hibis  "trois sites"



hibis, rien que
la réalité

hibis    Curiosité diverse..  
  •  sommaire par thème
    •  habitat, arts, ouvrages façades et maisons - fontaines, campaniles, cadrans, peintures murales.. - immeubles, tours, habitats divers -
      constructions anciennes, antiques, objets d'art - édifices religieux et religions
      techniques et matériaux, évolution - ouvrages d'arts, gigantisme
    •  c'est drôle (ou pas) ville et nature, plaques et affichettes, commerce, humains, animaux, la bouffe, véhicules, arts, objets, usages et croyances.
    •  sciences et techniques phénomènes de base, pièges et surprises. unités, forces et composition, énergie, masse, vitese - pression (solides, liquides, gaz), dynamique, température..
    •  physique de la vie (approche) les minuscules qui font des géants, un milieu si complexe, étonnant de créativité - notre naissance.. - physique de l'univers, une interrogation ?
    •  électricité piles et batteries, éclairage, courant électrique (compréhension), (électro)magnétisme, gigantisme - électrostatique - dangers..
    •  sociétéécologie, économie, qualité française et allemande, faits et méfaits..
    •  éditorial le billet du jour..
  • sommaire global

email         mise à jour/rubriques du site   

  •  pages "techniques, ouvrages"
    • couleurs
    • techniques, matériaux
    • Ouvrages d'art, ponts, écluses..
    • Ouvrages d'art, gigantisme
English


Cette page: Architecture - techniques et ouvrages d'art

Station de métro enterrée d'un bloc.

Toujours dans ce délire industriel, où plus rien ne semble impossible, on construit entièrement à l'extérieur la station de métro St Michel... et on la descend dans le trou d'une seule pièce ! et c'est profond, c'est la seule à posséder des ascenseurs, car il faut passer sous la Seine pas loin.

Auto chenillettes démontables. Quand à Michelin, il organise une expédition terrestre en Chine avec des véhicules démontables pour franchir les cols à l'aide de... porteurs. Des autochenillettes, rien que ça ! . Pauvres porteurs. Montées, démontées, remontées.

Un canal au-dessus de la Loire ; l'impulsion d'Eiffel, conduit à construire partout en France des ouvrages de défit comme le viaduc de Garabit (Cantal), mais surtout le pont-canal de Briare, car à l'époque, les canaux sont encore très utilisés, assurant les jonctions Atlantique, Méditerranée, Paris. Ce pont, qui est en fait un viaduc, permet aux péniches de franchir... la vallée de la Loire. De nos jours de belles petites croisières en bateau permettent d'apprécier l'ouvrage et l'environnement, à Briare même, particulièrement bien aménagé pour les plaisanciers et les promeneurs.

La tour Eiffel devait être démolie à la fin de l'exposition. Ce siècle connaît une véritable explosion technologique, avec ses audaces incroyables et ses drames (mines, hauts fourneaux). Les quatre pieds de la tour Eiffel étaient montés sur vérins hydrauliques afin d'effectuer des réglages en cas de modification d'assiette (la Seine passe à côté). Si l'on avait pu faire la même chose à Pise, la face du tourisme en eût été changée.

Ascenseurs. Mais ce n'est pas tout, car outre la difficulté technique de la construction elle-même, d'autre problèmes étaient posés, comme celui des ascenseurs, véritables ouvrages d'intelligence et d'art. Il étaient commandés par l'hydrauliques, ce qui apporte puissance et souplesse de fonctionnement ; mais comment l'employé, placé dans la cabine pouvait-il commander "au petit poil", l'arrêt de la cabine à l'étage ? cela sans qu'un tuyau souple n'alimente bien sûr la cabine ?

éoliennes. Les nouvelles éoliennes culminent à plus de 100 mètres et possèdent des pales de 60 mètres de longueur ! la génératrice qu'elles actionnent est à la hauteur de la situation, si l'on peut dire ! voir un technicien installé au sommet fait réaliser l'énormité de la chose.


Moulin grec; sur fond de ciel bleu. Une illusion d'optique peut se produire en regardant la photo : on voit alors des lamelles bleues désordonnées, ! le corps du moulin (bâtiment), est en bas à gauche. focalisez vous sur les petits triangles blancs pour distinguer les ailes.

Originale, la technique de réduction de la voilure des moulins grecs est reprise sur les voiliers modernes : c'est l'enroulement de la toile (voilure) autour du mât. Evidemment, le système n'est pas simple au niveau du moyeu. Sur les voiliers, on enroule ainsi maintenant le foc autour de l'étai ou la grand' voile autour du mât ! (notre regretté et grand navigateur Tabarly avait eu des ennuis multiples avec l'un des premiers grands mâts à enrouleur, cassant plusieurs mâts).

Les moulins hollandais pompaient l'eau par paliers pour la remonter et la rejeter à la mer, car ce pays est en partie situé en-dessous de son niveau


La dilatation. En matière d'ouvrages d'art, la dilatation due aux variations de température est un facteur important que l'on ne peut pas négliger sous peine de conséquences graves.

PONTS ET VIADUCS.
Tous les ponts et viaducs, et plus généralement toutes les constuctions mmétalliques, doivent pouvoir s'allonger ou se raccourcir librement !

Des rouleaux sont donc placés à leurs extrémités, et il y a des joints qui coupent la chaussée, bien visibles. Pour apercevoir les rouleaux, il faut pouvoir aller dessous de la première pile.

RAILS DE TRAINS Si la longueur de l'ouvrage est très importante, il faut d'autres stratèges : c'était le cas des rails de trains dont le claquement rythmait le voyage "tada, tada", "tada, tada".. depuis longtemps, les rails sont soudés sur une plus grande longueur et chaque longueur raccordée en biseau à la suivante, avec glissement de l'un à côté de l'autre. Bruit supprimé, mais pas la dilatation, absorbée par le biseau.

PIPE-LINE.
Le pipeline qui traverse la Sibérie zigzague, ce qui permet d'absorber les variations de longueurs liées à la température. La variation de longueur de l'ouvrage sous l'effet de l'écart de température atteint plusieurs centaines de mètres !  Tout droit, il faudrait que ça casse.

TRAIN DE l'EXTREME.
Le train chinois qui permet désormais d'accéder à Lhassa
, capitale du Tibet, grimpe à 5000 mètres. C'est un fleuron de la technologie car il est le seul train pressurisé du monde, mais ce n'est pas la plus remarquable de ses caractéristiques ; il comprend 293 tunnels et viaducs dont un de 12 kilomètres. Comme il peut y faire très froid et très chaud, les piles des viaducs sont de type "thermosiphon" car elles font remonter le froid du sol jusqu'aux rails afin de limiter les variations de température. "Match du Monde", 09 2006.

Barrages

Le barrage de la Vilaine (Morbihan, Bretagne), est le plus grand barrage d'Europe sur rivière. Il régule le cours du fleuve et empêche la remontée de la marée pour limiter la salinité des terres. Le tourisme fluvial s'est ainsi développé et une marina assez conséquente complète le site.
hibis

 Barrage de la Vilaine ; détail d'une vanne horizontale, en clair sous le pont. Il y en a cinq, je crois.
hibis

Barrages, aménagements de côtes et d'estuaires, captage par détournement de cours d'eaux. Le barrage régule le débit de l'eau, permet de produire de l'électricité et sert de réserve pour l'agriculture (la sèche Provence a été transformée par le barrage de la Durance autorisa une l'agriculture intensive tout en limitant les dégâts des crues (*). Les innombrables canaux qui la sillonnent lui ont permis de devenir une zone de grande production de fruits et légumes, à l'égal de la région d'Almeria en Espagne.

Les particules nutritives des sédiments drainés par le fleuve - mélange de terre, feuilles, crottes, poissons morts etc - apportent azote et micro-éléments, selon un scientifique. Ils se déposent au fond du barrage, privant d'un coup de cet apport berges et embouchure. Un système de purge est parfois prévu comme dans le barrage des Trois Gorges, mais 30 à 60 % des sédiments y subsistent .Les crues, qui répandaient les limons dans les plaines environnantes, n'existent plus, laissant parfois le sel remonter des terres comme cela se produit en Egypte, ou en Afrique lorsque l'on a trop tiré sur la nappe phréatique en forant des puits. Par contre, la pêche peut être accrue dans la conséquente retenue d'eau. A condition qu'un prédateur vorace n'y soit pas installé.

De nombreux deltas ont été photographiés par avion en 2000 et comparés aux cartes d'inondation de 1922.  A l'embouchure, il y a comme un affaissement par manque d'apport de matériaux et l'eau de mer gagne l'intérieur ainsi que la salinité des terres. Ce n'est pas la mer qui monte.

Deux exemples : cas du Mississipi et de son désastre lors de la tempête. la Durance et l'écosystème du delta du Rhône.
Mississipi. Un américain, invité à s'exprimer sur la catastrophe de la Nouvelle Orléans (Fleuve Mississipi), a ouvertement accusé les retenues d'eau qui ont fortement limité les apports naturels, empêchant le delta du Mississipi de se surélever ou même de se régénérer. Il a également dénoncé la destruction des protections naturelles côtières - lagunes, végétation, mangroves etc. ainsi que l'aménagement portuaire qui a exigé le creusement de canaux, le tout supprimant de facto ce qui freinait l'arrivée des eaux lors des tempêtes. C'est ainsi que la La Nouvelle Orléans a été bien plus facilement sinistrée par les eaux poussées par la tempête.
Le barrage de la Durance, Serre-Ponçon (barrage de terre). En 1955 la loi prévoit que l'eau de la Durance sera détournée vers l'étang de Berre où un complexe de Pétrochimie doit y être développé à grande échelle (existe cependant en ces lieux depuis 1930). En 1957 loi interdit la pêche dans l'étang d'eau salée de 15500 hectares.
Le détournement des eaux de la Durance (*) et son affluent le Verdon est pratiqué à 90 %, pour les besoins de 'industrie et de l'agriculture ; l'eau n'y coule plus guère, prélevée en majeure partie au bénéfice de l'étang de Berre, soit 4 mètres cube par seconde au lieu des 21 en été auparavant. Tout l'écosystème est modifié : l'eau de l'étang de Berre n'est plus saumâtre, mais il y a alternance d'eau douce en hiver et d'eau salée en été - néfaste pour la faune, à cause du relâchement cyclique de 3 milliards 600 de m3 par an, soit 4 fois le volume de l'étang. Avant, les limons se déversaient dans le Rhône et se répandaient en Camargue, qui ne reçoit plus ces limons. Stes Marie de la Mer est menacée, on enroche. Information France Culture "Terre à Terre, Nov. 2009.
(*)  Les Provençaux disent qu'il y avait trois fléaux en Provence : la Durance, le Mistral, la Durance et le Parlement d'Aix. La Durance, qui provoquait de catastrophiques inondations, est encore capable de ravager son cours. D'une année sur l'autre, un important espace surplombant le fleuve, où nous aimions nous rendre, a disparu coupant net le chemin d'accès.


Seuls les ouvrages d'art remarquables sont relatés ici. Il ne faut donc pas y rechercher une liste exhaustive d'innombrables ouvrages parfois tout aussi spectaculaires. Je ncommencerai par le barrage de "Malpasset", tristement célèbre pour sa rupture et ses nombreuses victimes, dont on peut voir les restes près de Fréjus C'est une belle promenade à faire, par le bas ou par le haut (garrigue). voir "physique, densité" pour comprendre comment l'eau transporte de si gros rochers.


Il y a des milliers de grands barrages dans le monde, classés selon la hauteur, la longueur, la puissance fournie, la surface du lac etc. Voici, d'après "le Quid", les plus célèbres (dont quelques uns déjà anciens): Cabora Bassa, sur le Mozambique - Fort Peck Dam sur le Missouri (USA) - Itaipu, sur le Paranâ (Brésil) -  Assouân (Egypte) - Ertan, sur le Yalong Jang (Chine) - Les Trois Gorges (Chine), le plus gigantesque - Tarbela, sur l'indus (Pakistan) - Yacireta sur le Paranã - (Argentine).

Ascenseurs à bateaux pour écluses.

Anciennement à Saint Omer et sans énergie !  L'ascenseur des Fontinettes, près de St Omer (Pas de Calais), est un des plus anciens sinon le plus ancien ascenseur à bateaux. Deux containers recevant les péniches fonctionnent en bascule, liés par un circuit hydraulique qui actionne les deux piston soulevant chacun un bac. Un opérateur placé entre les deux bacs, dans une cabine, ajoute adroitement des poids au bac qui descend; pour compenser les frottements ou quelque différence de charge entre les deux bacs, de sorte que les bacs parviennent au bon niveau quand il actionne les freins (l'un en haut et l'autre en bas). En principe, chaque bac a le même poids, avec ou sans bateau (un bateau fait déverser son poids d'eau excédentaire). Un bac étant en haut et l'autre en bas, les deux partent à l'équilibre quand on desserre les freins, mais par l'élan et les poids ajoutés, ils se retrouvent en situation inverse, un bateau étant monté et l'autre descendu. Cerise sur le gâteau, les poids reviennent à l'opérateur sous l'action d'une petite roue à aubes. hibis

En Ecosse, et rotatif !
Entre Glasgow et Edimbourg (Ecosse), c'est une attraction touristique ; le Falkirk Wheel, sorte de grande roue à péniches, amène successivement les bacs à niveau, pour un dénivelé de 25 mètres.

Deux bacs de 300 m3 d'eau reçoivent les péniches. Ces bacs sont montés en balançoire autour d'un axe horizontal (voir la photo agrandie). L'axe est long de 25 mètres et l'écart des bras soutenant les bacs est de 35 mètres. Repère sur la photo: les bras sont découpés en pointe d'un côté.

En Belgique.   Avec cette version futuriste d'Ecosse, on pourrait croire que l'ascenseur des Fontinettes a vécu. Mais non ! les belges en ont construit un en 2002, avec une technologie plus récente, sans nul doute, mais en partant du même principe : deux bacs qui montent et descendent verticalement. Sans l'habileté additionnelle 

En Chine !   monstrueux, évidemment car lié au barrage des Trois Gorges, ce sera le plus grand du monde avec ses 113 mètres de dénivelé et des bacs pouvant recevoir les bateaux de tourisme. Un bac et des contrepoids. Prévu pour 2015.

Où commence le gigantisme ?   c'est une question d'époque, d'avancée technologique, et d'égo !


Vue en cours de travaux.

La hollande lutte en permanence contre l'eau puisque la plupart de ses grandes ville sont sous le niveau de la mer. Les fameux moulins n'avaient pour fonction que de pomper l'eau (les moulins sont disposés de sorte qu'ils élèvent l'eau vers la mer par paliers, car la puissance de chacun était assez limitée. Mais les tempêtes et l'élévation du niveau de la mer font craindre de graves inondations. Au nord, une digue géante a été construite voici déjà assez longtemps. Le sud craignant également, un barrage mobile a été construit sur 2800 mètres à l'embouchure de l'Escaut.
L'ensemble est conçu pour limiter la salinisation des terres, pour développer les affaires et le tourisme (fluvial et autre). Il améliore également la circulation grâce aux voies nouvelles et au temps gagné.

Il comporte 66 piliers hauts comme un immeuble de 10 étages qui laisseront monter ou descendre selon les besoins, 63 vannes d'acier. Des piliers, d'une section de 50 mètres par 25 ! , reposent sur des fondations non moins gigantesques, de 15 mètres de profondeur, le fond de la mer étant lui-même tapissé d'un revêtement destiné à le stabiliser. Les pontons-grues ont été construits tout spécialement pour poser ces piliers géants.
 

Venise. Le problème de Venise est sans doute différent car il s'agit d'une lagune qui doit être préservée. On sait que l'affaire dure depuis des décennies, avec ses utopies, mais un projet de lames articulées par le fond, semi flottantes et relevables est cette fois retenu et entrepris malgré l'opposition.



  suite possible    technologies, gigantismee.



hibis Curiosité                   retour au début de page