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Cette page: Architecture - nouvelles technologies - gigantisme
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 Pont sur le Colorado (entre Nevada et Arizona). Commencé en 2005, son achèvement était prévu en 2010, suite à quelques sérieuses difficultés. Les ponts modernes peuvent être construits sans échafaudage, ce qui serait dans ce cas, tout à fait impossible. Ils "poussent d'eux-mêmes" à l'aide d'un module coulissant, comparable aux énormes engins tunneliers. Ici, dans le vide, l'arche se prolonge avec comme unique appui, ce qui vient d'être construit derrière !   l'engin place les différents éléments de la structure et coule les bétons.

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Le même principe, mais sans aucun éléments préfabriqués à souder :

La société Dutch MX3D s'est associée au géant Autodesk Software pour construire un pont "fusionné en 3D" (*) de 7 mètres sur un canal de Hollande en 2017.
(*) Je dis personnellement "fusionné" pour simplifier car l'appellation "impression 3D" est impropre et désormais remplacée, dans l'industrie, par technologie de "fabrication additive métallique", selon Michelin, qui a créé une filiale de recherche industrielle. On voit ici en deux robots contrôlés qui font fondre des baguettes de métal sur les "gouttes métalliques déjà déposées et solidifiées. Ainsi avance le pont, avec en 3, ses délicats motifs de quasi fer forgé !



Viaduc de Millau
Le pont s'élève au dessus du niveau normal du terrain pour "sauter" un obstacle, le viaduc franchit un creux à plat. Entre les deux, les débats sont éternels.
Les grands ponts sont métalliques et creux ! le béton est en parement latéral ou en soutien pour les piles, qui comportent elles aussi une forte ossature métaliique. L'intérieur du tablier était autrefois peint, mais on y fait circuler à présent un air à l'humidité controlée, de sorte que la rouille soit stabilisée. On y gagne en entretien, en poids et en sécurité.
photo : coupe du viaduc de Millau dont les différentes sections, fabriquées à terre, sont enfilées et poussées les unes derrière les autres puis soudées entre elles, juqu'au moment où les deux dernières, une de chaque côté, se rejoignent au milieu !

Un réglage des haubans permettra de parfaire un alignement chaotique. l'intérieur est bardé de croisillons métalliques de renfort, et il y a des capteurs de contrôle pour détecter toute anomalie. Deux hommes peuvent marcher côte à côte dans le couloir central (voir la saisissante photo présentée par FR3)

Tunnels.
Maillon central d'un axe qui doit relier la mer du Nord à la Méditerranée, le plus long tunnel ferroviaire du monde est suisse. Il remplace un tunnel ancien du Mont St Gothard et il a fallu onze années pour l'achever ce 15 Octobre 2010 pour une mise en service prévue en 2017. Ses deux tubes partent d'Erstfeld et se terminent à Bodio, soit 57 kilomètres. Le Seikan, Japon, fait tout de même 53,9 km(1988)/ Celui du Mt Cenis, en France, prévu en 2023, fera 53 km



Forages ahurissants. On sait aller très profond sous terre ou sous mer (plusieurs milliers de mètres), mais on n'imagine guère la complexité des techniques actuelles de forage. La revue "Recherche" en dévoile une partie, à commencer par les forages d'analyse des sols, mesures (capteurs associés), injections, rejet des déblais etc. On sait forer verticalement jusqu'à 2000 mètres, puis relever alors le forage à la quasi horizontalité, et le remonter ou le descendre 10 kilomètres plus loin !  Et cela à moins d'un mètre du point prévu. En mer, on parle de cinq kilomètres. Comment est-ce possible ? par la commande d'un moteur qui décentre la tête de forage ; celle-ci par alors en biais. On contrôle le décentrage pour corriger la trajectoire en permanence.

Tête de forage 

Pour exploiter des réserves couvrant plusieurs kilomètres sur le sol ferme, on installe un réseau de puits. En mer, une plate forme opère de nombreux forages et gère ensuite tous ces puits, jusqu'à 35 pour Perdido, la dernière du Golfe du Mexique. Le schéma représente le parcours des forages sous l'eau, puis dans le sous-sol. Le trait vert marque la ligne de flottaison de la plateforme.  Reportage de "la 5" (TV).

 

Plateforme géante "Perdido". Plusieurs milliards d'euros, 18.000 tonnes (pont de 9.000 tonnes). La première "flottante" à ne reposer que sur un seul flotteur, lesté à sa base de 13.000 tonnes de minerai de fer. Des cloisons pare-explosions séparent la partie logements. Un maximum de sécurité a été recherché contre l'incendie, le renversement et la rupture des tuyaux ; ce dernier point par la recherche de la meilleure stabilisation possible des oscillations (vagues, courants marins circulaires). Reportage de "la 5" (TV).

 

Alternateur géant entraîné par turbine. Ici "l'induit", qui produit le courant électrique sous l'effet du balayage des champs magnétiques produits par le rotor (inducteur).
 

Note : les prises de vue déforment les perspectives.

Rotor d'alternateur (inducteur), qui tourne à l'intérieur de l'induit. Composé de pôles ) magnétiques (aimants), permanents ou alimentés en courant électrique (moyennes et fortes puissances), il émet des champs électriques qui tournent donc avec lui.

Dossier "La Recherche". Alsthom (Montbéliard). Alsthom est le No1 mondial de l'énergie hydraulique. Ses turbines et générateurs ont été préservés de l'achat par Siemens.

La partie fixe qui entoure le rotor central est celle qui produit le courant. C'est "l'induit" parce que ses conducteurs de cuivre sont balayés par les champs magnétiques du rotor (l'inducteur) qui lui, tourne. Ces courants sont produits - induits par le champ magnétique - dans les fils de cuivre dont on voit les extrémités ici. Tout est géant ici, soit 160 kilomètres de barres de cuivre fermement disposées et fixées entre elles(on ne peut parler de fils, vu la taille !).

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Chine : le 6 juin 2006, après 13 ans de travaux, le barrage des Trois-Gorges sur le fleuve Yangtsé (le fleuve bleu, ou Yangzi-Jiang ou Chang-Jiang, le long fleuve), est mis en service (près de Yichang). Un mur de béton de 2309 mètres de long et de 185 mètres de haut; retenue d'eau de plus de 600 km.

Salle des turbines hydrauliques du barrage des Trois Gorges (Chine). 15 sur 26 sont produites par Alsthom. Enchâssées dans le sol, elles sont hautes comme un immeuble de 10 étages. Le diamètre total atteint 21 mètres. au fond de chaque puits est placée une turbine hydraulique (à ailettes), qui est actionnée par le torrent  d'eau du barrage. Au-dessus, elle entraîne de son axe un rotor d'alternateur, entouré de son induit.  (voir à gauche pour induits et inducteurs).

Ici,une turbine pour le Vietnam

Les plus GROS électroaimants En septembre 2008, le plus grand accélérateur de particules au monde, le Grand Collisionneur de hadrons ou « LHC » est mis en route au CERN*, à la frontière franco-suisse. Situé à l00 mètres sous terre et long de 27 kilomètres, le LHC est le plus grand accélérateur de particules au monde. Il comporte deux tubes sous un vide très poussé dans lesquels sont envoyés les faisceaux de particules. Les faisceaux sont guidés par un puissant champ électromagnétique généré par quelque 1600 aimants. Alignés avec une précision de l'ordre du dixième de millimètre, chacun des 1232 aimants principaux mesure 15 mètres de long et pèse 35 tonnes ! Chose rare parmi les accélérateurs, les bobinages de ces aimants sont supraconducteurs, autrement dit ils conduisent l'électricité sans résistance, jusqu'à 13.000 ampères ni perte d'énergie. Cette propriété n'apparaît qu'à des températures très basses. Les aimants sont donc placés dans une enceinte dans laquelle circule de l'hélium superfluide*, ce qui permet de les refroidir à - 271,3 °C. Il faut deux mois pour refroidir un seul des 8 secteurs. Les équipements ultra complexes font penser à de la science fiction interplanétaire: en serait-ce réellement ? le coût exorbitant lui, est bien réel.
LE CERN est l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. "La Recherche OCTOBRE 2009".

Bien moins nombreux, mais 10 fois plus lourds ITER est l'abréviation de "réacteur expérimental thermonucléaire international" (en anglais). Pour obtenir la température de 150 millions de degrés dans le coeur du réacteur, contenant un plasma de noyaux de deutérium et de tritium, et permettre la fusion de se produire, 18 électroaimants supraconducteurs de 360 tonnes chacun, produiront un champ électromagnétique complètement dément. "La recherche" no 437 janvier 2010. Les milliards d'euros s'envolent, 10, puis 20, puis ..on ne sait même pas quel matériau résistera suffisamment pour garantir l'étanché.



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