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Océanie française. English
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Bougainville en
prise avec les habitants de "l'archipel des voyageurs" (les
îles Samoa).
Notez le feu
entretenu à l'avant du bateau, qui est à
double coque.
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Il y a 60.000 ans, le niveau
des mers était 150 mètres plus bas
;
Australie, Tasmanie
et Nouvelle Guinée étaient
réunies et les bras de
mer vers l'Asie plus étroits. Le déplacement des populations d'Asie
s'est donc effectué tout d'abord vers ces zones, Malaisie incluse, mais
il n'y avait plus de possib ilités au-delà. Les
premières traces d'agriculture remontent à
-8000 ans, époque où les groupes sont bien
implantés.
Bateau à double coque. Ces bateaux
pouvaient être très importants (30 mètres); on dit que des éclaireurs
étaient envoyés sur des pirogues à balancier et voile (prao). Raison de
l'exode ? pour certains, la recherche d'îles nouvell es
où le fils d'un Roi pouvait bâtir un nouveau royaume. Mais l'homme,
autant que les
animaux, n'a jamais cessé de
s'aventurer puisque la planète s'en est trouvée couverte !
L'occupation des îles du Pacifique se
serait produite selon les schémas ci-contre, à
gauche et à
droite.
Les
peuples sont venus d'Asie, ainsi que la plupart des plantes
et animaux. Au cours de leurs vagues
migratoires, les peuples en marche ont certainement croisé d'autres
peuplades, souvent plus anciennes, qui ont altéré leur caractère
d'origine et multiplié les évolutions. |
Il y a 4000 ans une nouvelle vague,
les "Austronésiens", venus de Formose et Malaisie, plus évolués et détenteurs de la poterie "Lapita",
découverte en Nouvelle Calédonie, seraient
à l'origine du peuplement Polynésien, qui s'achève au début de notre ère, après une
interruption de mille ans. Les
bateaux à deux coques (énormes troncs) réunies par un pont pouvaient
atteindre 30 mètres de long et emporter 100 hommes. Une
étude parue dans la revue Science affirment que de Madagascar à la
Polynésie et jusqu'à lointaine île de Pâques, on parle des langues du
groupe austronésien. Les ancêtres de toutes les
populations du vaste domaine austronésien, étaient établis dans l'île
de Taiwan il y a quelque cinquante
siècles, où l'on y pratiquait déjà l'agriculture, et ont essaimé d'île
en île, en plusieurs vagues
migratoires. Une seconde étude confirmerait cette hypothèse par la voie
g énétique,
la bactérie Helicobacter pylori - la bactérie responsable de l'ulcère
gastrique que - aurait des "variabilités" (évolutions) issues de celle
connue à Taiwan à cette époque.
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Pacifique : Tahiti presse, 27/08/2004 à 10:04
Vanuatu : des archéologues découvrent des corps datant de 3000 ans,
recélant les secrets des premiers hommes qui ont colonisé le Pacifique Sud, ont
indiqué, vendredi à l'AFP, des chercheurs australiens.
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Revue "GEO" No 287 Janvier 2003 : Les
ancêtres des Polynésiens, Pascuans et Maoris de
Nouvelle Zélande, remarquables navigateurs,
ont en
effet réalisé un exploit unique dans
l’histoire de l’humanité ; la colonisation
systématique du plus grand océan du
monde, le Pacifique, 20 000 km de l’Asie à
l’Amérique centrale, océan devenu un lieu
d’échanges permanent !
Loin d’être rudimentaires, leurs pirogues
hauturières à double coque pouvant atteindre
60 mètres. L’Hokulea, pirogue
reconstruite à partir de plans anciens par des
scientifiques d’Hawaii, navigue depuis 1975 dans le
Pacifique.
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Ils allaient sans instruments, sans
cartes marines, en suivant l’avei’a, le chemin des
étoiles, qui servaient de
repères, avec la lune, le soleil, les vents, ainsi que le sens de la
houle, les couleurs (*), les luminosités à
proximité des terres, les débris
végétaux, les d’oiseaux qui,
selon leur espèce, permettent
d’évaluer la la distance des terres (ex : les frégates s’éloignent
davantage).
Cette colonisation ne doit rien au hasard
car les îles sont si petites qu’ils n’avaient
pratiquement aucune chance de croiser ces petits points sur
l'océan ; comme ces îles étaient
probablement sans ressources ni végétation
suffisante à l’époque, ils y seraient morts de
faim si ils n’avaient pas amenés avec eux de quoi
survivre !
(*)
La couleur de l'eau varie avec le ciel,mais aussi selon sa
composition en particules diverses et selon les fonds (nature et
profondeur). |
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Les
peuples sont venus en plusieurs vagues depuis 2000/1200 ans
avant notre ère, avec une longue interruption d'un
millier d'années avant la vague Polynésienne.
La culture Polynésienne aurait émergé
à partir des îles Tonga et Samoa.
Curieux :
lors d'une "fête", les hommes de la peuplade Asmat, en
Irian Jaya (Nouvelle Guinée occidentale), dansaient
en faisant ces mouvements de ciseau des jambes, propres aux
polynésiens
(reportage TV Ushuaïa du 27 12
2000).
La
nourriture : La
première préoccupation des premiers
explorateurs était bien la nourriture : elle se
serait limitée aux noix de coco (d'Asie ; simple hypothèse : elles
auraient être traînées), aux
poissons (mangés crus ou sèchés)..
et peut-être aussi aux rats.
Rien n'est sûr, naturellement.
Au fil du temps et de la
sédentarisation se sont ajoutés
bananes
(Inde),
cannes à sucre, igname, tarot
(Asie) les fruits de
l'arbre à pain (Indo-Malaisie ou Pacifique), manioc, puis la patate douce (Amérique) ; pour la viande, le petit
cochon
noir (- 4000 ans, Asie) que l'on voit encore, le
poulet
(Asie) et aussi quelques bons quartiers d'hommes, qui pouvaient être
appréciés en période de disette ou
à l'occasion de sacrifices.
Question
subsidiaire : quand ont-ils découvert ces succulents
vers de bancoule dont on se régale
encore dans le secteur ?
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Les îles
Marquises et Raiatea sont considérés comme centres
d'expansion de la culture Polynésienne (*).
Cette
hypothèse serait confirmée pour certains par le
fait que Raiatea s'appelait autrefois Havaiï.
2011. Selon
une équipe de chercheurs néozélandais, australiens, et américains,
l'homme n'a
abordé la Polynésie de l'est qu'au XIII siècle, à partir des îles de la
Société . La
brutalité des ravages sur les biotopes locaux dus à l'homme en
témoignerait.
Dans la
partie ouest (Mélanésie), aucune langue commune n'a été
développée, mais les incursions
polynésiennes y ont eu quelque influence (langue,
modification des pirogues).
(*) Une autre hypothèse soutient que ces
peuples, tout au moins ceux du Pacifique oriental, viennent
d'Amérique ; pour certains, ils descendraient des
Olmèques, chassés par les Mayas, qui auraient
traversé l'Océan sur des radeaux de
basalte.
Kon
Tiki
: Le 7 août 1947, un radeau de bois de balsa de 9 m
sur 15, pourvu d'une petite cabine en bambous et
imaginé par un norvégien selon les
informations recueillies au Pérou (Lima), dont un
rainurage du bois pour fixer les cordages, parvient au but
après 161 jours de mer malgré toutes les
(néfastes) prévisions, en passant à
côté de Puka Puka).
Personne ne
nie qu'il y ait eu des contacts avec les civilisations
précolombiennes ; la question est : qui a
été d'abord chez l'autre et dans quelle
mesure ? aucune pirogue de type Polynésien n'a
été retrouvée en Amérique, mais
des outils de pierre polynésiens ont
été retrouvés dans des tombes indiennes
du Chili ; et la patate douce porte le même nom dans
ces deux parties du monde : "kumara".
De fait, il y a eu une autre traversée en sens
inverse, moins connue mais tout aussi réussie qui, avec un radeau
semblable a atteint les côtes du Chili ! c'est peut-être aussi
pour cela qu'on trouve des traces de cette civilisation au Chili ! |
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Poterie
Lapita,
du nom du premier site de découverte en Nouvelle Calédonie)
Musée de Nouméa

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En moins
de 300 ans, les poteries
et céramiques "Lapita" nous
ont laissé ces œuvres ornées de
fines gravures. Plus de 300 sites espacés jusqu'à 4500 km de
distance les abritent. Elles retracent la progression du
peuple austronésien du Pacifique sud il y a environ 3000 ans.
Elle
constituerait une des premières expressions
de la culture polynésienne. Ces poteries ont
été abandonnée par la suite,
détrônées par les grands fours
de pierre. |
Les continents (*).: l'Océanie est
un des cinq continents de notre planète,
installé au sein de l'océan Pacifique, lequel
occupe le tiers de notre planète ; de fait, ce continent est
surtout constitué d'eau, ce qui est assez surprenant
si l'on prend la définition : une immense
étendue de terre que l'on peut parcourir sans
traverser de mer !!
L'Australasie
désigne l'ensemble Australie, Papuasie Nouvelle
Guinée et Nouvelle Zélande.
(*)
Continents ; l'Europe est également un cas, d'une part parce-qu'il faut franchir la mer pour aller en Angleterre,
mais aussi parce que l'on peut aller à pied sec
jusqu'à Pékin et bien au-delà sur le
"continent asiatique", bien soudé au continent
"Europe".
On peut
encore méditer sur la notion de
continent. La réalité est que l'Europe est un continent religieux
chrétien et non une réalité physique).

Sculpture ancienne des marquises, pays du TIKI. La puissance
était dans les yeux, d'où leur taille !
"L'Océanie" regroupe presque toutes
les îles de l'océan Pacifique, dont une partie
de la Nouvelle Guinée, la Micronésie, la
Nouvelle Zélande, l'Australie, la Nouvelle
Calédonie, les Vanuatu (ex Nouvelle Hébrides),
les Wallis et Futuna, les Fidji, les Tonga, les Samoa
occidentales, les Salomon, la Polynésie, les
Mariannes.
La
Mélanésie compte les territoires les plus
vastes (98 % surtout dûs à la Papouasie
Nouvelle Guinée, mais avec les Salomon, Fidji,
Nouvelle Calédonie) , les plus peuplés et
possèdant de loin les plus importantes ressources
minières.
Pâques
appartient au Chili, mais fait partie culturellement des
mêmes origines de population que toutes les autres
îles du pacifique qui tendent à recréer
une unité qui n'a peut-être jamais
existé. Je précise ma pensée : dont
l'unité "politique" n'a jamais existé tant les
conflits étaient nombreux. Un peu comme si l'on
disait que les Celtes, dont faisaient partie les Gaulois,
constituaient une civilisation cohérente et
organisée, du Rhin à l'Irlande. Il n'en est
rien mais par contre, on observe des techniques communes, un
état des connaissances et modes de vie semblables, en
bref, une CULTURE COMMUNE.
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Qu'en
conclure ? Les
schémas proposés sont simplificateurs ; de
fait, il y a toujours mixage de différentes
populations et rien n'est jamais aussi clair qu'on nous le
présente ; par exemple, des différences ont
été constatées dans le passé
entre les tahitiens de l'est et ceux de l'ouest ; il y
aurait eu aussi, à l'intérieur de Tahiti, des
mélanoïdes.
II y a
probablement eu des aventuriers-explorateurs-pêcheurs,
qui ont sillonné les mers bien avant les
découvertes officielles ; comment les
expéditions auraient-elles pu "tomber" presque
directement sur toutes ces îles si il n'y avait eu
quelque information rapportée ? peu de chances en
réalité, même si les nuages, les
débris de végétaux, puis les oiseaux
peuvent annoncer une terre lointaine (On sait que Cook
connaissait l'existence de l'Australie).
Est-il donc si troublant que
des individus aux cheveux blonds (et quelques yeux bleus)
aient été signalés par Alvero Mendana ?
(on a retrouvé, dans des tombes des Marquises,
à Fatu Hiva, des cheveux châtain clair, alors
que la teinture ou la décoloration n'étaient
pas pratiquées).
Il y a des yeux bleus à Maré et Lifou et
ailleurs (Nouvelle Calédonie), mais là, on
sait qu'il y avait les missionnaires anglais...
La France
n'administre plus totalement, mais on peut dire qu'elle exerce une
tutelle sur les îles de la Société, les
Australes, les Marquises, la Nouvelle Calédonie (dont
les Chesterfields situées à 400 km vers
l'Australie), les Wallis et Futuna.
Pour mémoire,
la France partageait l'administration des Nouvelles
Hébrides avec l'Angleterre (condominion) avant
l'indépendance de ces îles nommées
actuellement VANUATU.
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Les pétroglyphes demeurent un mystère car on ne
peut pas les dater. Ils sont répandus dans
toute l'Océanie.
De même restent inexpliqués les
tumulus
(ex : Île des
Pins).
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DECOUVERTE voir Cook - Bougainville - d'Entrecasteaux -
Dumont d'Urville - La Pérouse, dans "DES MOTS".
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Grâce
à son emprise sur une partie de l'Océanie, La France
est la deuxième puissance sous-marine, après les USA et
devant l’Angleterre.
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PRISE DE
POSSESSION
Tahiti
En
1834, des missionnaires catholiques français,
déjà installés dans les Gambiers,
s'établissent à Papeete (prononcez
pa-pé-é-té) où sont
installés depuis 12 ans les pasteurs protestants
anglais, dont Georges Pritchard. Ces derniers font pression
sur la reine Aïmata Pomaré IV : les
français sont obligés de réembarquer.
Pour laver cet affront, on envoie le capitaine de vaisseau
A. Dupetit-Thouars (sous Louis Philippe), pour demander
réparation à la reine (août 1838). Une
lutte d'influence s'ensuit et le désordre s'installe.
L'assemblée des chefs tahitiens réclame alors
le protectorat français pour rétablir l'ordre.
Un gouvernement provisoire est établi en accord avec
les anglais mais Pritchard ne désarme pas et reprend
emprise sur Pomaré.
En 1844, A.
Dupetit-Thouars le fait expulser mais l'Angleterre demande
à son tour réparation ! L'affaire s'envenime
et l'on parle de guerre.. mais plus tard, le pasteur est
indemnisé et la France garde le protectorat. A Tahiti
cependant, c'est l'effervescence et la révolte de
1844 à 1846.Il faut à nouveau combattre et
les derniers rebelles se soumettent le 1er janvier 1887. La
reine Pomaré se montre fidèle à la
France et meurt après 50 ans de règne (1887)
en abandonnant ses droits à la France
(*).
(Encyclopédie
Larousse).
L'île serait devenue française en 1880
(revue
géographique).
Du fait du choc bactériologique (maladies) et de l'acculturation
(culture radicalement modifiée par les envahisseurs) liés à la
colonisation, la population qui était de 70.000 habitants lors de sa
découverte par les européens chute à seulement 7.000 dont 400
français ! les pires effets de la colonisation.
(*)
(pour le choix de la France, certains parlent d'une "romance"... comme
on dit en anglais).
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Nouvelle Calédonie
En 1843, le gouvernement (Louis Philippe)
envisage de prendre possession de la Nouvelle
Calédonie. Le drapeau français est
planté à Balade de 1843 à 1846. A cette
époque, le ministre Guizot a de grosses
difficultés avec l'Angleterre donne l'ordre de le retirer pour
éviter tout nouvel incident.
On
s'intéresse à nouveau à la Nouvelle
Calédonie sous la seconde République et de
leur côté les anglais s'activent et projettent
l'installation d'un dépôt de charbon.
En 1853, le
gouvernement impérial français se
préoccupe de trouver une terre pour y établir
une colonie pénitentiaire. Napoléon III
ordonne alors la prise de possession et le 24 septembre
1853, l'amiral Auguste Febvrier-Despointes fait à
nouveau hisser le drapeau français à Balade,
puis le 29, sur l'île des Pins. Sans doute
profite-t-on de l'alliance que recherche l'Angleterre avec
la France en Méditerranée. L'Australie, elle,
n'apprécie pas ce changement.
Quelques jours plus tard, venant de Chine, Tardy de
Montravel confirme la prise de possession sur la côte
est, puis recherche un port plus sûr et fonde Port de
France ( rebaptisé ultérieurement
Nouméa pour éviter la confusion avec Fort de
France).
De 1864
à 1897, 22.000 condamnés sont reçus
dans les différents bagnes du pays. Certains
bénéficièrent de concessions.
Dès
les premières années, des autochtones se
rebellent du côté de Hienghène et le
conflit s'étend car il fallait délimiter les
terres canaques et celles attribuées aux colons. En
1878 éclate une véritable insurrection sous la
conduite du chef Ataï quand les colons amènent
leurs troupeaux. Sept mois après et 200 morts
côté français, mille côté
kanak, Ataï est abattu par Segou, chef de Canala. Le
calme est rétabli en Janvier 1879. (Guide
Hachette)
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