|
Ressources -
Politique - société

Nouvelle Calédonie
-
finances (l'euro)
Polynésie
après NouvCal
Nouvelle Calédonie
10 2006 ; avec ses 1600 Km de long, ses 350 variétés de
coraux et 2700 espèces de poissons, La France propose l'inscription de la
barrière de corail au patrimoine de l'humanité. C'est la plus riche après la
Grande Barrière australienne. Les néo-calédoniens restent méfiants quant aux
contraintes de ce classement.
Le dossier est
maintenant déposé. La décision finale interviendra en juin
2008.
Nickel ; Eramet en grève. Le nickel nous échapperait-il ?
voir évolution des passes d'armes ci-dessous.
Février 07, Koniambo Nickel
: onze milliards de travaux
préliminaires pour l’usine du Nord.
Clôtures, aménagement de la RT1, des bureaux et une base vie de
250 personnes :
5 milliards pour le câble sous-marin.
C’est finalement le français Alcatel qui a été chargé de
poser le câble sous-marin reliant la Nouvelle-Calédonie à l’Australie et,
par-delà, au reste du monde...
Fin juillet 2009 ; sur fond de conflit entre
USTKE et Présidence d'Aircal, refusant une signature, les violences reprennent
avec affrontements contre les forces de l'ordre (boulons et tirs), un gendarme
blessé par chevrotine. Le challenge entre autonomie et indépendance est bien
souvent à l'origine des conflits
|
L'agriculture (cultures vivrières :
manioc, céréales, igname, taro, patate douce ;
et cultures de plantation : cocoteraies, café,
bananes ) et l'élevage (bovin, caprin et porcin )
occupent environ 28 % des actifs, mais fournissent
respectivement à peine 5 % et 2 % du PNB. La Foa, près de
Nouméa, produit 60% des pommes de terre du pays et 25 % des fruits.
La richesse
de l'île repose avant tout sur le nickel, dont elle
détient 30 % des réserves mondiales (2e
producteur mondial ): 58 % du minerai est transformé
en ferronickel et matte de nickel. Mines à Thio et
Pin Pin avec raffinage à Doniambo, à
Nouméa et à Yaté. La Grande Terre
recèle également du cobalt, du chrome, du
cuivre, du fer, du manganèse et de l'or.
Malgré ce riche potentiel, la
Nouvelle-Calédonie, avec un PIB annuel par habitant
de 88 772 F [estimation 1999 ], dépend de la
métropole, à laquelle est destinée la
moitié des exportations. Nouméa a un
aéroport, ainsi que l'île Lifou. Le tourisme
qui était en expansion, stagne. On compte 5 762 km de routes,
dont 52 % sont asphaltés.
© 2001
Hachette Multimédia / Hachette Livre 2 / 3
La crevette
d'élevage. C'est le deuxième produit d'exportation après le nickel,
mais très loin derrière en termes de revenus. Une
pêcherie s'est installée à Koumac depuis
2001, une à Moindu (près de La Foa), dans une zone de mangrove. Du thon est également exporté, notamment en
direction de l'Europe et du Japon ; l'aquaculture de la
crevette est également pratiquée en
région nord ; sa production est exportée vers
les mêmes marchés.
****************************
Tourisme. Note de
mise à jour 2001 : depuis quelques années, le nombre de
touristes baisserait régulièrement :
insuffisance de la desserte aérienne et aussi
coût de la vie. Les problèmes de la companie
d'aviation AOM et la destruction des tours jumelles (twins)
à New york du 11 septembre ont
considérablement aggravé cette
situation. Selon Le directeur de la chaîne
"Grands Hôtels", "80% de la clientèle serait des "affiliés",
métropolitains liés aux expatriés, ou aux caldoches". On recherche à
capter les japonais, australiens, néo-zélandais.
Touristes : une centaine de milliers par an (source 2007).
Le tourisme
se ressent du coût élevé du territoire ;
ne dit-on pas que l'aéroport international
lui-même, est un des plus chers ? |
Le Nickel. Le coût des matières premières bouscule
le paysage international. Ce qui n'était pas rentable le devient.
Projet d'usine métallurgique est en gestation en
région Nord (info 2003). Il a été initié par le général De
Gaulle qui avait souhaité un rééquilibrage entre nord et sud de la
Nouvelle Calédonie. Resté longtemps en suspens, il fut repris par
les accords de Bercy
2005 (Le Figaro économie, 23 12) : communiqué de
ERAMET "les accords de Bercy (1998) prévoyaient un rééquilibrage
économique avec l'attribution du riche massif minier de Koniambo à SMSP et
Falconbridge, laquelle devait construire une usine de 50.000 tonnes de
nickel en Province nord avant le 1er janvier 2006 (dévouée aux Kanaks).
Falconbridge est très ambigu et rien n'est encore décidé ; il semble
bien que cette société tente d'obtenir le transfert du massif sans
contrepartie véritable, et arguant de la construction d'une usine d'Inco
dans le sud.., Inco devenant son probable actionnaire de demain. L'Etat
français a tenu ses engagements, et même au-delà. Une fois de plus,
nous avons payé "la mise à niveau".
2005 (Le Figaro
économie, 24 12) La SMSP, société minière du Sud-Pacifique gérée par
les indépendantistes, vient de prendre la décision "irrévocable" de
construire une usine dans la province Nord, avec le Canadien
Falconbridge, comme le prévoient les accords de Bercy. Cet accord
déclanche la fureur d'Eramet, groupe français, qui perd ainsi le
massif.
Décision finale. Le tribunal de grande instance de Paris a tranché
: Falconbridge est retenu par la SMSP. Le Nord a ainsi son industrie
minière. L'état français a tenu parole et se dit satisfait d'en avoir gardé le contrôle
;
les sociétés Canadiennes ont leur massif minier, le Nord est
rééquilibré au profit des Kanaks, en boutant la coloniale ERAMET. Reste que la société
canadienne du
sud emploie des ouvriers étrangers à bas salaire. Ce n'est peut-être
pas la fin du conflit.
Cerise sur le gâteau (c'est le mot juste), une société américaine ayant
fait fortune avec l'envolée du cours du cuivre, pourrait bien rafler
le tout. Aucun problème je suppose, on aime les américains là-bas.
Note "écologique"
: l'extraction du
minerai, utilisé également pour les piles et batteries, "menace le sud
de la Nouvelle Calédonie car elle
nécessite l'injection
d'acide sous pression
qui pourrait perturber l'atmosphère, le lagon et la pêche".
Les "fabuleuses" normes de sécurité ont été prise en défaut dès le
début, avec la fuite de produits dans une rivière. Ajoutons qu'un Tube"
déverse des effluents dans le Lagon Sud, lequel est en grande partie
protégé et classé .. Comme dit un "anglais "on croit rêver" (les
accords signés par la France interdisent tout rejet dans la mer ..
détail d'importance, pas dans le lagon !!).
|
Le nickel dans le monde. La
Nouvelle-Calédonie détient 30 % des ressources en minerai de nickel, le reste
est réparti dans le monde. La principale spécificité du marché du nickel réside
dans sa grande concentration : sept sociétés multinationales fournissent plus
des deux tiers des besoins mondiaux. Le reste est concentré dans les mains d’une
trentaine d’entreprises de taille plus réduite. Cette concentration au niveau de
la production se retrouve tout au long de la chaîne commerciale (extraction,
concentration, traitement...). Elle traduit non pas la difficulté à produire ce
métal mais la volatilité de son cours qui rend le retour sur investissement
difficile à prévoir pour un non-spécialiste du nickel.
| Chômage ; le taux
"fatidique" d'outremer en général, avoisine les 20 %.
le
SMIG
est maintenant de 100,000 CFP, (838 euros). 2003.
La revue GEO
divise par 1,5 en raison du haut niveau des prix, ce qui
donnerait un équivalent (très approximatif) de 560 euros.
Tous nos pays d'Outre
mer appliquent à peu près la même somme pour le SMIG.
Coût de la vie.
On avait l'habitude de multiplier par deux par rapport à la métropole,
mais en ne prenant en compte que certaines dépenses quotidiennes. Selon
l'office du
tourisme, le coût de la vie est celui de Paris, et annonce un
coût multiplié par 1,5. Quelle est la base d'appréciation ? les
frais pour l'habillement sont réduits au minimum (on est au pays de la
claquette !), même si l'on voit apparaître des bottes et de la
fourrure à la saison fraîche pour faire chic (c'est risible mais je
l'ai vu). Rien ou presque pour le chauffage, des impôts encore
"légers", lorsqu'ils existent (pas en Polynésie). L'essence est un peu
moins chère, il n'y a guère d'occasion de dépenser l'argent (pas de
vacances en général, pas de réelles tentations..). Comme partout, le
problème est celui du coût du logement.
Le coût élevé de la vie, commun à tous nos
territoires d'outre-mer en général, provient
en partie du niveau des salaires des fonctionnaires (appliqué aux
locaux..), d'une situation économique artificielle et très politisée,
du coût des importations diverses, de la faible valeur des exportations
ou des relativement faibles retombées locales de ces exportations
(nickel). Il existe une grave
disparité entre salaire des fonctionnaires et assimilés et ceux du privé.
Même si certains personnels du privé ont un salaire
"intermédiaire" afin de réduire l'anomalie. |
Il faut savoir que les
fonctionnaires métropolitains ne sont pas les seuls concernés, car tous
les fonctionnaires locaux, qui sont chez eux, bénéficient du
"doublement" !! ainsi que du même droit à un aller retour avion
payé tous les trois ans vers la métropole. Et comme ces pays
s'émancipent, possèdent une jeunesse instruite, parfois de haut niveau
(études supérieures en métropole), l'appel aux fonctionnaires
"externes" se raréfie, rendant la situation assez cocasse. Pas vraiment
pour les non nantis et bien moins chanceux employés du privé qui, même
en habitant Rivière Salée dans je ne sais quelle condition, n'ont pas
la vie facile. La même bizarrerie "du
doublement du salaire" (en réalité 75 % de majoration) faisait que
d'heureux fonctionnaires retraités vivaient 6 mois en France et six mois en
Polynésie, Calédonie et autres. Il s'agit en réalité de choix personnels,
car la règle est la suivante, ainsi que M. richard, retraité, le rappelle;
je cite :
"Depuis 1996 le
fonctionnaire retraité a une obligation de durée de résidence minimum en
Nouvelle Calédonie de 2 ans pour percevoir la majoration de 75% de sa
pension. Certes il commence à percevoir cette majoration, avec rappel, à
l'issue du 7ème mois de résidence, mais s'il quitte définitivement la
Nouvelle Calédonie avent le terme des deux ans de résidence minimum exigés,
il doit rembourser l'ensemble des majorations perçues à la trésorerie".
A
qualification égale, la main d'oeuvre locale est prioritaire.
"Les Nouvelles
calédoniennes" :
décembre 2004 : "l'association
des français résidents (métropolitains) proteste contre les discriminations dont
ils sont victimes depuis la loi sur la priorité à l'emploi local précisant qu'à
compétence équivalente, un emploi est attribué en priorité à un calédonien
(c'est pareil en Polynésie) ; cette discrimination porte non seulement sur les
emplois, mais aussi sur le droit de vote. Ils se plaignent également d'être la
cible de propos xénophobes et que le climat relationnel se dégrade".
Selon un contact, "c'est la chasse aux
zoreilles (métropolitains), dès qu'un patron embauche un métropolitain (métro)
c'est grève sur grève".
Seuls ceux qui possèdent une
spécialité recherchée ou qui s'installent à leur compte peuvent espérer
travailler si ils viennent sans contrat de travail. |
Quelques abréviations A.I.R.C.A.L. :
compagnie aérienne locale, C.A.F.A.T. caisse d'allocations familiales et d'aide
aux travailleurs - C.P.S. : commission du pacifique sud (aides techniques
diverses ) - R.F.O. radio France outre-mer - S.L.N. : société le nickel -
S.M.S.P. : société minière sud pacifique (gérée par des indépendantistes ).
syndicats : U.S.T.K.E. : union des syndicats des travailleurs kanaks et
exploités - F.L.N.K.S. : front de libération nationale kanak et socialiste -
F.U.L.K. : front uni de libération kanak - L.K.S. : parti de libération kanak
socialiste - PA.LI.KA. : parti de libération kanak - U.C. : union calédonienne
(parti indépendantiste) - U.P.M. : union progressiste mélanésienne ( parti
indépendantiste) - R.P.C.R. : rassemblement pour la Calédonie dans la république
française,
Politique
Nouvelle Calédonie. Ce
"Pays d'Outre-mer" (ex TOM, Territoire
d'Outre Mer), est une "Collectivité
d'Outre-mer"
française
qui dispose d'une large autonomie.
Divisée en trois provinces, dont une
pour les îles de l'est (Ouvéa, Tiga, Lifou et Maré), son
Gouvernement, élu par le congrès, comprend un Président du
Gouvernement, un Vice Président et 9 membres.
Le Congrès (54 membres), réunit une partie des membres des trois
Assemblées des Provinces. Le Sénat coutumier, le Conseil économique
et social.
Un Délégué du gouvernement français
représente l'Etat.
Sont conservés par la France
: relations extérieures, immigration, monnaie et change, défense, justice,
fonction publique, ordre et sécurité publique, enseignement du second degré
et supérieur, recherche.
Présidents du Gouvernement
2003,
M Pierre Frogier.
actuel, M Philippe
Gomes.
Les accords de Matignon ont
été signés en juin 1988 et depuis, le rêve de la "Kanakie" s'est
envolé.
confirmés en 1998, ils
prévoient un vote sur la question de l'indépendance. Entre 2013 et 2018 interviendra la
consultation pour l'autonomie totale.
A la veille du congrès de l’UC, Pascal Naouna affirme que l’idée d’indépendance
pure et simple évolue petit à petit vers l’idée d’un Etat associé à la France,
pour tenir compte des réalités de la situation.
|
février 2011. Chute du gouvernement collégial sur le thème du
drapeau représentatif de la collectivité, français ou kanak ! La ministre
d'Outre-mer, Marie-Luce-Penchard, considère que de nouvelles élections ne sont
pas nécessaires.
Début 2007 ; Le président Jacques
Chirac propose de préciser (ou rappeler) les modalités pratiques du vote dur
l'indépendance, à savoir les conditions de participation au vote, qui prévoient
une ancienneté d'au moins 10 ans sur le territoire. Cette mesure, destinée à
inclure de nouveaux arrivants afin d'affaiblir semble-t-il le pouvoir des
indépendantistes kanaks, est contestée. Certains disent qu'il s'agissait des 10
années d'ancienneté avant 1998, et non de 10 années glissantes (les 10 dernières
années au moment du vote). J'ai connu une
calédonienne de souche, qui a toute sa famille sur le territoire, et qui n'a pas
été admise à voter en 1998 parce qu'elle était partie deux ans en Martinique !
Entre 8 000 et 12 000 personnes :
la rue déclare la guerre à la vie chère.
+5,3 % pour l’électricité au mois de
février (2006).
Les Nouvelles Calédoniennes :
Pacifique :
12/08/2004 à 07:12 L'Australie intervient pour rétablir l'ordre en
Papouasie Nouvelle-Guinée (AFP) - L'Australie se lance dans une nouvelle
intervention dans le Pacifique pour ramener l'ordre en
Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des endroits les plus dangereux du monde. |
Les ressortissants des Collectivités Territoriales
ou Pays d' Outre-mer votent pour élire le Président de la République, au même titre que les
départements d'Outre-mer. Pour le premier tour du 22 avril 2007, voici le nombre
des votants pour la Nouvelle Calédonie et la Polynésie :
Nouvelle Calédonie, inscrits
146 068, votants 91596, abstentions 37.29 % - Polynésie,
inscrits 167593, votants 115 843, abstentions 30.88 %. En métropole, le taux de
participation a approché les 85 %, un taux également exceptionnel.
Election de M Nicolas Sarkozy :
Nouvelle Calédonie, inscrits 146 037, abstentions 31.88 % -
Polynésie, inscrits 167 274, abstentions 25.19 %. Sur un total de 44
472 363 inscrits, il y en a 1 558 032 en Outremer et 521 919 à l'étranger.
Elections législatives 2007.
22 sièges de députés sur les 577 sont attribués à l'outre-mer. Il y en a 2 pour
la Nouvelle Calédonie (Iles Loyautés et Grande Terre) et 2 pour la Polynésie
(Est et Ouest). Tous sont UMP. Des tensions subsistent.
Les nouvelles décembre 2004
L'euro dans le pacifique selon "Les Nouvelles Calédoniennes" :
L’euro en 2007 Si un consensus en
faveur de l’adoption de l’euro venait à se dégager ; l’Etat français se dit
aujourd’hui disposé à abandonner le privilège qui l’autorise à pouvoir encore
battre monnaie.
En Polynésie Française,
après y avoir été opposé par crainte de voir Bruxelles imposer à son territoire
une trop grande rigueur économique, Gaston Flosse, rassuré sur ce point, est
aujourd’hui favorable à l’euro. Oscar Temaru n’y est pas opposé non plus. Il y
voit la possibilité d’accroître l’autonomie monétaire de la Polynésie. A
Wallis-et-Futuna, les discussions actuellement en cours entre les différents
partenaires semblent également devoir dégager un large consensus en faveur du
passage à l’euro.
En Nouvelle-Calédonie, les choses sont un peu moins nettes. Les partis non
indépendantistes, le Rassemblement en tête, ont très clairement affiché leur
désir d’abandonner le franc CFP au profit de l’euro. Ce souhait est largement
repris par les milieux économiques, relayés par la Chambre de commerce et
d’industrie, qui n’y voient également que des avantages. En revanche, craignant
sans doute d’accentuer le rapprochement avec l’Europe, les partis
indépendantistes semblent moins enthousiastes. Sans pour autant s’être
farouchement déclarés hostiles à la mesure.
Beaucoup d’avantages pour peu d’inconvénients (note hibis : et
l'inflation qui nous a lourdement pénalisés dont "le commerce" profite à chaque
occasion ? )
|
Sur le long terme, l’introduction de la monnaie unique européenne serait
susceptible d’avoir des effets plutôt positifs sur l’économie calédonienne.
D’abord en terme d’image et de simplification des échanges extérieurs, avec
l’Europe bien entendu, mais aussi avec les Etats du Pacifique plus enclins à
accepter l’euro que le CFP.
Autre intérêt, la simplification des tenues de comptes pour les filiales de
sociétés métropolitaines et très certainement un effet bénéfique sur l’inflation
puisque la politique monétaire appliquée sera celle de la Banque Européenne.
Sans effet dans le domaine bancaire et financier puisque les collectivités
françaises du Pacifique ont déjà adopté l’essentiel des normes européennes, ni
susceptible de modifier leurs compétences fiscales et budgétaires, le passage à
l’euro ne présenterait en fait que des inconvénients limités.
Ainsi, l’Institut d’Emission d’outre-mer devra renoncer au privilège de
l’émission monétaire et au système du réescompte. Ce système permet actuellement
à un millier d’entreprises calédoniennes de bénéficier de taux de crédit très
avantageux.
Ce handicap pourrait néanmoins être en partie compensé par la convergence avec
les taux de crédit pratiqués en Europe et de meilleures offres des banques de la
place qui verront pour leur part leurs charges diminuer par l’allègement de
leurs réserves obligatoires. |
Polynésie
Voir aussi le
site de l'instittut de statistiques de Polynésie, ispf.pf
nouvelles économie
: 17/08/2004 à 16:50 Mise à l'eau du premier
thonier en polyester de construction polynésienne (Tahitipresse) - Une
soixantaine de personnes, parmi lesquelles des personnalités politiques de
Polynésie française, se sont donnés rendez-vous, mardi à Vairao (presqu'île de
Tahiti), pour assister à la mise à l'eau du premier "thonier Kalin en
polyester", le "Heimana VI", qui devrait sortir pour sa première pêche, le mois
prochain.
2009. Protection des ressources des mers australes et centrales. Il
s'y pêche de nos jours 56% de la production mondiale (2.4 millions de tonnes).
Des accords sont recherchés avec les principaux pays afin de limiter les
prélèvements et d'établir des quotas de pêche pour chacun.
Des thons, mais en élevage !! un projet d'élevage des thons jaunes à
Hao (Tuamotou) est à l'étude ; Japonais et Européens seraient intéressés. Des
cages seraient immergées mais il y a très peu de réalisations réussies dans ce
domaine, et rien n'en garantit le succès.
Du vin. Assez incroyable sous les
tropiques, une vigne est à l'essai dans les atolls (Rangiroa).
Et elle produit du vin.
Chômage ; le taux est de 18 % ; à
qualification égale, la main d'oeuvre locale est prioritaire.
|
Il y a de nombreux
problèmes qui perdurent en Polynésie ; si le plus
important est celui de l'eau, le second est celui de
l'énergie électrique. Il pleut fréquemment lorsque les montagnes sont assez hautes, le phénomène étant
renforcé si l'île est très grande. Dans les très petites îles
et surtout les îles dites basses, qui ne
dépassent que de quelques mètres le niveau de
l'océan, l'absence d'eau est cruciale.
C'est le cas dans les atolls de l'archipel des Tuamotou,
où dans le passé les gens se contentaient
parfois d'un fond eau saumâtre pour boire.
la situation s'est tout de
même améliorée depuis, mais le
problème est latent ; ne vous attendez pas à
prendre une bonne douche avec 40 litres d'eau comme
dans nos pays de grand gaspillage des ressources de la
nature ;
|
Bien sûr, je parle de la
vie courante et pas des hôtels 5 étoiles,
encore que dans ces pays, il puisse y avoir les mêmes
carences qu'en Afrique, Egypte ou autre contrées. Des
Polynésiens revenant de Huahiné en 2003, me
disaient que le problème là-bas, c'est l'eau.
Pourtant cette île n'est pas trop petite et elle a des
hauteurs.
En dehors de l'eau, il y a le
problème de l'électricité ; j'ai
entendu quelqu'un se plaindre des coupures de courant
à Moorea, pourtant très équipée
et fréquentée ! Mais si vous êtes
"piqué au tiaré" comme un collègue
disait, vous n'envisageriez pas de revenir en France,
même dans le midi, tout au moins
définitivement. |
Politique
L'arrêt des essais nucléaires à
Mururoa se sont traduits para une importante perte de revenus, partiellement
couverts par une allocation de 18 milliards de CFP jusqu'en 2006 (150 millions
d'euros). Aide totale au développement : 230 millions d'euros.
|
Polynésie. Histoire
récente : lors du référendum organisé par le Général De gaulle pour les pays
d'Outremer, la Polynésie choisit le rattachement à la France.
Depuis lors la politique, avec ses influences et ses
pressions, dirige le pays. Pendant longtemps, M. Floss, un "demi"
(sang mêlé, métis), a littéralement régné, utilisant les sommes importantes
versées par Paris. Il fut surnommé par les polynésiens, en référence au
tristement célèbre Bokassa, "Bokaflossa". Les
opposants au régime, qui ont pû être parfois directement menacés, tiennent
également, une fois élus, un double langage selon qu'ils s'adressent aux
polynésiens ou au gouvernement français. C'est que l'enjeu est de taille :
la Polynésie ne couvre que 10% de ses importations et l'aide de Paris,
estimée au total à un milliard d'euros par an par un historien, est vitale
pour les dirigeants. Le peuple n'en profite guère.
Ce
"Pays d'Outre-mer" (ex TOM, Territoire
d'Outre Mer), est une "Collectivité
d'Outre-mer"
française
qui dispose d'une large autonomie. Gouvernement
: un Président de Polynésie et une Assemblée.
La politique s'exprime ici avec ses
meilleurs raffinements, les deux combattants Métropole-Polynésie jouant au
plus fin, chacun avec des moyens que la morale interdit de citer. Le choix
du "poulain" soutenu par la France varie selon le Président en fonction.
Un Haut Commissaire représente la France pour les relations
"régaliennes" avec la République (sécurité, défense, commerce..).
"Saga Polynésia".
13 gouvernements en 7 ans (jusqu'en avril 2011
avec la réélection de Temaru!!
L'opposant Oscar Temaru, indépendantiste/autonomiste à ses heures selon son
public, fait enfin échec à "Bokaflossa" (voir plus haut) et est élu.
07/08/2004 à 17:09 ; Liste des pays
à décoloniser : Oscar Temaru réitère sa demande de soutien au Forum du Pacifique
(Tahitipresse) - Lors de la séance du Forum, samedi, à Apia (Samoa), le
Président de la Polynésie Oscar Temaru s'est réjoui que Tahiti ait pu obtenir le
statut d'observateur au sein de cette institution.
Devant les chefs d'Etat du
Pacifique, en tant que chef de file de l'UPLD (Union pour la Démocratie), il
a réitéré son souhait de voir la Polynésie inscrite sur la liste de l'ONU des
territoires à décoloniser. Note : les élections, contestées, seront
prochainement réorganisées (elles s'étaient jouées à une voix près, achetée
dit-on. Les deux parties usent vraisemblablement de moyens peu avouables (comme
partout). Notons que dans la région, l'Australie cherche également à établir son
influence.
|
- Décembre 2006 : Oscar Temaru est battu aux élections et remplacé par son
opposant Gaston Tong Sang, autonomiste mais
pas indépendantiste, qui devient le nouveau Président de
Polynésie française. Les nouveaux opposants, battus de peu comme cela se
produit alternativement, organisent la contestation.
- Août
2007. Oscar Temaru est réélu Président de la
Polynésie..
Le gouvernement français (Président, Nicolas Sarkozy), plutôt favorable
à M. Tong, envisage de modifier la procédure des élections ainsi que celle de
l'attribution des "aides" ; cela afin d'améliorer la stabilité du
gouvernement d'une part, et d'éviter que les aides ne soient attribuées à des
fins électoralistes. Une nouvelle élection de l'assemblée doit intervenir, sous
le couvert d'une "reprise ne main" du gouvernement français. Espérons que la
population puisse en voir, ne serait-ce que partiellement, les effets.
- Février 2008 ; le retour de Floss. Tong
mis en échec par l'improbable coalition Floss-Temaru ! Gaston Floss est réélu
Président de la Polynésie française et Temaru Président de l'Assemblée. Mais la
situation est plus que jamais précaire.
- Février 2009, Oscar Temaru (UPLD) est réélu
Président de la Polynésie, avec une meilleure majorité (une seule voix pouvait
jusqu'alors faire basculer le scrutin !
- Novembre 2009-
Gaston
Floss
mis en examen pour corruption et faux
(détournement de fonfs publics). Ce n'est pas nouveau mais plus sérieux
(remboursement de 231 millions de Fcfp à titre solidaire + 11 autres d'amende) et interdiction de vie politique (a fait appel). Remis en liberté sans grande
conséquence puisqu'on envisage sa participation dans
le nouveau gouvernement qui, entre temps à changé de mains ! Car
voici les nouvelles du 25 novembre 2009 : Elu mardi à
la présidence de la Polynésie française, Au lendemain du vote de la motion
de défiance adoptée de justesse par la majorité des élus de l'assemblée,
présentée par le Tahoera'a, le To Tatou Ai'a et le Te Mana O Te Mau Motu contre
le gouvernement Temaru, Gaston Tong Sang (proche de Floss) a pris ses fonctions (pour
la troisième fois), en l'absence de Oscar Temaru.
- 1er avril 2011, ce n'est pas un poisson d'avril ! M. Oscar Temaru
est réelu |

sommaire
hibis
Iles
et lagons ci-dessous 
C'est la
vie
(du vécu)
Des mots
(vocabulaire local)
Le marché
(Nouméa) -
Curios -
Prix - Economie et politique
|