hibis  "trois sites"



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  Fond documentaire 2 - des préhistoires (ères secondaire et tertiaire, dinosaures coraux; climats
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Les animaux marins, en taille et en variété significatives (observables), sont apparus il y a quelque 600 millions d'années. A moins 450 millions d'années, les coraux envahissent les océans, là où les conditions leurs sont favorables (voir aussi lagon.
Il y a des vestiges et des fossiles partout ; les silex en témoignent parfois : très répandus, ils seraient des agglomérats de squelettes d'éponges, datant du crétacé à plus de 70 millions d'années.   On y trouve les empreintes de coquillages, gorgones et coraux, mais il faut être patient (un soleil bas est plus favorable) ; avec un peu de chance, on trouve de belles pièces, même du silex taillé. (voir "décoration".

REPERE.  La classification de l'histoire de notre planète est complexe et rébarbative pour nous, profanes; j'ai donc choisi de fixer un repère simple, l'ère secondaire, qui couvre en gros deux périodes : le Jurassique, avec la formation des montagnes de -180 millions d'années à -135 millions d'années, puis le crétacé qui révèle d'incroyables couches de calcaire provenant de micro-organismes marins, de -135 à -70 millions d'années. En France, les falaises d'Etretat permettent de visualiser cet incroyable accumulation de calcaire et surtout de silex ; vues de près, on constate que le calcaire enrobe en fait une quantité incroyable de blocs de silex. Ce n'est presque que du silex et il a donc été utilisé, cassé ou taillé en pavés, pour construire entièrement églises et maisons du pays de Caux. Bon nombre de montagnes sont des dépôts marins (calcaires) soulevés, et même des récifs coralliens, comme les Dolomites (Italie)ou les canyons de Madagascar.

Nos bien aimés dinosaures auraient vécu environ entre -165 à -65 millions d'années, donc en gros au cours du secondaire, puisqu'ils auraient disparus à la fin du crétacé. Pas tous, nos oiseaux en descendraient.

Après les dinosaures, au tertiaire, vers - 45/ 50 millions d'années .. une partie de la France fût couverte par une MER TROPICALE (bassin parisien, vallée de la Loire, Touraine, Anjou). Dans une partie de la Touraine, le sol n'est constitué que de calcaire dit coquillier contenant en particulier d'innombrables petites dents de requin ; les passionnés espèrent toujours y trouver une dent du requin géant, le Mégalodon (voir requins). Paris, mai 2002 ; en creusant pour l'agrandissement de l'aquarium du Trocadéro, on a découvert ces traces tropicales fossiles (petits coraux, dents de requins, coquillages). Des traces de palmiers avaient déjà été identifiés dans cette zone.

Evolution des climats.

Le climat de notre planète n'évolue pas inexorablement dans la même direction depuis sa création. Outre les variations climatiques cycliques, la répartition des glaces a changé au cours des temps - par exemple, il a fait chaud en Europe mais froid en Australie - et les pôles magnétiques eux-mêmes se seraient inversés, ce qui serait dramatique si cela se reproduisait car le flux magnétique qui enrobe notre terre nous protège des jets mortels du soleil et de certains rayonnements plus lointains qui ne le sont pas moins.  Scénario catastrophe du fait de l'amincissement de la seule calotte glaciaire du pôle nord, certains songent à un basculement brutal (retournement) de notre Terre, un peu comme cela arrive aux icebergs.

Cycles de glaciation. Une théorie récente propose de lier la répétition des grandes périodes glaciaires à la traversée, par notre planète, des "bras" de notre galaxie. La bande dense d'étoiles, dite "voie lactée", que nous voyons dans le ciel étoilé, est en fait notre galaxie, une gigantesque lentille plate composée de milliards de systèmes solaires comme le nôtre, dont on voit l'épaisseur. Notre terre est située à la périphérie de la galaxie, laquelle se termine par de nombreuses branches incurvées par sa rotation.
Cela donnerait de grandes périodes de quelque 140 millions d'années, autour desquelles s'articulent bien d'autres cycles ou "évènements", dont ce qui suit.

Depuis un million d'années, il y a des cycles d'environ 125.000 ans. Le dernier cycle a commencé il y a 115.000 ans et s'est achevé depuis 11.000 ans (soit une durée d'environ 100.000 ans)

. Quand ça va recommencer à geler, l'humanité, si elle existe encore, n'en verra probablement pas la fin
A moins 8.000/4.000 ans (valeurs simplifiées), notre homme dit "des cavernes" a vécu en se gelant.

La courbe ci-dessous exprime de nombreuses fluctuations du volume des glaces au cours des 900 000 dernières années ?  la réalité est que ces changements sont multiples et variés, quoique répétitifs. Des moyennes, petites et microscopiques variations se superposent aux mouvements plus importants.

Suite de la colonne de gauche
Un exemple pour confirmer. Il y a environ environ 15.000 ans, le petit village de Pralognan (parc de La Vanoise) était recouvert par les glaces qui se sont ensuite retirées quelque 1000 mètres plus haut et quelques kilomètres plus loin (7 heures de marche aller-retour), sur les flancs de la vallée où l'on peut admirer, près d'un refuge, le glacier de la grande Casse.

Rien n'est donc joué pour l'avenir, si ce n'est à court terme par l'irrémédiable dégradation de la terre - et de nos conditions de vie - depuis que presque toutes les vraies grandes forêts "sauvages", mangroves, mares, marais, lacs, nappes phréatiques, ont disparues ou ne se renouvellent plus, du fait de leur exploitation à outrance et non par la sècheresse. Ajoutons que la majorité des terres arables sont progressivement recouvertes par les 7 milliards d'humains et leur urbanisme effréné. On achète désormais des terres aux pays pauvres, nouvelle calamité pour leur avenir déjà bien compromis.

Rapidité des variations climatiques.

On pensait que s'agissant de milliers, millions d'années ou plus, on passait extrêmement  lentement d'une période à une autre ; la science n'ayant jamais aucune gêne à  se renier, il est maintenant admis que le passage d'une glaciation à une période de non glaciation doit s'effectuer en moins d'un siècle (on dit 50 ans, et parfois 10, soit un peu n'importe quoi), et que quelques années de radoucissement peuvent s'intercaler en période durable de grand froid. On n'est donc pas au bout de nos peines pour les prévisions.. En fait, personne n'en sait rien et ne connaît rien des causes. C'est bien pire que pour la météo. Cela vous donne une idée de l'état la connaissance

Des faits indiscutables : ils ont été vécus par quelques anciens comme moi : sur la côte d'azur, j'ai le souvenir de bien plus beaux étés qu'ils ne l'ont été par la suite - mais sans eau, à part de violents orages occasionnels - et cela s'est produit dans les années cinquante. Suit une étude plus générale qui situe le changement à peine plus tard


En 1970, quelque chose de surprenant se produisit : l'hiver ne dura que 35 jours (au lieu de 90) et le printemps fit son apparition exceptionnellement tôt. Et changement brutal, l'automne démarra plus tard et le printemps fut très tardif. C'est précisément en 1971 que le temps commença à se dégrader, provoquant la série de désastres agricoles que l'on sait dans l'hémisphère nord. L'année suivante, la température moyenne, spécialement en hiver, fut nettement inférieure à celle des années précédentes en Amérique du Nord et dans le bassin méditerranéen (la quantité de neiges et de glaces 71 / 72 a augmenté de 13 % (ce qui est énorme) pour un seul hiver; en revanche, l'océan arctique européen connût des températures anormalement élevées, tandis que le centre et l'ouest de l'Europe étaientaffectés par de longues périodes de sécheresse. Pendant ce temps, la Méditerranée et le Proche Orient, subissaient des pluies inhabituellement abondantes de même que la côte pacifique de l'Amérique du Nord et la plus grande partie de l'Europe orientale.

Ces dix derniers millénaires, des modifications climatiques relativement minimes ont provoqué d'importants bouleversements culturels, qui pourraient expliquer de la disparition d'anciennes civilisations.

Au pire - pour les accros du réchauffement dû à l'homme, l'idée d'un retour prochain à un âge glaciaire est dans l'air, si je puis dire, lors de la rédaction de cet article ; elle trouve son origine dans l'extrapolation des courbes de température portant sur les 1 000 dernières années (Est de l'Europe) puis des cent dernières années ; on retrouve toujours cette amorce de brusque refroidissement après une longue période de chaud. C'est un peu une Lapalissade et on  sourit à cette divine lecture, car le nombre de fois où on a prolongé la courbe et où on s'est planté est infiniment grand. C'est un peu dire, "après la pluie, le beau temps". Ou l'inverse.

Mécanismes et conséquence : si il y a trop d'air froid, pas de mousson sur les tropiques. En été la contraction de l'air froid circumpolaire attire normalement la ceinture d'anticyclones subtropicaux vers les zones tempérées (où il fait beau). En se retirant, ces anticyclones créent un appel d'air humide équatorial sur les tropiques ; c'est la mousson. Si les masses d'air froid se contractent moins que d'habitude, la mousson reste plus près de l'équateur : c'est la sècheresse sur les tropiques.

Le niveau de la mer ; si l'on suppose que sur une période "aussi courte" il n'y a ni perte ni création d'eau, le niveau des mers ne dépend que de l'importance des glaciers ;  Il y a eu plusieurs fois des volumes de glaces aussi bas et plus bas que ce que nous connaissons aujourd'hui, soit des hauteurs d'eau égales ou supérieures : il y a 60.000 ans, il était 150 mètres plus bas qu'aujourd'hui

(Australie et  Nouvelle Guinée étaient réunies). Il y a 20.000 ans (préhistoire), son niveau était 110 mètres plus bas, ce qui explique que la grotte de Cosquer (méditerranée) soit maintenant sous l'eau. Autre conséquence, la formation des Calanques de Cassis :  lorsque le niveau de l'eau s'est mis à baisser, les embouchures des rivières sont devenues des cascades qui ont creusé la roche en tombant de haut dans la mer. En revenant au niveau que nous lui connaissons actuellement, la mer a alors envahi les gorges qui avaient été creusées.

Ce document reproduit partiellement un article de Science & Vie (années 75-80).

Evolution des climats. (commentaires)

Ce qui suit est cohérent avec ce que j'ai pu lire par ailleurs, mais ce n'est pas pour autant une certitude car la méconnaissance, ou des falsifications notoires peuvent exister et relayées par les presses scientifiques mondiales les plus sérieuses.
L'auteur fait lui-même remarquer que certaines prévisions alarmistes produites par les américains sur le climat de l'Inde ou les pays d'Asie, pourraient bien être entachées d'une forte envie de vendre leurs produits alimentaires !!  
(voir ci-dessous Erreurs, falsifications, impostures" et "plus bas "la grotte Cosquer").

Datation et carbone 14. C'est un élément radioactif dont la masse (quantité) est constante chez un être vivant. Elle diminue régulièrement par radioactivité après sa mort. En mesurant la quantité restante, on peut estimer l'époque de la mort. Il faut cependant connaître la masse contenue à l'origine, ce qui n'est pas facile. Ce carbone n'existant que chez les êtres vivants, aucune information ne peut être tirée de la pierre, métal, tissus.. sauf s'ils en contiennent des traces (bois, cuir, corne, cheveux). On ne peut donc certifier l'âge des pyramides, des menhirs et autres réalisations que par comparaison avec d'autres évènements, historiques, géologiques, un contenu etc, cela sans véritable certitudes.
D'autres éléments radioactifs peuvent permettre d'évaluer le temps, ainsi que les stries des arbres fossiles et bien d'autres observations (voir "le nautile et la lune")

Les observations ;  "celui qui croit tout est heureux, celui qui doute est sage". La vigilance étant de mise, il n'est pas superflu de faire les vérifications que l'on peut ;  (voir ci-dessous Erreurs, falsifications, impostures" et "plus bas "la grotte Cosquer").

1 / - D'énormes glaciers ont considérablement baissé de niveau ; cela se voit à l'usure des roches et je me souviens d'avoir fait cet étrange constat dans  l'ouest Canadien, où l'on voyait des pans de roche verticaux dans un immense goulet gratté par le glacier lorsque sa surface était à une centaine de mètres au-dessus de nos têtes.
2 /les zones qui ont été couvertes par la mer et se sont ensuite soulevées ; elles sont reconnaissables à la nature calcaire du sol, constitué de dépôts marins, et parfois aux fines strates (couches). Ces roches peuvent contenir des fossiles (coquilles..). La plupart des montagnes en comportent.
Ces dépôts marins, malgré leur importance, ne représenteraient qu'entre 5 et 10 % des sédiments produits par l'usure des roches (sables, argiles) lesquels se sont parfois reconstitués en roches (grès, marbres, roches poudreuses - bauxite - ) sous l'action de différents facteurs (chimie, pression)

 Erreurs, falsifications, impostures de la science.

 Il y a eu des sites et objets archéologiques, mais également des animaux, "fabriqués" pour faire croire à une importante découverte et des expériences faussées, que personne n'a jamais réussi à reproduire. Les canulars scientifiques ne sont pas rares non plus;  rappelles vous ces cercles étranges dans les champs anglais, que sont venus voir des scientifiques du monde entier, dont certains ont déclaré que "ça ne pouvait pas ,être fait par des hommes" !

- Pour un temps, il fut admis que la terre a été plate et un club d'anglais soutient toujours cette théorie, mais sans doute dans la bonne humeur et avec force pintes de bière. On ne leur en tiendra pas rigueur, car ce que nous croyons mordicus aujourd'hui peut fort bien se révéler faux demain.

- Galilée avait été emprisonné pour avoir dit que la terre tournait autour du soleil (et non l'inverse comme on l'affirmait à l'époque) et notre surdoué Champollion avait préféré se taire sur le fait que les découvertes d'Egypte prouvaient incontestablement que l'arrivée de l'homme sur terre dépassait largement les moins 5000 ans fixés par l'Eglise. Sur certains comportements, rien ne changera jamais sur cette terre.

- Les déclarations scientifiques du genre> ; on croyait jusqu'alors que, .. mais des éléments nouveau démontrent maintenant que .." sont monnaie courante. 

Voici un exemple récent : on a découvert récemment que les trajets et habitudes de certaines espèces de poisson, suivis sous la banquise avec des traceurs, n'étaient pas du tout ce que l'on croyait jusqu'alors ! (mais on ne comprend plus, c'était affirmé comme étant sûr !).

La science, pas plus que les analystes financiers et autres politologues n'a jamais aucune gêne à  se renier, sans excuses ni regrets.

On pensait jusqu'alors que le climat se modifiait au cours de très longues périodesil est maintenant admis que le passage d'une glaciation à une période de non glaciation peut s'effectuer en moins d'un siècle (on dit 50 ans).

- Après les fameux "trou d'ozone" et courant "el nino", les scientifiques s'inquiètent maintenant pour le Gulf Stream, ce courant béni des Dieux, qui font de la France et de toute la façade ouest de l'Europe du nord des pays tempérés pendant qu'on se gèle en face, à New-York, situé à la latitude de Bordeaux.

(dessin partiel de Voutch)
Détendons nous
un peu :
  bien avant l'invention de nos bombes de laque, l'homme préhistorique avait-il déjà pris conscience qu'en taillant le silex, il modifiait le climat  (...)

Les "crânes de cristal" ont agité en un temps les milieux de la presse, de l'archéologie ou de l'art, le tout sur fond de légendes et de pouvoirs surnaturels. Ces crânes humains, taillés dans du cristal de roche, sont en effet fascinants. Il y en a plusieurs dans le monde et même dans des musées. Apparus dans la seconde moitié du XIXe siècle, ils étaient censés être d'origine Maya ou Aztèque, Leur découverte demeure quelque peu romanesque et obscure; le British Museum situe le sien vers 1300-1500 après J.C, mais ne l'expose plus.

Par l'engouement qu'ils ont suscité, des faux crânes de cristal en verre ont même été produits. Une analyse précise a permis de prouver qu'ils avaient été taillés avec des outils modernes, telles que des meules de joaillier, probablement avec du quartz brésilien envoyé en Allemagne. C'est désormais une curiosité qui fait l'objet d'expositions temporaires. Il y en a une en France au Musée du Quai Branly. Le dernier film de Spielberg utilise ce thème.

 

L'homme dit "des cavernes"  ; vers moins 20.000 ans avant Jésus Christ, l'Europe connaissait une période glaciaire sévère, avec des températures de à - 40° - 50°, voire - 70° C.   Sur le nord de la France actuelle et jusqu'en son milieu s'étendait une zone désertique recouverte de glace presque toute l'année. Le sud de la France ressemblait aux steppes d'Asie centrale  ; Les hommes préhistoriques (*) vivaient en pleine période glaciaire, un des moments les plus rudes de l'histoire cyclique du climat terrestre. La carte de France, et plus généralement de l'Europe, se divisait en trois grandes zones. La première était constituée d'une calotte de glace, appelée "inlandsis", qui couvrait la terre ferme jusqu'à une limite fluctuant autour de l'axe Berlin-sud de l'Angleterre. Le niveau de la mer était 110 mètres plus bas qu'aujourd'hui. La Manche n'existait donc pas et les bords de la côte française.» avançaient de plusieurs dizaines de kilomètres vers l'ouest, sur ce qui est aujourd'hui le plateau continental. En dessous, une région appelée "désert périglaciaire" s'étendait jusqu'au milieu de la France actuelle. Cette zone que les préhistoriens qualifient de "vide" abritait peu d'animaux et encore moins d*hommes. Elle était totalement recouverte de glace pendant le long hiver. Certaines parties pouvaient dégeler en été: pendant quelques semaines. Il y poussait une végétation éphémère, très proche de celle du Nord canadien ou de la Russie du Nord. Les températures pouvaient varier de quelques degrés au-dessus de zéro à - 40 - 50, voire - 70 C. La troisième zone, beaucoup plus hospitalière commençait avec la moitié sud de la France. Comme le reste de l'Europe, elle était soumise aux conditions glaciaires, mais le dégel régulier durait plusieurs mois permettant le développement d*une végétation favorable aux troupeaux.


photo "Science&Vie - Paris Match, déc. 1975).


Le Sud méditerranéen était bien moins froid qu'ailleurs, favorisé par l'influence de la mer;  à l'inverse, la vallée du Rhône, englobant la région de Solutré (*), était ouverte aux grands vents et au froid arctique. Ici, rien ne venait adoucir l'influence glaciale de l'anticyclone sibérien qui séjournait en permanence au-dessus de l'Europe. Sur les quelques milliers d'années de la période solutréenne, quelques moments de radoucissement pouvaient s'intercaler avec des périodes durables de grand froid.

(*) La découverte d'un outil a fait baptiser "Solutréen" la période du Paléolithique supérieur comprise entre - 22 000 et -18 000



Grotte de Bedeilhac, entrée (*) Homme des cavernes et art pariétal (art des parois): Les spécialistes affirment généralement qu'il n'y a jamais eu de trace de vie "courante" dans les cavernes; c'est à dire pas de traces de foyers ayant été utilisés pour cuire des aliments, pas de restes d'os d'animaux consommés sur place, de traces de fabrication d'outils, pas de morts etc. L'homme préhistorique dit "des cavernes" serait un mythe de nos manuels scolaires, auquel s'ajoute aujourd'hui de belles "reconstitutions" (pour faire vrai ??) qui agrémentent maintenant les expositions.
Seules, leurs manifestations "culturelles" ont laissé les œuvres que nous admirons: dessins d'animaux et de chasse qui étaient sans doute leur préoccupation première, contours de mains ou en tampon et même modelages de terre glaise et sculptures à même la roche, y compris des sexes d'homme et de femme très réalistes, comme dans la grotte-caverne de caverne de Bedeilhac, AriègeBedeilhac, Ariège, au sud de la ville de Foix. Au fond à gauche, à 750 m de l'entrée (photo de gauche), un motif a été exécuté sous l'arrière d'une avancée rocheuse isolée, donc invisible, à seulement quelques dizaines de centimètres du sol, obligeant l'artiste à se coucher sur le dos pour peindre dessous, au plafond, presque au ras du visage, ce que j'ai du faire pour le voir. A moins qu'une remontée du fond ne se soit produite après la réalisation de l'œuvre.
Le faisaient-ils en permanence ou pendant des périodes propices ? et quelles pouvaient être leur motivations ? peut-être tout simplement les nôtres, représentation de leur environnement et de leur vie, croyance païenne, exorcisme du mauvais sort, appel à une nature bonne et généreuse (chasse productive, accidents, conditions climatiques), ou tout simplement témoignage; peut-être tout cela, puisque si on l'énumère, c'est que cela nous ressemble beaucoup. Photo site internet (j'ai égaré les miennes). Commentaire sur la photo du clic: au fond, la galerie s'achève sur une aire spacieuse assez surprenante, avec une pièce d'eau peu profonde et un plafond qui s'abaisse pour partie en courte pente jusqu'au sol. C'est dans cet espace extraordinaire et bien éclairé qu'un panneau ou une flèche signale la gravure qui est sous le plafond très bas d'une roche.

Cet homme préhistorique se protégeait surtout sous ce que l'on appelle les "abris sous roche", peut-être complétés de branchages et peaux. Il peut s'être abrité à l'entrée d'une caverne occasionnellement, mais guère plus. Il n'est du reste pas affirmé non plus que des groupes humains vivaient en permanence à proximité de l'une d'elles.



"Homme-lion"  Image d'un passé lointain dominé par les animaux, le Löwenmensch, ou homme lion (ci-contre), a réapparu après avoir passé presque cinquante ans dans les réserves d'un musée, où il était en 200 morceaux. Sculptée dans une défense de mammouth, cette statuette de 30 cm de haut fut trouvée dans la grotte d'Hohlenstein-Stadel, prés de la vallée du Danube, axe possible de migration vers l'Europe d'hommes venus du Moyen Orient. Parmi les chefs-d'œuvre de la grotte de Vogelherd figurent un cheval et un mammouth en ivoire. La découverte d'une flûte en os, à Geissenklösterle (ci-dessus), confirme l'existence d'une conscience artistique."Homme Lion"

 environ moins 32.000 ans. Sculpture sur corne. Allemagne

Les analyses au carbone 14 avant révèle que ces fresques dataient d'environ 32 000 ans, les animaux en question prirent soudain plus d'importance.

De fait, la grotte de Chauvet contient également une représentations d'homme bête. Nombreux sont ceux qui pensent aujourd'hui que les hommes de Neandertal, dont le début est fixé aux environs de - 70.000 ans, évoluaient également vers la modernité.  De nouveaux témoignages provenant de sites néandertaliens français indiquent que nos cousins supposés "stupides" fabriquaient en réalité des objets de style aurignacien il y a 38 000 ans." Dans le sud-ouest de la France, déclare l'archéologue Jean-Philippe Rigaud, il semble que les hommes de Neandertal aient effectué le passage à la technologie moderne avant l'arrivée des aurignaciens. Le débat parmi les spécialistes de la dernière période glaciaire concernant la mentalité de l'homme de Neandertal a été relancé par une découverte faite a la fin de 1998 près de la ville de Fatima dans la campagne portugaise : site préhistorique de campement humain, contenant des morceaux d'os, des outils en pierre et du charbon de bois, vestige de foyers. ainsi que les as d'un enfant enterré il y a 25 000 ans.
National Geographic juillet 2000

 

Il y avait des lions en France, 20.000 ans A.C    



 La grotte Chauvet
du Pont-d'Arc (La Combe-d'Arc, Ariège) possède une grande collection d'animaux (panthère, rhinocéros et même un Hibou ; ce tableau de chasse de bisons par des lionnes est, par la qualité du trait et le rendu du mouvement, d'un réalisme incroyable ; L'artiste n'a pas pu parvenir à ce stade directement et il y a forcément des antériorités ; quand, où ? on en découvre encore ; peut-être certaines esquisses sont-elles déjà le travail d'élèves ?  cet aspect n'a jamais été soulevé.  

 
photo "Science&Vie - Paris Match", déc. 1975)

têtes de lionnes : admirez la fresque complète (clic).

grotte Chauvet   Sur le site web, cliquer sur "bisons".

Il y a 20.000 ans A.C, Les hommes préhistoriques dits "des cavernes", dont ceux de la grotte de la Chauvet-Combe d'Arc, vivaient en pleine période glaciaire, un des moments les plus rudes de l'histoire cyclique du climat terrestre (voir ci-dessus "évolution des climats).

La grotte Cosquer ; Découverte par un plongeur, la grotte Cosquer, n'est accessible que par un passage difficile et long, placé profondément sous l'eau, car le niveau de la mer était bas à cette époque glaciaire ; il est maintenant ferme par protection -il y a eu également des morts. L'intervention de l'Etat dans cette affaire a été lamentable et désastreuse ; à peine signalée par "l'inventeur", les services scientifiques ont immédiatement fait savoir qu'ils en connaissaient déjà l'existence afin de priver notre homme de sa découverte et s'en attribuer les honneurs et plus tard les revenus Ce n'est qu'après une difficile bataille, l'affaire s'amplifiant, que notre découvreur a été (à demi) rétabli dans ses droits. Elle porte au moins son nom. Cela s'est passé sous un ministre de la culture très mondain et charismatique.

La Grotte de Lascaux   on ne visite que sa copie partielle ; c'est une toute petite grotte, extrêmement bien fait et ça en vaut la peine. La grotte véritable se visite toujours sur réservation particulière.

Grands sites archéologiques  ministère de la culture, choix "disciplines et secteurs", puis "archéologie"

 


Aztèques et Mayas ; comme chez tous les anciens amérindiens (précolombiens) les couteaux de sacrifice sont légion ; on extrayait le cœur du sacrifié vivant, le malheureux étant placé sur une pierre de sacrifice. Le cœur était posé sur le ventre d'un chac-mool, petite statue de pierre représentant un homme sur le dos, à demi relevé (sur les coudes et genoux pliés). Condamnés, prisonniers, volontaires ou désignés d'office devaient terminer ainsi leur existence pour alimenter le besoin insatiable des dieux. Chez les Mayas idem, bien qu'on les ait cru moins sanguinaires ; il jetaient aussi de jeunes filles dans les trous des cénotes (sorte d'aven de notre sud-ouest). On dit qu'elles étaient "préparées" (droguées) avant le grand saut.

La disparition brutale des Mayas est l'objet de nombreuse supputations ; manque d'eau selon un anglais, malgré la richesse du sol pour les cultures, la nappe phréatique étant trop profonde. Horreur finale devant tous ces sacrifices selon d'autres, le peuple ayant tout abandonné et s'étant dispersé. Ou modification climatique se trop grande ampleur. C'est peut-être ce qui nous guette, face à une société est trop complexe, trop pesante qui n'apporte plus ce pourquoi elle a été crée (comme le deviennent dès à présent les grandes métropoles). Mais avant, Il y a généralement la guerre, qui résout provisoirement tous les problèmes lorsque les états ne sont plus à même de les surmonter. Et en pays Maya, aucune trace de guerre finale non plus.

Si vous avez envie d'admirer en détail l'époustouflante complexité des incrustations pratiquées dans le jade du manche, cliquez !


 


Malgré l'horreur, admirons ce couteau ce sacrifice à lame d'obsidienne (j'ai ramené un bel éclat de cette roche et je me suis coupé plusieurs fois !). . Jusqu'au bout des doigts ; et comme le tout fait trente centimètres je crois, les incrustations sont millimétriques !  On peut contester la qualité artistique du sujet, mais au plan technique, rien d'autre au monde ne peut y être comparé.

Les Mayas et l'astronomie.
La pyramide de Chichen Iza est à base carrée.
totalisent 365 marches, le nombre de jours de l'année. Les méso-américains, tout comme les Egyptiens, s'intéressaient beaucoup au ciel, un monde inaccessible, étrange et mouvant, où le soleil, la lune et les étoiles tournaient avec régularité, bien qu'avec des périodes variables. C'était aussi, d'un point de vue pratique, une manière d'asseoir le pouvoir religieux; la prévision d'une éclipse, fait très inquiétant, pouvait être utilisée pour impressionner le peuple.
Chez les Mayas, l'année était fractionnée en 18 mois de 20 jours plus 5 jours flottants (on retrouve ces 18 mois sur une  très grande  pierre ronde du musée de Mexico, que l'on vend aux touristes en petit format, et qui représente aussi les quatre mondes qui ont existé, les Mayas vivant le dernier. Pour les Mayas, la terre est un carré posé sur le dos d'un caïman géant; le ciel  (il y en a 13), est soutenu par quatre géants et au-dessous, c'est l'enfer (il y en a 9). Un arbre géant est au centre et un autre à chaque coin.

 



suite possible Fondoc 3 (religions, cathédrales)