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Architecture, Arts - dieux multiples

Les temples principaux sont dédiés à Vishnu (Viçnu) et Shiva (çiva), un dieu très ambigu. La plupart des historiens s'accordent à classer les temples hindouistes en trois catégories, fondées sur la structure de leur partie supérieure : la tour sanctuaire à toiture curviligne, le temple à toiture pyramidale (Inde du sud), le temple couvert en berceau, nommés ainsi en raison de la forme et la fonction de leur partie supérieure. Une multitude de temples relèvent de divinités locales. Ces derniers sont plus fréquentés que les grands temples, sanctuaires religieux réservés aux prêtres (chamanes). La religion est essentiellement pratiquée au domicile et dans la vie quotidienne. Il y a cependant de grands pèlerinages, ou de plus modestes processions vers un petit temple dédié à quelque dieu local ou encore un vestige, une relique, une statue animale comme la statue géante du taureau sacré Nanda, la monture de Shiva/Çiva à Mysore. Le très ambigu dieu Shiva (Siva, çiva), qui porte la mort inévitable de tous les êtres. Il apparaît souvent comme une mort souriante, dansante, presque séduisante. Multiples bras, porteurs de symboles


Inde, procession. Le Figaro magasine, décembre 96.
geste de l'anjali, le salut indien. Il est à la fois une marque de politesse à la fois sociale et religieuse, qui ne s'adresse pas seulement à l'individu salué mais à sa loi intérieure, son dieu. Des symboles ; la roue indienne de la vie et du char de Dieu à travers la voûte céleste (temple du soleil (Konarak).

La croix indienne.
La croix Indienne (svastika), symbole religieux à quatre branches coudées : c'est une croix gammée (de la lettre gamma). Ses quatre branches tournées vers la droite, représentent l'homme, les mammifères, les oiseaux et les reptiles. Seul l'homme peut s'en échapper pour atteindre le Nirvana en passant par la connaissance juste, la conduite droite et la méditation.

Les temples "sanctuaires" évoluent vers des ensembles à enceintes multiples, donnant accès à une élévation progressive par niveaux étagés. Ils représentent ainsi un lien entre le monde des hommes et le domaine des dieux sur leurs inaccessibles monts.
On y accède par des portes gigantesques qui sont une évolution des temples "en berceau". Ces derniers ont évolué peu à peu, gagnant de la hauteur et s'érigeant en enceinte, forteresse et palais. A partir du XIIe siècle, ils ceintureront les villes-temples de leurs gigantesques portes d'entrée (gopuram). les plus célèbres sont dans la ville-temple de Madurai : "défiant la pesanteur et les lois de l'équilibre, un véritable déluge de pierre surprend le visiteur à chacune des neuf entrées de l'enceinte. Détachés aux trois quarts des parois, ce ne sont qu'animaux cabrés, caryatides gesticulantes, monstres déchaînés, dieux caricaturaux, tous enchevêtrés, superposés, distordus.

 "le berceau" du sommet.            



Image du Figaro magasine, décembre 96.

Temple de Chenna Keshava

Le figaro magasine, décembre96.

Temple Tejahpâla (Luna Vasahi. Encycl. Larousse.


Ville-temple à Madurâ. Ici, une des portes "sanctuaire"





Temple Srirangam, selon un magasine

On ne connaît bien souvent les temples Indiens que par leurs sculptures érotiques. Bien que justifiées par les dieux, il faut tout de même avouer qu'elles sont tout à fait exceptionnelles. Pour changer des positions plus ou moins acrobatiques qui nécessitent plusieurs partenaires, je vous propose deux une autre merveille, la cour aux chevaux du temple de Srirangam, entouré de sept enceintes concentriques et dédié à Vishnou.  Le Figaro, 17 janvier 2004.

Vous pourrez cependant admirer, à droite, une activité très spéciale et rarement dévoilée, si l'on peut dire. Sans aucun doute en l'honneur d'un dieu.

L'érotisme religieux ou incantatoire fait partie intégrante de l'art des plus anciennes civilisations, depuis l'homme préhistorique (sexes en relief sur les parois des grottes), les chinois, les grecs avec leurs allées de phallus géants ou les indiens mochicas et leurs statuettes érotiques du plaisir en couple ou solitaire. l'inde a surpassé cet art que l'on dit ne pas être ressenti comme érotique à l'époque, ainsi que nous l'interprétons de nos jours.

Sur une paroi de temple Indien, un petit personnage s'occupe de la dame, avec ce qui semble être un bâton. Magasine.



La grande complexité de l'hindouisme. Le Point 1714 121 juillet 2005. Comme le veut la tradition de l'Inde, où le temps est cyclique, Brahma dort dans le ventre de Vishnou. Quand vient le moment de recréer le monde, il surgit tout à coup, sur une feuille de lotus, et recrée toutes choses en un instant.
Vishnou, frère cadet d'Indra et protégé par "les mille têtes d'un serpent dont les replis lui servent de berceau flottant", est celui qui tient le monde dans sa forme. Dieu de la vie, il se présente toujours avec un disque solaire appelé chakra, qui évoque le mouvement du monde et la force de la pensée, une conque marine, une ma ssue et une fleur de lotus. Vishnou est l'épine dorsale du monde, la raison d'être des choses. II cache dans ses replis l'embryon d'or sans lequel le monde ne serait pas. Quand les choses vont très mal et que la vie est menacée, il descend et se métamorphose (c'est le sens du mot "avatara", avatar en français) sous une forme terrestre, poisson, tortue, sanglier, homme-lion, Rama à la hache, Rama, Krishna, Bouddha. Les  septième et huitième avatara sont les très célèbres Rama et Krishna, héros des deux épopées indiennes le "Ramayana" et le "Mahabharata".
Le prochain avatara s'appellera Kalkin. Il sera monté sur un cheval blanc, c'est tout ce que nous savons de lui. Il viendra à la fin de l'époque que nom traversons, qui est le Kaliyuga; le temps noir de ta destruction. Kalki rétablira la justice et l'ordre du monde.


Shiva est le troisième grand dieu de l'hindouisme, et sans doute le plus complexe. II est en principe le destructeur, qui porte la mort inévitable de tous les êtres. Mais il apparaît souvent comme une mort souriante, dansante, presque séduisante. Contrairement à Vishnou, il est constamment en activité. Au rythme de sa danse incessante, il assiste à chaque création. Il est partout évoqué sous la forme d'un phallus dressé. souvent noir, un lingam, en relation visible avec un yoni, un sexe féminin. Les références mythologiques qui entourent Shiva sont sinueuses et déroutantes.
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A côté des trois grands dieux, il faut citer l'étrange Kali, la déesse qu'on n'approche qu'en tremblant. Elle touche à notre peur fondamentale. Déesse de la destruction et de la guerre contre le démon Ravana.

Trois autres divinités féminines, celles-ci bienfaisantes, sont attachées aux trois grands dieux, Sarasvati à Brahma, Lakshmi (prospérité) à Vishnou et Parvati à Shiva.



Enfin, parmi les personnages très populaires de la tradition hindouiste, impossible de passer sous silence Hanuman, le roi des singes, grande et belle figure du " Ramayana », et Ganesha (le savoir), le dieu à tête d'éléphant, ami des artistes et des commerçants, "celui qui efface les querelles", dont l'image est présente dans tous les foyers indiens.  Ci-contre, statue de Kali , déesse de la destruction et mort luttant contre le démon Ravana. Son donna lieu a des sacrifice humains jusqu'au 19e S au Bengale
Tout ce petit monde vit sur fond de renouvellement cyclique du monde, avec un imaginaire fantasmagorique qui met en jeux animaux, hommes, dieux et éléments de la terre, le tout dans un savant mélange où tout un chacun y retrouve son compte.

La Pureté. Tout dans la vie indienne est réglée par la religion. Dont la pureté. C'est étonnant dans ce pays assez sale, ou l'hygiène ne paraît pas être une préoccupation première. On part cependant travailler aux champs avec son vase de cuivre contenant de l'eau, car il faut pouvoir se laver les mains. Les ablutions comportent une aspersion de la tête et le rinçage de la bouche. Là-bas, on ne prend la nourriture qu'avec les trois doigts de la main droite (pouce, index, majeur). La femme est impure au moment des règles et un éventuel rapport oblige le mari à se baigner et changer de vêtements?  Impure également au moment de l'accouchement et quelques jours après (durée selon les sectes ou régions). Seuls les intouchables peuvent l'accoucher car ils ne risquent rien. Impurs les poils de barbe et les rognures d'ongles parce qu'ils sont morts et donc impurs : le barbier est donc obligatoirement un intouchable. Avec évidemment tous ceux qui oeuvrent pour le nettoyage et tant d'autres métiers. Il y a des sous-classes entre eux, mais c'est vrai pour toutes les autres classes.



La croyance fondamentale de l'hindouisme se rapporte au Samsara, au cycle nécessaire des renaissances successives que tous doivent parcourir avant de parvenir au nirvana, la libération suprême dans l'extinction. Ce cycle dépend de notre karma, qui est le poids de nos actes, lequel nous fait renaître dans tel ou tel niveau de vie et risque de prolonger, sous des formes souvent pénibles et humiliantes, notre cycle d'existences.

Autre notion centrale, le 4e dharma, dharma, qui est à la fois l'ordre du monde et l'obligation qu'ont tous les hommes de respecter leur dharma personnel, (le devoir), équilibre qui permet l'harmonisation des rapports entre les hommes, et de rester dans la varna (la catégorie sociale, improprement traduite par « caste») où ils sont nés, afin de suivre une voie droite. Du respect du dharma personnel dépend le maintien de l'ordre cosmique. l'Inde établit ainsi une solidarité - originale et très forte - entre individuel et le cosmique. Une phrase souvent citée affirme: Le dharma, quand il est protégé, protège. Quand il est détruit, détruit.
La société est organisée ainsi : au sommet de l'échelle sont les brahmanes, (prêtres), puis viennent les "kshatriya", les guerriers, les "vaishya", les commerçants. Au bas de l'échelle se trouvent les "dalit", les intouchables, renommés harijan (fils de Dieu), lesquels n'ont pas le droit de se promener à certaines heures car leur ombre impure peut être néfaste pour les autres !. A l'origine, l'hindou ne naît pas dans une caste. La règle s'est resserrée au profit des castes dirigeantes. L'Inde les a abolies officiellement en 1949. Avec assez peu de succès je crois.

Ces conceptions spirituelles et philosophiques ne dérangent guère, semble-t-il, un commerce peu scrupuleux, le vol, la corruption et ses bakchichs, les trafics et prélèvements d'organes "sauvages", le meurtre et tant d'autres actes bien abjects. la religion semble muette sur ces sujets, à l'opposé des religions Abrahamiques, fortes de leur morale, leurs commandements et leurs interdits (voir fondoc3 ). Ajoutons que 45.000 enfants disparaissent chaque année en Inde, sans que les autorités, ni la police ne s'en inquiètent outre mesure. Les parents eux, s'en révoltent.
"la conduite droite", en tant qu'européen, me laisse donc assez perplexe, à moins qu'elle ne concerne que la seule réincarnation, leur véritable préoccupation. L'extériorisation" de la vie courante, qui entraîne la passivité, pourraient être une amorce d'explication. L'Inde est pourtant un pays de grande culture, moderne dans certains de ses aspects, industriel même, en marche depuis de nombreuses années.



suite (mosquées, Taj Mahal, pierre noire) Voir aussi Fondoc 3 (religions Abrahamiques, cathédrales)

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