est paradoxal. Quand je dis nous, je pense à tous les animaux, nos compagnons.

On sait bien qu'après le sommeil, réparateur ou non, on trouve parfois la solution d'un problème. Pendant le sommeil, le cerveau fait le bilan de la journée ou de plusieurs, pouvant aller rechercher très loin en arrière n'importe quel sujet, effectuant des rapprochements insensés pour créer une image ou solutionner un problème. Ces films de la vie sont-ils crées par la nécessité de l'autodéfense, vitale pour la survie, parce que nous avons conservé notre cerveau dit "reptilien" ?. Le cerveau élabore-t-il pendant ces phases, quelque anticorps pour lutter contre une maladie, à l'échelle d'un individu ou de l'espèce ?. Comment expliquer qu'une épidémie cesse naturellement bien avant l'extinction de tout l'espèce ? est-ce que "le nouvel empire" s'éteint de lui-même, ou les "assiégés" développent-ils à la longue des défenses qui se transmettent on ne sait trop comment ?  sans doute les deux. Toutefois, on a tendance à surestimer l'action du cerveau humain (nous vivons la période du "tout intellectuel").

Note
: la nuit, le cerveau est libéré des contraintes de la vie quotidienne qui l'accaparent et il peut utiliser l'énergie dont le corps au repos n'a plus besoin, pour faire fonctionner sa partie "irrationnelle", celle de l'instinct, celle qui vous fait choisir un(e) partenaire, celle qui calcule la vitesse d'approche d'une voiture et vous dit de passer ou pas, celle de la prudence ou du risque, celle des craintes irraisonnées et du bonheur.
Le cerveau est très irrigué par le sang et consomme beaucoup de sucre.  Une petite coupure sur la tête est très impressionnante car on est immédiatement couvert de sang.

Un homme  a été privé de sommeil pendant une bonne semaine, record battu ; en fait, c'est faux car il serait mort. La réalité a montré que sur la fin, notre homme dormait et rêvait tout éveillé et ne savait plus dans quel monde il était ; par exemple, il s'adressait aux panneaux de signalisation qu'il prenait pour des personnages !

 

 

 

 

La douleur; c'est l'alarme qui est censée appeler l'attention sur le risque que court telle partie du corps. Parallèlement se déclanche le mécanisme de retrait qui tente de préserver ce qui peut l'être. Il y a des personnes qui sont privées de cette fonction, par maladie ou génétique. Il sont obligés de se protéger car ils se blessent partout sans s'en rendre compte ; ce qui nous paraît être un avantage devient vite une catastrophe. On aimerait pourtant que la douleur cesse dans bien des cas, notamment lorsque l'évolution est, selon les termes médicaux, "irréversible". Pourquoi faut-il alors tant souffrir inutilement puisque rien ne peut être fait ? est-ce que cela stimule mieux les défenses naturelles ?  j'en doute.

Il est probable sinon certain que le niveau de douleur ressentie varie selon les individus, mais aussi les époques et les conditions de vie. Alors que la vie était bien plus dure, il n'y a pas si longtemps que ça, on ne se plaignait pas pour un bobo. On arrachait les dents dans la rue et les barbiers étaient généralement les chirurgiens. On sciait et coupait les membres, avec une bonne rasade d'alcool et un chiffon dans la bouche. Ils devaient tout de même crier un peu. Relativement, on en souffrait moins, préoccupé sans doute par des choses plus cruciales. Reste que certaines douleurs ne pouvaient être supportées par des gens pourtant durs, et qu'ils préféraient le suicide, si ils le pouvaient.

Plus sérieusement, la question peut être posée différemment ; sous l'aspect de la violence du choc (thermique ici), plutôt que de la sensibilité. Je m'explique : on sait que l'hydrocution est un choc violent qui paralyse et tue un plongeur qui passe brutalement d'une température douce à une température glacée.

Ce qui paralyse et fait perdre conscience est la totalité des signaux d'alarme qui submergent le corps et le cerveau, lequel "disjoncte". On dit qu'un animal attaqué par un lion ne sentirait pas les morsures sous la puissance des mâchoires, à condition, naturellement de mourir rapidement. C'est un dresseur de fauves de cirque qui l'a dit, après avoir lui-même expérimenté une attaque handicapante. La douleur n'est venue qu'après et il en est ainsi dans bien des cas : on ne ressent pas tout de suite la douleur. Un automobiliste accidenté sort de sa voiture, et s'en éloigne; plusieurs mètres plus loin, il tombe. Il a marché avec une jambe cassée. De tels cas ne sont pas généralisables - une coupure fait généralement très mal et la torture incomparablement plus. L'époque et les circonstances comptent également. suite colonne droite

On aimerait ainsi que le jeune stagiaire tombé dans une cuve de chocolat brûlant, n'ait rien ressenti en mourant, et qu'il en soit de même pour les ouvriers tombant dans une coulée d'acier. Et par extension,  tous ceux qui sont écrasés, qui tombent de très haut etc. Pour avoir expérimenté un violent accident de voiture, je peux dire qu'on est dans une sorte d'inconscience, pas agréable certes mais que l'on accepte sur l'instant comme une sorte de triste fatalité ; on ne ressent aucunement les coups, pourtant violents. La douleur n'arrive qu'après, avec la conscience. Là encore, la notion de soudaineté, de violence subie intervient. Ne reste donc de certain que la terreur de ce qui survient. Et je suppose que le homard s'en rend bien compte. Une information, mais qui n'éclaire guère le sujet : selon un professionnel, les crabes plongés dans de l'eau bouillante perdent leurs pattes et se "lâchent" (fonts leurs besoins comme presque tout animal en mourant ou soumis à une peur terrifiante, humains inclus)

Les animaux ne se plaignent pas et ne peuvent guère se suicider, en dehors de se jeter à l'eau ou du haut d'une falaise, s'échouer comme on le prétend - sans preuve réelle - pour les baleines, ou encore en se laissant tout simplement mourir. Notre chatte a dû être euthanasiée; elle souffrait d'un cancer qui lui gonflait tout le ventre alors qu'elle était devenue très maigre; elle tentait de se lever à notre approche, sans un cri. Que ressentait-elle pour ce qui fait crier les humains ?  J'ai été témoin d'une fin semblable pour une chienne. Mais d'autres gémissent de douleur (par exemple, rhumatismales)

Il est de bon ton de critiquer les scientifiques. L'un d'eux pose une question cruciale, qui a le don de nous faire sourire : le homard (ou autre crustacé je suppose), souffre-t-il quand on le plonge dans l'eau bouillante ? et il dit en douter, mais c'est peut-être pour mieux le digérer une prochaine fois, l'esprit tranquille. Comment le vérifier ?  Le homard serait-il insensible ? à mon avis, si il se défend quand on tente de l'attraper, comme toute chose vivante qui ne veut pas mourir, c'est déjà qu'il est sensible à quelque chose. Pourquoi ne sauterait-il pas de joie, pendant qu'on y est ? ma femme dit qu'il en devient rouge de plaisir. Ceci me rappelle la blague du polytechnicien:  il met une sauterelle sur la table et tape avec une règle : la sauterelle saute. Il lui coupe une patte postérieure et tape avec un règle : la sauterelle saute : il coupe la deuxième patte postérieure et tape avec la règle : la sauterelle ne bouge pas. Conclusion, quand on coupe les deux pattes d'une sauterelle, elle devient sourde.

 

Les réflexes, la mémoire, la pensée; le cerveau contrôlerait tout ou presque, sauf semble-t-il, les réflexes "conditionnés" (exemple : retrait de la main si on se brûle). Comme la plupart des animaux sans doute, l'homme possède un cerveau dont une partie (on dit improprement couche) est le cerveau "reptilien"; le nom est explicité, il remonte au fond des âges. Rustique (?), mais essentiel car il nous dirige; les belles envolées sur notre super intelligence sont vérifiées chaque jour à la maison, dans la rue ou dans les journaux ; humeurs, incivilités, violences, vols, détournements d'argent par les plus nantis, meurtres, guerres programmées plutôt chez les autres afin de leur voler leurs ressources plutôt que de les aider à ne pas mourir de faim; c'est aussi l'esclavage dans quelque usine souterraines ou à domicile (tiers monde mais aussi dans les sous-sols des pays riches).
Une deuxième partie du cerveau est celle de la connaissance, de l'intelligence (le cognitif). De fait, le cerveau intelligent ne fait  bien souvent que justifier les actes du cerveau reptilien, ce que l'on vérifie aisément par nos justifications quotidiennes: "tu as toujours raison"; car on se justifie et l'on se disculpe de nos comportements avec la plus parfaite mauvaise foi, et ajoute-t-on parfois, pour le bien des autres ! il a été dit qu'un ingénieur peut produire une liasse de calculs pour prouver que le barrage doit être là mais qu'il pourrait en écrire autant pour démontrer l'inverse, boutade qui tant à confirmer ce que savons parfaitement bien: on a souvent d'instinct un avis et on ne raisonne qu'après en réunissant tout ce qui nous est nécessaire pour convaincre.
Les pires actes du cerveau reptilien: au bas de l'échelle, ceux qui peuvent utiliser ou ruiner leurs prochains sans aucune mauvaise conscience; au sommet les assassins les plus abjects qui ne perçoivent pas le mal qu'ils font ; ils peuvent l'admettre ou le reconnaître mais ils n'en sont pas affectés ; les assassins de la pire catégorie, dans leur cellule, disent au psychiatres spécialisés venus les entendre: ne me laissez pas sortir car je recommencerai. Ils sont conscients mais ne peuvent rien contre eux-mêmes.
Le cerveau de la mémoire nous serait particulier, tout au moins par son importance (c'est probablement celui qui croît le plus vite)/
L'humain se plaît à croire que lui seul possède l'intelligence et l'on s'étonne encore que des animaux puissent en avoir car cela dérange pas mal de certitudes (voir l'orchidée et l'abeille). Voir aussi plus bas "l'éducation".

L'habitude ; les habitudes sont une étrange chose car elles nous soulagent des tâches courantes, sans doute afin de libérer le cerveau pour d'autres préoccupations. On peut faire ainsi ce que l'on appelle "le multi tâche" en informatique, c'est çà dire plusieurs choses à la fois. "On enclenche en somme le pilote automatique". Et l'on rate la sortie en voiture parce que, empruntant l'itinéraire habituel, on a oublié que cette fois, la destination finale était différente. Où l'on part à gauche, comme d'habitude, alors qu'il fallait sortir à droite. Ce type d'habitude là s'apparente au réflexe conditionné. Le domaine des habitudes est vaste et dans celui du comportement, l'habitude est rassurante car on connaît tout de ce qu'il doit normalement se passer. Pourquoi aller chercher ailleurs, ce que l'on est sûr de trouver à côté,  dit-on ?  C'est la voie de la sagesse. Les chercheurs disent que "l'on se place ainsi dans une zone de confort". Des chercheurs argentins ont trouvé que la fameuse "danse des abeilles, en forme de huit sensé indiquer la direction et la distance d'une source de pollen, serait en réalité seulement un échange d'odeurs destiné à signifier que l'une d'elles a localisé un autre lieu et le propose, sans plus. Cela se passe semble-il dans la plus grande indifférence des autres abeilles qui généralement, préfèrent revenir à leurs bonnes habitudes.

 Des études ont montré que 45 % de ce que nous faisons quotidiennement est habituel. Habituel, c'est presque instinctif, et les cabinets conseils en publicité s'en préoccupent sérieusement. On favorise donc l'instinc dans la publicité, afin qu'à une action, s'y associe automatiquement une autre. Exemple, s'asseoir sur le fauteuil pour regarder la télé et boire ou grignoter quelque chose. Le Dr Curtis, Burkina Faso, s'est renseigné auprès des publicistes pour apprendre à manipuler les enfants, mais dans un but humanitaire cette fois ; il s'agit de lutter contre certaines maladies en donnant l'habitude aux enfants de se laver les mains.

Avec l'habitude, "ça roule tout seul, pas de souci". Sauf que le risque est à ce moment plus élevé. Les accidents de voiture sont bien plus fréquents à proximité du domicile, parce qu'il y a relâche de l'attention, surtout au retour d'un long voyage.
L'habitude, qui privilégie la continuité, s'oppose ainsi à la nouveauté. Là existe bel et bien une forte contradiction, qui a bien souvent tourné au rejet sinon au conflit. L'animal est en effet curieux de nature et assez féru de nouveauté ; c'est là son moindre défaut dirait M. De La Fontaine. Cela parce qu'il lui faut toujours prévoir et s'assurer du meilleur, ce que l'on ne réalise pas dans l'immobilisme. Par exemple, les conditions de vie pourraient bien changer et l'on ne pouvait plus faire ceci, ni trouver cela. Donc, au cas où ..il faut oser et donc se risquer. C'est une situation que nous vivons constamment, et difficilement puisqu'il faut gérer l'inconnu. Tout dépend de la nature du risque.

L'éveil, la curiosité; les sens sont toujours en éveil, même la nuit (ouie, odorat), bien qu'il arrive que rien ne puisse nous réveiller si on dort comme un "sonneur de cloches" ; il n'en est peut-être pas de même pour les animaux, qui risquent bien davantage pour leur vie. L'éveil des sens est capital car il préserve du danger (prédateur, ouragan, feu ..) ; il permet aussi de repérer la proie ; la curiosité permet de s'informer et de prévenir toute mauvaise surprise; elle permet aussi éventuellement de copier ou de s'attribuer les avantages de l'autre; c'est ainsi que les nouveautés se propagent vite. Dans notre société, le bavardage et l'espionnage relèvent de la même motivation, se tenir au courant..

Le jeu, vraiment ? ; chez tous les animaux que nous connaissons un peu, c'est l'apprentissage de la vie ; ce qui est permis de faire et ce qui ne l'est pas ; c'est ce que l'on nomme la socialisation ; le jeune ressent la vie avec ses gènes, observe la vie aux alentours et tente de lui-même. La vie ou ses parents lui inculquent les limites. Il apprend à se défendre, à observer, à se méfier, à connaître les autres (de son espèce ou non), à comprendre les sexes, à appréhender les éléments (pluie, vent, température, tempêtes), à s'abriter, à préparer ce qu'il veut faire, à attaquer pour se nourrir.
Bien des jouets d'enfants n'apportent rien d'utile et sont rapidement délaissés ; l'enfant souhaite jouer à la vie tout comme les autres animaux et  c'est pourquoi il aime tant se cacher pour surprendre ou enfiler les chaussures des parents. L'enfant vit dans l'imaginaire et rêve toujours de cabanes pour s'abriter mais aussi pour s'isoler, se dissimuler, comploter avec les autres ; il vit de contes, de batailles, d'aventures, de risques ou pour les filles, de maison, de poupées, de coiffures de bijoux, de cuisine et de mets. Il veut construire sa vie. L'en priver pour le scolariser à outrance trop tôt sous prétexte qu'il a la capacité d'apprendre tout très vite est une atteinte à sa vie. Quelques arbres, un recoin, voire un terrain vague qu'ils creuseront avec leur vélo ou leur scooter pour se donner des sensations, seront à jamais supérieurs à ce que nous leur achetons.
Mais pourquoi les enfants aiment-ils toujours sauter dans les flaques d'eau, faire des cabanes pour s'isoler et se cacher, se murmurer des petits secrets à l'oreille ou comploter, marcher avec les chaussures des parents, jouer à cache cache à toute occasion, se mesurer aux autres, chacun à sa manière et selon ses moyens ?  c'est tout un apprentissage que l'instinct de la vie humaine leur souffle : observer sans être vu, se dissimuler pour ne pas être attrapé, jouer aux grands et voir jusqu'où l'on peut aller sans grand risque, se mesurer aux autres et se situer sur l'échelle sociale, physiquement et mentalement ; afin d'y avoir sa place et d'y jouer son rôle.

le stockage ;  stocker alors que nous n'en avons plus besoin, c'est encore du réflexe reptilien; dès que le carburant augmente, on fait la queue pour faire un plein et si les nouvelles sont "inquiétantes" , on stocke riz, pâtes, farine, sucre, café. Pour rien, mais le reptile veille !

      suite Perception, communication, socialisation, humanité et société..
 

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