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2 /
Calédonien et Kanak :
En ce qui concerne les européens (et
assimilés) de souche, ils ont conservé bon
nombre de mots américains du temps de la
deuxième guerre mondiale, alors que
La Nouvelle Calédonie était la
deuxième base du Pacifique .
CA VA ou QUOI ?
(bonjour);
TATA, (au revoir ) de l'Australien "ta-ta", ou encore babaille
(bye bye) et OK baille ;
AWA ! (marque l'étonnement, de
négation ; non, rien) ;
CASSE PAS LA TETE
(faut-il traduire
?); ASTIQUER (faire
vite) ; UN COUP
(comme chez nous)
, un coup
d'pêche, d'chasse ou coup d'gueule et même "on va claquer un coup
d'fête à Noêl" ; quand il est colère (ou fin
colère), il claque un coup d'gueule ; STOCKMAN (stock : bétail ; origine Australie :
gauchos) ; STATION (ferme)
; POKEN (nom donné aux anglo-saxons ; origine :
english spoken) ; STORE (de l'anglais, magasin,
boutique) ; TOPETTE (canette
de bière) ;
BOUTEILLE CARREE (de whisky) ; BABY-CAR (petit
bus) ; MOP (anglais : serpillière)
; COALTAR (asphalte : route
coaltarée) ;
CREEK (de l'anglais, cours
d'eau, petite rivière) ; KAKANE
(indonésien), BAYOU (indonésienne) :
MANOU (pagne mélanésien)
Kanak
; je n'aborderai pas les langues
Kanak car il y en aurait une
trentaine, auxquelles s'ajoutent un nombre encore plus grand
de dialectes : on ne se comprend pas d'une vallée
à l'autre et le français est indispensable !! KANAK signifie "homme" ; POPINEE (femme
kanak et aussi grande langouste, peut-être à
cause de la couleur?) ; PILOU (danse
guerrière kanak, voir PILOU
PILOU). Parmi les langues
Kanak, celle de Lifou, le DEHU, semble émerger et se
répandre ; c'est la seule à être quelque
peu écrite. bozu ("bozou" ;
bonjour) et iahni (au revoir),
sont un encouragement, car il n'y aurait pas encore de
dictionnaire.
3 / VOCABULAIRE
GENERAL
AHIMA'A
(four
Polynésien et aliments cuits à cette occasion,
comme le Bougna Mélanésien,
voir bougna)
ALVERO DE MENDANA
(découvre les Marquises en 1595)
ARBRE A CANETTES (Nouvelle
Calédonie : les kanaks ont l'habitude de marquer leur passage partout,
et un peu comme chez nous, ils sculptent les arbres dans la nature.
Mais ils mettent parfois dans les arbres, le long des routes, des
boites de bière fichées dans les branches, d'où l'appellation)
ARBRE A HACHE
(ce terme est pure invention de ma part,
mais en voici l'explication : selon l'écrivain Paul
Bloc, l'emmanchage des haches en pierre polie étaient
ainsi réalisé : on choisissait dans la
forêt un bois spécial ; on le fendait et on y
fixait la hache (pierre); le bois en poussant
l'épousait intimement et le
serrait à force. En temps voulu, la branche
était coupée, taillée et fixée
encore par des liens en poil de roussette (voir ci-dessous)
ARBRE A PAIN (voir ci-dessous
URU)
BAGUES
COCOTIERS (tôle ceinturant
les cocotiers pour empêcher les rats de monter)
BANANIER (on le croit des mers tropicales et il provient de
l'Inde ; ce n'est pas un arbre mais une plante - "herbacée" -)
BANCOULE
(arbre bien connu pour ses vers lorsqu'il est mort (sous son
écorce). Les gros vers
blancs , de
6 à 7 cm de longueur pour 1.5 cm de diamètre, sont très appréciés des
mélanésiens comme des polynésiens, grillés ou même crus.
Les survivants deviendront
insecte)
BAYOU
(indonésienne), KAKANE (indonésien)
BICHES DE MER (HOLOTHURIES) (sorte de gros boudin noir pas très
ragoûtant quand il faut choisir un endroit libre pour
mettre son pied en entrant dans l'eau de certains lagons) ;
pas dangereux du tout, c'est un tube
digestif) ; les chinois les mangent, mais peut-être pas
seulement eux en cas de nécessité
BAMI (plat indonésien à
base de vermicelle fin de soja, haricots verts, oignons, crevettes,
poulet (un régal pour moi)
BANIAN
(figuier des Indes ; arbre qui laisse pendre
ses racines jusqu'au sol à partir des branches. En
fait, il s'agit d'une plante parasite qui s'appuyant sur un
arbre, pousse "à l'envers", vers le bas ; ses racines
pendantes forment de multiples troncs qui se soudent peu
à peu entre eux ; l'aire couverte peut être
très importante on signale
deux cas extraordinaires (émission RMC 19 11 2002) : au Sri lanka, un
banian couvre 3.000 mètres carrés, mais à Calcutta, un autre couvre
15.000 mètres carrés !
BENGAÏOU
(Etui pelvien en peau de
banian multicolore qui traîne jusqu'à terre. Paul Bloc, écrivain)
BLIGH William (commandant du vaisseau La Bounty : voir
"Bounty" ; Capitaine BLIGH est également
très connu à Papeete car c'est un
cabaret-spectacle-aquarium)
BOIS DE FER (voir FILAO)
BOUGNA
(Four de
pierres: plat de fête
à base d'ignames, tarots, papayes, banane
à cuire, poulet, ou poisson,
ou chair de bénitier, le tout arrosé de
lait de coco et placé dans des feuilles de bananier.
Le paquet est refermé et lié et mis cuire
au
four de pierres
recouvertes d'autre pierres, de vieilles nattes en feuille de
coco puis de terre. La cuisson dure deux heures. C'est un gros travail
car il faut tout d'abord couper du bois, creuser la terre, faire el feu
pour chauffer les pierres qui doivent être brûlantes ; on commence
généralement la veille. Succulent quand il est préparé dans les règles
; les aliments sont bien distincts et juteux. Ce n'est pas un ragoût
comme on voit parfois écrit, à moins que l'on ne parle du bougna
cocotte ou pire du bougna micro-ondes !! que l'on peut taxer
d'acceptable pour les touristes qui ne connaîtront rien d'autre)
BOUGAINVILLE
(Louis Antoine de ; premier capitaine
français à avoir effectué le tour du
monde. Parti de Brest en décembre 1766 avec la
frégate La Boudeuse pour céder officiellement les Malouines aux espagnols, afin de garder la
face vis à vis des anglais qui avaient envahi l'archipel alors qu'on
projetait de les coloniser, il assiste à l'expulsion des jésuites en Uruguay, puis
pénètre dans le détroit de Magellan en décembre 1767 et
entreprend la traversée de "la mer du sud" (52 jours de navigation)Rencontre avec les habitants de l'archipel des
navigateurs (îles Samoa) ; on tire au fusil. Noter le feu que les polynésiens
entretiennent à l'avant du bateau.
Le 5 avril 1768, il atteint Tahiti, "la
nouvelle Cythère" où il restera 10
jours.
Excellemment
accueilli à Tahiti, peut-être en raison du mauvais souvenir des canons
de Samuel Wallis, il décrivit le pays
comme un paradis malgré quelques déboires (rixes, dont trois tahitiens
tués, vols), ce qui était attendu des lecteurs de Rousseau qui
discourait alors sur "les bons sauvages" ; il aurait embarqué le
premier polynésien pour la France. Il retrouve St Malo en mars 1769
après une traversée difficile ;
textes encyclopédie
Larousse)
BOUNTY "les révoltés de la Bounty",
1789 ; vaisseau commandé par le capitaine BLIGH, dont l'équipage
s'était mutiné parce que, dit-on, certains ne
voulaient pas quitter les "saveurs" des îles.
devait ramener
l'arbre à pain aux Antilles mais fût retardé
par le mauvais temps, fit demi-tour et attendit encore la
bonne saison pour l'arbre, soit près d'un an de
retard. Les marins eurent le temps d'apprécier le
pays.. "Ils repartirent (difficilement) mais se
mutinèrent pas très loin sur le chemin du
retour ; fut débarqué par son second sur une
chaloupe avec quelques fidèles compagnons et des
vivres. Il finit par rejoindre les Indes, ce qui est
miraculeux ; l'équipage du bateau chercha une
île pour s'installer mais revînt finalement
à Tahiti pour en débarquer une autre partie,
qui eût une certaine influence dans les conflits
locaux. Le bateau repartit avec le reste et des
Tahitiens-Tahitiennes et s'installa sur une île ; leur
paradis ne dura guère et "le second" fut tué.
Ceux de Tahiti furent ramenés par les
britanniques)
Entre temps, revînt chercher l'arbre à pain et
c'est ainsi qu'on le trouve aux Antilles (vu à la
Martinique)
;
REMARQUE ; Il y a plusieurs versions de
cette histoire et j'en ai fait un "digest", pas
nécessairement plus crédible)
BOURAO (petit arbre tortueux du bord
de mer, aux fleurs jaunes)
BROUSSE (par opposition
à la ville de Nouméa, tout
"l'intérieur" de la grande terre de Nouvelle
Calédonie : on va "en brousse").
CAILLOU
(nom donné à l'île
principale de Nouvelle Calédonie)
CAGOU (oiseau emblématique de Nouvelle
Calédonie qui ne vole pas et aboie comme un roquet !
en voie de disparition depuis longtemps, il est maintenant l'objet d'un
programme de reproduction et de réintégration dans son milieu naturel
(article dans Sciences et
Avenir janvier 2004 - Jean-Claude Briault (membre de l'assemblée
de la province Sud de Nouvelle Calédonie).
Les espèces
protégées se retrouvent également à la CAVEX, Conservatoire des Animaux
en Voie d'EXinction, Paris. L'animal ne pond qu'un oeuf par an, et ça
ne marche pas à tous les coups.
"La province Sud de Nouvelle-Calédonie gère un programme
de conservation fondé sur trois trois axes:
1• l'élevage en captivité, au parc zoologique et forestier, programme
qui est maintenant l'objet d'une coopération internationale (zoos de
Yokohama, au Japon, de San Diego en Californie, de Walsrode en
Allemagne) et locale (trois éleveurs privés associés au programme, plus
de 120 oiseaux produits).2
• le repeuplement du milieu naturel et la lutte contre Ies prédateurs ;
cette action a permis au parc provincial de la Rivière Bleue de voir sa
population évoluer de 60 individus en 1978 à près de 500 en 1999. Il
est rare de visiter ce parc sans y voir au moins un cagou ;
3
• les recherches, tant dans le milieu naturel qu'en captivité. Elles ont
permis de mieux connaître la biologie de l'espèce (la. prédation par
les rats, son contrôle, la variabilité génétique au sein des sous-populations de cagous et entre elles.
Elles sont également l'objet d'une coopération internationale dense.
A l'échelle de l'île tout entière, aucun recensement véritable n'a été
conduit mais les chiffres couramment évoqués (population totale de 700
oiseaux en 1992) sont manifestement pessimistes. L'espèce est
totalement protégée (chasse, capture et détention interdites par la
règlementation mise en œuvre par les provinces. Depuis plusieurs
années, les cagous réapparaissent en de nombreux points de la
Grande-Terre. Cette évolution favorable dément les thèses alarmistes
trop souvent avancées (et qui, d'ailleurs, le sont sans investigation
objective".
CALDOCHE (nom donné aux Calédoniens par opposition aux Kanak,
mais pas très apprécié tout de même ; préférer Calédonien. La réalité
est qu'ils sont Français mais qu'on ne peut pas dire qu'ils le sont
vraiment pour ne pas les confondre avec les métro !)
CARPORT
(emplacement couvert pour un
véhicule)
CASUARINA (voir FILAO)
CHAO MEIN (plat chinois très répandu
à Tahiti, surtout "aux roulottes" sur les quais le
soir : un peu long à préparer malgré la
dextérité du cuisinier, mais bon et copieux :
surtout à base de légumes) ; CHIEN BLEU (d'un chien Australien gris ardoise : chien de bétail)
COCOTIER (on le croit des mers tropicales et il vient d'Asie)
CIGUATERA (voir "gratte", ci-dessous)
COLS (en principe, passage dans la chaîne montagneuse mais
par extension dans le pays, en retenant le fait qu'on monte et
redescend, on désigne un peu toute dénivellation par col, entre deux
vallées par exemple
COOK James (génial et infatigable navigateur
anglais ; lors de son deuxième périple passant
par la Nouvelle Zélande, avec l'Adventure et la
Resolution il découvre, le 5 septembre 1774, la
Nouvelle Calédonie par le nord-est et trouve la passe
de Ballade. Débarqué, il s'étonne de
voir le soin avec lequel les indigènes
préparent la terre pour les ignames. On a dit qu'il
avait aussi assisté aussi à un sacrifice
humain). Il descend le long de la côte est
jusqu'à l'île des Pins ; donne le nom de
Nouvelle Calédonie ; visite les îles de la
Société au cours de ses trois
expéditions ; oeuvre extraordinaire de
découverte mais aussi de cartographie, botanique,
ethnographie, etc. La Pérouse disait de lui : " il a
tant fait qu'il ne m'a rien laissé à faire que
d'admirer ses oeuvres") ; il devait malheureusement finir à
Hawaii pour ne pas avoir respecté les traditions
d'une fête religieuse
COPRAH (pulpe de noix de coco séchée
et broyée qui sert à la fabrication de l'huile
du même nom)
COUTUME
(Nouvelle Calédonie : rituel kanak de politesse et de
négociation pratiqué dans les tribus et
reposant sur l'échange de menus cadeaux (boissons,
cigarettes, étoffes, petits billets de banque ou je
ne sais trop quoi ; se renseigner
localement pour toute visite. Par extension, en apportant un
cadeau lors d'une invitation (entre "non kanaks), on dit
qu'on fait la "coutume" !) ; CRABE DE
COCOTIER (il vit dans des
galeries qu'il quitte la nuit pour dévorer les noix
de coco. Il atteint 3 kgs et 40 cm et avec ses puissantes pinces, il
les épluche et les brise en choisissant de préférence celles qui sont
au sol (il peut aller facilement les chercher en haut. Son corps n'est
pas rond mais a plutôt la forme d'un gros insecte)
CRABE
MOU (apprécié également dans l'assiette, il est maintenant
interdit car l'animal était pris au moment de la mue)
CREEK (origine USA :
rivière)
CRICKET
(jeu anglais pratiqué par les femmes kanak)
CURIOS (magasins
d'objets pour touristes) ;
DENGUE (maladie
transmise par un moustique, porteur du virus : en principe
sans grand danger, ce n'est pas le paludisme, elle serait
plutôt proche de la fièvre jaune. Les
symptômes s'apparentent à la grippe, avec une
forte fièvre. Il y a plusieurs variétés
et l'on serait immunisé après l'avoir eue,
pour la seule variété infectante ; c'est
hélas une maladie dite "émergente", c'est
à dire en progression ; ces dix dernières
années (à la date de 2000), il y a des
épidémies avec parfois quelques morts. Il est
rassurant d'apprendre qu'il faudrait "une accumulation de
piqûres" pour développer la maladie, ce qui met
en principe hors de danger les touristes et les habitants
des zones protégées ; mais elle évolue.
Pour en savoir plus : Institut
Malardé) ;
D'ENTRECASTEAUX, navigateur parti à la recherche de La Pérouse sur
décision de l'Assemblée constituante, sans succès. Il passa par hasard
près de Vanikoro sans s'y arrêter ; explora la côte est du côté de
Balade en 1792/93 et découvrit plusieurs îles proches de la Nouvelle
Calédonie)
DUMONT D'URVILLE
(navigateur parti à la
recherche de La Pérouse en avril 1826, au
départ de Toulon ; il visite la Nouvelle
Zélande, les îles Loyauté, la côte
nord de la Nouvelle Guinée qu'il cartographie et
retrouve enfin des débris d'épaves à
Vanikoro le 26 février 1828. On lui
doit aussi d'avoir planté le drapeau français
en Terre Adélie, prénom de son épouse,
le 21 janvier 1840. textes encyclopédie Larousse
).
FILAO
(appelé bois de fer pour sa
présence sur les terres contenant du fer, et
pour sa dureté. Son nom latin est casuarina
en raison de son feuillage rappelant les plumes du casoar).
Arbre du littoral remarqué pour son feuillage constitué
d'aiguilles fines qui pendent et se balancent mollement au vent ; bois
très résistant et léger, feuillage très fin et peu dense ; procure une
bonne ombre si il est assez grand ; à ne pas confondre avec le pin
caraïbe qui est assez répandu car utilisé en repeuplement des forêts)
FLAMBOYANT
(arbre de Madagascar qui se
couvre entièrement de fleurs rouges l'été)
FORÊT PRIMAIRE
(se dit d'une forêt
ancienne non entretenue qui est restée à
l'état naturel, dans un environnement humide, souvent
en pente. Ce type de forêt est
caractérisé par son
impénétrabilité car les arbres et
arbustes poussent sur les bois morts couchés dans un
enchevêtrement de troncs, branches et buissons
à moitié recouverts d'éléments
décomposés. I l n'y a pratiquement pas de sol
ferme pour l'enracinement des arbres et la couche sur
laquelle ils poussent peut atteindre plusieurs mètres
d'épaisseur, avec tous les trous que l'on imagine.
Glisser sur un tronc humide dans ces conditions peut
être fatal. L'une des plus extraordinaires serait en
Patagonie, dans le dangereux labyrinthe de la terre de Feu,
au niveau des îles Falkland, là où
personne n'était jusqu'alors descendu)
FLÊCHE FAITIERE
(Nouvelle Calédonie : sculpture terminant le sommet de la
case)
FORÊT
GALERIE
(forêt dense
et humide qui est installée le long des
rivières ; peut constituer une forêt
primaire)
FOUGERES
ARBORESCENTES
( pour établir l'échelle, la
photo obtenue en cliquant nous montre cerclés en
blanc, en bas à droite ; les fougères sont à
gauche
sur
presque toute la hauteur ;
fougères de beau
développement puisque elles atteignent couramment 15 mètres de haut,
avec une très large couronne de branches ; deux espèces de Nouvelle
Calédonie détiennent le record du monde avec 25 mètres de hauteur !
avec leur tronc nu et leur couronne de branches au sommet, on pourrait
les confondre avec des palmiers si l'on n'y prête pas trop attention)
FOURMI ELECTRIQUE (Nouvelle Calédonie. je
ne sais pas pour Tahiti ; nom local donné à
une minuscule fourmi, dite encore fourmi miel pour sa couleur, dont les
morsures sont douloureuses et persistantes ; cette fourmi
semble avoir proliféré un peu partout, dans
les jardins où elle tombe des branches que l'on
frôle ou secoue, dans "la brousse" en
général. La culture des caféiers aurait
été abandonnée par les kanaks en partie
à cause de ce petit fléau. La Polynésie
est atteinte et sa progression suivie. On lâche des appâts empoisonnés
par avion.
GAMELLE (Nouvelle
Calédonie : service de "traiteur", à prendre
ou livré dans une gamelle à compartiments,
comprenant entrée, plat et dessert pour un prix
modique (dans les 50/60 FF) ; GOYAVIER (arbrisseau aux
fruits ronds et jaunes)
GRATTE (ou
ciguatera :
maladie transmise par certains poissons ; de rares cas
très graves ; les symptômes peuvent être
fièvre, démangeaisons mais aussi une hyper
sensibilité à l'eau. En principe en forte
régression par l'interdiction de certains poissons,
l'hygiène, peut-être aussi les frigos etc. Au
cours d'un même repas, une seule personne peut
être touchée. Selon l'institut Malardié
(Tahiti), résultats de 2005, il apparaît que le
nombre de cas de ciguatera au cours de ces 10 dernières années est relativement
stable en Polynésie française" même si "le territoire reste au
premier rang mondial avec une moyenne annuelle de 800 cas".
"Le volet clinique de cette recherche a révélé que certaines
manifestations neurologiques de cette intoxication alimentaire
pouvaient perdurer dans le temps. En effet, les chercheurs ont observé
la persistance de symptômes neurologiques deux mois après
l'intoxication chez près de 60% des patients participant à l'étude",
précise le communiqué de l'Institut Louis Malardé.
Concernant la prévention, il apparaît, au vu des ces recherches, qu'il
"faut éviter de consommer la tête et les organes des poissons
au risque de contracter une ciguatera plus sévère".
De même, l'étude montre qu'il "n'y a pas d'espèces lagonaires
exemptes de la ciguatera" et qu'il "n'existe pas de saisonnalité"
dans l'émergence de la maladie.Pour en savoir plus :
Institut
Malardé)
HOLOTHURIE
(voir
"biche de
mer")
HOUP (Nouvelle Calédonie ; grand arbre de
la forêt qui atteint 30 mètres de haut ;
était utilisé pour sa qualité
d'imputrescibilité, en particulier pour le poteau
central de la grande case ; devenu rare) ;
Huahine (polynésien : le sexe de la
femme)
IA OTA (voir poisson cru : Polynésie)
KAKANE
(indonésien), BAYOU (indonésienne)
KAORI
(Nouvelle
Calédonie, devenu rare : bel arbre assez tendre
utilisé anciennement pour la construction de
pirogues, en concurrence avec le "bois bleu" : "Le kaori était
abattu au moyen du feu conduit savamment au pied du tronc.
L'arbre, à terre, était
ébranché, creusé puis
traîné par de fortes lianes auxquelles
s'attelait toute la tribu. On suivait les lignes de
crête sur un itinéraire qui allait toujours en
descendant. Le sorcier, assis sur le
tronc encourageait les hommes, et leur racontait l'histoire
du kaori. Le transport pouvait durer plusieurs jours,
quelquefois plusieurs semaines ; on chassait, on
pêchait, le travail était une
fête" ; d'après "Le colon Brossard", roman de
Paul Bloc)
KAVA
(breuvage de
plantes qui apporte détente et rêverie (en
principe de Vanuatu, mais des récits anciens en
rapportent déjà la présence aux
Marquises). Le breuvage "accrocherait un peu au passage et
certains recommandent de le boire d'un seul coup (autre avis :
"l'amertume infecte de cette
décoction de racines vous monte à la
gorge").
Plusieurs "prises" seraient plus efficaces selon l'effet
recherché. La mode a touché la Nouvelle
Calédonie et on peut en trouver le soir près
des zones de squat, au fond du lotissement Veyret notamment,
route de l'Anse Vata. Il y en a maintenant dans le commerce,
en boites, mais a-t-il ces propriétés
?).
LANTANA
(buissons de la brousse (sur les coteaux) :
plante et fleurs connues en métropole : feuille triangulaire et petites
fleurs aux tons en camaïeu d'orange ou de rose)
LA PEROUSE (J. François de Galaup,
comte de ; navigateur français qui s'illustra contre
les anglais dans la baie d'Hudson, reconnût les
rivages septentrionaux des rivages américains et
asiatiques, accompagné de savants, naturalistes et
botanistes avec le matériel technique dernier cri ;
selon la mission décidée par Louis XVI pour
parachever l'oeuvre de Cook, les deux frégates neuves
La Boussole et
L'Astrolabe quittent Brest le 1er Août 1785 et
passent le cap Horn en février après des
escales aux Canaries et sud Brésil. Parvenu aux
îles Sandwich (Hawaii), La Pérouse remet
à jour des positions d'îles ou en supprime des
cartes ; au nord, il étudie les cartes de l'Alaska,
mais ce sont hélas les premières victimes d'un
chavirage de canot. Il repart de la Californie et rectifie
la position des Mariannes en décembre. Les
côtes de la Corée et du Japon sont
cartographiées d'un point de vue maritime ; il gagne
le Kamtchatka et repart pour le sud en octobre. Nouveau
drame aux Samoa (accrochage avec les indigènes et
plusieurs morts) et il atteint Botany Bay (près de
Sydney). En
février 1788, il annonce son départ pour les
Tonga et la Nouvelle Calédonie où il est
censé vérifier le passage entre l'île
des Pins et la grande terre. Sa disparition est
annoncée ensuite et les recherches entreprises
échouent (D'Entrecasteaux). Bien plus tard, en 1826,
des objets français sont remarqués en
provenance de Vanikoro. Dumont d'Urville recueille des
débris d'épave en 1828. En 1958, la
plongée permet de récupérer une ancre
et quelques autres pièces, puis trois canons,
toujours de l'Astrolabe (Haroun Tazieff) ; Reece Discombe,
néo-zélandais, découvre enfin
l'épave de La Boussole, dans une faille du
récif barrière. Les récits recueillis
confirmeraient le naufrage des bateaux et le fait que des
survivants soient parvenus à terre, vraisemblablement
seulement ceux de l'Astrolabe ; une partie à
été massacrée mais d'autres en seraient
repartis plus tard sur un bateau de fortune. Textes
encyclopédie Larousse)
LAPICAUDA KATUALI , serpent de mer (voir plus bas "tricot rayé")
MAGELLAN
(le navigateur
portugais qui ouvrît la voie des grandes
expéditions maritimes du Pacifique en 1521 :
fît une escale inhospitalière à Puka
Puka)
MANGROVE (mot
anglais d'origine malaise : Végétation particulière des pays
chauds et humides qui se développe en bordure des côtes
marécageuses aux eaux calmes,
soumises aux marées de faible amplitude.
Le palétuvier y est roi ; ses racines
multiples et enchevêtrées plongent dans l'eau
salée dont elles filtrent l'eau douce. La mangrove est un milieu étrange,
sombre et hostile par la difficulté que l'on peut avoir à la pénétrer,
mais saisissant. Bien
des légendes y sont attachées,
attention aux dugongs dévoreurs d'hommes !.
Les mangroves, considérées comme inutiles sinon
malsaines, nids à moustique, sont en forte régression dans le monde.
Voir en complément
Nouvelle
Calédonie 2
MANOU (pagne
mélanésien)
MARAAMU (en Polynésie ; vent du sud
rafraîchissant qui souffle lors de l'hiver
austral)
MARAE
(Polynésie : lieu ancestral de
cérémonie religieuse comprenant à
l'origine une esplanade entourée partiellement de
murets de pierre et une partie bâtie plus haute
constituant un autel. Ce sont parfois maintenant des lieux
touristiques
MONNAIE
INDIGENE (présente sous différentes
formes en Nouvelle Calédonie : sur la grande terre,
coquillages percés et enfilés sur des fils en
poils de
roussette ; dans les îles, rouleau de tissu végétal
enserrant des plantes)
MONOI
(mélange
d'huile de noix de coco,
parfums de fleurs, mais aussi des
"bernards
l'hermtie" écrasés. La fleur de tiare est la plus utilisée, mais il
y a d'autre parfums. Les polynésiens s'enduisent de ce produit pour se
protéger du soleil mais aussi des moustiques, surtout la nuit.
MOOREA
(polynésien : le serpent/
lézard
jaune, du nom d'un chef de clan)
MOTU (Polynésie : îlot
corallien).
NIAOULI
(arbre typique de la savane herbeuse sur la
côte ouest de la Grande terre de Nouvelle
Calédonie ; arbre fournissant le goménol
(huile goménolée, parfums, alcools) ; cet
arbre très vivace a envahi toutes les terres
jusqu'à 500 mètre de hauteur ou plus, car il
résiste aux incendies ; grâce à ses
multiples couches d'écorce formant une peau blanche
qui l'isole partiellement. Nom que s'attribuent les
calédoniens)
NOCTILUQUE (micro-organismes
(protozoaire) ; algue flagellée globuleuse de 1 mm de diamètre,
munie d'un appendice en forme de queue de pêche, qui
émettent une luminescence à certaines
périodes dans les mouvements d'eau (ressac par
exemple, barre en Afrique). Au bord des îlots, on fait
apparaître des milliers de points lumineux quand on
remue l'eau avec le pied au bord de la plage, à la
nuit tombée).
NONO
noir ou nono blanc, à
ne pas confondre avec nao nao, moustique en
polynésien
; le nono est un moucheron minuscule qui n'est porteur
d’aucun agent pathogène pour l’homme. Il se nourrit
de sang (homme et animaux à sang chaud). Sa taille,
jusqu'à 3 mm pour le noir et 1,5 mm max pour le
blanc, le rend pratiquement invisible. Dans les
régions infestées où ils pullulent, ils
peuvent infliger quotidiennement plusieurs milliers de
piqûres douloureuses à un même
individu, ce qui occasionne des réactions
sévères (démangeaisons pouvant
être accompagnées de
fièvre). Les nono noirs des rivières sont
localisés dans deux îles des Marquises, Nuku Hiva et
Eiao
où ils pullulent. Les nono blancs des
plages, des marécages et des bananeraies
sont
répertoriés en
Polynésie. Inféodés aux plages, ils
sont largement répartis dans les régions
tropicales et tempérées chaudes du globe.
Activité diurne. Pour en savoir plus :
Institut
Malardé).
Il existe un insecte comparable en Russie, cercle polaire, dont voici
un récit (Mike Horn): "les moskos, qu'on appelle en anglais no see hims
(qu'on voit pas). Ces bestioles microscopiques ne sucent pas le sang
mais arrachent des parcelles de peau ; les démangeaisons qui en
résultent sont encore pire que les piqûres. Les moskos entrent dans mes
yeux, dans mes narines et s'insinuent dans mes manches, me déclanchant
un urticaire insoutenable. Serguei m'a donné un flacon de samagon
(alcool maison) dont il suffit de se frotter aux endroits sensibles
pour éloigner les moskos. Et ça marche". Au cas ou vous pourriez
vous en procurer ..
PAEPAE (En polynésie, soubassement de pierre sur
lequel était élevée la case)
PANDANUS
(arbre du
littoral utilisé pour ses feuilles qui sont
tressées ou cousues pour confectionner couvertures de
toits (FARE), nattes et décors (panneaux), vannerie,
sacs etc. Est en concurrence avec le cocotier (palmes) ; est
caractérisé par ses bouquets de feuilles et
par ses racines, qui sortent de terre pour porter le
tronc en l'air (on pourrait penser au palétuvier à première vue, mais
il n'est pas dans l'eau)
PAREU
(paréo : était à l'origine en
"TAPA", mais les cotonnades ont fait un malheur dès leur
introduction)
PASSE (ouverture dans la barrière
corallienne par laquelle l'eau s'échange entre lagon et mer ; il y a
normalement un courant de surface et un de fond de sens opposé. Les
courants peuvent y être très dangereux . Les bateaux peuvent parfois y
passer)
PETROGLYPHES
(gravures sur pierre ; les motifs sont
généralement géométriques, dont
des ondulations, cercles ou spirales assez curieux ; il y a
des pétroglyphes sur différentes îles du
Pacifique. Leur datation au carbone 14 n'est pas possible
car il n'y a pas de matière organique et on ne sait
rien d'autre, tout comme ceux des dolmens bretons, ils
appartiendraient à une civilisation inconnue, qui
n'aurait aucun lien avec les habitants d'aujourd'hui,
mélanésiens ou polynésiens. D'autres
les rattachent aux premiers flux de population connues.
Aucun des "premiers occupants actuels" ne s'en souvient,
comme du reste pour les tumulus)
PILON (ustensile de base du polynésien
historique, ces pilons de basalte sont maintenant
très appréciés par les touristes et la
fabrication est relancée. Pour
vous permettre de juger, en voici un authentiquement ancien,
dont le manche est en forme de phallus, mais ils sont
produits également avec une sorte de poignée
en T ou autre forme)
PILOU PILOU fête mélanésienne organisée
à l'occasion d'un grand événement tel
que le décès d'un grand Chef et la prise de
pouvoir de son successeur, ou chaque année pour
célébrer la saison de l'igname. Extrait d'un roman de
Paul Bloc : "pendant des mois, on prépare la
fête. Les hommes construisent des cases pour les
hôtes futurs ; les femmes tressent des nattes en
pandanus et les ornements des guerriers : plumes, dentelles
ou fibres de bourao ; quartier des hommes, quartier des
femmes ; Au milieu d'un vaste terrain plat, on fixe une
grande branche de gaïac tourmenté formant
échelle, où grimperont les orateurs, les
sorciers de chaque tribu, dont chaque période sera
scandée de "houm" d'approbation de l'assistance.
Chaque tribu apporte ses présents, nattes, vivres,
monnaie indigène et surtout ces merveilleuses
haches en serpentine aux
reflets vert-bleu qui ont été polies pendant
des mois sur des pierres spéciales et percées
de trous qui servent à fixer le manche. Les cadeaux
présentés et admirés, on faisait place
pour les danses, de grande harmonie et synchronisées
; ils se lancent, simulent des combats, courent, virevoltent
dans une harmonie parfaite ; on n'entend qu'un seul choc de
talons et le bruit porte très loin. Le mouvement
s'arrête brusquement. La nuit, des musiciens tapent
sur des tambours en peau de banian et des bois creux ;
d'autres dansent encore jusqu'au jour mais c'est monotone.
Les fêtes durent jusqu'à épuisement des
provisions, et avant l'arrivée des blancs, ces grands
pilous étaient à l'origine de famines et de
guerres, faute de réserves, la chair humaine
était bien tentante.. et l'on se battait)
PIROGUES Les
Polynésiens ont conquis le Pacifique, comme personne ne pouvait
le concevoir dans nos sociétés "évoluées", à bord de pirogues qui pouvaient être
très grandes, à double coque
(voir
Océanie).
Bien d'autres types de pirogues ont été
construites, mais les plus étonnantes sont certainement celles
à coques cousues, "Les
pirogues que nous fabriquâmes étaient étaient faites de planches
cousues entre elles et calfatées avec de de la bourre de coco mélangées
avec de la sève d'arbre à pain. Elles étaient moins résistantes que les
pirogues creusées dans des troncs d'arbre à pain, mais plus rapides à
construire et plus légères". Récit de Tavae dans son livre "si loin du
monde" ;
PK (point
kilométrique : seule référence permettant bien
souvent de situer un lieu, à Tahiti sur la route
circulaire qui en fait le tour, à Nouméa
où l'on parle davantage du Kilomètre 4 ou 6,
ou partout ailleurs. Attention à la direction du Pk est,
ouest..)
POISSON CRU "ia ota" (on ajoute en
France : à la
tahitienne, mais pas là-bas) salade composée de poisson et de légumes marinés dans
le citron et le lait de coco -
recette base
"AIR CALEDONIE" et variantes - pour 4 personnes, couper 1 kg
de thon (variante : daurade) en petits dés
(ça réduit le temps de marinade), rincer
à l'eau salée, ajouter 1 gousse d'ail
écrasé (ou "recette maison", petits morceaux
d'oignon blancs), laisser tremper 1/2 heure au frigo dans un
peu d'eau salée (on peut s'en dispenser). Egoutter le
poisson et laisser mariner 5 à 10 mn dans le jus de
8 citrons verts. Jeter le jus de citron restant ;
râper 2 carottes, ajouter 2 tomates, 1 petit concombre (ou "recette
maison", ciboulette au lieu de tomates et concombre) et
ajoutez les avec le lait d'une noix de coco
râpée. Salez, poivrez (poivre blanc),
mélangez et servir frais.
Pour le jus de coco,
râper avec une râpe à main, ajouter au
maximum 5 dl d'eau (chaude si l'on veut) par 500g de pulpe ;
laisser reposer pendant 20 mn, mettre dans un linge et
tordre).
Recettes ancestrales (livre de Tavae, "si loin du monde" : Poisson
cru des îles Touamotus : "on pile le poisson pour en attendrir la
chair, sans retirer la peau qui fait office de sac, puis on arrache la
tête et l'arrête qui se détache alors facilement. Ensuite on replonge
alors le poisson dans l'eau de mer, dans son enveloppe de peau, pour
que le sel cuise un peu la chair et enfin, on la mélange avec du coco
écrasé". "Un poisson crû est meilleur avec un peu de vinaigre".
Le poisson chirurgien (Touamotu) ; "les pêcheurs de nacre le faisaient
griller d'un côté et de l'autre sur un feu de bois, puis ils retiraient
la peau, une peau épaisse qui avait pris la constance d'une croûte avec
le feu. A ce moment-là, ils déposaient sur la chair de fines lamelles
du foie qu'ils avaient conservé, avant de recouvrir le poisson de sa
peau, de sorte qu'en fondant, le foie, qui
est très gras, imprégnait alors profondément la chair ; on disait alors
que la poisson était "monamona", ce qui revient à dire aussi délicieux
qu'une friandise dégoulinante de sucre". Pensez vous que ces
recettes anciennes seront vraiment "monamona ?)
POPA'A
(nom
donné aux européens par les
Polynésiens)
. POPALE
(nom donné aux européens par les kanaks)
PALETUVIER
arbre de
bordure de mer dont les racines
multiples et enchevêtrées plongent dans l'eau
salée, dont elles filtrent l'eau douce.
Constitue essentiellement les mangroves (voir ci-dessus)
RADIER (fond de ciment permettant de passer un cours d'eau )
Ratui (jus d'ananas de
Polynésie)
RAYON VERT (lumière
que l'on espère voir au moment où le soleil
disparaît derrière l'horizon ; ce
phénomène, connu des scientifiques, provient
de la diffraction des rayons lumineux lorsque
l'atmosphère possède une certaine composition
(humidité..). Il y aurait aussi un rayon bleu mais
selon la théorie, le rayon vert ne peut apparaître
qu'avec un fond de ciel jaune. Aucune chance paraît-il si le fond est
rouge, ce qui est, de loin, le
cas le plus fréquent. Dans son livre "le rayon
vert Jules Verne, citant l'Evening Post, évoque le ciel pur (donc bleu
?) je cite "l'avez vous vu au moment où la partie supérieure de son
disque effleurant la ligne d'eau, il va
disparaître ? à l'instant précis où l'astre radieux lance son dernier
rayon et si le ciel dégagé de brume est d'une limpidité parfaite". Si
vous n'avez jamais eu cette chance, tentez la toujours car l'agrément, sinon
la magie, demeurent
ROBE MISSION (Nouvelle Calédonie : robe
ample à fleurs toujours portée par les femmes kanak depuis que les
missionnaires protestants ont habillé les indigènes)
ROUSSETTE (grosse chauve
souris, la Flying-Fox arboricole / fructivore qui se nourrit
de fruits et de fleurs dont elle recrache la pulpe. Elle est
répandue dans la plupart des îles du Pacifique
; très appréciée dans une assiette
(odeur assez forte d'où l'expression
(délicate) des caldoches en parlant d'un kanak : "tu
pues la roussette") ; le goût est lui aussi
très prononcé, mais c'est bon)
ROUTE A HORAIRES (Nouvelle Calédonie : Canala-Thio, col
de Petchécara : le sens de circulation est
régi par un tableau indiquant les heures car on ne
peut pas se doubler : âmes sensibles,
éviter)
TENUE COCOTIER
(on est un peu
moins formaliste pour l'habillement qu'en métropole,
bien que l'on aperçoive parfois, à la saison
fraîche, des jeunes femmes en bottes et même
manteau de fourrure ! on appelle tenue cocotier, un pantalon
léger et chemisette pour l'homme et pantalon ou robe
simple pour la femme pour se rendre à une invitation
; c'est la tenue décontractée, mais pas de
short ou bermuda) ; Tifaifai
(Polynésie : beaux couvre-lit de
patchwork)
TRIBU
(Nouvelle Calédonie : propriété kanak délimitée par l'état
français à l'origine pour attribuer les terres après la prise de
possession du territoire
TAPA
(tissu ; origine : écorces d'arbre écrasées jusqu'à obtenir
une pâte qui, étalée et séchée, permettra de faire vêtements ou décors
TINITO (nom donné aux chinois en
Polynésie)
TRICOT RAYE
(petit serpent de mer (ça n'est pas le
monstre du Lochness !!); on peut en voir en bateau ou sur
les îlots, se chauffant en groupe sur le sable, au
bord de l'eau : enjambez les et ils ne bougeront même
pas ; leur morsure est très mauvaise mais leur
minuscule mâchoire limite grandement les risques :
n'allez pas les chatouiller tout de même et faites
très attention aux enfants).
UKULELE (sorte de guitare-mandoline des
Polynésiens, d'origine portugaise. Ceux de Tahiti
sont différents de ceux de Hawaii : la caisse de
résonnance est constituée d'une demi noix de
coco) ; Gallimard)
URU
en
tahitien, c'est le fruit de l'arbre à pain qui une
fois cuit donne un aliment un peu farineux, comme les
tubercules ignames et autres, mais très acceptable
pour nous, européens, accompagné de viande
(poulet..) et de sauce. L'arbre lui-même est
utilisé entre autres pour sa sève (colle,
laque) et son écorce (confection du "TAPA"). Récit de voyage d'un explorateur
"deux ou
trois fruits de l'arbre à pain sont rôtis
à la braise puis, encore tout chauds, battus au pilon
de pierre. La pate ainsi obtenue est ensuite
mélangée à du lait de coco tiède
et donne un plat succulent, le kaaku qui reste avec le popoi
le plat de tout l'archipel".
L'arbre à pain est fondamental dans
la vie des polynésiens car il était à
la base de toute nourriture, avec les cocos et le poisson.
Arbre d'origine Indo-Malaise pou les uns, du pacifique pour
d'autres)
WALLIS
Samuel
(découvre Tahiti le 17 juin 1767 ; les tahitiens font
connaissance avec les canons après avoir
attaqué le bateau (le Dolphin) au bout d'une semaine
et se soumettent).
ZOREILLE
(un(e) métropolitain(e))
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