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Ouvéa, atoll classé au patrimoine mondial

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Desserte par avions et bateaux rapides.

Ouvéa se distingue des autres îles Loyauté par sa forme
semi-circulaire, due au basculage de l'atoll qu'elle était autrefois. Son
immense plage blanche en arc, aveuglante au soleil, est le type même de plage
que l'on présente aux touristes. Parsemée de morceaux de corail
qui font mal aux pieds, il vaut mieux regarder où l'on marche
tout en sautillant sur la pointe des pieds par grande chaleur,
à la manière de ces petits crabes des îlots qui
courent dressés sur leurs pattes arrière comme s'ils
faisaient des pointes. Et dans l'eau, comme dans tous les lagons peu profonds,
des holothuries, encore des holothuries..

Le lagon
lui-même, peu profond sur un bonne partie, est un ravissement si on peut le
parcourir en bateau ; les soirées passées au calme, une
fois la chaleur apaisée, demeurent inoubliables et ce sera
l'heure de voir si les
noctiluques (*) rendent l'eau fluorescente quand on en
remue le bord avec le pied.
(*) algues
flagellées microscopiques.
Deux lignes d'îlots, répondant au nom de "Pléiades", prolongent les
extrémités nord et sud de l'île.
Petite information sur les morceaux
de corail mort (calcaire blanc ou
gris), dont on peut se plaindre, il est
interdit de les enlever car
ils sont le futur sable de cette merveilleuse plage. |
Vidées et cuites, les holothuries, ou biches de
mer, sont très prisées par les autochtones et les asiatiques, malgré notre
répugnance d'occidentaux qui évitent surtout de mettre les pieds dessus !
voir "Des
mots".
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Partie arrière de l'atoll : la partie
supérieure creusée montre bien l'ancien niveau
de la mer avant le basculage de l'ensemble.
hibis
Au-delà d'un lagon très peu profond, le
fond descend par paliers à 30 mètres, 60, 90 puis 800 mètres. |

(1968); depuis, il y a
quelques commerces et un pont permet de franchir une
interruption de l'atoll; il y a un quai pour les bateaux. L'apparence n'en est
pas pour autant bouleversée
: on n'est pas à Hawaii ici et les
tribus tiennent à leur tranquillité. Les magasins sont en retrait et la
plage quasi intacte.
hibis
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Le cocotier y est
roi et l'étroite route au milieu de
la cocoteraie offre une protection bien
agréable contre un soleil parfois un peu trop
ardent.

image hibis,.
La route est goudronnée (coaltarée). La
végétation y est très dense.
hibis
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Souvenir d'un bougna de fête.
Le four : creuser le
trou, couper le bois, faire chauffer les pierres,
préparer les aliments, faire les paquets, ouvrir le four et y placer les paquets
- sans se brûler - recouvrir etc.
hibis
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Ci-contre à
gauche, la préparation d'un
vrai bougna
:
les pierres ont été chauffées
longuement et les aliments, enveloppés dans des
feuilles de bananier, seront placés dans ce four de
pierres. Le bougna "marmite" ou "micro-ondes" est maintenant
plus répandu, car il ne faut pas tant de place, ni
deux jours de travail. |
Groupe de kanaks au bain
vêtus selon l'usage (T-shirt ou torse nu, pagne, robe mission). On
aperçoit les morceaux de corail qu'il vaut mieux éviter, ce que l'on
fait en sautillant sur la pointe des pieds aux heures chaudes. Dans
l'eau peu profonde, on évite les holothuries..
hibis
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Il y a
hôtel(s ?) de luxe, gîtes et logement chez l'habitant, banque, mairie,
cabines téléphoniques, pompes à essence, petits commerces.
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Ouvéa
avait autrefois de nombreux contacts avec les polynésiens et deux
langues se partagent le terrain, dont l'une très influencée par le
Polynésien.
Deux
chefferies règnent sur cette terre. On ne va pas là-bas comme aux
Baléares ! (voir
tribus).
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Le trou bleu
; je ne l'ai pas vu, mais en voici l'explication : une excavation
(grotte dans le massif corallien sous-marin), se manifeste seulement
près de la surface par un trou rond ; celui-ci est d'un bleu
profond par contraste avec le reste du lagon peu profond et bien
éclairé. |

Ouvéa est le lieu dit "du
massacre de la grotte" où les indépendantistes
s'étaient réfugiés (voir "tribu").
Photo du mémorial. |
Le trou bleu.
C'est une petite ouverture ronde au fond d'une eau peu profonde.
Il en existe d'autres dans le Pacifique, dont un près de l'ile française
Clipperton décrite par le dicteur Etienne dans son livre: l'un de ces trous bleus y a été très difficilement exploré en
raison de la présence, sous quelques mètres de profondeur, d'une couche
hétérogène assez épaisse, chimiquement agressive, opaque et dangereuse, bloquant
toute possibilité d'aller plus profond. Pendant longtemps, songeant à un dépôt,
on a pensé avoir atteint le fond. Mais ne fois l'inexplicable nappe traversée, avec équipements adéquats,
l'existence d'un véritable réseau de grottes sous marines reliées
horizontalement a été découvert, susceptible pense-t-on, de rejoindre l'ile.
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hibis
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Ile des Pins - Ouvéa
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