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Pages regroupées

Portes, fontaines, balcons, campaniles.. Maisons et façades.. Contrastes et défis architecturaux, minimal, naturel..   Couleurs  Décors urbains, peintures murales, ronds-points.. Arts et trésors antiques  Architecture et arts religieux  Habitats anciens et rustiques. Architectures, matériaux, ouvrages d'arts, techniques

 

Religions Judaïque, chrétienne, musulmane. Aperçu sur d'autres religions, voir architecture 6

Elles s'appuient toutes trois sur les mêmes fondements, dont un Dieu invisible et omniprésent, à tendance homicide pour ceux qui ne croient pas en lui, et pour l'homme en général dont il ne parvient pas à laver les pêchés (le déluge s'est produit pour faire disparaître les hommes, sauf Noé, le bon). Ce dieu envoi ses émissaires-pèlerins partout (prophètes, saints..) afin de convaincre les hommes du monde, sous la menace si nécessaire (Jésus Christ menace les Pharisiens (bible), et sa croyance fait ultérieurement combattre les armées musulmanes ; les romains sont pourchassés, la guerre est déclarée aux protestants (huguenots..), il y a des sacrifices.. Les trois religions se sont surtout différenciées en requalifiant les même faits. La Pâque juive n'est pas la Pâque chrétienne, ni pour le motif, ni pour la date. Le jeune est conservé partout, avec les nuances (Carême et Ramadan), on en fait une fête, carnaval, fin de ramadan; Abraham le fondateur a une suite historique dans la bible (fils..) alors que pour les musulmans, il a simplement existé (Ibrahim), sans qu'ils y relient leur origine.  L'ange Gabriel, annonciateur, s'est manifesté en s'adressant au premier prophète, mais de manière différenciée (Moïse l'a entendu une fois pour les tables de la loi, Muhammad (Mahomet), l'a entendu tout au long de sa vie, Jésus (devenu Christ),  est le fils de Dieu (le Père), le Messie, et aussi son agneau, (l'agneau de Dieu) ou encore le Roi des hommes; si l'ange Gabriel est bien le porte parole de Dieu, il ne l'a pas été pour Jésus Christ, investi d'emblée (né fils de Dieu), mais s'est adressé à Marie, vierge, pour lui annoncer sa grossesse. Les lois ont un fondement commun (adultère, droit d'aînesse, préceptes moraux et sanitaires (poisson le vendredi, pas de porc, bêtes saignées..).  Les jours saints (repos): vendredi (Djema ?) pour les musulmans, samedi (Sabbat) pour les juifs, Dimanche pour les chrétiens. La lapidation : Jésus Christ y a mis fin pour les chrétiens avec Marie Madeleine que les juifs devaient lapider. Copulation, travail et gains s'y retrouvent avec tant d'autres choses susceptibles d'ordonner la vie. Ces religions sont à la base de véritables gouvernements (encore vrai pour l'Islam), appuyés par le prêche, la communion, la prière, la quête, les dons, ou la lecture et le respect du Coran. Alléluia, d'un côté (louons le Seigneur), Allah Akbar de l'autre (Allah est grand).

Jésus est "Issa" pour les musulmans.

Hébreux, Juifs, Judaïques. Symbole ; L'étoile à 6 branches (deux triangles inversés). Le chandelier à 3 branches à plat, en U (six bougeoirs), est également caractéristique.

Nomades de Mésopotamie :  situation :fleuves Euphrate, Tigre, c'est à dire Nord Arabie Saoudite, Irak, partie Iran actuels. La Mésopotamie, un des berceaux de la civilisation, avec La Crête, l'Egypte, la Chine, fût occupée par les Sumériens, les Amorrites, les Assyriens, puis conquise par Alexandre le Grand et les arabes.

Choisi parmi les membres d'une tribu installée en Chaldée (Euphrate, Irak actuel), Braham reçoit l'ordre, à la mort de son père Tera, de se mettre en route vers la terre promise
. Braham devient alors Abraham.
A cette époque, en Inde, on adopte la religion Brahmanique avec un dieu créateur Brahama.

La tribu augmente en nombre et s'implante au Sinaï, en Egypte, controlée par les pharaons. L'Egypte devient alors pour eux la terre de Misraïm, la maison des cerfs (la bible dit qu'ils y étaient réduits à l'esclavage).
Les enfants juifs furent alors massacrés sur ordre de Pharaon. C'est le récit de Moïse sauvé des eaux, car placé dans une corbeille sur le Nil, et récupéré par la fille de Pharaon. Yahwe (Dieu) ordonna à Moïse (Moshé en hébreu) de quitter l'Egypte avec son peuple.
Dieu informa Moïse de sa décision en faisant brûler un buisson ardent sans se consumer. L'Egypte fut alors frappée des dix fléaux (plaies). Moïse put ainsi organiser le départ. A minuit, tous les nouveaux nés Egyptiens devaient ëtre tués, le fils du pharaon aussi. Les portes des maisons des enfants juifs furent marquées de sang des chevreaux et agneaux sacrifiés. C'est l'origine de la Pâque juive (la libération).

Au milieu d'un déchaînement de la nature, d'éclairs, de feu et de bruits terrifiants, les dix commandements lui furent révèles par "Yahvé" à Moïse. Les dix commandements furent entendus par Moïse sur le mont Sinaï.
Les dix commandements (le décalogue)
1 Il ne seras pas pour toi d'autres Eloïm (Dieu).
2 Tu ne feras pour toi ni sculpture ni toute image.
Tu ne porteras pas le nom de ton Eloïm en vain. Cela afin de prévenir toute idolâtrie.

la suite concerne le vol, l'homicide, l'envie, le mensonge etc..). L'interdiction de représenter Dieu a été respectée pendant toute la durée de l'errance des juifs. Des peintres modernes juifs tels que Chagall ont ensuite commencé à décorer les synagogues.

5 obligations et 70 interdits précisent les règles fondamentales de la vie des juifs.

Selon les récits de la bible (ancien testament), le nom de Dieu ne se prononçait pas. IHVH Adonaï / Eloïm / Yahwe (Dieu).  Dieu ("YHWH, supposé Yahweh ou Yahvé" en hébreu, "celui qui est", mal prononcé "Yehovah") est le créateur, le tout puissant.

Dieu a tout créé, dont l'Eden (le paradis avec Adam, qui est le premier de tous les prophète et Eve, le serpent et la pomme).
Adam et Ève reçoivent les deux premiers commandements : fructifier et multiplier. Ne pas toucher aux fruits de l'arbre..

"Avant la création, le monde est un mélange de terre et d'eau, de lumière et de ténèbres. Dieu créa le monde en six jours en finissant par les animaux et l'homme, et se reposa le septième".

Génèse, 1, 27 : "Dieu créa l'homme à son image ; mâle et femelle, il les créa". Il n'y a jamais eu de côte découpée sur Adam.

Si j'ai bien compris, lors d'une émission de la radio RCF, une base de "12 générations aurait produit chacune 12 descendants" (exemple, Jacob eût 12 fils, les apôtres étaient douze + Judas) ; autant de personnages qui ne sont pas vraiment bons les uns avec les autres, assez vicieux parfois et assassinant avec entrain. Une immense saga, dont la complexité des sources n'est égalée que par le flou qui la recouvre (rouleaux géants manuscrits de la Mer Morte, transmissions orales).

 Sem est l'ancêtre (très éloigné) d'Abraham ; on lui doit l'appellation de "sémite", qui désignerait donc les peuples Juifs et Arabes. Abraham : patriarche hébreu de la lignée de Noé, né en Chaldée, est le père d'Isaac, d'Ismaël et de la nation Juive. Selon la Bible, Dieu lui demanda le sacrifice de son fils pour éprouver sa foi : un ange arrêta son bras alors qu'il s'apprêtait à le faire. Ismaël serait l'ancêtre des Ismaélites (Arabes). (Larousse).

Jacob est son petit-fils, le plus connu par son destin. Jacob (nommé Israël par Dieu), eut 12 fils, dont Juda Macchabée (à distinguer de Judas l'apôtre). Tous étaient chef d'une tribu, celle de Juda étant la plus importante. C'est Juda qui conseilla à ses frères de vendre l'un d'entre eux, Joseph (donc chef de tribu) à l' Égypte.
Joseph fut par la suite guidé par Moïse  - le prophète de Dieu, qui interdît la viande de porc - pour quitter l'Égypte avec le peuple Juif finalement persécutés par un Pharaon ; ils parcoururent le Sinaï pour finalement atteindre "la terre promise" et s'installer à l'est de la mer Morte et du Jourdain, puis entre le Jourdain et la mer. (Larousse).

Une fois en terre promise, après une période de transition, il y eut un premier roi unique, Saul.  Le roi David renforça la ville de Jérusalem, tandis que le roi Salomon y construisit le premier temple. Puis les douze tribus se séparèrent en deux royaumes, celui d'Israël au nord et celui de Judée au sud.

 En 587, Nabuchodonosor réduisit Jérusalem en cendres. Les juifs purent revenir après la chute de Babylone, rebâtirent le temple mais tombèrent sous l'administration Égyptienne.
Sous la direction de Juda Macchabée, ils connurent quelques années d'indépendance pour retomber sous le joug des Romains ; acceptés pendant un temps, ils furent persécutés sous le règne des empereurs chrétiens.

Note : Selon des historiens, le pays aurait été conquis ou lentement envahi par cette peuplade qui se serait appuyée sur la religion pour acquérir une importance et une emprise qui faisaient défaut au regard des grandes et puissantes civilisations de l'époque.  Égypte et Sinaï : les juifs auraient travaillé comme esclave (notamment dans les mines du Sinaï) mais aucune trace écrite ou archéologique ne permettrai de l'affirmer, bien qu'historiens et romanciers les prennent en compte dans leurs récits.

L'ancien testament de la Bible est un recueil de textes (dont les seuls restes écrits anciens sont les rouleaux de la mer morte), qui retracent en trois ou quatre parties les institutions, l'histoire, la vie et les mœurs des juifs:  Torah ou pentateuque (genèse, exode, nombres..), livres historiques (les rois..), livres prophétiques et poétiques.

Les juifs, finalement sans terre, (thème du Juif errant) se sont installés dans de nombreux pays d'où ils ont souvent été chassés, comme en Espagne où ils prenaient trop d'importance, comme ils l'avaient été d'Égypte ; chassés sous les Empires Romain (catholiques) et Arabe, ils ont été acceptés sous l'empire Ottoman, ce qui explique les liens entre la Turquie et Israël de nos jours.


 Elie Wesel, Le Point. 07 2005. "Le judaïsme est l'ensemble des notions, des concepts, des commentaires, des interprétations, des lois qui sont rassemblés dans le Talmud, ce livre de la tradition orale, presque aussi important pour les juifs que la Torah. Le judaïsme est aussi l'ensemble des souvenirs et des espérances de toute une communauté. Le juif d'aujourd'hui,. comme celui d'hier, se réclame de l'enseignement de Moïse, fondateur de la nation, législateur, commandant en chef de la première armée de libération nationale. Mais il se réclame aussi de David, ancêtre du Messie et des prophètes comme Isaïe et Jérémie.

"Elle n'admet pas le culte des morts. elle est, et plus que les autres monothéismes qu'elle a devancés, la religion qui met le plus l'accent sur la vie. Le cérémonial grandiose qui a entouré la mort de Jean-Paul II est pour nous impensable.
Le judaïsme nous ancre dans la vie. "Au nom du judaïsme, on a le droit de transgresser tous les commandements. Il y ainsi 613 commandements dans la Torah, et seulement trois interdits qu'il ne faut pas transgresser et pour lesquels il faut payer de sa vie. L'idolâtrie, d'abord. Si l'ennemi dit " il faut que tu adores cette idole, sinon je te tue ", je dois me laisser tuer. L'adultère, ensuite. Il est prescrit que si quelqu'un me dit " couche avec cette femme mariée, sinon je te tue ", je dois me laisser tuer. Et enfin, le meurtre: si quelqu'un dit " tue. sinon je te tue", il faut se laisser tuer. Ce sont les trois cas, extrêmes, où la vie est sacrifiée. Mais le Talmud rappelle que si, en certaines circonstances d'oppression exceptionnelles, le tortionnaire dit " noue tes. lacets, sinon je te tue " eh bien. là, il n'y a pas de raison de se laisser faire II faut riposter, et éventuellement se battre.
Pour répandre la paix. Il peut y avoir beaucoup de violence dans la Bible, surtout dans le livre de Josué, qui raconte la conquête de la Terre promise. Le judaïsme est une religion qui donne un sens à l'Histoire: c'est celle qui a apporté au monde le messianisme, la promesse d'un avenir meilleur. elle est, et plus que les autres monothéismes qu'elle a devancés, la religion qui met le plus l'accent sur la vie".

"la connaissance de la Loi et donc l'importance fondamentale de l'étude. Il n'y a aucune autre tradition religieuse où il y ait une telle passion et une telle énergie investies dans l'étude. En théorie, il faudrait étudier la Torah jour et nuit, d'où la place accordée à celui qui enseigne, le maître. Le mot rabbi veut dire instituteur, et non pas prêtre, mot qui implique la notion de sacrifice. La religion juive en effet n'a pas de clergé, il n'y a pas d'intercesseur entre le fidèle et Dieu.


La bénédiction accompagne presque tous les actes d'un pratiquant. La prière est très codifiée. Faite en commun à la synagogue, elle exige la présence d'au moins dix hommes, âgés de plus de 13 ans. Les fidèles couverts d'une petite calotte, la kippa, se couvrent les épaules du tallit châle orné de franges. Ils portent sur le front et au bras gauche des phylactères, cubes de cuir noir contenant quatre versets de la Torah.
Les commandements la Torah comporte 613 mitzvoth ou commandements. Parmi eux, le sabbat, (le repos du samedi), la circoncision des garçons, la kashrout (les interdits alimentaires).

Viande casher; seules sont autorisées les viandes de ruminants à pieds fendus, qui doivent être égorgés avec un couteau bien tranchant, coupant la trachée artère et l'oesophage en un endroit bien précis. Donc pas d'animaux de basse cour ni pigeons .. La bénédiction et le contrôle d'un religieux est impérative
Seulement les poissons à écailles et nageoires. Aucun crustacé (
A New York, les rabbins se sont insurgé de la présence de copépodes dans l'eau (micro crustacés très utiles pour sa purification). hebdo Marianne, juin 2004.


En France, deuxième communauté juive du monde, les Ashkénazes, d'origine germanique et plutôt laïques, ont été dominés en nombre par les Séfarades, venus d'Afrique du nord à l'indépendance de l'Algérie

Les dix doigts de la main correspondent aux dix commandements. Les 5 doigts de la main droite, main de miséricorde, représentent les cinq premiers commandements régissant les rapports de l'homme à l'être créateur, de la terre et du couple géniteur de l'humanité.
Les cinq doigts de la main gauche, main de rigueur, représentent les cinq derniers commandements interdisant le meurtre, l'adultère, le vol, le mensonge et la concupiscence. Ils régissent les rapports des hommes entre eux.

Un des dix commandements, retenus surtout pour les péchés, l'un dit "tu n'adorera pas d'autres dieux que moi" ce qui est une bonne précaution contre la concurrence et l'expression d'un totalitarisme sans détour. Jésus y a ajouté : Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, parole reprise par Le Président Bush pour la guerre en Irak.
Les femmes ont au mieux un rôle secondaire dans toutes les religions. La religion catholique a fini par faire une petite place à la femme, que l'on a peinte ou même sculptée, parfois en révèlent des formes interdites jusqu'alors (voir les cathédrales plus bas, fin du chapitre). A l'occasion, les religieux ne s'en privaient pas. Des peintures montrent cela, confirmant que le pouvoir abuse de tout quel qu'il soit.

Dieu n'insuffle pas un modèle de paix sur terre, loin de là. Jalousie, meurtres, espionnage, trahison, cupidité, mépris jalonnent l'histoire que raconte la bible, à l'image des hommes.

Le déluge : devant l'inconduite des hommes, après que le couple géniteur (Adam, Eve), aient été chassés de l'Eden (paradis) pour ne pas avoir écouté Dieu, la disparition de l'humanité tout entière est programmée. Le déluge doit faire la faire périr, à l'exception de Noé, resté fidèle, de sa famille et des animaux de la terre

Jéricho, première ville rencontrée par les hébreux en marche vers la terre promise, devait être conquise. Josué, chef des hébreux après Moïse eut recours, dit-on, à l'espionnage par l'entremise d'une prostituée qui enjôla les habitants. Les trompettes eurent ensuite raison des murs qui s'écroulèrent au septième jour.

Exode 13, nombre 3 de la Bible : tout premier né doit être offert à Dieu. Les musulmans mettent fin à cette obligation, qui conduisait au meurtre d'enfants.

La pratique de la lapidation
, châtiment prévu dans la bible, serait d'origine juive et non musulmane.  Si Mahomet a bien ordonné la lapidation d'un couple adultère (les deux, homme et femme), c'est à la demande de notables juifs. (voir ci-dessous, "Musulmans")

Le lévirat est une coutume juive qui préconisait qu'un frère ait l'obligation d'épouser sa belle sœur veuve, si son mari était mort au combat ou si elle n'avait pas eu d'enfant de lui.

Mercantilisme : le seigneur (J.C.) donna une pièce d'argent à trois personnages. Lorsqu'ils les revit, le premier dit : Seigneur, j'ai bien utilisé ton argent et je te rends maintenant trois pièces. Bien dit le seigneur tu as bien utilisé l'argent que je t'ai donné et je te donne deux villes (?). Le deuxième répondit qu'il n'avait que deux pièces. Bien, dit le seigneur je te donne une ville. Le troisième dit, Seigneur, j'ai conservé précieusement l'argent que tu m'avais donné, voici la pièce. La réponse cingla : tu as mal agi, tu seras puni. Jésus étant juif, on peut comprendre sa réaction. Je rapporte ce texte de l'évangile, entendu distraitement sur "radio chrétienne française". Le prêtre commentateur s'embrouillait tout de même pour en donner une explication crédible.

Parmi les multiples subdivisions des religions Judaïques ou Chrétiennes, les témoins de Jéhovah, crées aux USA, occupent une place particulière (ce mot provient de Yahvé, Dieu en hébreux, mal prononcé "Yehova" car écrit à l'origine avec des consonnes "YHV" ou YHVH" (il n'y avait pas de voyelles) ; ils pratiquent une autre lecture de la bible en s'appuyant sur les premiers textes, reprenant le vrai nom de Dieu, Yehovah ; de mauvais anges pervertis par le diable ont investi la terre et fauté par les hommes au nom de Yehovah ; au ciel les anges sont purs. Les animaux ont comme l'homme, une âme qui meurt avec lui.. Mais l'homme ressuscitera pour le jugement dernier. Les hommes mauvais qui, jugés, redeviendront morts n'auront plus aucune existence. C'est contraire à notre notion catholique d'enfer et de paradis éternels. Les témoins de Jéhovah, qui sont qualifiés de secte, demandent à être reconnus . La reconnaissance par l'État d'une religion est accompagnée d'avantages non négligeables.
J'ai connu l'un d'eux au travail, un homme sérieux, et je me souviens que son enfant étant assez sérieusement malade, il refusait de le faire soigner. Il accepta finalement d'aller voir un docteur sous la pression de ses collègues. Il m'a donné une petite bible qui me permet de préciser quelques points.

"Yahvé" pour les juifs, ou d'autres écritures, car l'hébreux ne comportant que des consonnes ("YHV" ou YHVH"),  sa "traduction", avec des voyelles relève de la phonétique, susceptible de prêter à différentes interprétations.

Chrétiens. Symbole : le poisson ; on retrouve souvent le poisson dans les croix et ornements, dont celles qui ont été  érigées pour célébrer la fin des moissons (il y en a un peu partout). Le dogme repose sur la Trinité (le Père (Dieu), le Fils (Jésus Christ) et le Saint Esprit, qu'ils souflent pour en pénétrer ceux qui le méritent).

Ce sont des Judéo-chrétiens. La religion chrétienne repose sur le socle judaïque, mais décrit surtout la religion à partir de la naissance du Christ (ou Jésus-Christ, Jésus étant l'enfant de Dieu) ; il y a débat sur ce point, le Christ étant aussi un prophète, révélant l'existence de Dieu tout comme Moïse pour les juifs ou Mahomet pour les musulmans. C'est le nouveau testament qui rapporte sa vie et celle des apôtres..

L'Église catholique soutient que Jésus et la Sainte Vierge étaient présents dans l'ancien testament, "le Messie" (Mashiah en hébreux) et le Juste souffrant (édition "le Quid" ). Marie aurait été "la Zera", descendante d'Ève. Les judaïque réfutent cette possibilité.

Jésus est un nouveau prophète juif, dissident considéré comme traître et condamné pour cela. C'est pourquoi Jésus est tué sur la croix, connaissant le même sort que les voleurs et bandits crucifiés avec lui le long du même chemin. Il faut ajouter que nous sommes en pleine période de l'empire romain, vénérant une multitude de dieux (inspirés des dieux grecs), les romains étant parfois accusés du meurtre (en intention et responsabilité). Au pied de la croix, Ponce Pilate aurait dit avant de le faire clouer "tu es le roi des juifs, es-tu roi, donc ?  Jésus répondit "tu l'as dit".

Cette période est couverte par le nouveau testament de la Bible. La religion chrétienne ne renie pas ses origines (ancien testament).

Jésus-Christ a introduit l'amour au cœur de la Torah (voir ci-dessus "Juifs"), il déclare que la sainteté ne peut être comprise sans la liberté, s'opposant ainsi au Temple juif. Les miracles font aussi partie de son image. Il a donc donné un tour nouveau à la religion Juive, dont elle est un prolongement, et se substituant parfois à Moïse. Moins compréhensibles, les béatitudes font également partie du miracle de Dieu "heureux les simples d'esprit, le royaume de Dieu est pour eux" ou bien "les derniers seront les premiers".

Néammoins, cet amour n'est que pour ceux qui le suivent ! les autres sont punis  "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux".

Les dix commandements ont été conservés dans leur principe mais adaptés. La religion chrétienne a rapidement éliminé l'interdiction de représentation de Dieu, pour élever l'idolâtrie au rang de principe d'action. Témoin la multiplicité des représentations en tout genres, mais bien plus critiquables, l'organisation d'un véritable racket avec les reliques, remplacées plus tard, devant l'opprobre générale, par les indulgences. La chrétienté a par la suite repris la rédaction des dix commandements afin de les rapprocher des textes originaux de l'ancien testament.

Évangile (origine grecque, signifie "bonne nouvelle"). Par rapport à la religion Judaïque, elle est caractérisée par la rédaction des Évangiles (dans l'ordre admis : saint Matthieu, saint Marc, saint Luc, saint Jean (dont le livre prophétique sur l'Apocalypse). Comme Mahomet qui a reçu la parole de Dieu, mais qui n'a rien écrit lui-même, les évangiles ont été écrits par des hommes, des prophètes disciples du Seigneur auprès desquels il est apparu.
D'autres sont dits apocryphes (non reconnus par l'Eglise, mais cités et parfois célèbres comme celui qui a décrit la crêche, immense succès international. Ce sont des textes et chants érigés en doctrine qui se rapportent à la vie de Jésus-Christ et des personnages de son entourage. L'évangile sert de matière au "prêche", sermon destiné aux fidèles assistant à la messe :  "en ce temps là, Jésus dit aux apôtres ...
Les miracles, rapportés dans les évangiles, font partie de la glorification du seigneur et jalonnent sa puissance : après la multiplication des pains, le Seigneur, dit  "celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif". Ou encore "celui qui mange ce pain vivra éternellement, ce pain est ma chair et ma vie". Des menaces claires pèsent sur ceux qui ne croient pas, dont par exemple, les Philistins. Quant aux marchands du temple (Jérusalem, actuellement enfoui sous une mosquée), qui faisaient commerce de bœufs, moutons et pigeons en ce lieu saint, ils furent repoussés dehors par Jésus sans ménagement.

On y puise la conduite à tenir en fonction des évènements, une morale, des règles de vie. Les catéchismes comprennent  les six  commandements de l'église. Les Évangiles comportent quelques contradictions.

"Ce que vous aurez fait aux plus petits, c'est à moi que vous l'aurez fait". Matthieu, XXV.. Vu dans une église.

La religion chrétienne prêche la bonté et le pardon. Sur ce point, elle est un un progrès social par rapport à sa source, la religion judaïque et sa Tora (le droit) : aux côtés d'un femme condamnée à la lapidation pour adultère (Marie Madeleine), Jésus Christ dit aux justiciers : "que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre". Et tous partirent. Mais la vie terrestre, bien réelle, s'est déroulée tout autrement : les tueries chez les peuples précolombiens, qui virent leurs temples détruits au bénéfice des églises, sans parler des croisades, en témoignent crûment. Il est vrai qu'avec les espagnols, il y aurait eu par la suite une tolérance et une intégration assez étonnante des deux peuples (d'après notre guide mexicain). Alors que d'autres peuples, anglo-saxons notamment, tentèrent l'extermination pour d'autres motifs (amérindiens par les américains, peuples australiens par les anglais, peuplades de Namibie par les allemands..).
La religion cchrétienne s'appuie également sur le péché originel d'Eve et d'Adam, que tous les hommes doivent expier jusqu'au jugement dernier, la femme en particulier, qui enfantera dans la douleur. Aujourd'hui, beaucoup s'accordent à penser qu'on ne doit plus rappeler de telles inepties.

La religion chrétienne prédit la fin du monde, toujours annoncée, avec la résurrection de tous les morts pour le jugement dernier. Il y aurait différentes interprétations de ce principe. Originellement, on irait au Paradis ou en enfer en l'attendant, mais après le jugement, seuls vivraient éternellement les bonnes âmes, les autres disparaissant sans traces. Le jugement dernier apparaît dans quelques sculptures sous forme de pesée de l'âme, avec une balance, comme pour chez les dieux égyptiens.

Les anges ; se sont des créatures immatérielles, messagers de Dieu et considérés comme fils de Dieu (émission RCF). Des anges "déviants, dissidents" se sont opposés à Dieu et sont descendus sur terre, habitant  les homme, pour y répandre le mal. Ils sont représentés par le Diable et son entourage.

Noël ; c'était à l'origine une fête païenne romaine célébrant le solstice d'hiver. Adoptée par les catholiques, ils ont retenu la date pour fixer la naissance de Jésus, car la bible ne le précise pas. C'était aussi une bonne occasion d'écarter des manifestations parasites. Marie a enfanté dans une étable car c'était le seul lieu chauffé à l'époque (comme d'ailleurs dans les fermes il n' y a pas si longtemps, avec les animaux et la décomposition des litières végétales). Alors que les musulmans la font enfanter sous un palmier, où il fait sans doute plus chaud. Cet enfantement asexuée serait un cas de reproduction asexuée, observé dans quelques rares espèces simples, par détachement de cellule ou auto fécondation, appelée parthénogenèse, du grec parthenos (vierge).


Elle s'est subdivisée, comme toutes les religions, en de nombreuses branches qui se sont distinguées afin de s'adapter aux sociétés dans lesquelles elles étaient introduites, ou pour ne plus supporter les pesantes règles de la religion mère (protestants, orthodoxes, Coptes, Syriaques, Arméniens, catholiques (église de Rome),  toutes plus ou moins subdivisées à nouveau. Les points de litige portent sur l'histoire religieuse et son interprétation (Le Pape, Marie et l'immaculée conception, la résurrection, les apôtres, anges etc.). Les protestants ne reconnaissent pas la sainte vierge ni les saints.

Les orthodoxes se répartissent en  trois groupes : grec, russe, roumain.

L'église catholique romaine n'aurait vraiment commencé à s'interroger sur le contenu des textes sacrés qu'après sa rupture avec Luther, le moine allemand  (*);  celui-ci apparaît dès lors comme un intégriste désireux de retrouver la voie de l'enseignement de Dieu et de rompre avec les pratiques religieuses de l'époque et ses dérives. La toute puissante religion est alors en plein délire, s'insinuant dans les foyers pour contrer une éventuelle contestation, réduire l'influence du mari et à l'occasion, pour  abuser de la femme ! Elle réglait le nombre de rapports sexuels du couple (91 jours), tout en encourageant la procréation.
Elle s'est livrée a
un véritable racket sous le couvert des indulgences, puis des reliques forgées de toute pièce, allant des larmes de la Vierge au fragment de peau du sexe du Christ (le prépuce provenant de sa circoncision, Jésus étant juif).

L'Eglise a possédé son armée et Le Saint Empire a marqué l'apogée de sa puissance. L'Europe s'est historiquement constituée par la chrétienté.

(*) il convient de préciser que les textes bibliques sont rares et plus ou moins bien traduits de l'Araméen, donc peu répandus auprès de ceux qui enseignent la religion ; cela facilite grandement toute interprétation. Il faudra attendre l'invention de l'imprimerie par Gutenberg, ce dont tira profit Luther.

Voir aussi      Architecture religieuse,  Religions, croyances, spiritualité et Science, politique, religion et illusionnisme.

Le carême ; (signifie "le quarantième jour"). C'est une période de quarante jours, dimanches non compris car ils n'existaient pas à l'époque, pendant laquelle on jeune. Elle commence aux cendres et finit à Pâque. (pratiqué par les juifs différemment (on jeune à partir du coucher de soleil jusqu'au lever, à l'inverse des musulmans qui, pendant le ramadan, jeûnent du lever au coucher du soleil. Le jeune est collectif, il doit aussi permettre, en se détachant des bienfaits matériels, de mieux se vouer au spirituel. Les Bouddhistes pratiquent une forme adoucie, par périodes de deux jours, mais non obligatoire. Il faut lier au carême le carnaval (privation de viande, "carne"), qui ouvre si j'ose dire, le bal de la privation, peut-être pour la faire oublier ?

Pâque (mot hébreu signifiant "passage"). Agneau pascal ; il commémore la libération du peuple juif, maintenu en esclavage par les égyptiens (bien que l'esclavage ait été inconnu dans ce pays, et qu'il n'y ait pas de trace du peuple juif dans les papyrus égyptiens ni dans les fouilles archéologiques). En voici l'origine : pour se venger des égyptiens,  Dieu leur infligea 10 fléaux (plaies), sècheresse, sauterelles, pluies de sang etc. La dixième plaie constituait ni plus ni moins que le passage d'un ange (..) pour tuer tous les nouveaux nés égyptiens (en quelque sorte, le premier holocauste). Il fallait cependant distinguer les familles juives des égyptiennes et Dieu fit marquer les portes avec le sang d'un agneau égorgé, qui fut mangé avec des galettes de pain. C'est pour célébrer cette libération du peuple juif (dans un bain de sang), qu'ils fêtent la Pâque juive en égorgeant un agneau. Repris par les chrétiens,  le rite ne pouvait être que modifié, en date et en signification, puisqu'il se rapporte pour eux à la résurrection du Christ. L'agneau de Dieu (agnus Dei) représente le Christ ressuscité (Apocalypse de Jean), égorgé mais vivant, glorieux et victorieux. Jésus est désigné et parfois représenté picturalement comme l'agneau de Dieu (doux et qui se laisse tuer pour enlever les péchés du monde)..

La pâque juive suit un calendrier lunaire alors que la Pâque chrétienne suit un calendrier solaire (le nôtre en occident, dit grégorien et reposant sur les calculs d'un savant grec, à la demande des romains.

L'Ascencion. Après avoir réuni les dix apôtres (et non douze ici selon l'explication reçue), après le repas, Jésus les conduisit au mont des Oliviers où il disparut.

Enfer et Paradis. La description de l'Enfer et du Paradis est commune aux trois religions, avec naturellement, des variantes. L'enfer peut être décrit comme un passage obligé pour tous, afin d'y être purifié (purgatoire, purification, purge..) avant le jugement dernier, si l'on peut l'être. Comment résiste-t-on en enfer ? "La peau brûle mais se reforme pour être brûlée à nouveau". Il a existé un lieu en Israël, la Géhenne, où l'on brûlait les condamnés les enfants, en fait les "indésirables". Il serait à l'origine de la description de l'enfer (revue Historia, décembre 2008).

 

Musulmans.  symbole : le croissant, la couleur verte.
Le terme "Oumma" désigne la communauté dss musulmans du monde entier.


Islâm
(mot arabe signifiant résignation); le peuple arabe n'avait à l'origine, comme tous les peuples nomades, guère d'unité. Descendants d'Ismaël (voir Hébreux ci-dessus),  Dieu (Allâh en  arabe), créateur de l'univers, a tenté de se faire connaître en envoyant des messagers (prophètes) (Adam, Moïse, Jésus) comme pour les juifs et les Chrétiens. Mais ils ne furent pas entendus. Seul Mahomet (Muhammad) entendit la parole de Dieu périodiquement, par les révélations de l'ange Gabriel (XII me siècle). Elles furent écrites partiellement et réécrite bien après sa mort. On distingue quatre périodes, la quatrième étant peut-être la plus critique à l'égard des religions judaïques et chrétiennes.

La religion islamique reprend  les mêmes croyances que les religions juives et chrétiennes, dont notamment la Genèse (la création). Mahomet est le dernier prophète de Dieu, après Jésus-christ et Moïse (en remontant le temps). Etant la dernière, elle se présente comme parfaite et se place au-dessus des deux autres. On retrouve la croyance du paradis,  de l'enfer, des anges, de la résurrection des morts au moment du jugement dernier (donc, la fin du monde annoncée comme pour les deux religions "concurrentes").
Marie
est reconnue, mais en tant que vrai femme, fécondée toutefois par le souffle de l'ange Gabriel; elle accoucha au pied d'un dattier à Bethléem. Donc Jésus est né sans père, et d'une vierge.
On peut ajouter aussi la circoncision, le carême (transposé en ramadan), la viande casher (Hallal), les hadiths (textes sacrés) comparables aux Talmuds juifs, le nombre 12 (TV ARTE, 19 03 2005 : "12 imams descendants directs de Mahomet"), le balancement d'avant arrière pendant la lecture des textes.

Les dix commandements ont été conservés dans leur principe mais également réécrits. C'est ainsi qu'apparaît en bonne place l'obligation pour tout musulman d'apporter aide et soutien à son prochain défavorisé et dans le besoin, dont l'obligation de le nourrir et le loger. L'interdiction de toute représentation de dieu est totale. C'est une faute extrême de la ne pas s'y soumettre.

5 obligations et 70 interdits, analogues aux prescriptions juives, sont reprisent.

Le coran est un recueil de dogmes et de préceptes, fondement de la civilisation musulmane et source unique de la morale, du droit (dont les successions), de l'administration, hygiène de vie etc., mêlant les nécessités religieuses et civiles. Il est divisé en chapitres (saurates), subdivisés en versets. Les règles de vie individuelle et collective des musulmans sont fixées dans la charî'a.
Plus tard, une grammaire vint en expliquer les textes (un peu comme nos décrets précisent l'application des lois).

Lieu saint, la Ka'ba : c'est le sanctuaire bâtit par Abraham et Ismaël, ancêtre des arabes. Tout musulman devrait y fait un pèlerinage une fois dans sa vie.

Allâh (Dieu)  n'a pas de représentant religieux sur terre comme les religions chrétiennes (pape, évêques..). L'imân est désigné parmi les fidèles qui connaissent bien les textes ; c'est un chef spirituel indépendant (pas de hiérarchie religieuse).

Toute représentation humaine est interdite dans les mosquées
où ne figurent que des motifs géométriques ou à la rigueur floraux (voir "architecture 6", au bas de la page). Cependant, des représentations de Mahomet (Muhammad) existent, dont sur des Mahomet persan (Iran) : Il y est représenté selon un même et quasi unique dessin, sur son cheval "Al-Bouraq", à tête de femme couronnée (?). ou sur des représentations ottomanes, sous la forme de flamme prophétique.
Le voile.
La tête de femme du cheval de Mahomet n'est pas voilée. A l'origine, seules les femmes de Mahomet (Muhammad) en portaient car c'était un signe de distinction sociale - donc non porté dans la population commune. C'est sans doute avec l'extension de la religion que le voile a été porté par toutes les femmes, porteuses des valeurs de l'Islam.

Al Sirâh, est la Chronique de la vie de Mahomet (Muhammad) et selon Bahgat Einadi et Adel Rifaat, anciens directeurs du courrier de l'UNESCO, la clé du Coran ("Le Point", mars 2005). La révélation des versets du Coran. "C'est un recueil énorme, confus, bourré de répétitions aux références parfois obscures et à la langue arabe difficile. Il en existe au départ quatre versions. Des versets du Coran se contredisent, abrogés par d'autres".  "Le Coran admet cela car une religion doit s"adapter pour survivre". Notons qu'il y a aussi des contradictions dans les évangiles que la religion Catholique, qui s'adapte également, doit "expliquer".

"On y découvre que si Mahomet a bien donné l'ordre de lapider un couple adultère (donc l'homme aussi), c'est à la demande de notables juifs. Mais cette décision a fait jurisprudence alors que le Coran ne mentionne pas ce châtiment et précise que "l'homme adultère peut épouser une femme adultère" (ils sont donc vivants !).  "Depuis vingt ans, le Wahhabisme saoudien a donné une version réductrice de l'islam".

Selon L'historienne Britannique Bat Y'eor, d'origine égyptienne, "le dhimmi" est un concept fondamental de l'idéologie du djihad" (effort et combat sur le chemin de Dieu). "le Point", mars 2005.

"Le djihad est la guerre sainte de l'islam qui divise l'humanité en deux camps, les musulmans (camp de la paix) et les autres, infidèles (territoires de la guerre)". "Le djihad prescrit l'obligation de conquête des pays non musulmans pour les soumettre, pacifiquement ou non."
Le dihmmi, signifiant "protégé", est l'infidèle qui se soumet sans combattre. Il bénéficie d'une tolérance limitée (sa vie essentiellement) et doit payer une rançon assortie d'humiliations !  en fait un véritable et sévère apartheid.

La place de la femme. Son influence et son autorité peuvent être bien plus forts qu'on ne le pense pour des questions importantes.  Elle ne doit rien montrer de son corps et elle est soumise à des restrictions de sortie extrêmement strictes. A un âge avancé, elle est dédiée aux dures besognes (exemple, ramener du bois au foyer etc, comme je l'ai vu en Algérie). Une jeune vierge "ne doit pas avoir vu le soleil". Enfin, c'est ce que j'ai entendu dire.

Les martyrs ;  une étude approfondie des textes anciens du Coran montrerait que des textes ont été effacés puis réécrits. Ainsi, les vierges (houri) promises aux martyrs seraient en réalité des vignes. A rapprocher des "vignes du seigneur" passage de la Bible qui montre la propriété et la richesse potentielle, laquelle doit "fructifier". D'autres pratiques récentes seraient également contestées, comme pour toutes les religions qui connaissent au fils du temps diverses interprétations ou dérives.

Mahomet.  Par MALEK CHEBEL
Muhammad (Mahomet), littéralement "Celui qui est digne de louanges", "le Loué"), est un homme prudent et ascétique, de conviction et d'engagement. Dans sa "Vitae prophitaem" (sira), on le découvre sous les traits d'un personnage timide qui cumule méditation et spiritualité. Son enfance nous est peu connue, mais lorsqu'il deviendra, vers 610, le messager de Dieu, il accède à une vie publique extrêmement intense. Il devient le parangon (modèle) de l'homme accompli qui se transcende tous les jours, l'organisateur pugnace de la Cité-Etat de Médine, chef de guerre et humaniste anti-esclavagiste qui ose affranchir les petites gens en servitude. A 40 ans, celui qui aimait les femmes, la prière et le parfum est un homme riche, au statut social enviable. Pour quitter la fatuité du monde matériel, il médite dans une grotte. C'est au cours de l'une de ces khilwa, retraite spirituelle, qu'il reçoit pour la première fois la visite d'un ange, Gabriel, qui lui demande de lire. "Mais que dois-je lire ?" rétorque Mahomet l'illettré. L'Archange lui demande de répéter après lui : "Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé ! Lis... Car ton Seigneur est le Très-Généreux. Il a instruit l l'homme au moyen d'une plume de roseau et lui a enseigné ce qu'il ne savait point..." (XCVI). C'est le premier verset du Coran, qui lui sera désormais révélé pendant vingt-deux années de suite, entre 610 et 632. Khadidja, sa femme, a tout de suite cru en lui, devenant ainsi la première musulmane de l'Histoire. Le recrutement était cependant difficile. En effet, ayant flairé le danger, la puissante tribu des Qoreichites cherche à le réduire au silence.


De son épouse Khadîdja, Mahomet eût une fille, Fatima (ou Fathma, Fatma), née à la Mecque (Mekka) en 606. Elle épousa son cousin Ali et eût trois enfants ; les musulmans Chi'ites n'admettent que les descendants d'Ali et de Fatima.

De théocratique, l'Islam devînt une monarchie militaire avec les Omeyyades de Damas et les Abbassides de Bagdad, après l'affaiblissement de l'empire Byzantin (qui était la fin de l'empire Romain). voir plus bas "les croisades").
A la tête, un Califat (Calife), chef des croyants ayant droit de vie et de mort sur ses sujets ; des ministres dont le premier est le Vizir représenté par des ommâl en province, des généraux pour combattre l'infidèle, des câdis pour assurer le justice et des imâns pour réciter les cinq prières quotidiennes.
(je me souviens en Egypte d'un caissier de grand hôtel faisant sa prière derrière le comptoir et aussi d'un chauffeur de bus qui s'était arrêté juste avant l'aéroport, se balançant sur son volant en psalmodiant ses versets ! mais c'était prévu dans l'horaire ..).

L'empire arabe ; La dynastie des Fatimides ou Fatimites ( Chi'ites),  tirant son nom de Fatima), s'est étendue aux confins de la Chine, de l'Inde (on y retrouve des pays de l'ancienne union soviétique, dont le nom finit généralement par "stan" ou pour les autres en "ran", de l'Égypte qui devint la capitale de leur l'empire, de la Syrie, de l'Afrique centrale et l'Afrique du nord ; en occident de l'Espagne, des îles méditerranéennes (Sicile, Sardaigne, Malte ..) et de la France, où il furent battus à Poitiers.  (Larousse).
Il furent battus à leur tour par les Ottomans (Turcs) qui occupèrent une partie de l'Europe, pratiquement jusqu'à la guerre de 1914, arrêtés par l'Autriche, où un défenseur étranger de ce pays y créa en commémoration le fameux croissant que nous aimons tant en France avec le café, lui-même transmis par les turc qui faisaient macérer cette plante venue d'Éthiopie).
 

Le monde musulman eut ses poètes, ses grammairiens, astronomes, mathématiciens, artistes ; mais les sciences naturelles, la physique et la chimie n'y sont pas ou très peu, représentées.

Mérites de la religion musulmane. Le père De Foucault, que la pape a finalement honoré, avait été séduit par cette religion, qu'il définissait comme étant simple, claire et égalitaire. Simple parce qu'elle est écrite par une seule personne et n'est donc pas embrouillée comme les multiples récits bibliques. Claire parce qu'on obéit à ses principes censés régler chaque instant de la vie, sans  interprétation possible des textes (l'exégèse des catholiques). De nos jours, ce n'est plus vrai. Ajoutons pour la compréhension que le père De Foucault était d'origine militaire.  Égalitaire parce que riches et pauvres prient côté à côte cinq fois par jour. L'aide matérielle de son prochain fait partie des premières obligations du musulman. Cet abord convivial, fraternel et rassurant, est beaucoup plus contraignant et restrictif qu'il n'y paraît, comme il a été dit précédemment (djihad). Elle ne se conjugue qu'au masculin et une femme n'entre pas à la mosquée pour prier.

La solidarité est inscrite dans les cinq obligations.
Quel islam est le meilleur, demande un homme au prophète ? quand tu offres à manger et que tu dis "Salam" (paix), à celui que tu connais, comme celui que tu ne connais pas. Et la meilleure foi ? quand tu désires pour ton prochain ce que tu désires pour toi-même.

La "zakat" fixe à 2.5 % la part du revenu de tout musulman qui, selon le charia,  doit être consacré à de bonnes oeuvres (hôpitaux, écoles, nécessiteux..)


Hallal, voir ci-dessus Casher, juifs, judaïques.

Pèlerinage ; tout musulman devrait aller à la Mecque  (Mekka), seul lieu saint, une fois dans sa vie. Pour eux, c'est la patrie d'Abraham et c'est là qu'est située la Ka'ba, "la maison noire, un petit édifice carré recouvert de tentures noires, dans lequel est scellée, à l'angle ouest, la pierre noire (une météorite), remise à Mahomet par l'ange Gabriel et blanche à l'origine (noircie par les péchés de l'homme). La ka'ba est située au centre de la grande mosquée de la Mecque. La pierre noire est cerclée d'argent. Tout musulman doit se tourner vers la Mecque (l'est pour la France) pour faire sa prière. Cette pierre aurait été ramenée de la montagne par Mathusalem, alors qu'elle était blanche ("comme du lait"), mais l'inconduite des hommes l'aurait noircie. Le pèlerinage est assorti de rites comme le jet de pierres pour chasser le démon, le déplacement (port) de personnes sur les têtes ..
Légende : Selon une autre source, les dieux originels auraient créé des hommes d'argile (périssable) afin de se décharger des tâches les plus pénibles. Tout alla bien jusqu'au moment où, s'inquiétant de la multiplication et du tumulte de leurs créatures, ils tentèrent de les éliminer : la peste, la sècheresse, la famine furent tentés, puis le déluge, pendant six jours et sept nuits. Une famille bien informée ayant échappé à ce dernier fléau en construisant un radeau, sur lequel des animaux trouvèrent refuge, un dieu irrité provoqua l'explosion du sommet de la montagne où s'était échoué le radeau. Un flot de laves incandescentes dévala les flancs jusqu'à ce que la rencontre avec une rivière transforme le torrent de feu en obsidienne. En vain ; le dieu arracha alors un énorme pan d'obsidienne et le lança violemment sur les survivants. L'énorme bloc roula longtemps, s'usa puis se polit en un bel oeuf noir.  "La légende de Ninmah", roman sur le début des peuples assyriens.

Le voile. A l'origine, seules les femmes de Mahomet (Muhammad) en portaient car c'était un signe de distinction sociale - donc non porté dans la population commune. C'est sans doute avec l'extension de la religion que le voile a été porté par toutes les femmes, porteuses des valeurs de l'Islam.
Bien que l'islam interdise toute représentation

Les croisades  (fondements et réalités, première et  quatrième croisade).
lors d'un voyage en Grèce, nous avons demandé ce qui avait bien pu détruire tous ces monuments et temples ; le guide nous répondit ce que l'on ne dit jamais,  "les tremblements de terre et surtout les français de la quatrième croisade" !   j'ai eu par la suite l'occasion de lire un ouvrage sur la première croisade, qui a le mérite de resituer les évènements dans leur contexte d'époque et j'ai en été très surpris.

Sans entrer dans le détail, l'auteur décrit la société moyenâgeuse de l'époque, les seigneurs féodaux guerriers et incultes qui guerroyaient entre eux, lesquels furent sollicités par le Pape Urbain II, revenu à Rome, lui-même appelé à l'aide par Alexis Comnème (1095) de Byzance (Constantinople), qui contrôlait, en orient, les restes de l'empire Romain, menacé alors par les turcs. Le pape n'était pas fâché d'occuper ainsi les seigneurs et de renforcer le pouvoir de l'église, car les Turcs lointains et Jérusalem n'étaient pas vraiment sa préoccupation. Ce n'était pas vraiment non plus la motivation des seigneurs - ni des groupes indépendants - qui pourtant l'organisèrent sur leurs propres deniers, abandonnant souvent tout.

A l'inverse de notre société, les pays orientaux connaissaient un développement culturel et un raffinement inconnus en Europe. A partir de 1096 et jusqu'en 1300 (fin de cinquième croisade, le Pape est à Avignon), les croisés partirent par voie terrestre, puis par mer, vers Jérusalem pour lutter contre les Turcs et libérer la ville pour les pèlerins. Sur leur chemin, il y eut les turcs, des arabes et même les Égyptiens, car au cours de cette longue période, deux empires vont s'affronter en orient, avec victoires revers : l'empire arabe (des fatimides) et l'empire Ottoman (Turc) qui va le finalement le remplacer.

La première croisade ; organisés en véritables armées, celles des Barons (dont Godefroy de Bouillon), ou en groupes plus ou moins dispersés, dont celui de Pierre l'Hermite, avec la participation de l'Allemagne - dont son chef saisit l'occasion pour assassiner bon nombres de juifs de son pays avant de partir - les croisés de la première croisade eurent à combattre les pays traversés, vivant bien souvent de rapines ; atteints de tous les maux, presque tous "les indépendants" moururent. Les troupes restantes de Pierre l'Hermite furent écrasées près de Nicée.

Arrivés en orient, l'incompréhension fût totale, car l'église chrétienne d'orient était orthodoxe et, pour les catholiques romains, ils étaient considérés comme des païens !  ce furent d'emblée des ennemis et cette confusion des genres fit que ceux l'on était censé défendre des Turcs, y étaient  plus ou moins assimilés.

De plus, les grecs, mal connus, étaient méprisés d'autant qu'ils avaient perdu devant les turcs. Et c'était réciproque.  Cependant, Alexis Comnème (Constantinople), qui avait bien l'intention de mener l'affaire à sa guise, croyait accueillir une aide et non des troupes arrogantes et envahissantes, les croisés menant leur propre guerre en toute indépendance.

Pendant  quatre ans (1re croisade), Constantinople vit passer des armées, des hordes souvent affamées, "comme une nuée de sauterelles" ; on imagine la suite, d'autant qu'un de leurs chefs, Normand Bohémond, était un irréductible adversaire de l'Empire grec. Mais ils devaient traverser le Bosphore et ils durent composer. De l'autre côté, Ils eurent de lourdes pertes - les combattants en sueur croulant sous leurs armures étaient désavantagés - mais ils savaient se battre et ils s'y installèrent parfois, occupant des villes fortifiées conquises. Ce fût pour l'essentiel, un échec ; de près de 80.000 à 100.000 au départ, il n'en resta que 10.000 à l'arrivée. Jérusalem fut toutefois provisoirement libérée des arabes Fatimides (1099), qui venaient de la reprendre aux Turcs, mais dans quelles conditions !   le massacre fut général car les croisés massacraient civils et soldats, étripant volontiers les malheureux attachés à des piquets. On parle de 40.000 tués ou plus pour une ville de 50.000 habitants ou guère plus. Une boucherie dans toute la ville.
Urbain II mourut avant de connaître la nouvelle.  "les croisades", Zoé Oldenbourg

Lors de la quatrième croisade, l'accès par la mer fut privilégié car les croisés se rendirent compte que l'aventure était irréalisable par voie terrestre  ; mais ils n'avaient pas de bateaux et n'était pas non plus fortunés. A cette époque, les cités état de Venise, Gênes, Florence étaient prospères car elles commerçaient avec l'orient et y détenaient une suprématie maritime ; les vénitiens ayant des vues sur la Grèce, un accord fut passé pour le transport des croisés avec un coût acceptable, sous réserve que l'on y combattît les Grecs pour les soumettre, ce qui fut fait... Voilà la belle histoire de notre quatrième croisade, la mort de grecs que l'on aurait dû normalement sauver des turcs (ottomans), le pillage et la démolition de palais, temples et oeuvres d'art de cette belle et grande civilisation.

Il est une croisade qui, en tant que telle, est passée sous silence : elle a tout de même conduit à bouter les arabes hors d'Espagne, ce qui n'est pas rien ; on a même tenté de les poursuivre en Afrique du nord, mais les cavaliers légers et rapides ont taillé en pièces les lourds destriers et leurs cavaliers en sueur croulant sous leurs armures (comme en Orient d'ailleurs). Les "croisés" sont venus de France et des  des pays voisins (y compris l'Angleterre). Vous la connaissez sûrement mais elle n'a pas été présentée comme telle car celles "vers la terre sainte" étaient plus nobles .. : elle nous a pourtant légué  le pèlerinage de Compostelle, qui subsiste de nos jours.

 


Les lieux de culte catholiques.

On y enterrait les morts à l'origine et lorsque la surface fit défaut, on enterra les corps tout autour, parfois sous un préau (voir Notre dame de Clairance, au pays basque dans "architecture 6-2", page religieux). Les cimetières apparurent ensuite à côté. Les soubassements, cryptes, dalles de sol etc. témoignent de cette pratique, qui fut réservée par la suite aux notables, puis aux ecclésiastiques de haut rang.
Il n'y avait ni chaises ni bancs dans les églises et cathédrales qui étaient des lieux ouverts où l’on venait bavarder, souvent en galante compagnie, ou pour y traiter des affaires ; les paysans en voyage y pique-niquaient et elles servaient également d’hôtel de ville. Ceci est attesté dès l'origine par l'épisode des marchands du temple, à Jérusalem, où les marchands de pigeons, moutons etc. qui menaient commerce en ces lieux saints, furent assez brutalement "expulsés" pat Jésus Christ.

Les vitraux pouvaient être sponsorisés (déjà) et le sponsor pouvait éventuellement y faire figurer son propre visage. Les statuaires ne représentaient pas uniquement les saints, apôtres et martyrs, anges et démons ou encore l'histoire religieuse, car savants et penseurs en faisaient partie ; les bergers et les animaux aussi ou encore les signes du zodiac. Dans le haut, les sculpteurs se défoulaient et sculptaient compagnon, chanoine acariâtre ou autres visages familiers.  Devenues quelque peu profanes suite à un début d’émancipation ou tout au moins de considération, la femme y apparaît, comme Marie, mais parfois avec des hanches et des seins bien formés.

Les cathédrales étaient peintes de couleurs vives, à l'intérieur comme à l'extérieur (voir architecture 4 - couleurs).

La fin des cathédrales coïncide, en France mais pas en Angleterre ou en Allemagne, avec le début de la guerre de cent ans (contre les anglais), car il fallût consacrer l’argent à l’édification de châteaux forts et à l’entretien des armées ; après les châteaux forts, vinrent les châteaux d’agrément et les palais. Les cathédrales étaient oubliées et jugées un peu démodées et monstrueuses, d’où le nom de gothique qui leur fût alors donné, de goth, barbare (ostrogoths, barbares de l’est, wisigoths de l’occident, ouest).

Les cathédrales  émission TV ARTE,  mai 2004

Le contexte  

A la fin du XI me siècle, deux évènements vont favoriser le développement des cathédrales : les croisades (voir leur origine ci-dessus), et la réforme du pape Grégoire VII. Les deux sont en fait intimement liés (voir les croisades), car l’origine des croisades fût en majeure partie l’occasion pour le pape d’éloigner et d’affaiblir les seigneurs afin de reprendre un pouvoir qui lui échappait. Des croisades, les seigneurs reviennent en effet souvent ruinés, permettant l’éclosion d’une bourgeoisie des villes ;  les évêques y retrouvent un pouvoir qui leur avait été confisqué sous les seigneurs carolingiens (qui les nommaient). C’était bien l’objectif recherché par le Pape Urbain II lorsqu’il envoya les seigneurs en orient pour chasser les infidèles, davantage que pour libérer les lieux saints.

S’appuyant sur le clergé, le pape Grégoire VII qui nomme désormais les évêques à la place des seigneurs, affirme le contrôle de l’église jusqu’aux campagnes les plus reculées ; c’est la réalisation de la manœuvre d’Urbain II

Une ère de 150 ans de stabilité permet l’éclosion folle des cathédrales gothiques, dont une s’élève tous les cinq à dix ans. Mais il fallait de l’argent, beaucoup d’argent ;  le réchauffement de l’Europe, l’accroissement de la population française (la population atteint 20 millions d’habitants), l’amélioration du rendement des récoltes y contribueront. Au XII me siècle, la production agricole accroît son rendement, en partie grâce à des inventions telles que le harnais d’épaule (le cheval tirait alors par le cou), qui renvoi les bœufs tracteurs à l’étable ; une partie de la population rurale migre vers les villes où naît une bourgeoisie qui permet d’alimenter les fonds de l’église, laquelle s’organise pour recueillir le moindre sou.  Ce n’est apparemment pas le moyen âge morne et plat que l’on nous présente habituellement, mais un période d’activité et de création, bien que la vie y fût certainement très dure.

De son côté, l’Eglise est très inventive aussi ; Les chapelles collatérales (voir Saint Denis, plus bas), les petites chapelles rurales et leurs troncs, les objets du culte et surtout les reliques, conservées dans une "châsse", feront recette (photo de châsse an 1190). Il y aura même des troncs ambulants, à porteurs, pour soutirer le moindre sou dans les campagnes ; mais il faut des reliques à montrer et à toucher. On en trouve : tissus en général, mais également la sainte savate (de la Vierge) et même le lait de la vierge !  (à Soisson, Laon, ça n’était pas rare). Est-ce le plus surprenant ?   Peut-être pas puisqu’il y a eu un bout de peau provenant de la circoncision de Jésus.  Le résultat est tel et il y aura tant de faux et de trafic, que le pape freinera le phénomène mais .. pour remplacer les reliques par les indulgences, ce qui n’est guère plus moral (en payant, on est pardonné de ses péchés.

L’apport religieux et économique de l'architecture gothique

 A l’abbaye de Saint Denis, où sont enterrés les rois de France (gisants), le moine Suger, père abbé du lieu et premier conseiller du Roi, adore les pierres précieuses pour orner les objets du culte et s’évertue à rassembler toutes les richesses qu’il peut trouver; c’est un homme puissant et craint. Il souhaite montrer la richesse de l’Eglise au peuple et fait pour cela démolir et reconstruire le coeur de l’abbaye, selon une technique expérimentée à la cathédrale de Sens, qui permet à la lumière de mieux pénétrer. Les nouveaux vitraux font resplendir les objets du culte, l’or des reliquaires qui, placés au centre, peuvent être observés sous toutes leurs faces, d’autant mieux que Suger crée un déambulatoire tout autour ; en 1144, il rassemble les grands du royaume qui découvrent ce vaste espace lumineux et les richesses du culte. Tout le monde veut en faire autant, dont le roi qui lance le mouvement.

Les fidèles, émerveillés, sont bien entendu invités à déposer leur offrande dans un tronc. La nouvelle disposition permet de multiplier les chapelles collatérales, qui rapportent gros : l’édifice devient une sorte d’usine à prières. De ce fait, les messes sont désormais célébrées en tournant le dos aux fidèles. Et pour que le peuple puisse assister aux offices lors des grandes fêtes religieuses, il fait agrandir la nef (voir pour croire).

 

C’est le point de départ de l’élan de l’architecture Gothique, nom qui ne sera donné que bien plus tard, à la fin de la guerre de cent ans (contre les anglais),  par les seigneurs et bourgeois qui se consacreront alors à la construction de châteaux forts, puis de palais, auprès desquels les cathédrales apparaîtront comme étant l’œuvres de barbares, les Goths, d’où le nom qui leur est attribué, gothique. (ostrogoths, barbares de l’est et Wisigoths, barbares de l’ouest).

Noyon suit Saint Denis et la voûte monte à 22 mètres ; les porches (entrées), s’agrandissent et gagnent en profondeur et les tribune apparaissent car il faut contrebuter les forces d’écartement des piliers et murs en hauteur et l’on n’a pas encore inventé les arcs extérieurs.  La rosace est crée à Laon, qui exposera également un bestiaire extraordinaire (sculptures d’animaux). La nef est haute de 24 mètres. A Paris, on contrebute la nef avec des tribunes qui reposent sur deux allées collatérales au lieu d’une ; les ailes du transept aident également à contenir les forces ainsi que la façade, mais la hauteur atteinte, 35 mètres, fait que l’on renonce pour l’heure au plafond de pierres et l’on pose un simple toit en attendant mieux.

Bourges fera 28 mètres sous voûte et surtout apporte l’arc-boutant extérieur (voir plus bas, roman et gothique), qui s’appuie sur le haut et épaule les piliers et le mur, la ou se raccorde l’arc de voûte et où le mur s’écarte ; il permettra de supprimer les allées latérales et tribunes à l’étage, ce qui libèrera de l’espace. Raide au début, l’arc-boutant s’arrondira par la suite, à commencer par Chartres.

Chartres, également avec arc-boutants, ne sera pas plus haute mais plus large, avec ses 16 mètres, ce qui accroît tout de même les efforts ; elle sera renforcée ; les éléments de voûte passent à quatre piliers au lieu de six. L’arc-boutant s’y arrondit. 

Du coup, à Paris, Notre Dame peut enfin avoir sa voûte ; mais les arcs-boutants seront encore plus minces, allant prendre appui très à l’écart et décrivant ces courbes majestueuses qui la distinguent nettement des autres. Autre nouveauté, les arcs-boutants intègrent une autre fonction, celle de l’écoulement de l’eau ; des rigoles y sont en effet creusées, jusqu’aux gargouilles ; ouverts sur l’extérieur, les conduits ne se bouchent plus.

Reims monte plus haut, possède beaucoup de vitraux et s’enrichit d’un nombre considérable de statues, à l’intérieur comme à l’extérieur.  Amiens surpasse Chartres avec une hauteur de voûte de 42, 5 mètres. C’est la plus vaste surface, prévue pour 10.000 fidèles !    90 % de la surface est vitrée.

Beauvais atteindra les 50 mètres, mais un jour une partie de la voûte s’effondra et dut être renforcée par augmentation du nombre des piliers du coeur; inachevée car sans tour, on la rehaussa au XVI me siècle d’une tour, portant le tout à 150 mètres de hauteur, qui s’effondra ultérieurement à la sortie d’une messe (1574). C’est la cathédrale de tous les dangers, actuellement renforcée intérieurement d’échafaudages de bois.

Une tour s’effondra aussi à Bourges et on renforça par un gros et laid contrefort. Nos cathédrales gothiques sont toutes restaurées en permanence (ou abandonnées) car elles perdent des pierres. Mais quel défit !  

Nombre d’elles resteront inachevées faute d’argent, flèches ou tours manquantes (Paris n’a jamais eu de flèches). Nombreuses seront celles, cathédrales, abbaye, collégiales ou basiliques qui, commencée avec le roman seront achevées avec le gothique ou rebâties pour partie en gothique.  A Vézelay, départ des croisades, le corps est roman tandis que le cœur, fait plus tard, est gothique.

L’évêque est le maître d’ouvrage et choisit le bâtisseur. Pour monter les voûtes, on construit d’immenses formes de bois jusqu’à hauteur (les cintres) et l’on pose les pierres ; on retire ensuite le cintre et ça tient tout seul. Enfin, pas toujours.  A la fin du XIII me siècle, les forêts avaient souffert de ces énormes prélèvements pour le de bois de construction.  

Roman et gothique. De 1050 à 1350, on a construit en France, 80 cathédrales, 500 grandes églises et quelques dizaine de milliers d'églises paroissiales. Des qualités de pierres différentes étaient retenues selon leur emplacement et leur fonction. Une église Gothique requiert deux fois moins de pierres, en volume, qu'une même cathédrale romane.

La voûte en berceau du style roman (romain/ grec) est très lourde et nécessite des murs très épais, renforcés d'importants contreforts, car le poids des pierres de la voûte en poussant celle-ci vers le bas par la pesanteur, allonge son arc et de ce fait écarte les murs en haut (voir les pointillés qui simulent le déplacement) ;  seuls le poids des murs et des contreforts permettent de s'opposer à ces forces : les ouvertures sont donc peu nombreuses et petites car il ne faut introduire aucune fragilité (les hublots d'avion sont petits et ronds pour ne pas fragiliser la structure) ; hauteur et largeur sont limitées.


 

L’architecture gothique apporte l’arc brisé (pointu au sommet et non rond); reposant sur des groupes de forts piliers (4, 6 ..), qui remplacent les murs de soutènement. Ces arcs se raccordent au sommet sur une pierre dite clef de voûte. Ce module de base se répète ensuite tout au long de la nef, créant des travées (modules) indépendantes qui n'interfèrent pas sur les autres en cas d'accident ; c'est génial et révolutionnaire. Le gothique crée également l’arc-boutant, qui prend appui lui-même sur un fort pilier, dit de culée, lequel est surmonté d'une flèche ou tourelle (pinacle) afin de l'alourdir (et non pour l’esthétique, bien qu’ils soient tout de même travaillés).

C’est une architecture très complexe dans le raccordement des formes, très audacieuse, inventive et contemporaine, comparable à nos constructions modernes si l’acier et le béton avaient été connus. Car une cathédrale gothique est un squelette formé d’une multitude de piliers supportant de très nombreux arcs de pierre (croisées d’ogives), le tout étant renforcé par des jambages extérieurs (arcs-boutants) qui contrebuteront la poussée s’exerçant vers l’extérieur, cette poussée provenant des arcs de pierres du sommet entre lesquels seront posées les pierres de la voûte. Il faut y ajouter tout un ferraillage d’agrafes et tenons entre les arcs (notamment pour les rosaces), et des lourdes ceintures en fer de Tolède qui relient les piliers entre eux (Reims, Amiens et toutes les grandes); du plomb coulé assure la cohésion du fer avec la pierre. Le reste ne serait que remplissage si les murs n’avaient pas également un rôle de blocage de l’ensemble, sans omettre les ailes du transept (en forme en croix), ni la façade, qui apportaient également de la rigidité.

les arcs brisés de l'architecture gothique impliquent permettent l'allégement du poids des pierres de la voûte, l'accroissement de la largeur et la hauteur, le tout autorisant la découpe de grandes ouvertures dans des murs amincis.

Mais les efforts demeurent les mêmes que pour les voûtes romanes (dessin de gauche) et piliers et murs sont poussés vers l'extérieur pour les mêmes raisons.
Au début, avant l'invention de l'arc-boutant extérieur, on construisait de lourdes galeries à l'intérieur qui "retenaient" en quelque sorte les piliers et les murs. Des contreforts extérieurs complètent l'action de ce dispositif. (partie gauche du dessin ci-dessous).

Après l'invention de l'arc-boutant extérieur, on supprime les galeries

Malgré l'allègement des murs et de la voûte du plafond (*) , l’effort exercé par la voûte est telle que les piliers et les murs s’écartent sensiblement de la verticale (vers l’extérieur), faisant une sorte de petit gonflement visible vers le haut si l’on peut trouver un repère vertical à proximité, comme les tuyaux d’orgues par exemple, ou le fil d’un lustre. Heureusement, l’ossature d’un tel édifice possède une étonnante élasticité (relative bien sûr, de quelques centimètres).

(*) c'est évidemment tout relatif car il s'agit tout de même de grandes quantités de pierres qui pèsent encore très lourd ; il est dit que la seule pierre de clef de voûte peur peser de 400 à 600 kilos !

 

       Voir aussi architecture religieuse et textes (Egypte, Inde, Mexique..)

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