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Cette page: Architecture, Arts - imaginaire, mais pas toujours.

Futuriste ?  Voici les aspirations de quelques originaux qui finiront peut-être par avoir raison.
Une maison tournante (sympa pour suivre le soleil, ou s'en protéger. Des maisons largement ouvertes sur la nature - c'est endance - ou modulables, avec des panneaux et mobiliers pivotants et basculants bref escamotables; Des espaces à vivre "3D", à plusieurs niveaux décalés (tout est décalé chez eux), avec pourquoi pas, des planchers de verre pour voir dessous (ou dessus); des piscines qui commencent à l'intérieur, et tant d'autres choses ahurissantes, et réalisées pour.
- Un grand original vit dans une maison gonflable, à la Ferté Allais (un millième de bar de pression seulement). Quand il ouvre la porte, ça se dégonfle ! pour réduire l'espace il dégonfle. Il se passe des photos ou des images sur un écran géant en écoutant de la musique très Hi-Fi. Par mauvais temps il se projette du soleil !  La maison est par ailleurs très technique. Je ne sais rien du mobilier. Au besoin, il pourrait pomper pour ajouter une aile lors d'une réception. C'est l'avenir dit-il, convaincu.

- Un autre visionnaire part du principe qu'il sera peu logique de descendre d'une tour de 400 étages pour aller remonter plus loin dans une autre de 800. Il envisage donc la ville ou plus vaguement l'espace architectural, comme des tours géantes reliées ensembles par des voies à différents niveaux. Commentaires hibis : c'est un peu le film de Luc Besson, le cinquième élément où l'on voit les voitures "volantes" sortir des murs de très hauts immeubles et circuler à différents niveaux. Développant son idée, il évoque des tours-cités de très grande taille. Cette appropriation de l'espace en hauteur permettrait, dit-il, de loger la population mondiale dans un nombre limité de constructions.. géantes. Mais pour cela, ajoute-t-il, il faudra d'abord savoir élever le sol dans l'espace. Commentaire hibis : à différents niveaux, je suppose, avec des espaces pour les sports, des jardins et pourquoi pas des champs, des bois et des forêts ?.  Pour se faire une idée, on pourrait s'appuyer sur le projet de tours polycentriques à la française (ci-dessus), en l'imaginant en gigantesque. Le problème de l'éclairage naturel deviendrait à l'évidence crucial, car avec les hauteurs suprêmes, ce monstrueux gruyère ne sera qu'ombres et courants d'airs.
Dernières précisions de l'auteur, des gens préfèreront vivre en haut et d'autres en bas, comme maintenant. Ils n'auront même plus besoin de descendre ou de monter. Il n'y aurait plus à proprement parlé de centres concentriques à la manière des villes et villages actuels (qui concentrent le trafic). Commentaire hibis : c'est déjà un peu le cas dans bien des mégapoles des USA, comme à Los Angeles.
Ce n'est pas pour demain. Ouf ! mais avec la progression de la population mondiale, il faudra bien tenter quelque chose pour rendre la vie encore plus difficile .. Gageons qu'on verra bien pire que cette vision cauchemardesque, ne serait-ce que pour des raisons purement économiques et mercantiles, On peut en être sûr. Certaines tours-cités de luxe n'abriteront que quelques familles et leur entourage quand d'autres seront un empilage de cellules HLM d'un nouveau genre. On peut aussi rêver d'un nouveau cataclysme planétaire.. qui mettrait tout à tout ..à plat.


Iles artificielles.

Châteaux de sable.
Dans le golfe Persique, par ailleurs peu profond, des îles artificielles ont été crées et cela continue de plus belle. Hôtels de luxe, villas de rêve, immeubles de prestige, rien n'est trop beau.
îles en forme de palmes, représentation symbolique des pays du monde. Qui dit mieux ? dépêchez vous, ça s'arrache ! 
Les projets d'îles flottantes fleurissent en raison du flou juridique qui règne dans les eaux internationales.  
Alsthom - mais il n'est pas le seul - a proposé une île flottante se déplaçant à très faible vitesse, incluant un petit port.

On espère ainsi créer de nouveaux état ou royaumes, ce qui n'est pas si utopique qu'il y paraît. Vivre dans un lieu retiré du reste du monde apporte sécurité et liberté, des atouts déterminants pour ces futurs paradis fiscaux votant leurs propres lois. Mais ça ne doit pas être si facile à réaliser car à ce jour, seul un bateau-hôtel pour milliardaires vogue, et pas en toute indépendance.
Plateformes scientifiques.
Les russes, qui ne possèdent pas de bases bien situées (*) pour le lancement de leurs fusées, ont envisagé de construire une base flottante ; ce projet est maintenant abandonné au profit de la base franco-européenne de Kourou (Guyane). La fusée Soyouz y sera lancée.
(*)
à l'équateur, voir Physique quotidienne),

les hôtels sous l'eau.   Bien réel, avec pied sur terre ferme, est le Poseidon Undersea Resort, (Bahamas). Un groupe franco-américain, US Submarine a réuni 40 millions de dollars (33 millions d'euros) pour sa construction ; le prix de la suite est déjà fixé à 1500 dollars (1200 €) la nuit. L'ouverture était prévue fin 2005 ! optimiste ?
 A Dubaï, un projet insensé serait sur les flots : l'Hydropolis, cité sous-marine avec laboratoire de recherche, hôtel de 220 suites avec vues sur des jardins submergés, trois restaurants, dont "Le Nautilus". Coût non estimé, mais ouverture  annoncée pour fin  2006 ! c'était en 2004, très optimiste ? (ex. Bon voyage)


Vivre sur une île artificielle en forme de nénuphar, voici le projet japonais de l'entreprise Shimizu. Des plates-formes de 3 km de diamètre flottent sur l'océan Pacifique. Au centre, des tours de 1000 m de haut (on verra les pirates de loin). Cultures en plateaux dans les tours, fermes aquacoles, éoliennes, recyclage, parois coulissantes contre les tempêtes (?), le rêve (ou le cauchemar).
En cours de développement, prévu pour 2025. (Sciences et Avenir, mars 2011). Ces îlots flotteront librement.. On ne prévoit pas de pouvoir contrôler leur déplacement ?
Les japonais pensent-il à l'avenir de leur propre population ? on ne sait rien là-dessus, sauf que leur pays est incertain et trop petit Les japonais pensent-ils à leur propre sort sur leur grande île trop petite et incertaine ? Nul ne le sait, mais le coût risque bien de réduire les ambitions à néant. Le plus surprenant est que rien ne soit prévu à ce stade pour en contrôler le cours, car ces îlots devaient flotter librement, au gré des vents et des courants, pour aller se fracasser un jour contre une vraie côte bien dure ou rencontrer un bateau ?. En tout cas, vu comme ça, c'est très très beau.
Déserts : des dunes habitées. Sans en connaître la finalité, on pourrait s'inquiéter d'un tel projet. De fait, il s'appuie sur l'espoir d'arrêter la progression du désert selon une ligne Sénégal - Djibouti, en plantant des arbres sur une bande de 15 kilomètres de large et près de 8.000 kilomètres traversant onze pays. L'étudiant en architecture suédois Magnus Larsson propose de concrétiser cette bande en solidifiant les dunes de sable pour créer une muraille habitable qui bloquerait l'avancée du désert. La Grande Muraille verte a germé dans l'esprit du président du Burkina Faso Thomas Sankara dans les années 1980; elle a ressuscité en 2005 grâce au président du Nigeria Olusegun Obasanjo et a été finalement approuvée en décembre 2006 par l'Union africaine. En février 2011, le projet a été officiellement entériné au cours du sommet international de Bonn, en Allemagne. Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) lui a pour l'instant alloué un financement de 115 millions de dollars. Solidification des dunes. Dans le but de stabiliser le sol dans les régions sismiques, des chercheurs de l'université de Californie expérimentent l'injection dans le sol d'une bactérie dans un mélange alcalin riche en calcium. La méthode consiste à stimuler les bactéries pour qu'elles excrètent de grandes quantités de carbonate de calcium, lequel cimente le sable. Même si les résultats sont probants, admet Larsson,, la mise en œuvre sera difficile à financer. "Le coût sera insensé.  (Popular Science New York)
Les meilleurs architectes ? Les termites (New Scientist Londres). Fruits des mécanismes de l'évolution, les insectes sociaux fournissent des pistes intéressantes pour bâtir les cités durables du futur..hibis : Fruits des mécanismes de l'évolution, les hommes savaient aussi ne pas construire n'importe comment; des fermes sont encore là pour l'attester, ainsi que des case de boue séchée et paillées ou des constructions orientales. Maintenant ils climatisent du béton .
Au cœur de la savane africaine se dressent les tours d'une ville entièrement construites à partir de matériaux naturels biodégradables. Ses habitants vivent et travaillent dans des lieux climatisés et humidifiés, sans consommer un seul watt d'électricité. L'eau vient de puits profonds. Avec ses murs courbes et ses arches élégantes, elle revêt aussi une certaine beauté. Ce n'est pas une ville humaine, bien sûr, c'est une termitière. "Nous autres humains appliquons des idées architecturales absurdes sans encourir la sanction de la sélection naturelle", observe l'architecte Juhani Pallasmaa, de l'université de technologie d'HelsWSki, en Finlande.

Mais, maintenant que nous prenons conscience du changement climatique et de l'épuisement des ressources, il semble que nous ayons beaucoup à apprendre de ces insectes qui savent climatiser et ventiler. Projet pour pays chauds (serait-ce plus porteur ou plus facile que pour les pays froids ?) : Principes de base : provoquer la condensation de l'eau contenue dans l'air,la stocker et la purifier. Cela en quantité suffisante la consommation courante et la douche; cette dernière recyclée pour les toilettes et l'agriculture. Un système de compostage génère du biogaz pour la cuisine. Pendant la majeure partie de l'année, les flux d'air naturels circulant par les fenêtres de la maison suffisent à la refroidir.

Pendant les mois les plus chauds, un ventilateur aspire l'air extérieur dans une chambre souterraine, où la température "serait" comprise entre 10 et 15'C tout au long de l'année. L'air rafraichi est ensuite acheminé jusque dans le sous-sol, puis vers le haut, dans la maison, grâce à des orifices pratiqués dans le sol. A mesure que l'air frais se réchauffe, il monte et s'échappe à travers une cour intérieure de 19 mètres carrés, au sein de laquelle une cavité verticale étroite forme une tour à vent (schéma ci-contre). 24 panneaux photovoltaïques mobiles suivent la course du soleil et, grâce à des lentilles, le rayonnement solaire est multiplié par 2000; ils "produiraient" les 80 kilowatt-heures d'électricité consommés quotidiennement par la maisonnée. Egalement installées sur le toit, des éoliennes à axe vertical de type Darrieus "généreraient" 40 kilowattheures supplémentaires. (Popular Science, New York)

Presque toutes ces technologies sont actuellement exploitées à petite échelle. L'organisation à but non lucratif "Fog Quest" utilise le brouillard pour approvisionner en eau des villages éthiopiens. Sur les pentes des Andes, me semble-t-il, on a installé des filets à rosée. Au Zimbabwe, le centre commercial Eastgate Centre emploie d'immenses structures perforées en forme de cheminée pour pomper l'air environnant vers l'intérieur. Dans le comté d'Orange, en Californie, le Groundwater Replenishment System transforme les eaux usées en eau potable. (Popular Science, New York).


Enfin, les animaux ne sont pas en reste ! ce que nous montre un reportage animalier anglais passé le 14 février (télé A2) est édifiant : un insecte du désert condense l'humidité à l'aube sur sa carapace, puis oriente les gouttes d'eau jusqu'à sa bouche !

 "En 2008, pour la première fois, plus de la moitié de la population de la Terre était urbanisée, et cette tendance pose des défis considérables. D'ici à 2030, on estime que quelque 5 milliards de personnes vivront en ville - contre environ 3,3 milliards en 2010. Et ces villes risquent d'être densément peuplées. Une partie de la population logera certes dans de nouvelles constructions, mais Stéphane Malka a une autre idée: insérer des bâtiments au sein de constructions existantes. Il suggère de compléter l'espace vide de la partie centrale de l'Arche de la Défense. Ce concept pourrait être appliqué à n'importe quel bâtiment. hibis : on n'a plus le moindre espace à perdre pour gagner de l'argent. Pendant ce temps, toute municipalité de plus de 5.000 habitants doit mettre à disposition un terrain pour les "voyageurs en roulotte", qui eux occuperont un espace non densifié, solution qui n'a jamais été retenue pour gens "ordinaires" en plus ou moins grande difficulté.

Densification. C'est le maître mot des architectes, promoteurs et dirigeants, qui ne s'en trouveront personnellement pas vraiment gênés. On devrait es regrouper tout ce beau monde dans leurs propres créations afin qu'ils les expérimentent eux-mêmes avant de les proposer aux autres !! Alors que certains s'offrent 500 m² ou plus, on observe que les surfaces offertes moyennes évoluent vers les 50 m² ou moins, pour une petite famille, avec des hauteurs de plafond réduites à 2m 40 alors que la population grandit. Seuls les prix ne cessent d'augmenter. On devrait constater que le peuple qui autrefois construisait lui-même ses villes - dont on en visite souvent le cœur de nos jours - est désormais totalement écarté de toute conception. Un architecte projette pour Los Angeles, la ville tentaculaire qui s'étendrait sur une bonne partie de la la Côte d'Azur, une construction de 580 mètres de haut, constituée de plusieurs tours, qui pourraient héberger 800.000 personnes, soit une densité 26 fois supérieure à l'actuelle. (Popular Science New York).

Les containers. Ce qui devrait être réservé aux plus démunis, qui ne peuvent plus se loger, sera le lot de tout un chacun. A Amsterdam, le village de containers de Keetwonen, très densément peuplé, héberge déjà des étudiants dans un millier de studios.
Présenté comme ici en pleine nature, ce serait presque une agréable résidence secondaire.. Je doute que les empilages urbains soient aussi flatteurs. Du reste, le coût n'est pas si bon marché lorsqu'on les isole convenablement pour la température et le bruit (ferraille), et que l'on pratique suffisamment d'ouvertures etc. Mais des ouvertures dans un empilage, il n'y en aura guère.

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